Après Greenberg (déjà avec Ben Stiller), Noah Baumbach poursuit son observation acérée d'une génération de quadras qui vit en marge des standards sociaux. Après le grand ado célibataire, voici le couple de bobos sans enfant. Dans les deux films, il est question d'âge, de sentiment de décalage avec le temps qui passe, et d'une forme de jeunisme vain. Le réalisateur se moque ici gentiment de l'aspiration à la branchitude et à la coolitude de son couple de personnages centraux, aimanté par un jeune couple modèle. Il croque le ridicule et la naïveté du premier, tout en pointant l'arrivisme manipulateur et amoral du second. En jouant avec les clichés, il filme un choc générationnel. Où il est question à la fois de liberté, de réussite, d'accomplissement de soi. Du sens de la parentalité. Mais aussi d'art et d'éthique via la dialectique de la vérité et du mensonge dans le documentaire (discipline qui réunit les personnages principaux). C'est très intéressant mais ça fait beaucoup de pistes thématiques développées en même temps. Baumbach embrasse probablement trop large pour tout bien étreindre. Avec à la clé quelques faiblesses en matière d'enchaînement narratif. Un peu de dispersion et de confusion à la fin. Le résultat est un cran en dessous de Greenberg et de Frances Ha, les deux précédents films de l'auteur. Mais la qualité de fond est toujours là : justesse sociologique, dialogues bien sentis, drôlerie légère, sens du détail et bonne direction d'acteurs.
Une satire sociale sur la crise de la quarantaine servie par un beau casting mais au récit peu captivant voire ennuyeux, manquant d'humour, de rythme et d'intérêt. N'est pas Woody Allen qui veut...Un mauvais moment à passer puis à oublier.
Ce qui m' a plu ou effrayé peut-être c'est le parallèle entre la vie des deux protagonistes de quarante ans et plus et ce que je ressens à mon âge : un décalage de génération. Comme être entre deux âges et devoir choisir alors qu'on ne le souhaite pas. Pourquoi ne pas se promener d'une génération à l'autre ? Parfois c'est un peu lent mais j'ai trouvé ça bien joué et je ne me suis pas ennuyé.
A chaque film de Noah Baumbach, je m'efforce de me présenter dans les meilleures dispositions d'esprit possibles, plein de bienveillance et d'ouverture d'esprit.
A chaque fois pourtant je suis (un peu) déçu.
Avec While we're young, ça partait pourtant pas mal : un couple de quarantenaires qui se laisse séduire par un couple de jeunes, c'est plutôt bien vu.
Surtout quand ce sont Naomi Watts et Ben Stiller qui jouent les vieux tentés par un retour en jeunesse. Le scénario utilise bien dans cette partie les ressorts comiques mis à disposition par la situation : les jeunes écoutent des vinyls et refusent d'être tout le temps scotchés à leur portable (!), les vieux sont addicts des nouvelles technologies. L'oscillation cyclique entre ce qui est ringard et ce qui devient vintage est très bien vue.
On rit franchement à certaines situations (le concert pour bébé par exemple, un grand moment d'horreur comique), même si le trait est parfois un peu trop appuyé, comme souvent chez Baumbach.
Dans sa deuxième partie, en exposant une intrigue moralisatrice qui dessert trop brutalement un des protagoniste, le film perd de sa légèreté et de son équilibre. On retrouve alors le cinéma très appliqué et lourdingue qui m'avait déplu dans Frances Ha, et qui font parfois de Baumbach un Woody Allen en chaussure de plomb (alors qu'il a prouvé dans Greenberg qu'il pouvait faire preuve de finesse).
Ajoutons que les réflexions sur le cinéma documentaire sont très superficielles et on pourra conclure que While we're young est un film bancal, à moitié raté ou à moitié réussi, suivant l'humeur du moment.
a première vue le film ne me tentait pas trop, quelques temps après je me suis dits allez je saute le pas vu que j' ai la carte illimitée je ne perds pas d'argent. très déçu de cette comédie qui pouvait valoir du bon mais pas du tout, même si les 2 personnages principaux sont plus que correct. en fait un film avec trop de bavardages qui parait long et ennuyeux à force car il y pas d' histoires sensations émotions et sentiments au vu des personnages.je note 2,5 étoiles au lieu de 2 grâce à bonne performance de "ben stiller" et" naomi watts". voilà, vite vu vite oublié.
Excellente comédie ! J'ai vraiment passé un super moment avec ces comédiens tous très bien dans leur rôle ( je n'en attendais pas moins de Ben Stiller!). Un scénario assez original et surtout très actuel avec ce couple qui cherche à retrouver l énergie, l'insouciance, la spontanéité de leur jeunesse depuis qu'ils ont rencontré un jeune couple qui leur témoigne beaucoup d'intérêt.... Peut-être un peu trop pour être honnêtes d'ailleurs selon Naomie Watts. Mais elle aussi va succomber à cette envie de repartir de l'avant vu l'enthousiasme de son mari Ben Stiller qui trouve enfin le courage d'essayer de faire avancer ses projets, ceux qu'il a toujours eu du mal à terminer .... Cet élan de motivation va donner lieu dans un premier temps, à de nombreuses scènes bien délirantes typiques de ce genre de comédies...Typiques mais qui fonctionnent encore malgré tout comme lorsque le couple se laisse entraîner dans un séminaire chamanique (idée pas vraiment originale mais pourtant carrément tordante!) Faut dire que le couple Watts/Stiller est vraiment convaincant et surtout très attachant! Ensuite, le film bascule ensuite dans un truc plus psycho sur le pourquoi de cet élan de motivation... Peur de vieillir??? Mais pas seulement puisque le scénario nous fait découvrir que l'intérêt du jeune couple (génial Adam driver au passage...) n était peut être pas si anodin.... Tout ce qu il fallait pour rendre la copie parfaite! Le film est captivant à tous les niveaux! Je trouve dommage de ne pas l'avoir vu rencontrer plus de succès... Mauvaise période peut être...? Dommage, il vaut vraiment le coup !
Long et affreusement ennuyeux, ce film est un beau loupé ! Un sujet qui aurait pu être intéressant mais qui s'embourbe très vite dans une réflexion branchouille et soporifique sur le sens du documentaire. Tout sonne faux et le sujet ne passionne finalement guère. Un supplice pour finir le film....
Arthrose, perte d'acuité visuelle, douleurs musculaires, voici quelques stigmates des premiers signes de vieillissement pour les post-quadragénaires. A cela s'ajoute le décalage grandissant entre les jeunes générations (qui s'adonnent pour le coup à une sorte de fétichisme des vieilleries) et les plus âgées, certaines qu'un tournant de la vie est passé et qu'on ne peut plus revenir en arrière. C'est exactement ce qui arrive au couple Srebnick qui rencontre un jeune couple, Jamie et Darby, résolument dandys (hipster pour Jamie, on est heureux de l'apprendre), cools évidemment, mais surtout ambitieux. Ils font connaissance lors d'une conférence que Josh donne en qualité de documentaire, en manque d'ambition certaine, malgré un certain talent. Au-delà de la confrontation des âges, le film "While we're Young" est une histoire sur une formidable imposture, celle d'un jeune cinéaste, inconnu du bataillon, sans réseau, prêt à tout, et on le comprend, pour faire vivre sa passion. En dépit du genre annoncé, on ne rigole pas franchement pendant la séance. Il y a peut-être quelque chose de trop américain, de trop suranné qui empêche le rire véritable. Le film ne résiste pas à un excès de caricature, sans doute par volonté d'autodérision de la part du réalisateur, où le jeune, strictement jeune, et le vieux, strictement vieux, s'enferment dans des poncifs réducteurs, conférant aux personnages une sorte de ridicule théâtral. La fin, qu'on ne dévoilera pas, ou plutôt l'épilogue, sauve franchement le film. On découvre en effet que derrière la caricature, Noah Baumbach fait preuve d'une forme glaçante de cynisme. Cette touche est la marque même de fabrique du réalisateur, repérable dans les très bons "Broadway Therapy" ou "Frances Ha" ou encore le fabuleux "Fantastic Mr Fox" qui flirtent en permanence entre le théâtre de la comédie humaine et la recherche d'une certaine esthétique cinématographique. On ne peut pas nier le talent du réalisateur, son art de la moquerie sociale mais au bout du compte, on reste un peu sur sa fin.
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2,5
Publiée le 9 août 2020
Une version idèalisèe de la jeunesse amèricaine d'aujourd'hui! On se croirait dans un film de Woody Allen! Ben Stiller et Naomi Watts, Adam Driver et Amanda Seyfried! Deux couples vivant à New York! L'un, sans enfant, a atteint si l'on peut dire la phase de leur couple et l'autre a 25 ans de moins en dèbordant d'ènergie et de crèation! Nous sommes dans un film de Noah Baumbach donc on est dans l'esprit type bobo-new-yorkais ègocentrique! Une fois passè cet obstacle, "While We're Young" peut commencer avec un metteur en scène qui s'amuse à souligner l'absurditè des relations humaines! Celles de quadragènaires qui sympathisent avec des vingtenaires en redècouvrant des choses qu'ils avaient laissèes dans leur jeunesse! La distribution est très bien (bien que Seyfried soit effacèe) sauf dans les petits rôles (c. le couple d'amis, Charles Grodin...). Rien de transcendant là-dedans mais il y a quelques vèritès distrayantes et bonnes à prendre! Fans des « Goonies » s'abstenir...