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zwaryszczuk felix
11 abonnés
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3,0
Publiée le 19 août 2026
En général je ne me précipite pas pour aller voir les palmes d'or car je suis généralement déçu. Mais Télérama ne l'a pas aimé et donc c'était une bonne raison pour aller le voir. Froid, froid, froid, tout est froid, le fjord, la justice et par dessus tout les personnes de l'aide à l'enfance. Ce film fait froid dans le dos. Ça me fait dire qu'il faut de méfier des lois car ce n' est pas la loi en elle même qui pose problème mais la façon de l'appliquer. Ça me fait penser à mes parents qui sont nés en Ukraine et en Pologne et qui nous disaient que lorsque vous n'avez plus aucune confiance dans les autorités de votre pays alors il faut partir.
Le fond est beaucoup trop glissant pour y risquer la moindre critique ou analyse, je resterai donc sur la forme : Excellemment interprété avec un scénario passionnant qui absorbe les plus de 2H de projection sans aucun ennui. Mais le sujet en lui-même risque de vous préoccuper beaucoup plus longtemps. A vous de voir,....
Si le film place le spectateur dans un questionnement proche de "Anatomie d'une chute", Palme d'Or 2023, à la durée similaire (environ 2h30), "Fjord" est infiniment moins passionnant, à cause d'une mise en scène très austère, presque clinique, une photographie très froide, un couple de personnages antipathique, et un rythme narratif neurasthénique. L'ennui n'est jamais loin, même si ça se regarde. Pour une Palme d'Or c'est décevant.
Un film prenant et bien écrit, remarquablement interprété dans des décors naturels magnifiques. Il n'y a pas de jugements, c'est au spectateur de se faire idée. Une palme d'or méritée.
Fjord du Roumain Cristian Mungiu n’est pas une grande Palme d’Or. Je déteste la polémique créée par ceux - tels certains critiques du Masque et La Plume - qui veulent vérifier que le pédigrée du réalisateur est impeccable et se disent mal à l’aise avec le fait qu’il n’ait pas choisi son camp (ce qui en fait obligatoirement un coupable). Le sujet ? L’intégration pour le moins difficile d’une famille roumaine catho tradi (par le père) dans la Norvège d’aujourd’hui, son système d’alerte implacable des services sociaux, la présumée maltraitance de leurs enfants, le père n’ayant l’impression que de faire montre de fermeté dans leur éducation.
Le film nous emmène dans un univers auquel nous ne sommes préparés. J'ai découvert ce film en ne connaissant que son palmarès. Je conseille à tout le monde de le voir, ne serait-ce qu'une fois.
C’est mon premier Mungiu. J’avais entendu parler de lui, bien sûr, de sa Palme d’or de 2007, de ses films durs et sans concessions, mais je n’avais jamais franchi le pas. Et voilà que je sors de Fjord avec cette drôle d’impression d’avoir été pris en otage pendant deux heures et demie… dans le bon sens du terme. Le pitch est simple, presque trop : une famille évangélique (père roumain, mère norvégienne, cinq enfants) débarque dans un petit village isolé au bord d’un fjord. Ils sont stricts, pieux, un peu hors du temps. Très vite, un bleu sur le bras de la fille aînée met le feu aux poudres. Les voisins, l’école, les services sociaux… tout le monde s’en mêle. Et là, Mungiu refuse de te dire qui a raison. Il te laisse juste observer, plan après plan, comment deux visions du monde s’affrontent sans jamais vraiment se parler. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la tension constante. Pas de musique grandiloquente, pas d’effets, juste des silences, des regards, des phrases qui restent en suspens. Sebastian Stan est bluffant dans un rôle loin de ses super-héros, tout en retenue et en colère rentrée. Renate Reinsve, elle, est bouleversante : on sent qu’elle est prise entre deux cultures, deux loyautés. Et les enfants… mon Dieu, les enfants. On les regarde grandir (ou plutôt se fermer) sous nos yeux, et c’est parfois insoutenable. Je ne vais pas mentir : le film est long, exigeant, et il y a des moments où on a envie de crier "mais arrêtez de vous fixer en silence comme ça !". Pourtant, à la sortie, je me suis surpris à y repenser constamment. Pas parce qu’il me donne des réponses, mais parce qu’il pose des questions vraiment gênantes : jusqu’où peut-on juger l’éducation des autres ? Où commence la protection, où commence le contrôle ? Et surtout, est-ce qu’on est encore capables d’écouter quelqu’un dont on ne partage pas les valeurs ? 4/5 pour moi. Pas un film "agréable", clairement. Mais un film qui reste. Et pour un premier contact avec Mungiu, c’est plutôt réussi. Je vais clairement aller voir les autres maintenant.
Implacable. Dans son propos qui voit se confronter et être hiérarchisées des valeurs et croyances différentes, et le fonctionnement d'un système qui entend défendre sa vision des choses. Dans sa mise en scène au cordeau, travaillée jusqu'à l'os, il n'y a rien en trop. Dans les émotions que le film provoque. Un film qui questionne et qui nous laisse juger.
Ce qui est certain, c'est qu'on ne peut être indifférent au film. Le malaise s'installe rapidement, on ne sait jamais quoi penser. Nous sommes comme tous les protagonistes, nous ne savons pas. Comme pour "Anatomie d'une chute", les interrogations sont multiples. Le cas est exposé, sans sensationnalisme et surtout sans réponse. Au bout du compte, nous sortons avec autant d'interrogation que d'inconfort. C'est la force du film, Sa faiblesse est sans doute le manque de souffle de la réalisation qui sans doute ne se prête pas à l'histoire, mais pour une palme d'or, l'envie est légitime de se laisser entraîner, enivrer, plutôt que questionnés et frustrés. Les acteurs sont excellents, le paysage sublime. Une séance déroutante.
Un bon film. Intéressant, mais pas particulièrement beau et aussi sans musique donc j’ai déjà du mal a y penser comme une palme à partir de là. Encore un film de procès, peu de temps après Anatomie d’une chute, Armand (aussi avec Renate Reinsve), Love me Tender.
Je ne sais pas trop ce que le réalisateur a voulu dire: est ce que simplement il dit qu’il faut qu’on apprenne à vivre ensemble ? Est ce que c’est une critique des sociétés qui se croient progressistes mais qui en fait sont très fermées sur d’autres choses ? Est ce que juste c’est 2 sociétés qui sont incompatibles fondamentalement ? Ou est ce qu’il a simplement fait ça pour ouvrir le débat, ce qui est un point positif aussi.
Parfois on peut penser qu’il est extrêmement critique sur les conservateurs religieux roumains avec des manifestations très extrêmes, un peu clichés, ils ne sont pas que chrétiens, ils sont satanistes, mettent des tag… Mais d’un côté on a l’opinion d’une famille assez injustement traitée par moments
J'ai assisté à une présentation du film par le réalisateur qui a posé la question qui choque, à savoir si une démocratie l'est si 'elle rejette la religion. Ce qui représente dit-il une fausse liberté. Rhétorique russe s'il en est mais aussi islamiste… Quand on se souvient des scandales politiques du dernier festival de Cannes, on s'étonne que ça aille jusqu'a palmer un film où des rigoristes religieux sont posés en victimes. Notons que le réalisateur a précisé qu'il a fait un film sans réponse personnelle, que c à chaque spectateur de se faire son opinion. spoiler: Ici l'aide à l'enfance est exigeante et même un peu trop raide en besogne, c'est là où chacun peut discuter d'autant que la tension ne cesse de monter jusqu'au dernier plan. Dépaysement garanti pour ceux qui n'ont pas visité de fjord.
Notons que le 21 mai 2021, "le Storting (chambre unique du parlement) a voté à une large majorité l’abolition d'une vieille disposition constitutionnelle qui faisait de l’Église évangélique luthérienne, l’Église d’Etat en Norvège. Ils ont ainsi consacré la séparation de l'Église et de l’État."
L'épouse du film, norvégienne , qui avait quitté son pays et venait d'y revenir n'avait-elle pas mesuré les conséquences de ce changement avant d'y être confrontée.
Les tentatives d'incursion du religieux dans la sphère publique est un sujet qui n'arrête pas de faire régulièrement couler de l'encre.
Il s'agit d'un film intelligent et complexe. La différence culturelle se joue ici entre 2 pays européens, comme quoi, les valeurs et les traditions peuvent varier en peu d'espace. Et dans ce récit, on se rend compte que chaque camp défend sa vision de la liberté, et au spectateur de prendre position. A voir.
Déroutant et puissant. Fjord m’a fait penser à Anatomie d’une chute : derrière l’enquête, un procès idéologique oppose l’État progressiste à une famille religieuse conservatrice. Mungiu entretient un malaise salutaire : jusqu’où l’État peut-il intervenir dans l’éducation des enfants au nom de leur protection ? C’est finalement l’amour maternel, et le lien entre deux petites filles, qui fissure les certitudes des adultes et fait dérailler la machine.
Avant-première à Cannes qui donne une forte visibilité à un sujet très taboo en Norvège. Si ce film ne changera sûrement rien à la réalité en Norvège, remettre une pièce sur les défaillances de Barnevernet, pour lesquelles la Norvège a été condamnées des dizaines de fois par la CEDH sera toujours utile.