Fjord
Note moyenne
4,0
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189 critiques spectateurs

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stef L.
stef L.

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 août 2026
Vu en avant premiere. Excellente analyse de l’intolerance déguisée en progressisme derrière laquelle on découvre une forme de totalitarisme « woke »: sans empathie, sans comprehension, et sans ouverture d’esprir. Le déroulement de l’intrigue et le découvrement progressif des psychologies des personnages est a la fois exemplaire et très naturel. Une tres Palme très justifiée.
alexis942
alexis942

3 abonnés 147 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2026
Film passionnant, de nombreux thèmes forts abordés de manière subtile, sans manichéisme. Écriture, interprétation et interprétation parfaite, au service du propos. Palme d’or méritée. Pour spectateur averti, il ne s’agit pas d’un divertissement.
SmallHawkeye
SmallHawkeye

3 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2026
Palme d'Or du Festival de Cannes 2026.

Le propos du film n'est pas de savoir si oui ou non, les parents ont bien frappé Elia. Le sujet est bien plus profond que ça, raison pour laquelle la réponse ne nous est jamais apportée.

Dans la façon dont le réalisateur nous délivre son propos, la neutralité est de mise. De ce fait, en tant que spectateur nous ne sommes pas influencés mais plutôt confrontés à deux idées, que nous sommes amenés à discuter et débattre en fonction de nos propres idéaux. Même si, j'ai quand même eu l'impression qu'à la fin, la balance penchait plutôt vers une prise de parti pour la famille. Est-ce le fond de la pensée de Cristian Mungiu sur le sujet ? Nous sommes libre de l'interpréter à notre souhait.

Les parents peuvent-ils avoir une liberté totale sur la façon d'éduquer leurs enfants, en se basant sur les coutumes de leur pays d'origine, sur leur religion ? Ou doivent-ils s'adapter à la culture du pays où ils les éduquent ? C'est la grande question que Fjord vient poser.
Mais en même temps, un pays qui oblige ses citoyens à faire comme ça et pas autrement, est-il un pays où les citoyens sont réellement libres ? Toute l'ambiguïté de cette affaire repose ici. D'un côté on n'accepte pas réellement les immigrés dans leur entièreté, de l'autre on refuse de faire les efforts pour s'accoutumer à notre nouveau lieu de vie.

A la tête du casting, deux excellents acteurs que sont la norvégienne Renate Reinsve et le roumain-étasunien Sebastian Stan. Il n'y a pas grand chose à dire hormis que leurs deux performances sont excellentes. Les interprètes des enfants sont aussi bons dans leurs rôles respectifs, notamment celle de la jeune Elia.

Pour ce qui est de la réalisation et de la mise en scène, on est sur quelque chose d'assez classique et sobre mais particulièrement efficace. Le cadre est d'ailleurs magnifique, Norvège oblige, avec ses magnifiques plans sur le fjord.

Le film avance à une allure tranquille et prend le temps de poser son intrigue. Il nous laisse découvrir l'environnement, la famille, la ville dans laquelle celle-ci emménage et ses habitants. Même lorsque l'événement qui sera l'élément fondateur de toute la suite du film se produit, et ce jusqu'au dénouement final, le rythme reste lent, sans précipitation inutile.
miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 136 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juillet 2026
Le film démarre tranquillement et l’on se demande si l’on est vraiment à sa place dans cette famille ultra religieuse récemment installée au fond d’un fjord, au pied des montagnes sombres bordant une mer noire. Nous sommes en Norvège, dans une société prétendument progressiste mais...
Assez vite et telle une mécanique bien huilée, la tension s’installe (cf. anatomie d’une chute) et nous confronte à l’intolérance radicale.
Le film est passionnant, son scénario est ciselé et très abouti, il renvoie dos à dos les protagonistes, sans prendre partie (quoique ?) jusqu’à la dernière image.
Les acteurs sont formidables et la photo tout en contraste, nous immerge parfaitement dans l’ambiance de cette histoire. Un grand film !
louit0ss
louit0ss

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2026
Une œuvre qui remet en question notre conception de la justice ainsi que nos convictions culturelles. Si son postulat est réellement intéressant, pertinent et d'actualité, il pâtit d'une mise en scène plutôt oubliable. Le film est néanmoins rehaussé par des interprétations d'acteur convaincantes. Malheureusement, j'en attendais plus de la part d'une Palme d'or ; je suis resté sur ma faim.
Zobul77
Zobul77

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2026
Exceptionnel
Film important, absolument pas manichéen.
On retrouve la veine du procès « Anatomie d’une chute ».
Il n’y a oas de vérité, nous sommes à la place du juge et nous devons décider en notre âme et conscience.
Deniro65
Deniro65

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2026
Film extraordinairement construit, précis dans son découpage, son rythme et son montage, c'est bien simple les 2h30 ou presque passent très vite, les acteurs sont parfaits et respirent une telle vérité et une humanité qu'il est difficile de choisir un camp . il y a tant de niveaux de lectures à l'intérieur de ce chef d'œuvre qu'il en est passionnant de bout en bout spoiler:
. Des concepts d'éducation qui s'opposent, parfois exposés de manière trop manichéenne (voir le côté brutal et à charge du cadre juridique norvégien vs le prosélytisme religieux supposé violent qui s'y opposerait) et jusqu'à un dénouement particulièrement déchirant et douloureux.
une palme d'or amplement méritée.
Jean-yves Le Gouic
Jean-yves Le Gouic

6 abonnés 161 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2026
Intéressante étude de mœurs comparative entre deux cultures assez ´ dures ´ le film est un peu long et lent,… le temps de la réflexion sans doute, mais très bien joué, par les adultes comme par les enfants.
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2026
Superbe réalisation avec un film rythmé presque comme un polar et riche. Les acteurs y compris ados sont tous excellents.

Après que retirer de ce film qui prétend plus raconter une histoire singulière que dénoncer tel ou tel comportement (religieux strictes vs laics libéraux) : Deux choses d'abord l'abus d'autorité (j'ai bien aimé le passage sur le communisme en Roumanie qui leur fait se méfier du pouvoir d'un fonctionnaire) et la confrontation des cultures et la difficulté d'être nuancés en passant outre ses préjugés.

secondaire sur l'amitié entre adolescents et la plus grande ouverture à leur age est belle aussi.

Bref un très bon film et une palme d'or pour une fois méritée.
La Crampe
La Crampe

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2026
C'est quand même treeeeeees long… pour montrer deux visions du monde diamétralement opposées et aussi absurdes l'une que l'autre. Le film est plutot bien, bien joué, austère, et en même temps très détaillé dans le déroulé de son scénario… mais à vouloir presque trop décrire, on a quand même un ressenti de longueur assez pesant, sans réussir à s'attacher à l'un ou l'autre camp.
Au final, c'est plutôt ennuyeux.
rhapsody
rhapsody

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2026
Prenant ! un engrenage culturel et judiciaire soulevant de multiples réflexions. La partie du procès est marquante, froide, à la réalisation efficace. Côté casting, nous découvrons Sebastian Stan comme on l'a jamais vu. Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants.

à voir.

vu au club AlloCiné.
Cber
Cber

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2026
Pas forcément une palme d’or pour moi. Cependant Mungiu gère l’ambiguïté à la perfection avec des légers airs, bien moins maîtrisés, d’ANATOMIE D’UNE CHUTE.
Orso Chetochine
Orso Chetochine

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 août 2026
Superbe. On ne sait que penser après ce film. Pas de leçon de morale. C est lent et ça passe très vite. Magnifique
Giu Ghica
Giu Ghica

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2026
Cristian Mungiu débarque en Norvège comme un homme traînant un coffret Bergman à travers une tempête de neige: Fjord s’ouvre exactement comme si le ciel lui-même avait été condamné par un tribunal luthérien.

Un panorama montagneux désolé domine le fjord norvégien tel un tableau de Caspar David Friedrich après trois mois d’antidépresseurs et de bureaucratie étatique.

Tout est bleu, gris, gelé, moralement contrôlé.

Même les nuages donnent l’impression qu’ils pourraient vous dénoncer aux services sociaux.

La famille Gheorghiu — sept Roumains exportés dans le silence scandinave — pénètre dans cette carte postale nordique immaculée pour découvrir que le paradis, vu de près, ressemble surtout à un showroom IKEA supervisé par Kafka.

Mihai, interprété par Sebastian Stan avec la gravité épuisée d’un homme qui n’a plus souri depuis la chute de Ceaușescu,

et Lisbet, incarnée par Renate Reinsve avec la fragilité spirituelle d’une porcelaine fissurée,

élèvent leurs enfants sous une discipline évangélique stricte,

tout en étant entourés d’un libéralisme progressiste norvégien si poli qu’il pourrait vous euthanasier dans un murmure.

Le film entier donne l’impression qu’Ingmar Bergman réalise un épisode de Law & Order: Fjord Unit.

Mungiu reconstitue la célèbre affaire Bodnariu — cet immense brasier médiatique international où le conservatisme roumain et le sécularisme scandinave se sont affrontés en public comme deux philosophes piégés dans une section commentaires Facebook.

Une famille perd ses enfants après des accusations de violences éducatives, mais sous le langage officiel se cache quelque chose de plus trouble.

Pas seulement un malaise face à la punition physique, mais un malaise face à la foi elle-même.

La Norvège y voit du fanatisme.

La Roumanie y voit de la persécution.

Twitter y voit du contenu.

Le génie de Fjord, c’est que Mungiu refuse de tendre le micro moral à qui que ce soit.

Chaque idéologie révèle progressivement sa propre forme d’absolutisme chaussé de souliers raisonnables.

Les pentecôtistes ont leur dogme.

Les progressistes ont leur dogme.

Les institutions ont leur dogme plastifié dans des classeurs administratifs.

Tout le monde parle le langage de la compassion en Cinémascope 4K.

Le film devient moins un drame judiciaire qu’une autopsie de la tolérance elle-même.

À quel point sommes-nous réellement tolérants lorsqu’une personne croit à la mauvaise chose avec le mauvais ton de voix ?

À partir de quand l’amour parental devient-il une pièce à conviction ?

Et surtout : les Européens sont-ils capables de discuter de l’éducation des enfants sans rejouer accidentellement la Guerre de Trente Ans ?

Visuellement, le DOP Tudor Panduru filme la Norvège comme si la nature elle-même souffrait de dépression clinique.

Les fjords traversent l’écran avec la majesté glaciale d’un économiseur d’écran signé Tarkovski.

Les intérieurs rayonnent du beige de l’existentialisme scandinave — chaque pièce semble décorée par des gens qui classent leurs traumatismes par ordre alphabétique.

La caméra de Panduru observe la famille à une distance morale et glacée, comme si l’objectif lui-même hésitait entre les prendre dans ses bras ou les blamer.

Pendant ce temps, Sebastian Stan joue comme un homme essayant de comprimer un tremblement de terre dans une posture humaine.

Son Mihai parle à peine ; il se fossilise.

La colère se minéralise sous sa peau jusqu’à lui donner l’apparence d’une icône orthodoxe sculptée dans le ressentiment.

Face à lui, Renate Reinsve livre une douleur si retenue qu’elle en devient presque illégale.

Une scène devant la maison familiale — un effondrement après la séparation d’avec ses enfants — frappe avec la puissance de Dreyer traversée par le réalisme social.

C’est dévastateur précisément parce que personne ne hurle comme à Hollywood. Ces gens souffrent comme les Scandinaves font la queue : silencieusement, efficacement, et avec d’excellents manteaux.

Puis entre en scène la bureaucratie.

L’assistante sociale interprétée par Ellen Dorrit Petersen glisse dans les scènes avec la chaleur humaine d’un mail automatique des impôts,

tandis que le procureur joué par Christian Rubeck interroge la famille comme un chirurgien retirant des organes à un patient encore conscient.

Tout le monde est calme.

Tout le monde est articulé.

Tout le monde est terrifiant.

Et pourtant, Mungiu sabote constamment toute lecture tribale trop facile.

Au moment même où les progressistes laïcs commencent à ressembler à des antagonistes sortis d’une satire de Ruben Östlund, il nous rappelle que la certitude religieuse peut elle aussi muter en théâtre autoritaire.

Le film retire sans cesse le tapis sous le confort idéologique du spectateur,

comme si Michael Haneke était caché sous les meubles en attendant de vous renverser votre espresso des mains.

Tout n’est pourtant pas parfaitement réussi.

La partie centrale s’égare dans des intrigues secondaires avec l’énergie distraite d’une série prestige essayant de remplir son huitième épisode.

Une sous-intrigue romantique adolescente semble surgir d’un autre film. Soudain, nous voilà coincés dans une version nordique de Euphoria pendant dix minutes avant que le tribunal ne nous rappelle à l’ordre.

Et lorsque des touches de réalisme magique apparaissent — des personnages marchant sur l’eau, un symbolisme chaussé de bottes —

le film perd brièvement son ambiguïté exquise et commence à souligner ses métaphores

comme un étudiant en littérature un peu nerveux.

Malgré cela, la plus grande réussite du film reste son refus d’anesthésier qui que ce soit.

Fjord ne s’intéresse pas aux héros.

Il s’intéresse aux systèmes, aux convictions, aux angles morts, et à cette possibilité terrifiante que l’amour lui-même soit devenu secondaire face à l’idéologie.

Les institutions se défendent.

Les familles se défendent.

Tout le monde affirme protéger les enfants tandis que les enfants eux-mêmes dérivent à travers le film comme des témoins oubliés dans une dispute morale entre adultes.

Le résultat ressemble à une collision entre Bergman, Haneke, Vinterberg et un manuel scandinave de protection de l’enfance oublié toute une nuit dans la neige.

Et c’est peut-être là la blague la plus cruelle de Mungiu : dans un monde obsédé par la tolérance, chacun reste absolument convaincu que seul l’autre camp est dangereux.

À la fin, Fjord laisse les spectateurs contempler le vide glacé du paysage nordique en se posant la plus vieille question du cinéma :

qui a réellement raison ici ?

Mungiu, naturellement, répond avec la seule chose plus inquiétante que la certitude :

le silence.
Barbisch
Barbisch

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2026
Superbe Palme d'Or. Mesurée, remarquablement interprétée, audacieuse à plusieurs endroits. Les 2 acteurs sont à contre-emploi. Les chauves n'auraient pas pu rêver meilleur ambassadeur que Sebastian Stan ;)
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