Fjord
Note moyenne
4,0
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189 critiques spectateurs

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mussat
mussat

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2026
Excellent film sur ces sociétés particulièrement au nord de l’Europe qui se prétendent progressistes mais qui ont le même défaut que les sociétés communistes qui pensaient apporter le bonheur aux populations malgré elle. Ce débat est fort et passionnant mais Mungiu contrairement à ce qu’écrivent certains dans la presse n’est pas réactionnaire mais constate l’obscurantisme des uns et l’hypocrisie bien pensante des autres.
Acteurs remarquables et mise en scène époustouflante.
Armasklet
Armasklet

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 août 2026
C'est un film profondément malhonnête qui fait semblant de jouer sur le doute alors qu'il prend clairement position. Le sujet en lui même aurait pu aboutir à un grand film mais tout ici est faussé par une ambiguïté caricaturale, tout se vaut alors à quoi bon protéger du mal. Comme disait l'autre : on ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépens
Chilou
Chilou

8 abonnés 90 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 août 2026
La palme d'or des intellos encore une fois . Meme si ca fait pas de mal c'est encephalogramme plat d'un bout a l'autre sir un sujet pourtant brillamment traité.
Kritik
Kritik

12 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 août 2026
La palme d'or 2026 a récompensé un film "classique" qui, à défaut de transporter le spectateur, pourra l'intéresser.
La confrontation entre deux modes d'éducation est présentée de façon presque ethnographique.
Les Gheorghiu (père roumain, mère norvégienne) viennent de s'installer dans un petit bourg norvégien.
Ils éduquent leurs enfants de façon stricte et pieuse, assez différemment de la majorité de leurs concitoyens.
Quand la professeur de sport de l'école voit des bleus sur le cou de la fille aînée, elle pense immédiatement à de la maltraitance.
La machine judiciaire est lancée.

spoiler: Mungiu prend le soin de ne pas choisir de camp. Tout est montré de manière clinique, froide, faisant écho au paysage norvégien hivernal. Aucun personnage n'est particulièrement sympathique. L'émotion, du coup, ne vient pas, ce qui était peut-être l'intention de Mungiu. Les conceptions d'un modèle d'éducation "correct" s'opposeront jusqu'au bout sans se comprendre ou se convaincre mutuellement.

C'est sûrement la force du film, de là à le récompenser d'une palme d'or....
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2026
Quand l’avalanche guette

En l’An de grâce 2026, la Palme d’Or est roumaine et va à un « dangereux » récidiviste, Cristian Mungiu, qui l’avait déjà reçue en 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours. A remarquer que voilà un cinéaste qui ne repart jamais à vide de la Croisette, car, outre ses deux récompenses suprêmes, il y a déjà reçu deux prix de la mise en scène, un prix du scénario et un prix d’interprétation féminine. Pas mal non ? Les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux, s’installent dans un village au bout d’un fjord où ils se lient rapidement d’amitié avec leurs voisins, les Halberg. Les enfants des deux familles deviennent très proches, malgré des éducations différentes. Lorsque le corps enseignant découvre des ecchymoses sur le corps d’Elia, l’aînée des enfants Gheorghiu, la communauté se demande si l’éducation traditionnelle que les enfants Gheorghiu reçoivent de leurs parents pourrait en être la cause. 145 minutes de haute volée, intenses et glaçantes qu’il ne faut évidemment rater sous aucun prétexte même si certains esprits chagrins reprocheront à ce cinéaste plus qu’engagé de ne pas réellement prendre parti. D’ailleurs, s’il a également reçu le prix du Jury œcuménique… ce n’est pas pour rien.
Avec cette deuxième Palme, il rejoint le cercle fermé des cinéastes ayant été doublement récompensés : Francis Ford Coppola, Bille August, Emir Kusturica, Shōhei Imamura, les frères Dardenne, Michael Haneke, Ken Loach et Ruben Östlund… du beau monde non ? Même si l’histoire est fictive, elle s’inspire de différentes affaires relayées par la presse et ayant alimenté le débat public autour de l'éducation, des valeurs familiales et des tensions entre visions qualifiées, de manière caricaturale, de traditionnelles et progressistes. car tout le débat serait là si ne venait pas se greffer un autre élément perturbateur, le rejet de l’étranger et le racisme ordinaire, larvé mais néanmoins présent. D’où la résurgence des idées extrêmes dans nos sociétés. Mungiu se garde bien de trancher et veut visiblement créer un sentiment de doute et d’incertitude chez le spectateur. C’est un film sur l’impossible communication entre des groupes d’individus convaincus du bien fondé de leurs principes, quitte à bafouer le droit ou l’intégrité des autres. Le cinéaste ose disséquer plusieurs types d’aveuglements, et tente, en médiateur muet, d’établir les raisons de l’échec final, dont personne ne sortira grandi, le véritable nœud du problème résidant dans le silence, l’ambivalence des non-dits et l’incapacité chronique à réellement comprendre l’autre à partir du moment où la concession est proscrite. Ce drame, une fois de plus, nous prouve que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Gonflé et dérangeant.
On peut entendre quatre langues dans le film : le norvégien, le roumain, l'anglais et le suédois. En toute logique, le casting est international, réunissant Sebastian Stan, - loin de sa caricature du jeune Trump dans The Apprentice -, la toujours remarquable Renate Reinsve, Alin Panc, Lisa Loven Kongsli, Christian Rubeck, Ellen Dorrit Petersen, Lisa Carlehed, et les jeunes Henrikke Lund-Olsen – épatante dans un 1er rôle -, et Vanessa Ceban. Magnifique débat sur la polarisation, nerf toxique de la guerre communicationnelle de l’époque, qui est ici mise à plat, en soulevant un point saisissant : les partisans du progrès, de l’humanisme et de la tolérance doivent fournir davantage d’efforts que le camp adverse, et faire des pas vers lui pour être à la hauteur de leurs idéaux. La première phrase, assénée à un des enfants, résonne ici comme un avertissement collectif : Tu dois apprendre à admettre tes erreurs.
Bastien E.
Bastien E.

9 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2026
Un film prenant et bien écrit, remarquablement interprété dans des décors naturels magnifiques.
Il n'y a pas de jugements, c'est au spectateur de se faire idée.
Une palme d'or méritée.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 168 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2026
Le fond est beaucoup trop glissant pour y risquer la moindre critique ou analyse, je resterai donc sur la forme :
Excellemment interprété avec un scénario passionnant qui absorbe les plus de 2H de projection sans aucun ennui.
Mais le sujet en lui-même risque de vous préoccuper beaucoup plus longtemps.
A vous de voir,....
Loic Deshors
Loic Deshors

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2026
un film qui interpelle et qui nous oblige à une remise en question.

(la tolérance des biens pensants est mise à rude épreuve)

j'ai aimé cette façon de filmer très intimiste, limite invasive.
V. Charnay
V. Charnay

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2026
Saisissant, puissant. Nous rentrons dans la salle de cinéma interrogatifs et en sortons bouleversés.
A voir absolument !
Pascal
Pascal

263 abonnés 2 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2026
Palme d'or (2026 ), Christian Mungiu interroge les sociétés multiculturelles, sur leur potentiel de multi conflictualites.

Le titre annonce ce qui va suivre. Fjord c'est une vallée glacière envahie par les eaux. Symbole de l'austérité, de la froideur, de la distance entre les deux rives, sorte de métaphore à l'incommunicabilité, à l'incompréhension entre les personnages qui vont nous être présentés.

Le scénario développe son propos en s'appuyant sur le mode d'éducation des enfants et tente de mettre à jour une forme d'intolérance au sein des sociétés les plus progressistes.

La démonstration me semble un peu trop théorique, même si elle est voulue ainsi, en ce qu'elle garde le flou sur l' origine véritable de l'acte dont il est question tout au long du scénario.

C'est sans doute la faiblesse du film. Construisant son scénario en partant de l'idée ( L'Idée Pure ? Le ciel des Idées ?)que " les parents sont forcément toujours bons et aimants à l'égard de leurs enfants".

Mungiu me semble vouloir un peu contourner le réel, en ne dévoilant pas ce qui s'est passé dans cette famille, alors qu'il me semble que c'est pourtant bien du réel qu'il faudrait partir pour entamer la réflexion qu'il propose.

Mungiu affirme ne pas vouloir prendre parti et laisse le spectateur réfléchir et répondre pour lui-même. Mais je crois que les spécialistes qui traitent les conséquences de l'enfance maltraitée le savent.

En la matière, il n'y a pas de point de vue qui tienne, mais de conséquences réelles, largement documentées qui remplissent les cabinets des thérapeutes. Le trauma adore d'ailleurs le flou pour prospérer !
Spectatrice2
Spectatrice2

4 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2026
J'ai assisté à une présentation du film par le réalisateur qui a posé la question qui choque, à savoir si une démocratie l'est si 'elle rejette la religion. Ce qui représente dit-il une fausse liberté. Rhétorique russe s'il en est mais aussi islamiste… Quand on se souvient des scandales politiques du dernier festival de Cannes, on s'étonne que ça aille jusqu'a palmer un film où des rigoristes religieux sont posés en victimes. Notons que le réalisateur a précisé qu'il a fait un film sans réponse personnelle, que c à chaque spectateur de se faire son opinion. spoiler: Ici l'aide à l'enfance est exigeante et même un peu trop raide en besogne, c'est là où chacun peut discuter d'autant que la tension ne cesse de monter jusqu'au dernier plan. Dépaysement garanti pour ceux qui n'ont pas visité de fjord. Notons que le 21 mai 2021, "le Storting (chambre unique du parlement) a voté à une large majorité l’abolition d'une vieille disposition constitutionnelle qui faisait de l’Église évangélique luthérienne, l’Église d’Etat en Norvège. Ils ont ainsi consacré la séparation de l'Église et de l’État." L'épouse du film, norvégienne , qui avait quitté son pays et venait d'y revenir n'avait-elle pas mesuré les conséquences de ce changement avant d'y être confrontée. Les tentatives d'incursion du religieux dans la sphère publique est un sujet qui n'arrête pas de faire régulièrement couler de l'encre.
Christophe Legrand
Christophe Legrand

4 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 août 2026
Déroutant et puissant. Fjord m’a fait penser à Anatomie d’une chute : derrière l’enquête, un procès idéologique oppose l’État progressiste à une famille religieuse conservatrice. Mungiu entretient un malaise salutaire : jusqu’où l’État peut-il intervenir dans l’éducation des enfants au nom de leur protection ? C’est finalement l’amour maternel, et le lien entre deux petites filles, qui fissure les certitudes des adultes et fait dérailler la machine.
Pia Martine Morel
Pia Martine Morel

12 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 août 2026
Je ne comprends pas la récompense a CANNES...
Très mal filmé et de tres nombreuses incohérences
Les enfants auraient pu etre maltraité par des parents autoritaires....sauf que pendant ce film , les 2 plus âgés, sautent par la fenêtre et partent en bateau avec leur copine.....Pas de correction après cette "évasion "
Très mal filmé, les images sautent, lorsqu une actrice part en courant....donc le cameraman courre derrière elle???? pour le film ???
Incohérences, lorsque la mère des enfants appelle un handicapé, en fauteuil???, dans un bois abrupte et peuple d arbres...entre lesquels il aurait été coincé, c était impraticable pour un handicapé en fauteuil....alors pourquoi appeler Ake dans cet endroit .
Trop d erreur du réalisateur spoiler:
spoiler:
spoiler:
Djadjadu95
Djadjadu95

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2026
J’ai beaucoup aimé Fjord, notamment pour la manière dont il aborde un sujet aussi complexe sans chercher à désigner trop facilement qui a tort ou raison. À travers cette famille et ce qui lui arrive, le film parle de différences culturelles, de religion, d’éducation, mais aussi de la façon dont une société décide de ce qui est acceptable ou non. Il montre surtout à quel point nos certitudes peuvent vaciller dès qu’on essaie de regarder une situation depuis le point de vue de l’autre. Un film intelligent qui pose beaucoup de questions et continue de travailler longtemps après la séance.
Julien D.
Julien D.

21 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2026
Un film équilibré, qui fait profondément réfléchir dans ce monde où nous voudrions que tout soit noir ou blanc, là où tous les discours se polarisent. Un combat entre un état aux valeurs progressistes et une famille hyper religieuse qui n'a pas "réfléchi" au fait qu'elle s'installait dans un pays qui finalement ne partage pas ses valeurs ultra-conservatives. On se surprend à vouloir voir tour à tour l'une ou l'autre des parties gagner son combat... pour finalement constater que personne ne gagnera. Comment trouver un juste milieu dans tout ça, je ne sais pas.
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