Inherent Vice
Note moyenne
3,0
2598 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

197 critiques spectateurs

5
8 critiques
4
42 critiques
3
53 critiques
2
52 critiques
1
28 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2015
Un pur délire psychédélique du génial P.T.Anderson qui nous sert un monstrueux scénario excessivement complexe vu la foultitude de personnages et d'histoires entremêlées qu'il n'est pas toujours aisé de suivre. Sinon sa mise en scène tient toujours du génie et il retrouve à nouveau l'extraordinaire Joaquim Phoenix parfaitement à l'aise dans le rôle de ce détective privé hallucinant pour ne pas dire halluciné.Laissez-vous pénétrer dans son univers incroyable et plein d'humour où de nombreuses séquences vous sembleront touchées par la grace portées par la merveilleuse musique de Jonny Greenwood...
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2015
Bon, je pense avoir capté la moitié de l'intrigue, j'ai décroché à de très nombreux moments. Paul Thomas Anderson est bourré de talent, c'est l'un des plus grands artistes de se génération et il le sait. Il le sait peut-être un peu trop. Là où Melancholia, Boogie Nights ou There Will Be Blood étaient servis par cette fougue et cette ambition, Inherent Vice m'a clairement fait pensé à un Knight Of Cups. Un film fait par un réalisateur qui n'a plus rien à prouver, dont les chefs d'oeuvre sont peut-être derrière lui, et qui fait maintenant ses films sans se soucier de personne. Il fait ce dont il a envie, point barre.

Seulement, c'est ce qui fait la force de ce genre de réals, malgré des films qui laissent les trois quarts des spectateurs sur le carreau, ils nous pondent quand même des oeuvres hallucinantes, attrayantes et mystérieuses. Et le point commun qu'ont ses oeuvres, c'est qu'elles ont un grand point fort mis à part leur mise en scène iconoclaste. C'est un sacré personnage principal. Et Joaquin Phoenix, incarnant Doc, est tout simplement magistral. Il fournit une interprétation digne d'un oscar, avec un jeu tout en subtilités, bourré d'humour, et apporte au film je dirai bien 75% de son âme. Aidé par un metteur en scène qui n'est plus à présenté, on le sent libre et en totale adéquation avec l'univers du film. Si j'ai aimé le film et que j'ai tenu malgré son extrême lenteur et sa complexité, c'est grâce à lui. Non seulement le personnage est bien écrit, mais il est sacrément bien interprété, et c'est la grande force du film.

Enfin, la BO déchire, comme dans tous les films de PTA.

Bref, un film très très bizarre, pas toujours compréhensible, mais tellement fun, tellement étrange, tellement original. A voir !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 décembre 2015
Je ne saurais que trop conseiller ce film brillant, hilarant, véritable cousin du Big Liebowski des frères Cohen. Un véritable chef d'oeuvre proposant un labyrinthe scénaristique où la description d'une fin d'époque (les 60's) déjà pleine de nostalgie le dispute à un absurde dont la drôlerie nous poursuit bien au-delà du visionnage. C'est un film cerveau où la frontière entre le réel et l'hallucination est invisible et pourtant tellement prégnante. C'est ludique, poignant.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas pris un tel plaisir.
Je m'étonne de l'accueil fait à une telle oeuvre si atypique, si rare dans le cinema US d'aujourd'hui.
Evidemment si le cinema se résume pour vous aux productions Marvel (ce qui ne veut pas dire que je ne les goute pas) alors ce film risque de ne pas vous plaire.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 décembre 2015
Certains textes sont tellement enracinés dans leur matière littéraire, que les en extraire reviendrait à un inutile déchirement. Adapter Thomas Pynchon, c’est miser et risquer gros ainsi que s’attaquer à une architecture narrative labyrinthique et foisonnante. C’est en tout cas, le risque que prend (courageusement il faut le dire) Paul Thomas Anderson, nouvel coqueluche du cinéma américain estampillé « indé » ou « d’auteur ».
Résumer « Inherent Vice » c’est prendre encore un autre risque, un double cette fois : d’abord y passer beaucoup de temps, puis de dire des choses ridicules. Essayons tout de même, de la façon la plus simple et minimale possible : « Inherent Vice » est le récit d’un hurluberlu, pseudo détective privé, sorte de anti-héros, un « Big Lebowski » sauce Woodstock, Doc, dont l’ex-petite amie lui demande de l’aider dans une affaire d’escroquerie concernant un riche homme d’affaires dont elle est la maîtresse. Le tout dans la Californie hippie des années 70, façon « Yellow Submarine ».
Autant dire tout de suite qu’il ne s’agit que d’une piste narrative parmi beaucoup d’autres et qu’elle n’a de pertinence que par son caractère premier au sein du récit. Le spectateur est comme embarqué dans un trajet déjanté dans un cabriolet à travers les routes montagneuses les plus biscornues et abruptes.
On ne sait pas vraiment de quoi il s’agit en voyant ce qui apparait comme un ovni intriguant dans le meilleur des cas ou comme une coquille malformée, vulgaire, et profondément creuse, dans le pire. L’aspect poseur, et sur-stylisé nous fait pencher vers la deuxième option.
La qualité du casting (Joaquin Phoenix, terne et lassant, Reese Witherspoon, inexistante, Josh Brolin, gauche et lourdingue, Benicio del Toro, sous exploité) ne suffit pas à sauver ne serait-ce qu’un tout petit peu, cette tentative de film dont on ne voit pas l’intérêt, le sens, la forme, le plaisir qui pourrait en résulter. Est-ce la faute du livre ou du film, confortablement lové dans son créneau « film d’auteur branchouille vaguement psychédélique » le tout lesté de la prépondérance de la drogue dans le film, facteur majeur de la vision du « cool des 70s » que le film essaie de promulguer, se heurtant à l’impressionnante somme de films, d’œuvres, de dessins, de musique ayant exploité ce filon et cette esthétique. Est-il aujourd’hui possible d’être « cool » sans se revendiquer de « Woodstock » ou du mouvement hippie ?
L’humour ( nous entrons ici dans la vaste plaine des goûts et des couleurs) est la goutte de pus qui coule sur la joue boursouflée et surmaquillée de ce film exaspérant. « Inherent Vice » échoue là ou « Birdman » a réussi, c’est-à-dire dans ce savant mélange de risque, d’humour flirtant avec la limite du cru ou du populaire (moins saillant dans « Birdman » bien sûr) et de subtilité. En effet, il s’agit plus ici d’un divertissement pour hipster trentenaire, un peu branchouille, cultivé et amateur d’herbe, que d’un film véritablement intéressant et surtout novateur.
Tout dans ce film suinte le désir d’en être, d’être cool, de parvenir à un brio esthétique dont il est très loin, surtout la voix-off qui lance sporadiquement à la figure du spectateur, certaines paroles de sagesse décalé et philosophisante.
Le spectateur averti passera son chemin, l’intérêt (de la taille d’une petite puce sur le pelage d’un yorkshire) du film tenant dans un paragraphe d’une critique des « Inrocks », et au lieu de s’ennuyer 2 heures et demi durant devant un nuage de confusion pseudo-maîtrisée aromatisée au THC, ira s’en fumer un vrai.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 décembre 2015
Une folie insensible et contaminante a toujours pénétré les personnages de PTA. Folie douce (Punch Drunk Love) ou dévastatrice (There will be Blood) pour l’excellence, indescriptible pour l’affligeant (The Master). Ici, son détective crado, hippie, amoureux et crédule est aussi paumé et baladé dans ce piètre imbroglio que nous le sommes devant notre écran. Mais le joker Joaquín Phoenix réalise un merveilleux récital de défonce et incompréhension qui sauve les meubles.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2015
Une petite perle dont l'intrigue fait immanquablement penser aux films noirs des années 30 dans le genre de "Le grand sommeil" ou encore " Le faucon maltais" dans une ambiance seventies bien trouvée, conférant à l'ensemble une atmosphère qui me fait penser à du Tarantino façon "Jackie Brown". Un très bon scénario pas toujours évident à suivre, captivant malgré le rythme un peu lent. La photographie est riche, la mise en scène brillante et pleine de style. Joaquin Phoenix est génial en détective privé hippie accro à la marijuana, suivi par un casting impérial absolument impeccable. Paul Thomas Anderson remonte dans mon estime avec cette nouvelle oeuvre après la grosse déception que fut "The master".
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 novembre 2015
Du talent, il y en avait c'est certain. J. Phoenix se bonifie vraiment avec l'âge ; moi qui le trouvais assez mauvais, chez James Grays surtout, je suis en train de revoir mon jugement sur cet acteur. Il est très à l'aise voire émouvant dans la peau de ce hippie au cerveau embrumé mais qui essaye tout de même de faire fonctionner ses neurones "engourdies". Le début du film est sinon somptueux, du moins prometteur : photo extra, corps très bien filmés, musique psyché excellente (Can), un petit mystère savamment distillé par la voix off... et puis ça s'écrase, ou plutôt ça ne décolle pas. La bande son devient anonyme et c'est impardonnable pour un film qui se passe dans les 70' : quelle idée de faire appel à un type de Radiohead quand l'époque où se déroule Inherent Vice offre le meilleur catalogue de bande son qui soit... aaaargh, quelle frustration ! Ensuite, un peu comme les personnages, le spectateur se désintéresse totalement de l'intrigue, puis finit par se désintéresser tout court. Trop long, trop bavard, un poil prétentieux même...certes, PT Anderson n'est pas manchot, mais sans maitrise le talent n'est rien comme dirait l'autre. Un film qui fait miroiter beaucoup de promesses dans ses 20 premières minutes mais qui laisse ensuite les spectateurs complètement en dehors de son trip (si j'ose dire). Marie-Jeanne se partage pour être appréciée...
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2015
Il est toujours difficile de juger un PTA après une seule vision ; surtout pour celui-ci, ais-je envie de dire, car il me semble que le réalisateur brouille volontairement la compréhension du spectateur ; ce qui donne une expérience cinématographique intéressante, mais un sacré problème lorsqu’il s’agit d’écrire sur le film !
Cette mise en garde faite, voici l’impression spontanée qui fut la mienne durant la vision : on dirait que le Dude des frères Coen se retrouvait détective privé dans un film noir classique, le tout filmé sous substance !
Le héros, interprété avec toujours autant de talent par Joaquin Phoenix, dans un registre comique jusque-là inexploité, rappelle immanquablement le personnage incarné par Jeff Bridges, dans le physique, les gestes, la voix, et bien sûr le sentiment d’être le jouet de conspirations aussi incompréhensibles qu’absurdes. Est-ce un hasard si ces deux protagonistes ne sont jamais nommés par leur véritable patronyme, mais uniquement par une monosyllabe ? Doc, Dude, même combat ?
Ce détective est donc totalement perdu dans son enquête, comme le spectateur ; mais faut-il vraiment comprendre ? Je laisse la question ouverte. En tout cas, j’ai apprécié certaines parties de ce trip sous acide, dans sa galerie de personnages secondaires loufoques (mention spéciale à Martin Short) et dans son portrait en creux des seventies. Mais je suis resté au quai avec d’autres personnages, et avec d’autres évolution du scénario qui me semblent très artificielles ; je trouve par ailleurs le film un peu trop bavard par moments, par exemple les scènes avec Owen Wilson.
On retrouve ici une Amérique impuissante, perdant ses illusions de l’ère hippie pour être petit à petit remplacée par le capitalisme et la corruption. PTA semble observer ce déclin par une vision double, comme souvent, en confrontant deux personnages à la manière de There Will Be Blood ou The Master. Ici, il s’agit de la dualité entre le Doc défoncé et le flic autoritaire anti-hippie, Bigfoot (incroyable Josh Brolin ! Son meilleur rôle avec No Country ?) ; une dualité qui va évoluer de manière viscérale et trouver une conclusion surprenante mais terrifiante, que je ne spoilerai pas !
Bref, cet Inherent Vice vous déroutera, mais pourrait aussi vous faire rire et réfléchir, et vous donner le sentiment de prendre de la drogue par procuration. Et si c’était ça aussi, le cinéma ?
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 avril 2016
Le cinéma de Paul Thomas Anderson, « PTA », comme on le nomme désormais, ne lasse pas de poser des questions et de susciter des polémiques. Véritable auteur pour certains, plagiaire éhonté et poseur pour d’autres, qui ne saurait que recycler l’œuvre de plus grands que lui dans des exercices de style prétentieux où sa faiblesse narrative ressort de son incapacité chronique à être concis (ses films durent en général plus de deux heures trente). Une chose est sûre, le réalisateur a un caractère bien trempé et une confiance très affirmée dans ses moyens, conscient qu’en dépit des scores très moyens de ses films au box-office, il lui revient de bâtir une œuvre qui le classera parmi les plus grands de sa génération. Se situer au côté des John Huston, Howard Hawks ou Robert Altman son mentor, implique de se frotter un jour au genre du film noir. Depuis «Le faucon maltais » de John Huston en 1941 et « Le grand sommeil » d’Howard Hawks en 1946, l’image du privé imprimée par Humphrey Bogart n’a fait qu’évoluer parallèlement aux mœurs de la société américaine pour aboutir à la vision la plus anarchique possible livrée par les frères Coen en 1998 avec « The big Lebowsky » où un Jeff Bridges dit le « Duc » en trip quasi permanent sous LSD ou autres vapeurs toxiques, s’improvise enquêteur par le plus grand des hasards parce que des malotrus sont « venus pisser sur son tapis ». Bogart et son trench-coat ont laissé brutalement la place au bermuda à fleurs et à la bedaine de Jeff Bridges. De son côté le pachydermique Sydney Greenstreet s’est mué via John Goodman en vétéran du Vietnam paranoïaque et soupe au lait tandis que le visqueux Peter Lorre a pris le faciès caoutchouteux de Steve Buscemi. Cette mutation vertigineuse s’est bien sûr faite par étapes, passant par l’apport d’une « coolitude » de plus en plus affirmée, véhiculée successivement par Robert Mitchum, Frank Sinatra, Dean Martin ou Paul Newman. Sans oublier un point de passage essentiel avec Elliot Gould dans le fameux « Privé » de Robert Altman en 1975. Robert Altman qui il faut le préciser est le réalisateur avec lequel, PTA se sent le plus d’affinités, l'ayant secondé sur « The last Show » en 2006 alors que le réalisateur était déjà très malade et auquel il a le plus souvent rendu hommage (« Boogie Night » et « Magnolia »). Avec "Inherent vice" PTA ne cherche donc pas à prendre la suite des frères Coen qui sont certainement allés au bout de l’évolution du personnage du privé capable de s’inscrire dans une intrigue policière crédible mais plutôt à s’intercaler entre les deux frangins et son mentor. C’est donc dans les "seventies" qu’il nous emmène avec l’adaptation du roman éponyme de Thomas Pynchon : « Inherent Vice ». L'auteur dont les romans maniant volontiers l'absurde sont réputés difficilement transposables à l'écran, propose une trame pour le moins touffue que Paul Thomas Anderson avec son style froid et distancié a bien du mal à faire exister. On sait que le fil conducteur du film de détective qui subsiste depuis "Le grand sommeil" et qui supplante avantageusement les incohérences de l'enquête est la déambulation du privé au sein d'une faune cosmopolite composée de personnages fortement typés aux mœurs pour le moins surprenantes. Robert Altman dans "Brewster Mc Cloud" (1970) et les frères Coen dans le susnommé "The big Lebowski" ont habilement joué sur cette unique partition. PTA lui se prend les pieds dans le tapis n'ayant pas la fantaisie lunaire d'Altman ou la fureur iconoclaste des Coen. Il avait pourtant réuni un casting hétéroclite faisant appel comme l'avait fait Robert Altman avec Sterling Hayden dans le "Privé" à des acteurs sur le retour (Eric Roberts, Martin Short ou Martin Donovan) guidés par un Joaquin Phoenix qui semblait avoir l'épaisseur nécessaire pour offrir une variante crédible à l'inoubliable "Duc" de Jeff Bridges. Mais en s'aventurant sur un terrain qui n'est pas le sien, l'austère PTA n'a pas su trouver le liant qui cimente toutes les saynètes confrontant le "Doc" (Joaquin Phoenix), hippie reconverti privé, aux protagonistes, méchants ou victimes de cette enquête qui tente de nous plonger spoiler: dans les méandres de la corruption immobilière (hommage à "Chinatown" de Polanski en 1974) et d'un trafic de stupéfiants
. N'arrivant pas à se départir de sa rigueur légendaire, PTA reste à côté de son film, laissant le pauvre Joaquin Phoenix ramer seul et à l'aveugle dans ce trip le plus souvent désincarné à l'image de "Bigfoot", spoiler: le flic allergique aux hippies
joué par un Josh Broslin pour une fois complètement asynchrone. Si le sous-texte relevé par certains sur l'observation par Anderson d'une Amérique déjà en train de digérer cette réaction anti matérialiste suite à la peur générée par l'affaire Manson est bien présent, il est malheureusement amoindri par les graves carences de forme du film. Puisqu'il entendait marcher dans les pas de son maître à penser, Paul Thomas Anderson aurait du se souvenir que les tournages de Bob Altman spoiler: étaient réputés être de joyeux foutoirs où la marijuana était servie au petit déjeuner afin que chacun soit dans l'ambiance. On n'a rien sans rien. Quelques joints auraient certainement permis au rigide PTA de se laisser un peu aller
. Au lieu de ça, Joaquin Phoenix est sans doute passé à côté de ce qui aurait pu être un de ses rôles emblématiques. Dommage.
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2016
Soyons clair, je ne suis absolument pas contre l'idée d'une histoire sans fondements, peu intéressante du moment qu'elle est sympathiquement raconté. En gros, il y a des fois ou la forme parvient à combler le vide du fond. Partant de là, j'ai tout de suite été captivé par l'ambiance psychédélique des sixties proposé par Paul Thomas Anderson. Réalisateur dont je ne connaissais jusqu'à présent que There Were Be Blood, qui a de commun avec Inherent Vice que la durée excessive et une époque filmée antérieure. Tiré d'un roman pas lu non plus, il convient unanimement que cette intrigue est trop embrouillée, les personnages nombreux et vu de façon trop sommaire, un puzzle difficile à constituer. Disons que la forme est en contraction avec le fond, quand on voit Joaquin Phoenix avachi dans son salon en train d'inspecter nonchalamment ses sales voutes plantaires , sales le mot est faible, on a plutôt envie de prendre celà autant à la légère, pourtant l'intrigue impose une concentration plus pointilleuse. À moins que, à quoi bon ? Pourquoi ne pas se laisser envoûter par cette kyrielle d'invidus perdus dans la paranoïa collective des années 60, en plein boom hippie. Certaines scènes suffisent à rendre le film suffisamment marquant, et le casting de marque permet de créer une ambiance encore plus folklorique. Ce n'est pas parce que cette époque et ce lieu fourmillent déjà d'anecdotes cinématographiques cultes qu'une de plus n'est pas la bienvenue. Par contre on est d'accord, PAT nous a un peu enfumé pompeusement avec tout ça, il y a de quoi se sentir arnaqué, même si ça n'empêche pas de passer un bon moment.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 juillet 2016
Un film avec beaucoup de potentiel et des scènes très drôles mais entrecouper de moments long et ennuyeux.
bsalvert

521 abonnés 3 718 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 août 2015
Plongée dans un univers psychédélique. L'acteur principal ne nous aide pas à le suivre, tant il vit dans un monde qu'il nous est interdit d'approcher.
PLV : à réserver aux fans de Joaquim Phoenix
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2015
Comme dans toute la filmographie de P.T.Anderson, "Inherent Vice" est encore un bijou de mise en scène méthodique et millimétrée, une photo magnifique, une reconstitution d'époque (fin 60's/70's ici) plus vraie que nature et toujours une B.O. efficace. Le réalisateur s'entoure à nouveau d'un casting prestigieux qui donne le meilleur de lui même, et offre à nouveau à J.Phoenix un rôle que seul un Géant torturé et habité comme lui est capable d'interpréter: même s'il est accompagné par de sacrées carrures (J.Brolin, O.Wilson, R.Witherspoon), l'acteur bouffe l'écran à chaque scène par ses mimiques incessantes, ses répliques fusantes/fumantes, ses trips plus vrais que nature et son étonnant humour. A l'instar de ses précédents films comme "The Master", le réalisateur détourne les standards hollywoodiens en s'appropriant de manière personnelle ses scénarios: sa lecture et mise en scène peuvent déstabiliser le grand public, la longueur de ses films n'aide pas à la patience des spectateurs rebutés. Avec "Inherent Vice", l'histoire semble plus accessible, surtout plus drôle et particulièrement bavarde, mais c'est un leurre. Trip sous multiples drogues, intrigues à multiples tiroirs sans fond, paranoïa et hallucinations: ce qu'on arrivait à comprendre part très rapidement en fumette, l'histoire nous échappe, et de manière étonnante, ce n'est pas un souci. Ce qui fait la force de ce film, ce n'est pas son histoire, c'est son traitement, ses ambiances et ses sacrés moments de cinéma. Public averti, c'est gueule de bois ou voyage hallucinatoire excitant, ou un peu des 2 à la fois. A consommer pourtant sans modération.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 août 2015
Purement insaisissable, le dernier Paul-Thomas Anderson aura à nouveau fait couler beaucoup d'encre, suscité l'admiration autant que l'agacement. Déroutant par son culte d'une nébulosité étrangement transparente, comme si l'auteur de There will be blood appelait on ne peut plus clairement à se détacher d'un récit exagérément touffu pour contempler son défilement avec un œil un peu moins rigide, presque ahuri, je retiendrais surtout que son Inherent Vice aura échoué à me révéler la poésie décadente et à demi-évanouie qu'il parait vouloir mettre en place. Entre ses inimitables fulgurances et d'innombrables rencontres aussi bavardes que déroutantes, j'ai donc autant perdu le fil de l'intrigue que l'envie même de déchiffrer sa nature véritable, ce dont elle est tissée et ce qu'il y avait à en tirer. Nouveau décapage historique pour les uns (la fin du rêve hippie), trip psychédélique plus simplement préoccupé de lui-même pour d'autres, oeuvre nombriliste d'un maniaque de la forme pour les moins enthousiastes ; Inherent Vice est si vaporeux qu'il prend docilement toutes les formes qu'on lui intime d'adopter. Dans un tel contexte, savoir y lire un objet fascinant doit je l'imagine procurer un plaisir décuplé et autrement plus pénétrant qu'à l'ordinaire. Malheureusement, pour moi, ne demeure que l'ennui, des coups d'éclat sporadiques et la désagréable impression d'avoir regardé un autre film que celui que j'aurais pu y voir. PTA, toujours un auteur absolument désarçonnant.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2015
Dans la Californie du début des 70's, un détective privé hippie enquête sur diverses affaires tournant autour d'un magnat de l'immobilier. "Inherent Vice" est une sorte de mélange entre "The Big Lebowski" et "The Big Sleep". On y trouve un héros décalé et camé jusqu'à l'os (excellent Joaquin Phoenix), mais qui parvient à suivre le fil d'une enquête complexe, bourrée de personnages délirants (un dentiste obsédé, un gangster amateur de battes, un policier fasciste, etc.) et d'intrigues secondaires labyrinthiques. Ces intrigues, couplées à des dialogues parfois denses, peuvent rendre le film longuet pour celui qui n'adhère pas à l'humour au second degré, ou à l'ambiance "défoncée" de l'ensemble. Par ailleurs, la réalisation de Paul Thomas Anderson est soignée, bien que très sage, et les acteurs secondaires assez amusants (Josh Brolin, Owen Wilson, Benicio Del Toro...). En somme, "Inherent Vice" est une sorte de film noir au scénario sous acide, à découvrir.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse