Fjord
Note moyenne
4,0
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407 critiques spectateurs

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60 critiques
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195 critiques
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98 critiques
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34 critiques
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13 critiques
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7 critiques
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Ju-s
Ju-s

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2026
Magnifique film, bien que dur et désespérant. on passe le début du film à se demander où veut nous emmener le realisateur, ou est la vérité et qui sont les salauds, avant - après des multiples allers retours - d’abandonner et d’accepter que tout le monde en prend pour son grade dans le film. Ce n’est pas facile de fait un portrait aussi noir de l’humanité en si peu de temps. La palme d’or est bien méritée !
Maemae
Maemae

10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2026
Je l’ai Vu à UGC La Défense dimanche dernier. J’ai bien aimé l’angle dont le réalisateur a raconté l’histoire. Le sujet traité par le film est complexe et délicat, ce qu’on voit pas beaucoup dans les autres films.
Cber
Cber

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2026
Pas forcément une palme d’or pour moi. Cependant Mungiu gère l’ambiguïté à la perfection avec des légers airs, bien moins maîtrisés, d’ANATOMIE D’UNE CHUTE.
Chris G
Chris G

43 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2026
On pourra reprocher à Mungiu de choisir d’opposer, en force, deux visions caricaturales, mais ce choix n’empêche pas des réflexions plus subtiles au travers d’un récit habilement construit
bilbao2
bilbao2

1 abonné 242 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2026
Excellent film qui réussit à créer un malaise profond en nous plaçant dans une zone grise où personne n’a totalement tort, ni totalement raison.
Barbamama
Barbamama

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 mai 2026
Le film raconte comment un couple roumain-norvégien, catholique très pratiquant, est accusé de frapper ses enfants. Il fait l’apologie de la maltraitance, sur le mode « on a bien le droit de faire ce qu’on veut si on pense que c’est pour leur bien », ou encore « c’est culturel ».Le point de vue du film est franchement réactionnaire. J’avais aimé d’autres films de Mungiu (4 semaines…, Baccalauréat) mais là j’ai trouvé ce long film ennuyeux et sans grâce, et surtout vraiment contestable sur le fond. Je ne comprends vraiment pas qu’il ait obtenu la Palme d’or.
Terii Gilbert
Terii Gilbert

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2026
Vu lors au festival de Cannes.

Un bon film qui fait réfléchir sur différents sujets comme : la loi, la morale, l'éducation, la tolérance, les mœurs (entre autres).
lorbous
lorbous

3 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2026
C'est un film qui ne plaira pas à tout le monde: il est troublant, parfois dérangeant . Mais c'est là la force de ce film au scénario profond.
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2026
Implacable.
Dans son propos qui voit se confronter et être hiérarchisées des valeurs et croyances différentes, et le fonctionnement d'un système qui entend défendre sa vision des choses.
Dans sa mise en scène au cordeau, travaillée jusqu'à l'os, il n'y a rien en trop.
Dans les émotions que le film provoque.
Un film qui questionne et qui nous laisse juger.
Auré
Auré

33 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2026
j'ai eu l'occasion de voir en avant première cette nouvelle palme d'or de 2026. C'est un grand film, que j'ai bcp aimé. Le réalisateur décrit, sans prendre parti, le procès donné aux convictions religieuses. A voir
Giu Ghica
Giu Ghica

2 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2026
Cristian Mungiu débarque en Norvège comme un homme traînant un coffret Bergman à travers une tempête de neige: Fjord s’ouvre exactement comme si le ciel lui-même avait été condamné par un tribunal luthérien.

Un panorama montagneux désolé domine le fjord norvégien tel un tableau de Caspar David Friedrich après trois mois d’antidépresseurs et de bureaucratie étatique.

Tout est bleu, gris, gelé, moralement contrôlé.

Même les nuages donnent l’impression qu’ils pourraient vous dénoncer aux services sociaux.

La famille Gheorghiu — sept Roumains exportés dans le silence scandinave — pénètre dans cette carte postale nordique immaculée pour découvrir que le paradis, vu de près, ressemble surtout à un showroom IKEA supervisé par Kafka.

Mihai, interprété par Sebastian Stan avec la gravité épuisée d’un homme qui n’a plus souri depuis la chute de Ceaușescu,

et Lisbet, incarnée par Renate Reinsve avec la fragilité spirituelle d’une porcelaine fissurée,

élèvent leurs enfants sous une discipline évangélique stricte,

tout en étant entourés d’un libéralisme progressiste norvégien si poli qu’il pourrait vous euthanasier dans un murmure.

Le film entier donne l’impression qu’Ingmar Bergman réalise un épisode de Law & Order: Fjord Unit.

Mungiu reconstitue la célèbre affaire Bodnariu — cet immense brasier médiatique international où le conservatisme roumain et le sécularisme scandinave se sont affrontés en public comme deux philosophes piégés dans une section commentaires Facebook.

Une famille perd ses enfants après des accusations de violences éducatives, mais sous le langage officiel se cache quelque chose de plus trouble.

Pas seulement un malaise face à la punition physique, mais un malaise face à la foi elle-même.

La Norvège y voit du fanatisme.

La Roumanie y voit de la persécution.

Twitter y voit du contenu.

Le génie de Fjord, c’est que Mungiu refuse de tendre le micro moral à qui que ce soit.

Chaque idéologie révèle progressivement sa propre forme d’absolutisme chaussé de souliers raisonnables.

Les pentecôtistes ont leur dogme.

Les progressistes ont leur dogme.

Les institutions ont leur dogme plastifié dans des classeurs administratifs.

Tout le monde parle le langage de la compassion en Cinémascope 4K.

Le film devient moins un drame judiciaire qu’une autopsie de la tolérance elle-même.

À quel point sommes-nous réellement tolérants lorsqu’une personne croit à la mauvaise chose avec le mauvais ton de voix ?

À partir de quand l’amour parental devient-il une pièce à conviction ?

Et surtout : les Européens sont-ils capables de discuter de l’éducation des enfants sans rejouer accidentellement la Guerre de Trente Ans ?

Visuellement, le DOP Tudor Panduru filme la Norvège comme si la nature elle-même souffrait de dépression clinique.

Les fjords traversent l’écran avec la majesté glaciale d’un économiseur d’écran signé Tarkovski.

Les intérieurs rayonnent du beige de l’existentialisme scandinave — chaque pièce semble décorée par des gens qui classent leurs traumatismes par ordre alphabétique.

La caméra de Panduru observe la famille à une distance morale et glacée, comme si l’objectif lui-même hésitait entre les prendre dans ses bras ou les blamer.

Pendant ce temps, Sebastian Stan joue comme un homme essayant de comprimer un tremblement de terre dans une posture humaine.

Son Mihai parle à peine ; il se fossilise.

La colère se minéralise sous sa peau jusqu’à lui donner l’apparence d’une icône orthodoxe sculptée dans le ressentiment.

Face à lui, Renate Reinsve livre une douleur si retenue qu’elle en devient presque illégale.

Une scène devant la maison familiale — un effondrement après la séparation d’avec ses enfants — frappe avec la puissance de Dreyer traversée par le réalisme social.

C’est dévastateur précisément parce que personne ne hurle comme à Hollywood. Ces gens souffrent comme les Scandinaves font la queue : silencieusement, efficacement, et avec d’excellents manteaux.

Puis entre en scène la bureaucratie.

L’assistante sociale interprétée par Ellen Dorrit Petersen glisse dans les scènes avec la chaleur humaine d’un mail automatique des impôts,

tandis que le procureur joué par Christian Rubeck interroge la famille comme un chirurgien retirant des organes à un patient encore conscient.

Tout le monde est calme.

Tout le monde est articulé.

Tout le monde est terrifiant.

Et pourtant, Mungiu sabote constamment toute lecture tribale trop facile.

Au moment même où les progressistes laïcs commencent à ressembler à des antagonistes sortis d’une satire de Ruben Östlund, il nous rappelle que la certitude religieuse peut elle aussi muter en théâtre autoritaire.

Le film retire sans cesse le tapis sous le confort idéologique du spectateur,

comme si Michael Haneke était caché sous les meubles en attendant de vous renverser votre espresso des mains.

Tout n’est pourtant pas parfaitement réussi.

La partie centrale s’égare dans des intrigues secondaires avec l’énergie distraite d’une série prestige essayant de remplir son huitième épisode.

Une sous-intrigue romantique adolescente semble surgir d’un autre film. Soudain, nous voilà coincés dans une version nordique de Euphoria pendant dix minutes avant que le tribunal ne nous rappelle à l’ordre.

Et lorsque des touches de réalisme magique apparaissent — des personnages marchant sur l’eau, un symbolisme chaussé de bottes —

le film perd brièvement son ambiguïté exquise et commence à souligner ses métaphores

comme un étudiant en littérature un peu nerveux.

Malgré cela, la plus grande réussite du film reste son refus d’anesthésier qui que ce soit.

Fjord ne s’intéresse pas aux héros.

Il s’intéresse aux systèmes, aux convictions, aux angles morts, et à cette possibilité terrifiante que l’amour lui-même soit devenu secondaire face à l’idéologie.

Les institutions se défendent.

Les familles se défendent.

Tout le monde affirme protéger les enfants tandis que les enfants eux-mêmes dérivent à travers le film comme des témoins oubliés dans une dispute morale entre adultes.

Le résultat ressemble à une collision entre Bergman, Haneke, Vinterberg et un manuel scandinave de protection de l’enfance oublié toute une nuit dans la neige.

Et c’est peut-être là la blague la plus cruelle de Mungiu : dans un monde obsédé par la tolérance, chacun reste absolument convaincu que seul l’autre camp est dangereux.

À la fin, Fjord laisse les spectateurs contempler le vide glacé du paysage nordique en se posant la plus vieille question du cinéma :

qui a réellement raison ici ?

Mungiu, naturellement, répond avec la seule chose plus inquiétante que la certitude :

le silence.
LLDS76
LLDS76

35 abonnés 39 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2026
Vu au festival de cannes en séance de gala. Quel film ! Mon dieu c’est le meilleur que j’ai vu à cannes et de loin ! L’histoire raconte la complexité de vivre en communauté avec nos différences. C’est juste chaque personnage est profondément crédible et touchant. Merci Mungiu !
Guillaume LR
Guillaume LR

46 abonnés 168 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2026
Vu au festival de Cannes 2026.
Une famille chrétienne très traditionnelle se retrouve confrontée à la justice norvégienne suite à des suspicions de maltraitance sur les enfants. On suit alors le tourment dans laquelle cette famille va se retrouver.
Christian Mungiu traite des rigidités de l'aide à l'enfance de ce hameau situé dans un décor paradisiaque. Les cadres et la photo dans son ensemble sont à la hauteur du lieu et Mungiu propose à nouveau ses plans-séquence fixes mais d'une manière mieux dosée selon moi que dans son précédent film .
Si on peut se demander un moment si le réalisateur a un parti pris discutable, il semble qu'avec sa fin il apporte plus de nuances que prévu sur ses intentions. Le père de famille ne fuit pas seulement le danger que représente cette société, il fuit aussi ce que pourrait devenir sa fille... Et bien heureusement, il eut été dommage que Mungiu se cantonne à présenter l'aide à l'enfance norvégienne comme dangereuse.
Lélé13
Lélé13

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2026
Film vu au festival de Cannes. Il commence bien, on entre dans l’histoire, mais le milieu nous essouffle un peu et je trouve qu’il fait 1 heure de trop. Cependant, images sublimes pour les amateurs !
Melvin RICHER
Melvin RICHER

35 abonnés 204 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2026
Wow ! Que ce soit le sujet du film, de la maltraitance d’enfant et des différences de culture et de vision entre une famille traditionnelle et une famille progressiste évoluant dans un cadre sociale où prôner la liberté et la compréhension des autres est inée et « normale ». Je trouve que ce sujet est ici très bien aborder avec beaucoup de justesse et de nuance. Les acteurs (en particulier les parents) créer vraiment une distance avec le spectateur, ce sont les « monsieurs tout le monde » on semble comme l’avocate, les faire confiance et éprouver de la peine et de la pleure et de la méfiance. 
Le décors avec le village en Norvège dans la neige créant encore plus une dimension de pureté avec beaucoup de couleur blanche accentuant les discours religieux, mais aussi des zones esthétiquement sombre, nous rappelant la seconde face du discours ! J’ai beaucoup aimé la balance de propose et de couleurs dans ce film, qui à mon humble avis risque de remporter la palme d’or car c’est vraiment un film « type » de film comme l’abandon qui a de grand chance de remporter la palme d’or, qui ressemble sur la conception à la forme des derniers palmes d’ors
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