Fjord
Note moyenne
4,0
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406 critiques spectateurs

5
60 critiques
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194 critiques
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98 critiques
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34 critiques
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13 critiques
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7 critiques
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LaCritique
LaCritique

20 abonnés 16 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2026
Ou comment la subversion s’efface au profit d’une pseudo-réflexion laissée à un spectateur orphelin d’un fresque manichéenne et caricaturale.
Cinéphiles 44

1 703 abonnés 4 704 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2026
Récompensé par la Palme d'or, Cristian Mungiu s'intéresse avec "Fjord" à une famille roumano-norvégienne très pieuse, installée dans un petit village au bout d'un fjord. Les Gheorghiu se lient rapidement aux Halberg et leurs enfants deviennent inséparables. Jusqu'au jour où des ecchymoses découvertes sur le corps d'Elia vont faire naître le doute. Comme souvent chez le réalisateur, la question n'est jamais aussi simple qu'elle en a l'air. Le film ne cherche pas immédiatement à désigner un coupable ou à expliquer ce qui est arrivé à l'enfant. Il observe les réactions de chacun et fait progressivement apparaître plusieurs points de vue. Celui des parents, persuadés de faire ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants, celui des enseignants qui s'inquiètent, celui des voisins qui commencent à regarder différemment cette famille pourtant parfaitement intégrée jusque-là, mais aussi celui des enfants, qui perçoivent les tensions avec une compréhension différente de celle des adultes. C'est justement cette multiplication des regards qui fait la richesse du film. Mungiu ne filme pas cette famille comme une menace, mais comme une famille dont les convictions et les méthodes éducatives deviennent progressivement suspectes aux yeux d'une société qui ne partage pas les mêmes valeurs. Le réalisateur refuse de nous donner trop facilement les clés. Plus la communauté cherche à comprendre ce qui se passe, plus la frontière entre protection des enfants, différence culturelle et intrusion dans la vie familiale devient floue. Jusqu'où une société peut-elle accepter des pratiques éducatives différentes au nom de la liberté familiale ? La fin ouverte pousse évidemment à ce questionnement. Certains spectateurs pourront y voir la confirmation de leurs soupçons, quand d'autres considéreront que le film démontre surtout les dangers d'un jugement collectif.
Mr.Sheik
Mr.Sheik

31 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2026
Un film d’auteur qui amène à réflexion sans parti pris laissant ainsi au spectateur une totale liberté en terme de position. L’histoire est remplie de suspense , s’intéressant à une famille d’expatrié roumaine d’une part et d’autre part un pays : la Norvège , sa culture et ses valeurs. L’interprétation est de la qualité, sobre, tout en retenue . Le décors enneigé , personnage à part entière , participe à l’ambiance froide et austère qui caractérise le film . Le spectateur est ainsi plongé au cœur de ce fait divers glaçant .
Valerie Camy
Valerie Camy

5 abonnés 138 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2026
Insensiblement le film s’éloigne d’un grand film par une opposition entre deux cultures, deux sociétés , deux visions de l’éducation donnée aux enfants.
Dommage, le choix de l’opposition un peu manichéen fait perdre de sa subtilité au film et nuit à sa démonstration.
Les abus du wokisme ou le repli conservateur… sont présentés de façon trop exagérée et les avocats sont de piètres défenseurs … espérons que dans le monde réel , l’intérêt des enfants , le recueil de leur parole l’emportent davantage .
Marieminv
Marieminv

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2026
J’ai bien aimé la capacité du réalisateur à nous embarquer et créer du suspens malgré un rythme assez lent. Et assez remarquable de montrer de façon aussi nuancée la polarisation de la société, même si la morale est univoque et penche vraiment du côté des tras….
Desman
Desman

9 abonnés 322 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2026
Voilà un excellent cru de C. Mungiu, qui nous propose toujours ce cinéma à la photographie et la mise en scène léchées, au service d'une veine sociale qui atteint dans Fjord une profondeur de réflexion quasi philosophique.

Fjord montre bien la violence, plus psychologique et émotionnelle que physique, qui émanent des 2 camps, le plus souvent involontairement, chacun étant persuadé de son bon droit et de la primauté de ses valeurs.


L'institution d'Aide à l'enfance, qui est indépendante et intransigeante, ce qui paraît être une bonne chose en théorie mène ici à une institution robotisée et sans âme, si ce n'est celle de certains employés qui poussent le vice jusqu'à repousser ad vitam æternam la date du procès, dans le but manifeste de couper les liens entre parents et enfants et rendre ainsi un retour en arrière plus improbable. C'est finalement le seul reproche que je ferai à CM, il semble prendre parti en dépeignant un avocat de l'accusation parfaitement détestable. Les autres personnages - à l'exception, importante, des voisines mère et fille - sont plutôt neutres et ne montrent ni empathie ni antipathie. Le pire est peut-être qu'ils ne semblent à aucun moment douter ou éprouver le moindre regret.


L'arc narratif avec le grand-père paraît surcharger inutilement un scénario déjà bien dense, mais celui-ci se révèle une mise en abîme du film quand

spoiler: il conseille à sa petite-fille de "ne jamais partir sans dire au revoir".


De plus, le sujet de sa mise en EHPAD et donc du traitement des seniors dans nos sociétés apport un questionnement de plus sur nos valeurs. Contrairement à ce qu'on pourrait croire au départ, CM ne se cantonne donc pas à sonder nos valeurs concernant l'éducation, la religion ou la tolérance, mais il pose son questionnement à tous les niveaux. Lisbet travaille dans une morgue: elle ne peut s'empêcher de vouloir ajouter un signe religieux pour accompagner l'âme du défunt ou vouloir dire une prière pour soutenir les proches, ce qui est formellement interdit au nom de la "neutralité" religieuse ; cela est mis en opposition avec la froideur de la procédure pour restituer les biens de la défunte : l'employée ramasse les bijoux posés sur la table et les donne à la famille directement à main nue, ils ne sont même pas conditionnés dans une boite ou une sacoche. Quand le devoir de neutralité efface toute relation humaine et toute sacralité, même dans les moments les plus importants. Enfin, mentionnons deux scénettes évoquant la culture samie (anciennement "Lapons") qui ne sont pas là juste pour contribuer au décor -magnifique- des fjords norvégiens mais bien pour mentionner une hypocrisie de plus.


In fine, Mungiu nous questionne profondément sur des valeurs que l'on voudrait croire justes et universelles, en posant simplement son regard sur deux réalités européennes totalement opposées et possiblement irréconciliables.
Pmh Editions
Pmh Editions

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2026
Film qui pointe les dérives d'un progressisme devenu sectaire, clanique et tendancieux. L'ambiance lacunaire des lieux ajoute une atmosphère pesante. Une fin de film laissant place à toutes sortes de fantasme laconique et elliptique.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

144 abonnés 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2026
Il y a des films qui ne se contentent pas de se terminer avec le générique. Ils s’installent en nous, résonnent et nourrissent la réflexion bien après la projection. Fjord appartient clairement à cette catégorie. C’est une œuvre qui ne cherche pas à séduire immédiatement, mais qui marque par l’empreinte qu’elle laisse.

Le film aborde un sujet particulièrement sensible, celui de la violence faite aux enfants, avec une nuance déconcertante. Rien n’est jamais frontal, rien n’est totalement évident, et c’est précisément cette retenue qui rend l’expérience troublante. En refusant toute simplification, le film installe un malaise diffus qui ne quitte jamais vraiment le spectateur.

Ce refus de trancher est au cœur du film. Christian Mungun ne prend jamais réellement parti, et cette posture le rend profondément dérangeant, parfois même agaçant. On attendrait presque qu’il désigne un responsable ou qu’il oriente le regard, mais il s’y refuse constamment. Ce côté volontairement “malaimable” finit pourtant par s’imposer comme une véritable force, tant il oblige à rester actif face au film.

En rejetant le manichéisme, le récit évolue dans une zone grise permanente où chaque position semble à la fois compréhensible et discutable. Le spectateur n’est jamais invité à juger les personnages, mais plutôt à interroger ses propres certitudes. Le film met ainsi en tension deux visions du monde opposées, celle d’une famille religieuse et conservatrice convaincue d’agir avec justesse, et celle d’institutions progressistes inscrites dans une société norvégienne très normative. Entre ces deux pôles, aucun arbitrage clair n’est proposé, laissant chacun libre de construire son propre regard.

Au fil de cette confrontation, de nombreux thèmes émergent et s’entrecroisent. Les valeurs familiales, la place de la religion dans la société, les questions d’éducation ou encore l’homosexualité viennent enrichir un récit qui ne cesse de complexifier ses enjeux. Le réalisateur semble constamment chercher à placer le spectateur face à des dilemmes moraux, le maintenant dans une position inconfortable dont il ne peut s’extraire.

Cette distance se retrouve également dans la mise en scène, d’une froideur assumée. L’image, la photographie et le rythme participent à créer une atmosphère austère, presque clinique. Les plans s’étirent, souvent fixes ou construits en plans-séquences, mais surtout ce choix radical de ne jamais recourir au gros plan accentue encore cette prise de distance. L’attachement aux personnages s’en trouve limité, comme si le film refusait toute identification trop immédiate. Il va même jusqu’à esquiver leurs émotions les plus intimes, les filmant parfois de dos au moment où elles affleurent, empêchant toute facilité émotionnelle.

Dans ce dispositif très maîtrisé, les acteurs occupent une place essentielle. Renate Reinsve confirme, une fois encore depuis Julie (en 12 chapitres), sa capacité à incarner des personnages avec une précision et une justesse remarquables. Face à elle, Sebastian Stan, méconnaissable, surprend par une composition tout en ambiguïté, rendant son personnage de père difficile à cerner, presque insaisissable. Les enfants, quant à eux, impressionnent par leur naturel et leur crédibilité, contribuant largement à l’intensité du film.

Malgré la richesse de son approche et cette volonté constante de nuance, je dois reconnaître avoir été personnellement gêné par la manière dont est traitée l’aide sociale à l’enfance. C’est un ressenti subjectif, mais j’ai eu le sentiment que le regard porté sur la représentante manquait parfois de l’équilibre que le film parvient à maintenir ailleurs. Par moments, sa caractérisation m’a semblé plus dure, presque appuyée, ce qui crée une légère rupture avec la subtilité globale du récit et m’a tenu à distance sur certaines scènes (sans parler du fait qu’évidement, elle n’a pas d’enfant, donc ne comprend pas de quoi elle parle…)

Au final, Fjord s’impose comme un film glacial et volontairement dérangeant, qui ne cherche jamais à rassurer. Il questionne, bouscule et s’installe durablement dans l’esprit du spectateur, au point de risquer de le hanter bien après le visionnage.

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Damien DURAN
Damien DURAN

7 abonnés 94 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2026
Ce film est d’une actualité brûlante. Il peut être transcrit dans plusieurs situations où l’intransigeance de certains se superpose au rejet d’autrui. L’incompréhension est totale. Chaque spectateur se forge sa propre opinion.
perold
perold

3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2026
Le sujet est intéressant, parfois prenant, et nombre de situations sont émouvantes, bien soutenues par le jeu des acteurs. Mais j'avoue ne pas comprendre que l'on ait tant récompensé ce film.
Hedi Tabka
Hedi Tabka

6 abonnés 111 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2026
Je n’ai vu énormément de films en compétition à Cannes cette année pour juger la Palme d’or est méritée ou non, mais en tout cas j’ai bien aimé.
islander29

1 048 abonnés 2 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2026
Un beau film, (pas tout à fait une claque), mais un souci d’établir des vérités sur l’éducation, qui méritait peut être un prix à Cannes en effet. C’est un film qui a des côtés lumineux, qui interroge sur la violence au sein de la famille, sans en montrer quoi que ce soit, avec beaucoup de nuances.
spoiler: Peut on être strict avec ses enfants, jusqu’à les corriger physiquement ? La religion, le suggère t-elle ?
Comme on serait parfois tenter de le lire. Le film est très subtil, il interroge le spectateur, plutôt que de lui donner des réponses. Il y a forcément introspection du spectateur, ai je été ou serais je trop dur avec mes enfants. ? J’ai noté aussi l’insertion de magnifiques plans sur la Nature, les fjords enneigés, sorte d’apaisement devant le stress de la problématique. Tout cela a du influencer la palme d’or décernée à Cannes. ET c’est sans doute mérité. Ce film étant presque un cas de conscience pour chaque spectateur. À voir évidemment. Malgré les 150 minutes.
AviE
AviE

12 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2026
Peu de personne ont perçu le film comme une réinterprétation de l'étranger de Camus mais version famille en mobilité. Renate joue bien !
Loïck G.

397 abonnés 1 845 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2026
Une famille roumano-norvégienne débarque dans un port au bout d’un fjord, avec armes et bagages, dont une foi doctrinale indéracinable ,et une éducation familiale conforme à leur religion. Ce que semble admettre la petite communauté portuaire, au sein de laquelle « L’aide à l’enfance » intervient très rapidement en cas de suspicion sur un enfant. Un « bleu » sur l'épaule de l’aînée des nouveaux arrivants , et la procédure d’investigation s’enclenche immédiatement sous la direction de la professeure des écoles et d’une éducatrice. Sur ce fait de société commun à de nombreux pays, Cristian Mungiu engage à une réflexion pointue, qui met en lumière les contradictions des deux camps, progressistes et conservateurs. Sauf que ces derniers sont aussi des étrangers, écho xénophobe à un climat social de plus en plus délétère. Ce relent qu’étale Cristian Mungiu qui dénonce la posture politique forgée par le sentiment progressiste des Pays du Nord. Doit-on abandonner nos valeurs pour se conformer aux règles du pays d’accueil ? demande-t-il , à la hauteur des violences personnelles, intimes, reçues en guise de mémorandum. Le parti pris de Mungiu est nuancé, mais le spectateur n’échappe pas à son verdict .
David
David

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2026
Enfin un film de société qui ne nous explique pas quoi penser. Le cinéma français doit absolument réfléchir là dessus.
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