Fjord
Note moyenne
4,0
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406 critiques spectateurs

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60 critiques
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194 critiques
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98 critiques
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34 critiques
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Deniro65
Deniro65

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2026
Film extraordinairement construit, précis dans son découpage, son rythme et son montage, c'est bien simple les 2h30 ou presque passent très vite, les acteurs sont parfaits et respirent une telle vérité et une humanité qu'il est difficile de choisir un camp . il y a tant de niveaux de lectures à l'intérieur de ce chef d'œuvre qu'il en est passionnant de bout en bout spoiler:
. Des concepts d'éducation qui s'opposent, parfois exposés de manière trop manichéenne (voir le côté brutal et à charge du cadre juridique norvégien vs le prosélytisme religieux supposé violent qui s'y opposerait) et jusqu'à un dénouement particulièrement déchirant et douloureux.
une palme d'or amplement méritée.
Jean-yves Le Gouic
Jean-yves Le Gouic

7 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2026
Intéressante étude de mœurs comparative entre deux cultures assez ´ dures ´ le film est un peu long et lent,… le temps de la réflexion sans doute, mais très bien joué, par les adultes comme par les enfants.
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2026
Superbe réalisation avec un film riche et rythmé presque comme un polar. Les acteurs y compris ados sont tous excellents. Le décor de Fjord est impressionnant beau mais presqu'opressant. Et un je ne sais quoi qui rappelle un peu Lars Von Triers/Breakins the waves : l'ambiance de ferveur catholique mais heureusement très peu de scénes caméra à l'épaule...

Après que retirer de ce film qui prétend plus raconter une histoire singulière que prendre partie pour tel ou tel camp (religieux strictes vs laics libéraux) : Deux choses d'abord l'abus d'autorité (j'ai bien aimé le passage sur le communisme en Roumanie qui leur fait se méfier du pouvoir d'un fonctionnaire) et la confrontation des cultures et la difficulté d'être nuancés en passant outre ses préjugés.

L'intrigue secondaire sur l'amitié entre adolescents est l'élément finalement le plus émouvant, c'est peu être ça le vrai message : montrer la plus grande ouverture à un age ou on n'est pas encore prisonniers des schémas étriqués de ses parents...

Au final un très bon film ou on ne se demande pas, pour une fois, comment il a pu emporter une palme d'or.
François Ageneau
François Ageneau

4 abonnés 6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 août 2026
Un film intriguant qui laisse place au doute lorsqu'on quitte la salle de cinéma. Le film nous fait réfléchir sur plusieurs termes (le progressisme, la place de l'ASE, l'intégrisme religieux, la place des minorités). En ce qui concerne la forme, le film souffre de longueurs spoiler: (jusqu'au procès)
. Un film atypique mais un peu long par moments.
La Crampe
La Crampe

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2026
C'est quand même treeeeeees long… pour montrer deux visions du monde diamétralement opposées et aussi absurdes l'une que l'autre. Le film est plutot bien, bien joué, austère, et en même temps très détaillé dans le déroulé de son scénario… mais à vouloir presque trop décrire, on a quand même un ressenti de longueur assez pesant, sans réussir à s'attacher à l'un ou l'autre camp.
Au final, c'est plutôt ennuyeux.
Mouais55
Mouais55

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2026
Excellent film : le spectateur est pris dans le doute, de façon très habile pendant tout le film, de façon captivante. Surtout on en ressort avec une réflexion forte sur le choc entre les valeurs actuelles entre libéraux et conservateur.
Jade
Jade

1 abonné 88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2026
J’ai eu du mal à être concentrée durant les 2h30 surtout à la fin…j’ignore si c’est la fatigue ou le film qui n’était pas assez prenant. Pourtant la thématique des violences intrafamiliales me tient à cœur. L’histoire est plutôt originale et intervient dans un contexte où les violences éducatives sur les enfants sont de plus en plus réprimées dans le monde. Mais j’ai du mal à comprendre l’intérêt du long-métrage si ce n’est jeter en peinture la politique familiale norvégienne considérée comme trop stricte face à de « simples » fessées punitives…ce qui me paraît paradoxal pour un film récompensé de la Palme d’Or.
fabien c.
fabien c.

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 septembre 2026
un film qui prend un plaisir malaisant à déranger sur des thèmes polemiques et éclusés (les violences intrafamiliales, la fin de vie et on en passe), sans en traiter aucun avec subtilité ni honnêté. Le scenerio se révèle au final lourd et indigeste. si les acteurs et la mise en scène sont de qualité artistique, au final le film est indigeste.
rhapsody
rhapsody

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2026
Prenant ! un engrenage culturel et judiciaire soulevant de multiples réflexions. La partie du procès est marquante, froide, à la réalisation efficace. Côté casting, nous découvrons Sebastian Stan comme on l'a jamais vu. Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants.

à voir.

vu au club AlloCiné.
Cber
Cber

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2026
Pas forcément une palme d’or pour moi. Cependant Mungiu gère l’ambiguïté à la perfection avec des légers airs, bien moins maîtrisés, d’ANATOMIE D’UNE CHUTE.
Orso Chetochine
Orso Chetochine

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 août 2026
Superbe. On ne sait que penser après ce film. Pas de leçon de morale. C est lent et ça passe très vite. Magnifique
pvh
pvh

66 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 août 2026
Un film tellement subtil, qui joue sans cesse sur la nuance, l’altérité, le « oui mais » de part et d’autre. J’ai beaucoup aimé aussi le contraste entre les paysages si beaux, les voix posées et le calme des Norvégiens, les intérieurs si harmonieux, le tribunal en superbe bois avec une immense baie vitrée sur le lac…, et le caractère implacable du système administratif et judiciaire. Bravo !
Giu Ghica
Giu Ghica

2 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2026
Cristian Mungiu débarque en Norvège comme un homme traînant un coffret Bergman à travers une tempête de neige: Fjord s’ouvre exactement comme si le ciel lui-même avait été condamné par un tribunal luthérien.

Un panorama montagneux désolé domine le fjord norvégien tel un tableau de Caspar David Friedrich après trois mois d’antidépresseurs et de bureaucratie étatique.

Tout est bleu, gris, gelé, moralement contrôlé.

Même les nuages donnent l’impression qu’ils pourraient vous dénoncer aux services sociaux.

La famille Gheorghiu — sept Roumains exportés dans le silence scandinave — pénètre dans cette carte postale nordique immaculée pour découvrir que le paradis, vu de près, ressemble surtout à un showroom IKEA supervisé par Kafka.

Mihai, interprété par Sebastian Stan avec la gravité épuisée d’un homme qui n’a plus souri depuis la chute de Ceaușescu,

et Lisbet, incarnée par Renate Reinsve avec la fragilité spirituelle d’une porcelaine fissurée,

élèvent leurs enfants sous une discipline évangélique stricte,

tout en étant entourés d’un libéralisme progressiste norvégien si poli qu’il pourrait vous euthanasier dans un murmure.

Le film entier donne l’impression qu’Ingmar Bergman réalise un épisode de Law & Order: Fjord Unit.

Mungiu reconstitue la célèbre affaire Bodnariu — cet immense brasier médiatique international où le conservatisme roumain et le sécularisme scandinave se sont affrontés en public comme deux philosophes piégés dans une section commentaires Facebook.

Une famille perd ses enfants après des accusations de violences éducatives, mais sous le langage officiel se cache quelque chose de plus trouble.

Pas seulement un malaise face à la punition physique, mais un malaise face à la foi elle-même.

La Norvège y voit du fanatisme.

La Roumanie y voit de la persécution.

Twitter y voit du contenu.

Le génie de Fjord, c’est que Mungiu refuse de tendre le micro moral à qui que ce soit.

Chaque idéologie révèle progressivement sa propre forme d’absolutisme chaussé de souliers raisonnables.

Les pentecôtistes ont leur dogme.

Les progressistes ont leur dogme.

Les institutions ont leur dogme plastifié dans des classeurs administratifs.

Tout le monde parle le langage de la compassion en Cinémascope 4K.

Le film devient moins un drame judiciaire qu’une autopsie de la tolérance elle-même.

À quel point sommes-nous réellement tolérants lorsqu’une personne croit à la mauvaise chose avec le mauvais ton de voix ?

À partir de quand l’amour parental devient-il une pièce à conviction ?

Et surtout : les Européens sont-ils capables de discuter de l’éducation des enfants sans rejouer accidentellement la Guerre de Trente Ans ?

Visuellement, le DOP Tudor Panduru filme la Norvège comme si la nature elle-même souffrait de dépression clinique.

Les fjords traversent l’écran avec la majesté glaciale d’un économiseur d’écran signé Tarkovski.

Les intérieurs rayonnent du beige de l’existentialisme scandinave — chaque pièce semble décorée par des gens qui classent leurs traumatismes par ordre alphabétique.

La caméra de Panduru observe la famille à une distance morale et glacée, comme si l’objectif lui-même hésitait entre les prendre dans ses bras ou les blamer.

Pendant ce temps, Sebastian Stan joue comme un homme essayant de comprimer un tremblement de terre dans une posture humaine.

Son Mihai parle à peine ; il se fossilise.

La colère se minéralise sous sa peau jusqu’à lui donner l’apparence d’une icône orthodoxe sculptée dans le ressentiment.

Face à lui, Renate Reinsve livre une douleur si retenue qu’elle en devient presque illégale.

Une scène devant la maison familiale — un effondrement après la séparation d’avec ses enfants — frappe avec la puissance de Dreyer traversée par le réalisme social.

C’est dévastateur précisément parce que personne ne hurle comme à Hollywood. Ces gens souffrent comme les Scandinaves font la queue : silencieusement, efficacement, et avec d’excellents manteaux.

Puis entre en scène la bureaucratie.

L’assistante sociale interprétée par Ellen Dorrit Petersen glisse dans les scènes avec la chaleur humaine d’un mail automatique des impôts,

tandis que le procureur joué par Christian Rubeck interroge la famille comme un chirurgien retirant des organes à un patient encore conscient.

Tout le monde est calme.

Tout le monde est articulé.

Tout le monde est terrifiant.

Et pourtant, Mungiu sabote constamment toute lecture tribale trop facile.

Au moment même où les progressistes laïcs commencent à ressembler à des antagonistes sortis d’une satire de Ruben Östlund, il nous rappelle que la certitude religieuse peut elle aussi muter en théâtre autoritaire.

Le film retire sans cesse le tapis sous le confort idéologique du spectateur,

comme si Michael Haneke était caché sous les meubles en attendant de vous renverser votre espresso des mains.

Tout n’est pourtant pas parfaitement réussi.

La partie centrale s’égare dans des intrigues secondaires avec l’énergie distraite d’une série prestige essayant de remplir son huitième épisode.

Une sous-intrigue romantique adolescente semble surgir d’un autre film. Soudain, nous voilà coincés dans une version nordique de Euphoria pendant dix minutes avant que le tribunal ne nous rappelle à l’ordre.

Et lorsque des touches de réalisme magique apparaissent — des personnages marchant sur l’eau, un symbolisme chaussé de bottes —

le film perd brièvement son ambiguïté exquise et commence à souligner ses métaphores

comme un étudiant en littérature un peu nerveux.

Malgré cela, la plus grande réussite du film reste son refus d’anesthésier qui que ce soit.

Fjord ne s’intéresse pas aux héros.

Il s’intéresse aux systèmes, aux convictions, aux angles morts, et à cette possibilité terrifiante que l’amour lui-même soit devenu secondaire face à l’idéologie.

Les institutions se défendent.

Les familles se défendent.

Tout le monde affirme protéger les enfants tandis que les enfants eux-mêmes dérivent à travers le film comme des témoins oubliés dans une dispute morale entre adultes.

Le résultat ressemble à une collision entre Bergman, Haneke, Vinterberg et un manuel scandinave de protection de l’enfance oublié toute une nuit dans la neige.

Et c’est peut-être là la blague la plus cruelle de Mungiu : dans un monde obsédé par la tolérance, chacun reste absolument convaincu que seul l’autre camp est dangereux.

À la fin, Fjord laisse les spectateurs contempler le vide glacé du paysage nordique en se posant la plus vieille question du cinéma :

qui a réellement raison ici ?

Mungiu, naturellement, répond avec la seule chose plus inquiétante que la certitude :

le silence.
Poethique
Poethique

57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2026
Même si les sujets sont différents, le film fait penser à une autre palme d’or, Anatomie d’une chute : dans la précision de la mise en scène, le procès haletant, la façon de faire douter le spectateur en donnant tous les points de vue…
Et comme dans le chef d’oeuvre de Justine Triet, on en ressort en essayant de faire le point sur la question. N’y a-t-il pas des excès d’un côté comme de l’autre ? Dans la manière de vivre sa religion et dans la vision norvégienne de la laïcité et du progressisme ? Dans un monde idéal, il serait souhaitable que chacun tienne une position modérée…
Un film intéressant, qui invite le spectateur à se positionner dans ce labyrinthe idéologique.
Barbisch
Barbisch

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2026
Superbe Palme d'Or. Mesurée, remarquablement interprétée, audacieuse à plusieurs endroits. Les 2 acteurs sont à contre-emploi. Les chauves n'auraient pas pu rêver meilleur ambassadeur que Sebastian Stan ;)
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