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LaureS
21 abonnés
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2,5
Publiée le 21 août 2026
Grosse déception : le propos sur la tolérance/intolérance est passionnant, les plus intolérants n'étant pas forcément ceux auxquels on s'attend. Mais j'ai trouvé le film mal construit, avec un début trop rapide et par là même peu crédible et une suite qui s'étire et n'en finit pas pour se clore sur une scène finale assez ridicule. Au final un film pendant lequel je me suis copieusement ennuyée et une forte interrogation sur la justification de sa palme d'or
Très bon film. La famille conservatrice efface à un mur infranchissable, afin de retrouver ses enfants. L’administration norvégienne et implacable et sur ses droits. Qui a raison qui a tort. C’est la question que pose le réalisateur. Les acteurs sont prodigieux et les Paysage incroyables. 
N’ayez pas peur de la longueur du film et acceptez de vous laisser emporter par cette intrigue familiale qui vous emmènera dans vos retranchements. Je préfère pas trop en dire sur le film qui vaut le coup d’être découvert sans en savoir plus.
Cristian Mungiu, grand explorateur des zones grises, nous convie cette fois pour un voyage qui met en lumière nos angles morts. En dépit de l'apparente froideur du dispositif, le parti pris oriente le regard du spectateur à plaindre les parents Gheorghiu, un couple roumano-norvégien séparé de ses enfants après un signalement à l'Aide à l'Enfance. Il est tout à fait légitime de questionner le choix de reléguer les enfants, par exemple, alors qu'il aurait offert un contrepoint idéal. En l'occurence, il y a ici deux camps, et c'est un peu dommage. Cela étant posé, Mungiu a l'intelligence de mettre les pieds dans le plat et d'inviter à la réflexion et au dialogue face à des questions qu'on appréhende aussi bien ici qu'en Norvège. Quelle type d'éducation est acceptable ou répréhensible dans la société ? Où fixer la ligne jaune entre le rigorisme religieux et la maltraitance ? Jusqu'à quel point l'état peut s'immiscer dans la famille pour trancher ? À quel moment la protection d'un modèle frise t-elle avec l'intolérance ? Ce ne sont que les plus flagrantes, mais passionnantes problématiques avec laquelle nos esprits vont devoir travailler. Qui a dit que l'expérience du la salle était un "plaisir passif" ? Le résultat aurait été probablement plus fort en accordant plus de place à la conduite du patriarche (Sebastien Stan, excellent), car le film se polarise sur la mère courage et résiliente incarnée à merveille par Renate Reinsve. Sans occulter les points sensibles (ils sont subtilement essaimés, parfois par de simples regards derrière une baie vitrée), ils auraient pu être approfondis pour équilibrer un peu plus le propos qui, en lui-même, a déjà suffisamment de résonance pour inviter les gens à échanger, ce qui est un premier pas. Et le cinéma, ça sert aussi (surtout ?) à ça.
Film extraordinairement construit, précis dans son découpage, son rythme et son montage, c'est bien simple les 2h30 ou presque passent très vite, les acteurs sont parfaits et respirent une telle vérité et une humanité qu'il est difficile de choisir un camp . il y a tant de niveaux de lectures à l'intérieur de ce chef d'œuvre qu'il en est passionnant de bout en boutspoiler: . Des concepts d'éducation qui s'opposent, parfois exposés de manière trop manichéenne (voir le côté brutal et à charge du cadre juridique norvégien vs le prosélytisme religieux supposé violent qui s'y opposerait) et jusqu'à un dénouement particulièrement déchirant et douloureux. une palme d'or amplement méritée.
Une famille qui n’est pas dans la « norme » broyée par les fonctionnaires d’une administration kafkaïenne sur des soupçons de ne pas être justement dans la « bien pensance ». Fascinant et effrayant à la fois. Très intéressant.
Froideur des paysages, froidure des gens. Cette bourgade enfoncée dans un fjord n’est pas un coin de paradis perdu dans le discret mais opulent Royaume de Norvège. Cristian Mungiu a le courage de montrer que l'excès de progressisme et de juridisme est l’inverse de la tolérance. Un scénario décapant qui nous oblige à une réflexion sur l’accueil, la diversité, et l'humanisme. Un constat d'échec du "vivre ensemble" basé sur la polarisation des cultures et leur refus respectif de pratiquer leur propre examen de conscience. A l’inverse de "anatomie d’une chute", le sujet n’est pas celui de la preuve car tous les faits sont visibles. Le sujet est plutôt de démontrer l'impossibilité de s'accorder sur l'interprétation des faits.
C’est mon premier Mungiu. J’avais entendu parler de lui, bien sûr, de sa Palme d’or de 2007, de ses films durs et sans concessions, mais je n’avais jamais franchi le pas. Et voilà que je sors de Fjord avec cette drôle d’impression d’avoir été pris en otage pendant deux heures et demie… dans le bon sens du terme. Le pitch est simple, presque trop : une famille évangélique (père roumain, mère norvégienne, cinq enfants) débarque dans un petit village isolé au bord d’un fjord. Ils sont stricts, pieux, un peu hors du temps. Très vite, un bleu sur le bras de la fille aînée met le feu aux poudres. Les voisins, l’école, les services sociaux… tout le monde s’en mêle. Et là, Mungiu refuse de te dire qui a raison. Il te laisse juste observer, plan après plan, comment deux visions du monde s’affrontent sans jamais vraiment se parler. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la tension constante. Pas de musique grandiloquente, pas d’effets, juste des silences, des regards, des phrases qui restent en suspens. Sebastian Stan est bluffant dans un rôle loin de ses super-héros, tout en retenue et en colère rentrée. Renate Reinsve, elle, est bouleversante : on sent qu’elle est prise entre deux cultures, deux loyautés. Et les enfants… mon Dieu, les enfants. On les regarde grandir (ou plutôt se fermer) sous nos yeux, et c’est parfois insoutenable. Je ne vais pas mentir : le film est long, exigeant, et il y a des moments où on a envie de crier "mais arrêtez de vous fixer en silence comme ça !". Pourtant, à la sortie, je me suis surpris à y repenser constamment. Pas parce qu’il me donne des réponses, mais parce qu’il pose des questions vraiment gênantes : jusqu’où peut-on juger l’éducation des autres ? Où commence la protection, où commence le contrôle ? Et surtout, est-ce qu’on est encore capables d’écouter quelqu’un dont on ne partage pas les valeurs ? 4/5 pour moi. Pas un film "agréable", clairement. Mais un film qui reste. Et pour un premier contact avec Mungiu, c’est plutôt réussi. Je vais clairement aller voir les autres maintenant.
Film totalement passionnant ! Le réalisateur nous emmène dans une société dite progressiste qui peut s’avérer liberticide sous prétexte de protéger des enfants. L’intrusion de l’Etat dans une famille, sous couvert de bien faire, est assez choquante et particulièrement intrusive. Certes, on ne défendra pas des parents qui battent leurs enfants, mais ici, rien n’est clair ou prouvé et c’est d’autant plus difficile de comprendre l’attitude des dirigeants de l’Aide à l’enfance.
Un film qui fait réfléchir sur un grand nombre de débats actuels et déstabilise constamment dans nos convictions. On oscille constamment entre les deux parties. Très intéressant.
Ça aurait pu être intéressant, mais de mon point de vue le réalisateur penche plus d'un côté que de l'autre dans les opposés qu'il nous présente, et le sujet central de la violence infantile est trop important aujourd'hui pour qu'on le traite en disant que certains vont "trop loin" dans la protection des enfants. Et c'est beau, mais c'est trèèèèès looooong.
La palme d'or 2026 est un film qui fait réfléchir, qui est bien construit mais j'ai juste été gêné par le côté "je ne suis pas manichéen" du réalisateur alors que le film l'est. Le parti pris du film qui spoiler: ne montre jamais vraiment ce qu'il est arrivé aux enfants, ni leur avis , ça m'a dérangé carspoiler: les opposants à cette famille sont trop caricaturals et "méchants" pour qu'on ait forcément envie d'être du côté de la famille alors qu'on a pas les cartes pour, vu qu'on ne nous montre très peu d'eux..
Film vu mercredi après midi au cinéma 7 parnassiens à Paris en présence du réalisateur Une fois de plus Cristian Mungiu réalise un grand film l'histoire ressemble bien sur à tout ce qui se passe actuellement ,chacun se fera sa propre opinion ,le film dure 2h20 mais on ne vois pas le temps passez malgrés tout Le metteur en scène est très sympatique et de plus parle le Français
Très beau film, touchant, humain et très intéressant dans la mise en scène ainsi que l'intrigue ! C'est un film qui pose des questions sur l'éducation des enfants et la différence que l'on a entre les différentes sociétés.
La Palme d'or du Festival de Cannes est totalement mérité pour "Fjord".
C’était très prenant jusqu'à la dernière minute. Avec un sujet sensible sur la maltraitance des enfants par les parents. Mais qui sera d’une question de point de vue au niveau de l'éducation des enfants.
L’un des parents et de l'autre des services sociaux pour les enfants. On pouvait prendre le camp à la fois de l’un et de l'autre.
Le couple Renate Reinsve et Sébastian Stan était excellent, j’ai beaucoup apprécié les rôles de parents, qu'ils doivent faire face à des accusations de maltraitance.
Le tout dans un très beau décor/paysage Norvégien.