Ce film traite du sujet des maltraitances, ce n'est donc pas hyper fun. L'ambiance est assez tendue et notre position de téléspectateurs nous permet de produire une conclusion et de prendre plus ou moins parti. Ce qui peut s'avérer frustrant, cela est bien réussi.
Excellent film sur un fait de société qui s’est produit en Norvège en 2015. Le film est choquant de voir l’état se mêler de l’éducation des enfants par une famille très rigoriste orthodoxe. La Norvège un pays soi-disant civilisé ultra progressiste fait enlever aux parents leurs enfants car ils ont reçu une gifle. J ose même pas imaginer une famille de salafistes musulmans avec 7 ou 8 enfants.
Insensiblement le film s’éloigne d’un grand film par une opposition entre deux cultures, deux sociétés , deux visions de l’éducation donnée aux enfants. Dommage, le choix de l’opposition un peu manichéen fait perdre de sa subtilité au film et nuit à sa démonstration. Les abus du wokisme ou le repli conservateur… sont présentés de façon trop exagérée et les avocats sont de piètres défenseurs … espérons que dans le monde réel , l’intérêt des enfants , le recueil de leur parole l’emportent davantage .
Un film à la réalisation terriblement efficace pour être plongé au cœur de ce fjord et du débat. Ou comment un pays qui se veut progressiste engendre l’inhumanité. La violence de la dictature de la pensée, même quand on veut faire le bien. Eye opener !
Vu en avant premiere. Excellente analyse de l’intolerance déguisée en progressisme derrière laquelle on découvre une forme de totalitarisme « woke »: sans empathie, sans comprehension, et sans ouverture d’esprir. Le déroulement de l’intrigue et le découvrement progressif des psychologies des personnages est a la fois exemplaire et très naturel. Une tres Palme très justifiée.
Film passionnant, de nombreux thèmes forts abordés de manière subtile, sans manichéisme. Écriture, interprétation et interprétation parfaite, au service du propos. Palme d’or méritée. Pour spectateur averti, il ne s’agit pas d’un divertissement.
Rien ne va. D’abord l’arnaque de la fausse neutralité. Jamaisspoiler: la question des bleus et des coups n’est élucidée, creusée, détaillée. Tout simplement impossible dans la réalité. Impossible de laisser planer le doute, de laisser irrésolu, cette sorte de brouillard d’imprécision qu’on nous impose spoiler: au sujet de « l’épisode des coups » . Les enfants seraient invités à donner plus de détails, détails qui seraient confrontés aux adultes, etc. … Grâce à ce procédé, le film peut se permettre de simuler la neutralité, de faire semblant de ne jamais prendre partie puisqu’une sorte de doute plane… Le film se pose alors comme une fable qui devrait nous faire réfléchir sur la confrontation des cultures, l’acceptation des différences, les limites de la démocratie nanani nanana. Mais. L’auteur n’est pas neutre. spoiler: D’un côté les sentiments et les larmes de la famille « victime » et incomprise, de l’autre les méchants services sociaux sans coeur, la mécanique bureaucratique implacabl e. Non.spoiler: Soit il y a des bleus, et donc les enfants ont dit la vérité et alors ils sont en danger. Soit ce n’est pas le cas, mais alors les enfants ont menti ?
Sur le fond, il nous faudrait arbitrer entre 2 concepts. D’un côté la maltraitance psychologique et physique envers les enfants. De l’autre les règles d’une démocratie présentées comme trop rigides. Sauf que toutes les idées ne se valent pas et ne peuvent pas être renvoyées dos à dos. La tolérance envers l’intolérance a des limites.
De bons comédiens même si le film m’a semblé interminable.
Comment peut on attribuer une palme à un film qui défend ce type d'idéologie est finalement la question qui me semble la plus préoccupante..
Le propos du film n'est pas de savoir si oui ou non, les parents ont bien frappé Elia. Le sujet est bien plus profond que ça, raison pour laquelle la réponse ne nous est jamais apportée.
Dans la façon dont le réalisateur nous délivre son propos, la neutralité est de mise. De ce fait, en tant que spectateur nous ne sommes pas influencés mais plutôt confrontés à deux idées, que nous sommes amenés à discuter et débattre en fonction de nos propres idéaux. Même si, j'ai quand même eu l'impression qu'à la fin, la balance penchait plutôt vers une prise de parti pour la famille. Est-ce le fond de la pensée de Cristian Mungiu sur le sujet ? Nous sommes libre de l'interpréter à notre souhait.
Les parents peuvent-ils avoir une liberté totale sur la façon d'éduquer leurs enfants, en se basant sur les coutumes de leur pays d'origine, sur leur religion ? Ou doivent-ils s'adapter à la culture du pays où ils les éduquent ? C'est la grande question que Fjord vient poser. Mais en même temps, un pays qui oblige ses citoyens à faire comme ça et pas autrement, est-il un pays où les citoyens sont réellement libres ? Toute l'ambiguïté de cette affaire repose ici. D'un côté on n'accepte pas réellement les immigrés dans leur entièreté, de l'autre on refuse de faire les efforts pour s'accoutumer à notre nouveau lieu de vie.
A la tête du casting, deux excellents acteurs que sont la norvégienne Renate Reinsve et le roumain-étasunien Sebastian Stan. Il n'y a pas grand chose à dire hormis que leurs deux performances sont excellentes. Les interprètes des enfants sont aussi bons dans leurs rôles respectifs, notamment celle de la jeune Elia.
Pour ce qui est de la réalisation et de la mise en scène, on est sur quelque chose d'assez classique et sobre mais particulièrement efficace. Le cadre est d'ailleurs magnifique, Norvège oblige, avec ses magnifiques plans sur le fjord.
Le film avance à une allure tranquille et prend le temps de poser son intrigue. Il nous laisse découvrir l'environnement, la famille, la ville dans laquelle celle-ci emménage et ses habitants. Même lorsque l'événement qui sera l'élément fondateur de toute la suite du film se produit, et ce jusqu'au dénouement final, le rythme reste lent, sans précipitation inutile.
Fjord aborde un vrai sujet de société, c'est très bien filmé et le constat avec la vision des deux cotésq est juste. Mais honnêtement, est-ce vraiment ce qu'on a envie de voir quand on va au cinéma ?Un bon documentaire à la television aurait suffi.
C’est très bien joué et les paysages sont beaux. On se pose des questions sur qui a raison et à haïr les réactions non modéré et non réfléchis de certains. Si le film est un peu long il n’est est pas laçant du tout. On est content de ne pas vivre dans cet environnement et de ne pas être à la place de qui que ce soit
Une œuvre qui remet en question notre conception de la justice ainsi que nos convictions culturelles. Si son postulat est réellement intéressant, pertinent et d'actualité, il pâtit d'une mise en scène plutôt oubliable. Le film est néanmoins rehaussé par des interprétations d'acteur convaincantes. Malheureusement, j'en attendais plus de la part d'une Palme d'or ; je suis resté sur ma faim.
Palme d’or 2026 méritée, ce film nous raconte les mésaventures d’une famille d’immigrés roumains (ou semi-immigrés, puisque la mère est d'origine norvégienne) en proie au pays bien-pensant du yaourt et du puritanisme social-démocrate. Le spectateur découvre cette famille d’évangéliques conservateurs, sur laquelle vont s’abattre les autorités locales de protection de l’enfance qui prétend savoir ce qui est le mieux pour ses enfants. Tout commence le jour ou un des professeurs (lors d'une séance de lutte) remarques des ecchymoses sur le corps de l’adolescente de la famille, Elia. Ça y est, ni une, ni deux une machine judiciaire implacable se met en route, où se mêlent la bonne volonté progressiste, l’anticléricalisme et un peu de xénophobie. Les Gheorghiu, chrétiens fervents et conservateurs, se retrouvent ainsi séparés de leurs enfants et mis au ban de la communauté, où tout le monde semble se connaître. Mais de quoi sont-ils coupables à la fin : de violence domestique, de prosélytisme religieux ? Ménager l’incertitude en jouant assez finement du visible et de l’invisible, le réalisateur propose un film plutôt convaincant sur les aveuglements du progressisme libéral. Cela dit ça fonctionne très bien je me suis laissé piégé. Méfiance, préjugés, tension, empathie .... et difficultés de la langue auront raison de leur décision finale.
Exceptionnel Film important, absolument pas manichéen. On retrouve la veine du procès « Anatomie d’une chute ». Il n’y a oas de vérité, nous sommes à la place du juge et nous devons décider en notre âme et conscience.