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PSG
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4,5
Publiée le 22 août 2026
Froideur des paysages, froidure des gens. Cette bourgade enfoncée dans un fjord n’est pas un coin de paradis perdu dans le discret mais opulent Royaume de Norvège. Cristian Mungiu a le courage de montrer que l'excès de progressisme et de juridisme est l’inverse de la tolérance. Un scénario décapant qui nous oblige à une réflexion sur l’accueil, la diversité, et l'humanisme. Un constat d'échec du "vivre ensemble" basé sur la polarisation des cultures et leur refus respectif de pratiquer leur propre examen de conscience. A l’inverse de "anatomie d’une chute", le sujet n’est pas celui de la preuve car tous les faits sont visibles. Le sujet est plutôt de démontrer l'impossibilité de s'accorder sur l'interprétation des faits.
Cristian Mingiu nous invite à réfléchir à la situation kafkaïenne où se trouve cette famille, dont les pratiques religieuses semblent ne pas correspondre à la façon de vivre en Norvège. Le film est passionnant, troublant et même dérangeant.
La palme d'or 2026 a récompensé un film "classique" qui, à défaut de transporter le spectateur, pourra l'intéresser. La confrontation entre deux modes d'éducation est présentée de façon presque ethnographique. Les Gheorghiu (père roumain, mère norvégienne) viennent de s'installer dans un petit bourg norvégien. Ils éduquent leurs enfants de façon stricte et pieuse, assez différemment de la majorité de leurs concitoyens. Quand la professeur de sport de l'école voit des bleus sur le cou de la fille aînée, elle pense immédiatement à de la maltraitance. La machine judiciaire est lancée.
spoiler: Mungiu prend le soin de ne pas choisir de camp.
Tout est montré de manière clinique, froide, faisant écho au paysage norvégien hivernal.
Aucun personnage n'est particulièrement sympathique.
L'émotion, du coup, ne vient pas, ce qui était peut-être l'intention de Mungiu.
Les conceptions d'un modèle d'éducation "correct" s'opposeront jusqu'au bout sans se comprendre ou se convaincre mutuellement.
C'est sûrement la force du film, de là à le récompenser d'une palme d'or....
La vérité est souvent insaisissable dans ce film qui questionne nos valeurs morales, la frontière entre l’intime et le politique, le fondamentalisme qui peut être tant religieux que progressiste, l’hypocrisie de sociétés modernes qui surprotègent ses enfants mais abandonnent ses anciens... Un film qui frappe fjord.
Très bon film qui sur les différences culturelles, la laïcité face à la religion, les modes éducatifs. Certes un peu long, mais il faut que chacun se fasse une idée le plus objectivement possible. Contrairement à ceux qui est souvent écrit je trouve qu'il a une vraie conclusion spoiler: : :2 méthodes éducatives opposées n"'empêchent pas 2 êtres de s'entendre et de se spoiler: libérer. . Le rôle tout en nuances des acteurs est à souligner, de même que la beauté des paysages et tout le côté pittoresque des pays du nord.
La famille Georghiu s'installe dans une petite ville de Norvège. Un retour aux sources pour la mère, mais un déracinement pour le reste de la famille qui doit s'y acclimater. Un jour à l'école, des bleus sont relevés sur le corps de l'ainée, et la machine bureaucratique norvégienne s'emballe... Palme d'or à Cannes ? Après tout, pourquoi pas ! Ptet parce que son réalisateur est très apprécié, mais c'est vrai que le sujet aux premiers abords ne semble pas coller avec les injonctions habituelles du festival... Il est indéniable que ce film a beaucoup de qualités. Tout d'abord, le casting est plutôt bon, le duo Reinsve/Stan colle bien, les deux cassent un peu leurs images de beau/belle gosse pour une tonalité plutôt terne, comme le ciel gris norvégien. Le fjord d'ailleurs offre de beaux plans et paysages, montagnes enneigées et lac sombre, donnant un côté un peu plus oppressant. Puis y a l'intrigue en elle-même, le coeur du film, avec cette d'histoire d'intégration, d'assimilation même, contrariée. Malgré tous leurs efforts spoiler: (participation à la vie du village, certes à l'église, discrétion, emplois de moindre standing, etc les Georghiu se heurtent au progressisme et à la bureaucratie norvégiens, cela donne au final une opposition entre deux pays, deux sociétés de l'Union Européenne aux valeurs assez différentes. sans qu'il y ait clairement un parti pris (spoiler: on peut toujours avoir des doutes sur d'éventuels coups tout comme trouver profondément dégueulasse ou juste l'attitude de l'ASE) .Ptet que le film aurait pu être plus drôle, plus acide (quelques dialogues ou scènes ont quand même sourire le droitard que je suis, je pense par exemple à spoiler: a scène du petit déjeuner entre Roumains l) sans que cela dénature son propos courageux et inhabituel au cinéma. La conclusion d'ailleurs (spoiler: la famille préfère rentrer en Roumanie est tout aussi forte et je comprends que ça ait fait couiner pas mal de critiques et journalistes ! Maintenant, le film reste long et a clairement trop de longueurs (je pense notamment à toute la partie sur spoiler: le grand-père ) et peut sembler un peu trop caricatural (spoiler: la comparaison entre les éducations des deux familles voisines)
Néanmoins, c'est un bon film que je conseille vivement, tant il dénote par rapport à tout ce qu'on nous propose habituellement.
Une famille roumaine arrive dans une communauté nichée au coeur de paysages scandinaves somptueux. Bien vite elle va faire l'amère constat du gouffre qui existe entre ses propres traditions d'éducation et celles du pays qui l'accueille. D'un côté, procès à charge contre l'église catholique, une fois de plus, de l'autre, une description sévère, froide et autoritaire de l'Aide à l'Enfance norvégienne. Film gras (le personnage du grand-père, la virée nocturne en canot à moteur, les ferrys, les plans appuyés sur une célèbre voiture électrique américaine, etc) et ennuyeux.
Cela a le mérite de faire parler sur les clivages culturels, les interprétations éducatives, la barrière des langues. Aucune résolution n'est apporté et c'est bien là toute la portée du film. C'est pour moi un message sur la radicalité des idées et des esprits, qui pollue de plus en plus nos sociétés et ne laisse que peu de place à l'ouverture et à la curiosité. Que ce soit le progressisme social norvégien ou le rigorisme religieux de la famille, le dialogue dans une tierce langue qu'est l'anglais comme les moyens de trouver une souplesse de compromis, semble impossible. On ressort en ayant envie de mieux comprendre les autres, et de donner finalement le dernier mot aux nouvelles jeunes générations, qui savent se retrouver dans l'amitié et l'empathie. Cela dit, on s'ennuie quand même un peu, même si c'est un tour de force cinématographique que de faire se dérouler cette fable moderne dans une petite commune perdue dans l'immensité des fjords norvégiens.
Grosse déception : le propos sur la tolérance/intolérance est passionnant, les plus intolérants n'étant pas forcément ceux auxquels on s'attend. Mais j'ai trouvé le film mal construit, avec un début trop rapide et par là même peu crédible et une suite qui s'étire et n'en finit pas pour se clore sur une scène finale assez ridicule. Au final un film pendant lequel je me suis copieusement ennuyée et une forte interrogation sur la justification de sa palme d'or
Je viens de voir Fjord, le film de Cristian Mungiu, et je peux vous dire que c’est un film exceptionnel, puissant, bouleversant. Il est filmé avec une rare intelligence, les lumières, les cadrages, la façon dont les acteurs et les actrices sont filmés, tout est d’une justesse incroyable. C’est même parfois violent, en tout cas c’est comme ça que je l’ai ressenti. Le casting est exceptionnel, chaque acteur est absolument parfait dans son rôle. J’ai été complètement prise dedans, happée du début à la fin, sans pouvoir en décrocher. C’est un film qui marque profondément. Franchement, allez le voir, vraiment.
un peu décevant pour une palme d'or, cependant très bon film qui permet de se poser de squestions, remettre en cause ses opinions certitudes et préjugés, et qui interrogé sur "qu'est ce qu'un nation progressiste?"
Un film troublant, qui questionne sur la morale, la religion, la politique... Le genre de film qui nous pousse dans nos retranchements, qui mène au débat et auquel on pense encore bien après la fin de la séance.
La première chose qui frappe réside dans la justesse de l'interprétation des personnages principaux. Sebastian Stan, surprenant et Renate Reinsve qui livre une très belle prestation. La manière de confronter une société progressiste normative et une cellule familiale conservatrice crée une certaine ambivalence qui apporte de la nuance et de la perspective à différenes échelles