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Pierre842
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5,0
Publiée le 21 août 2026
La Palme d'or du Festival de Cannes est totalement mérité pour "Fjord".
C’était très prenant jusqu'à la dernière minute. Avec un sujet sensible sur la maltraitance des enfants par les parents. Mais qui sera d’une question de point de vue au niveau de l'éducation des enfants.
L’un des parents et de l'autre des services sociaux pour les enfants. On pouvait prendre le camp à la fois de l’un et de l'autre.
Le couple Renate Reinsve et Sébastian Stan était excellent, j’ai beaucoup apprécié les rôles de parents, qu'ils doivent faire face à des accusations de maltraitance.
Le tout dans un très beau décor/paysage Norvégien.
Froideur des paysages, froidure des gens. Cette bourgade enfoncée dans un fjord n’est pas un coin de paradis perdu dans le discret mais opulent Royaume de Norvège. Cristian Mungiu a le courage de montrer que l'excès de progressisme et de juridisme est l’inverse de la tolérance. Un scénario décapant qui nous oblige à une réflexion sur l’accueil, la diversité, et l'humanisme. Un constat d'échec du "vivre ensemble" basé sur la polarisation des cultures et leur refus respectif de pratiquer leur propre examen de conscience. A l’inverse de "anatomie d’une chute", le sujet n’est pas celui de la preuve car tous les faits sont visibles. Le sujet est plutôt de démontrer l'impossibilité de s'accorder sur l'interprétation des faits.
La palme d'or 2026 a récompensé un film "classique" qui, à défaut de transporter le spectateur, pourra l'intéresser. La confrontation entre deux modes d'éducation est présentée de façon presque ethnographique. Les Gheorghiu (père roumain, mère norvégienne) viennent de s'installer dans un petit bourg norvégien. Ils éduquent leurs enfants de façon stricte et pieuse, assez différemment de la majorité de leurs concitoyens. Quand la professeur de sport de l'école voit des bleus sur le cou de la fille aînée, elle pense immédiatement à de la maltraitance. La machine judiciaire est lancée.
spoiler: Mungiu prend le soin de ne pas choisir de camp.
Tout est montré de manière clinique, froide, faisant écho au paysage norvégien hivernal.
Aucun personnage n'est particulièrement sympathique.
L'émotion, du coup, ne vient pas, ce qui était peut-être l'intention de Mungiu.
Les conceptions d'un modèle d'éducation "correct" s'opposeront jusqu'au bout sans se comprendre ou se convaincre mutuellement.
C'est sûrement la force du film, de là à le récompenser d'une palme d'or....
Une famille roumaine arrive dans une communauté nichée au coeur de paysages scandinaves somptueux. Bien vite elle va faire l'amère constat du gouffre qui existe entre ses propres traditions d'éducation et celles du pays qui l'accueille. D'un côté, procès à charge contre l'église catholique, une fois de plus, de l'autre, une description sévère, froide et autoritaire de l'Aide à l'Enfance norvégienne. Film gras (le personnage du grand-père, la virée nocturne en canot à moteur, les ferrys, les plans appuyés sur une célèbre voiture électrique américaine, etc) et ennuyeux.
Grosse déception : le propos sur la tolérance/intolérance est passionnant, les plus intolérants n'étant pas forcément ceux auxquels on s'attend. Mais j'ai trouvé le film mal construit, avec un début trop rapide et par là même peu crédible et une suite qui s'étire et n'en finit pas pour se clore sur une scène finale assez ridicule. Au final un film pendant lequel je me suis copieusement ennuyée et une forte interrogation sur la justification de sa palme d'or
Je viens de voir Fjord, le film de Cristian Mungiu, et je peux vous dire que c’est un film exceptionnel, puissant, bouleversant. Il est filmé avec une rare intelligence, les lumières, les cadrages, la façon dont les acteurs et les actrices sont filmés, tout est d’une justesse incroyable. C’est même parfois violent, en tout cas c’est comme ça que je l’ai ressenti. Le casting est exceptionnel, chaque acteur est absolument parfait dans son rôle. J’ai été complètement prise dedans, happée du début à la fin, sans pouvoir en décrocher. C’est un film qui marque profondément. Franchement, allez le voir, vraiment.
un peu décevant pour une palme d'or, cependant très bon film qui permet de se poser de squestions, remettre en cause ses opinions certitudes et préjugés, et qui interrogé sur "qu'est ce qu'un nation progressiste?"
Un film troublant, qui questionne sur la morale, la religion, la politique... Le genre de film qui nous pousse dans nos retranchements, qui mène au débat et auquel on pense encore bien après la fin de la séance.
Fjord est un film contemplatif, intelligent, brillamment interprété… de ceux qui se digèrent longtemps après la séance. En confrontant une famille évangélique traditionnelle à une société libérale et progressiste, le risque était grand de sombrer dans un manichéisme caricatural. Cristian Mungiu choisit pourtant de présenter au spectateur des points de vue multiples, sans jamais lui dicter ce qu’il doit penser. Un pari réussi avec brio… on en ressort d’ailleurs assez dubitatif.
Fjord est aussi beau qu’il est dérangeant. Une vraie réussite !Cette palme d'or est une très belle surprise !
Fjord est un film contemplatif, intelligent, brillamment interprété... qui se digère longtemps après la séance. En faisait se confronter une famille traditionnelle évangélique et une société libérale progressiste, le risque était grand de sombrer dans un manichéisme caricatural. Cristian Mungiu fait le pari de présenter différents point de vue au spectateur sans lui dire quoi penser. Un pari réussi avec brio... Car on en sort, effectivement, dubitatif.
Fjord est aussi beau qu'il nous met dans une situation inconfortable. Une réussite !
Le jury du festival de Cannes aurait-il pris l’habitude de consacrer des films qui font la part belle à des procédures judiciaires suivies en tribunal ? Après nous avoir conduit dans la salle d’audience de la cour d’assise de Grenoble il y a trois ans avec « Anatomie d’une chute », la Palme d’Or nous entraîne cette année très au Nord de l’Europe, dans la salle d’audience réduite d’un tribunal ordinaire du grand nord norvégien. Le parallèle s’arrête toutefois là, même si les deux films ont également en commun d’être centrés autour de familles binationales : à la famille franco-allemande d’« Anatomie d’une chute » succède la famille roumano-norvégienne de « Fjord ». Mihai et Lisbet Gheorghiu forment un couple soudé, lui d’origine roumaine, elle de nationalité norvégienne. A la mort des parents de Mihai, ils décident de quitter la Roumanie pour rejoindre la Norvège et s’installent dans un village isolé au fond d’un fjord avec leurs cinq enfants. Malgré ce dépaysement complet, leur intégration se passe bien, Mihai trouve un emploi localement tandis que les enfants apprennent le norvégien à l’école du village et s’y font des amis. Elia, l’aînée des Gheorghiu se lie d’amitié avec Noora, la fille de leurs voisins Halberg, dont le père est le directeur de l’école. Mihai Gheorghiu reste néanmoins strict sur les valeurs qu’il souhaite inculquer à ses enfants. L’éducation qu’il leur transmet devient un sujet de questionnement au sein de leur communauté d’adoption le jour où des ecchymoses sont découvertes sur les épaules d’Elia. A partir de cette histoire loin d’être anodine, Christian Mungiu lance un certain nombre de pistes de réflexion sur des sujets sociétaux, qui font écho à l’actualité et qu’il laisse ouvertes jusqu’à la fin du film. La justice est-elle parfois trop inquisitoire, en particulier lorsqu’il s’agit d’enquêter sur l’éducation que des parents entendent donner à leurs enfants ? Ou au contraire doit-elle être davantage préventive afin de mieux alerter sur le risque de violences domestiques ? Christian Mungiu ne porte pas de jugement de valeur sur le fonctionnement de la justice dans un pays comme la Norvège qui a mis en place des mesures de protection de l’enfance des plus sophistiquées. Il ne cherche pas non plus à définir un point d’équilibre avec d’autres modèles en place ailleurs. En revanche il dénonce clairement les excès d’un système où un tribunal ordinaire a la possibilité d’ordonner le placement d’enfants dans des familles d’accueil quel que soit leur âge, y compris lorsqu’il s’agit de nourrissons arrachés du sein maternel pour une durée indéterminée. Mihai Gheorghiu a beau expliquer les valeurs auxquelles il croit lors de son audience au tribunal, ses origines roumaines et son attachement à la religion orthodoxe, il reste inaudible pour le juge. Tous les citoyens sont censés être égaux devant la loi, mais en tant qu’étranger, même marié à une locale, n’est-il pas devenu une source de suspicion supplémentaire voire la proie facile d’un tribunal du grand nord norvégien qui doit pouvoir justifier de son existence ? Y a-t-il acharnement envers Mihai Gheorghiu parce qu’il n’est pas citoyen norvégien et qu’il invoque naïvement au début de la procédure, la justice roumaine qui serait moins intrusive ? On serait en droit d’attendre d’un pays comme la Norvège et de son modèle de société progressiste qu’il défende ses minorités quelles qu’elles soient et leur fasse découvrir les valeurs qu’il considère comme justes plutôt que de les imposer de manière abrupte. Si Christian Mingiu explore en profondeur le sujet des différences culturelles, il ne les montre pas comme un frein à une intégration harmonieuse. Bien au contraire. Il insiste, en revanche, sur la manière dont elles se reflètent dans l’éducation que les parents apportent à leurs enfants. A l’éducation libérale de la famille Halsberg, il oppose le traditionalisme de la famille Gheorghiu, pieuse et paternaliste. A travers cette opposition, il nous fait comprendre le rôle que joue la religion orthodoxe et son emprise sur la société dans un pays qui en a fait sa boussole au sortir du communisme à la différence des pays d’Europe du Nord où s’observe une baisse régulière de la pratique religieuse depuis plusieurs décennies. La mobilisation de la communauté orthodoxe roumaine de Norvège sera d’ailleurs la seule bouée de sauvetage de Mihai Gheorghiu face à la sévérité de la décision rendue par la justice à son encontre. Cet ensemble de questions sociétales que Christian Mungiu pose tout au long des 2 h 30 de son nouvel opus font de « Fjord » un film carrefour de sa carrière. Un film où se recoupent des thématiques qu’il abordait dans ses précédents longs métrages : la religion (« Au-delà des collines »), l’éducation (« Baccalauréat »), l’intégration (« . »). Le cinéaste roumain persiste dans ses sujets de prédilection, mais change de décor. Pour une première loin de ses bases, il s’appuie sur une équipe technique solide et des comédiens qui jouent juste, notamment Renate Reinsve, icône du cinéma norvégien, dans le rôle de Lisbet Gheorghiu. Il profite de cet endroit reculé du grand Nord pour nous offrir nombre de plans fixes mémorables sur ces maisons en bois au bord de l’eau ou sur ces montagnes massives qui surplombent le fjord. Des plans qui sont tous baignés d’une lumière incroyable. Une esthétique remarquable au service d’un récit qui entretient l’ambiguïté et alimente notre réflexion pendant de longs moments.
Une œuvre profondément stimulante, portée par une mise en scène d’une grande sobriété et des interprètes d’une remarquable justesse. J’ai particulièrement apprécié la manière dont le film confronte famille, éducation, religion et institutions sans simplisme. Une réflexion nuancée, parfois inconfortable, dont la force tient précisément à son caractère aporétique.
Film basé sur une histoire vraie. Un couple roumain-norvegien arrive dans une petite ville de Norvège. Ils sont pieux et rigoureux avec 5 enfants, perdus dans une campagne, très belle, mais quand même hostile. Suite à une plainte de l'école, due à des bleus sur le corps de l'ainée, les services sociaux et la justice se sont acharnés sur la famille. Les discours sont plats, il n'y a pas d'émotion, et c'est lent. Les parents ont des difficultés à se défendre. Différences culturelles ? Film qui m'a agacée, je ne comprends pas la Palme d'Or
La palme d'or des intellos encore une fois . Meme si ca fait pas de mal c'est encephalogramme plat d'un bout a l'autre sir un sujet pourtant brillamment traité.
Excellent film sur un fait de société qui s’est produit en Norvège en 2015. Le film est choquant de voir l’état se mêler de l’éducation des enfants par une famille très rigoriste orthodoxe. La Norvège un pays soi-disant civilisé ultra progressiste fait enlever aux parents leurs enfants car ils ont reçu une gifle. J ose même pas imaginer une famille de salafistes musulmans avec 7 ou 8 enfants.