3476 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
407 critiques spectateurs
5
60 critiques
4
195 critiques
3
98 critiques
2
34 critiques
1
13 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
GARAL
12 abonnés
66 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 24 août 2026
Palme d'or méritée pour moi. Réalisation, jeu des comédiens, tout y est, même la polémique qui accompagne sa sortie. Le contraste entre les paysages faits de faliasies abrupteset d'eau froide avec les intérieurs chauds où on propose des gateaux avc le café même quand la situation se tend est une parabole de ce qui se trame dans les esprits..Le film part de la carte postale idyliique de la Norvèg et voit se gripper progressivement toutes les interactions humaines dans la petite ville. C'est un classique au cinéma : la situation filmée au début va forcément évoluer voire s'inverser pour éventuellement revenir à un apaisement ou pas ... Alors pourquoi tant de réactions négatives envers ce film qui reprend les codes habituels du cinéma ? Cela tient, je crois, à la nature des protagonistes du film. Protagonistes envers lesquels, contrairement à ce que j'ai entendu ou lu, le réalisateur ne penche pas plus d'un coté que de l'autre. Si l'acharnement de l'Aide à l'enfance est mis en avant, (et comme il a été souligné dans le film, il ne s'agit pas de l'Etat mais d'une agence indépendante) le mécanisme de récupération politique par les mouvements d'extrême droite est aussi bien dépeint.. Et il peut être utile de le décortiquer pour désamorcer des situations semblables à l'avenir. Les 2 personnages masculins ne sont pas traités de manière plus flatteuse l'un que l'autre (le directeur de l'école ou le père évangéliste ne veulent pas faire de concessions car ce serait se déjuger et reconnaitre leurs erreurs ou leur aveuglement. La manière de plaider des avocates a été un point de questionnement pour moi. Je ne sais pas si cela correspond à une réalité dans les tribunaux norvégiens. Aucune confrontation directe ni proise à partie n'étant tolérés, les interventions de l'avocate ne peuvent qu'accepter la situation pour in fine laisser infuser des interrogations. Le jugement opère un petit peu éroutant !
Film sensible et bouleversant qui questionne chacun d'entre nous sur l'enfant qu'il a été, le parent qu'il est, la famille qu'il a eu. Il confronte aussi des approches différentes des méthodes éducatives selon les cultures. Ici, une famille d'origine roumaine, installée en Norvège, très pieuse va plonger dans la tourmente d'accusations de maltraitance. Le réalisateur met également en exergue les problématiques d'accueil et d'intégration des étrangers qui doivent se fondre dans une société sans pour autant renoncer à leurs traditions : vaste débat... Une belle palme d'or.
film très équilibré sur la tolérance, la laïcité, la famille. Deux modes de vie opposés, presque à l’extrême, entre Roumanie croyante et Norvège cartésienne. Source d’un drame, rendu intéressant à l’extrême. Regard équilibré entre ces deux mondes, qui sont pas loin de pouvoir cohabiter harmonieusement, mais dont certains fondements sociétaux créés un gouffre ou plutôt un fjord ! Le film est très bien construit. Il prend son temps mais sait nous happer dès le début et nous installe dans un long suspens, où la vie de chacun des personnages prend de l’importance à nos yeux. La réalisation est très bonne. Les lieux sont multiples, tant intérieurs qu’extérieurs. C’est maîtrisé et crédible partout. Et c’est beau la Norvège. Bon, ce n’est pas un film qui fait rêver, mais c’est riche, c’est fin, c’est captivant
Fjord apparaît comme un film important de part les thèmes forts qu'ils traitent. Violence familiale, institutionnelle, opposition culturelle, place de la réligion et intolérance religieuse : le film a le mérite de nuancer son propos même si le point de vue du réalisateur demeure visible et au final sans doute un peu conservateur. La mise en scène aussi glaciale que les paysages de Norvège où se déroule le film crée une atmosphère austère au point que certaines scènes frisent la caricature d'un certain cinéma d'auteur. On peut aussi regretter l'absence de la parole des enfants qui apparaissent comme des personnages fantômatiques, ce qui crée une certaine distance, sans doute voulue, par le cinéaste. Au final, Fjord est un film qui soulève des questions intéressantes et qui refuse d'apporter de véritables réponses. Mais le film n'est pas toujours convaincant dans sa démonstration, la faute peut-être aussi à des personnages un peu trop figés et pour lesquels il est difficile d'avoir beaucoup d'empathie.
Très bon film qui décrit les dérives de l’Aide à l’enfance en Norvège, déjà critiqués par la presse internationale À quand un film sur les dérives toutes aussi effrayantes de l’Aide à l’enfance en France?
2 familles différentes en Norvège . 1 famille Roumanie norvégienne éducation catho intégriste qui élèvent ses enfants de manière rigide , voire plus , à l'école on découvre des bleus sur le dos de la jeune fille . Les 5 enfants seront placés et avt le 2 eme procès la famille se sauve pour ne pas perdre leurs enfants à nouveau ......
2h36??? Aucune émotions . Aucun attachement , aucune réflexion , à part quand est ce que ça se termine ? …je ne saurais donner mon avis concernant les critères de choix et ce dont voulais nous faire passer le réalisateur . J’ai même capté totalement l’état d’impuissance et spectateur dans lequel il a voulu nous mettre . Mais l’histoire clairement insipide et sans réelle ossature est tout simplement un récit sans vraie situation totalement vide . Même si le réalisateur ne voulais pas que L’on s’identifie , le récit est quand même inutile mal amené et non transcendant . Je me suis ennuyée ferme et n’ai ressenti aucune empathie .
Je ressors dubitatif de ce très long pensum. Parce que l'histoire aurait pu donner lieu à un film, alors que c'est un profond ennui qui entoure une mise en scène molle et sans nuance. Des adolescents caricaturés, un service d'aide à l'enfance caricaturé et des évangélistes caricaturés. Aucune sensibilité, aucune finesse. Des très longs plans-séquence d'une pauvreté cinématographique affligeante. Ce film distille l'ennui et la médiocrité d'un mauvais téléfilm. A des années-lumières de Bergman qui savait par son cinéma mettre à nu l'hypocrisie de la société scandinave. 2h30 mn pour ça...
Palme d’or du Festival de Cannes 2026, FJORD de Cristian Mungiu avait tout pour intriguer. Mais malheureusement, derrière cette récompense prestigieuse, je n’ai trouvé qu’un film terriblement long… et surtout terriblement vide.
2h26. Et pendant 2h26, j’ai attendu qu’il se passe quelque chose. Le problème, ce n’est pas qu’un film prenne son temps : c’est ce qu’il fait de ce temps. Ici, j’ai eu l’impression de regarder une histoire qui refuse constamment d’avancer.
Le casting n’arrange malheureusement rien. L’acting est d’une monotonie assez impressionnante. Les personnages manquent de relief, les échanges manquent d’énergie et l’ensemble donne une sensation de froideur permanente. Je comprends parfaitement qu’un réalisateur puisse rechercher une certaine sobriété, mais ici, cette sobriété finit par devenir de l’ennui.
Et surtout… c’est vide.
Vide dans son rythme, vide dans son émotion, vide dans ce que le film cherche réellement à raconter. À plusieurs reprises, je me suis demandé si j’étais simplement en train d’attendre que le film commence réellement.
Alors oui, FJORD est la Palme d’or 2026. Mais personnellement, je ne comprends absolument pas ce qui a pu provoquer un tel enthousiasme.
Une Palme d’or qui, pour moi, ressemble surtout à 2h26 de vide.
Film basé sur une histoire vraie. Un couple roumain-norvegien arrive dans une petite ville de Norvège. Ils sont pieux et rigoureux avec 5 enfants, perdus dans une campagne, très belle, mais quand même hostile. Suite à une plainte de l'école, due à des bleus sur le corps de l'ainée, les services sociaux et la justice se sont acharnés sur la famille. Les discours sont plats, il n'y a pas d'émotion, et c'est lent. Les parents ont des difficultés à se défendre. Différences culturelles ? Film qui m'a agacée, je ne comprends pas la Palme d'Or
Ce qui m'a dérangé c'est le côté implacable d'une logique qui entraîne, en l'occurrence une famille, dans un système judiciaire dont personne pourrait jurer qu'il en sortirait indemne. J'ai retrouvé le même jusqu-au-boutisme que dans 'the Square'. C'est quand même un film à voir. Mérite-t-il la palme d'or pour autant ?
Comment éduquer au mieux nos enfants dans notre société contemporaine ? C'est la question essentielle posée par le film. A defaut d'y apporter une réponse, le réalisateur roumain Christian Mingiu aborde , avec une mise en scène dépouillée et efficace, les problèmes liés à cette question que rencontre une famille roumaine installée en Norvège. Le film, tourné dans la beauté froide des paysages norvégiens, est porté par le jeu subtil et précis de la comédienne et du comédien principaux. Respectivement Renate Reinsve, vue dans le très bon film récent, 'valeur sentimentale ' , oscar du meilleur film étranger et Sébastien Stan qui joue le rôle de Trump dans ' the apprentice ' Et grâce à son scénaro hablle, le film nous captive jusqu’au procès et au rebondissement final. Pour résumer, une palme qu'il serait dommage de ne pas voir ( cela n'a pas toujours été le cas, en commençant par celle de 2024 ! )
Un film qui malmène nos convictions. Du quel côté est la violence ? Du côté du cocon familial, de la religion, des valeurs démocratiques ou de l'institution ? Sans doute un peu partout mais avant tout dans le choc des cultures. Un film âpre mais tellement audacieux et intelligent. Seules les premières minutes du film m'ont parues longues et fades. Pour moi c'est dans la veine d'anatomie d'une chute en moins agréable mais en bien plus fort encore et en bien plus large.
Très intéressant film de Cristian Mungiu , lauréat de la Palme d’Or du Festival de Cannes 2026 sa seconde après "4 mois, 3 semaines, 2 jours" en en 2007 , qui exploite là au maximum l'ambiguïté car au fond il n’y a ni bons ni méchants et oblige le spectateur à s'interroger sur l'acte de croire et sera seul juge in fine puisque lui ne prends pas parti en prenant le soin d'éviter tout manichéisme . Sebastian Stan , acteur de mon avis trop sous-côté , et Renate Reinsve sont exceptionnels dans leurs rôles de parents malmenés .