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Candice L
56 abonnés
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4,5
Publiée le 17 juin 2026
Captivant. Une plongée dans le système de protection de l'enfance des pays nordiques. On se prend à douter de la bonne foi de chacun. Ambiance nordique garantie et acteurs excellents.
Si tous les téléfilms d’Arte é avaient cette facture, tant du point de vue de l’écriture que du jeu, ce serait sans doute merveilleux ! Une petite palme, en somme. On pense parfois à Anatomie par certains fils qui se tendent et se nouent mais rapidement, les points de vues extérieurs l’emportent sur l’intériorité. Alors on ne s’attache pas vraiment, simple spectateurs d’un théâtre d’ombres. Ca reste quand même le haut du panier de l’édition 2026 du Festival de Cannes. A voir au moins pour faire le point avec la Croisette !
Une Palme d'or intelligente qui aborde un sujet novateur, particulièrement bien taillé pour le grand écran. On se laisse facilement emporter par ce drame familial, plongée au cœur d'un décor aussi beau qu'inconfortable, où l'on peine à trouver sa place.
Découverte en avant-première chez UGC de Fjord, la nouvelle Palme d'Or 2026 réalisée par Cristian Mungiu, qui nous plonge dans la nouvelle vie d'une famille roumano-norvégienne très religieuse qui vient de s'installer dans un village isolé de Norvè bascule lorsque l'école remarque des ecchymoses sur la fille aînée. spoiler: Les services sociaux retirent alors immédiatement la garde des enfants à leurs parents, déclenchant une longue bataille judiciaire et administrative . La grande force du film est d'éviter tout jugement hâtif. Là où l'on pourrait rapidement se forger une opinion tranchée, le réalisateur choisit au contraire de mettre en scène une confrontation juridique complexe et nuancée, laissant constamment planer le doute entre la bonne foi des parents et la logique des institutions. Il nous invite ainsi à construire notre propre réflexion sur cette affaire. Les acteurs incarnent leurs personnages avec une grande justesse et parviennent à maintenir une tension permanente du début à la fin. Malgré quelques longueurs, le scénario se révèle particulièrement intelligent et continue d'interroger le spectateur jusqu'à la dernière scène. Fjord est un drame puissant, réaliste et captivant, que je ne peux que recommander d'aller voir qui suscite autant l'émotion que la réflexion.
Quelles sont les deux montagnes qui se font face dans ce fjord norvégien ? D’un côté, l’intégrisme religieux d’une famille roumaine immigrée, et de l’autre, la communauté d’un village norvégien, incarnation d’un État parmi les plus progressistes au monde, convaincu de son pouvoir d’intégration. Mais lorsque cette même institution cherche à protéger les enfants à la suite d’une suspicion de violence, les deux mondes et leurs valeurs incompatibles font face à leurs hypocrisies respectives.
Mungiu choisit de nous désaxer volontairement des enfants, pourtant au cœur du sujet. On finit par se désintéresser de leurs émotions et de leurs états d’âme, alors que ce sont eux qui naviguent littéralement dans ce fjord. C’est bien chez eux que s’opèrent les transformations les plus importantes : un cadre pour l’adolescente turbulente, davantage de liberté pour ceux qui en sont privés.
Son point de vue divisera, puisqu’il épouse largement celui de la famille roumaine. Mais son constat final est sans appel : alors qu’une justice impartiale semble amener vers le compromis, certaines lignes semblent infranchissables pour la religion.
spoiler: SPOILER : Lorsque le père Gheorgiu (Sebastian Stan) découvre les sentiments amoureux de sa fille envers son amie Noora sur leur terrasse, il prendra la décision immédiate de fuir le pays. Cette histoire parallèle pourrait même expliquer les bleus injustifiables car possiblement causer par une querelle amoureuse entre les adolescentes (une ancienne petite amie très virulente, que l’on ne verra plus du tout ensuite)
Fjord du Roumain Cristian Mungiu n’est pas une grande Palme d’Or. Je déteste la polémique créée par ceux - tels certains critiques du Masque et La Plume - qui veulent vérifier que le pédigrée du réalisateur est impeccable et se disent mal à l’aise avec le fait qu’il n’ait pas choisi son camp (ce qui en fait obligatoirement un coupable). Le sujet ? L’intégration pour le moins difficile d’une famille roumaine catho tradi (par le père) dans la Norvège d’aujourd’hui, son système d’alerte implacable des services sociaux, la présumée maltraitance de leurs enfants, le père n’ayant l’impression que de faire montre de fermeté dans leur éducation.
Magnifique film, bien que dur et désespérant. on passe le début du film à se demander où veut nous emmener le realisateur, ou est la vérité et qui sont les salauds, avant - après des multiples allers retours - d’abandonner et d’accepter que tout le monde en prend pour son grade dans le film. Ce n’est pas facile de fait un portrait aussi noir de l’humanité en si peu de temps. La palme d’or est bien méritée !
Je l’ai Vu à UGC La Défense dimanche dernier. J’ai bien aimé l’angle dont le réalisateur a raconté l’histoire. Le sujet traité par le film est complexe et délicat, ce qu’on voit pas beaucoup dans les autres films.
Pas forcément une palme d’or pour moi. Cependant Mungiu gère l’ambiguïté à la perfection avec des légers airs, bien moins maîtrisés, d’ANATOMIE D’UNE CHUTE.
On pourra reprocher à Mungiu de choisir d’opposer, en force, deux visions caricaturales, mais ce choix n’empêche pas des réflexions plus subtiles au travers d’un récit habilement construit
Le film raconte comment un couple roumain-norvégien, catholique très pratiquant, est accusé de frapper ses enfants. Il fait l’apologie de la maltraitance, sur le mode « on a bien le droit de faire ce qu’on veut si on pense que c’est pour leur bien », ou encore « c’est culturel ».Le point de vue du film est franchement réactionnaire. J’avais aimé d’autres films de Mungiu (4 semaines…, Baccalauréat) mais là j’ai trouvé ce long film ennuyeux et sans grâce, et surtout vraiment contestable sur le fond. Je ne comprends vraiment pas qu’il ait obtenu la Palme d’or.