Un très mauvais Paul Thomas Anderson ou Joaquin Phœnix ne relève pas le niveau. bien heureux celui qui arrivera à tout comprendre dans ce film sans s’ennuyer. réessayé deux fois de finir le film sans y être parvenu. Inhérent Vice est totalement abscon et ennuyeux. Passez votre chemin
Un film très complexe à appréhender. Le fil rouge de l'intrigue est très difficile à suivre. Ça part dans tous les sens. Même si le jeu des acteurs est à la hauteur, le plaisir du spectateur est fortement mis à mal par la construction faite de scènes logiques et d'autres presque loufoques.
Avec Inherent Vice, Paul Thomas Anderson adapte l’univers labyrinthique de Thomas Pynchon en un polar psychédélique volontairement brumeux. Porté par la nonchalance hallucinée de Joaquin Phoenix dans la peau de Doc Sportello, le film flotte dans une atmosphère cotonneuse où l’intrigue semble constamment se dissoudre. Anderson privilégie les digressions, les personnages excentriques et une humeur mélancolique qui évoque la fin d’une époque, mais cette opacité narrative peut aussi générer une certaine distance. La reconstitution de la Californie du début des années 70 est superbe, baignée d’une nostalgie douce-amère. Reste un objet étrange et hypnotique, séduisant par moments mais dont le flou volontaire finit par frustrer autant qu’il intrigue.
cela aurait pu être mieux ... c'est déjà mieux que Magnolia. à voir un peu comme un hommage au Big Lebowski malheureusement, c'est trop long par contre, avec P. T. Anderson, la réalisation est top, la musique toujours excellente, l'image, les acteurs, ce qui gêne chez lui, c'est le scénario et la tendance moralisatrice à toujours vouloir terminer le film sur une note positive. sinon, des moments bien drôles, où je me suis bien plié, Joaquin Phoenix est parfait dans ce rôle !
PTA tient avec Inherent Vice son Chinatown sous acide, mettant en scène Joaquin Phoenix formidable en détective hippie au style incroyable et luttant contre le brouillard de son propre esprit pour résoudre une enquête où tout semble intimement lié.
Il y a plusieurs interprétations de ce film. Parodique dans sa vision des EU, mais bien qu'il ait été tourné en 2015 est pleinement d'actualité, les groupes nazis tels que montrés ne sont pas purement imaginaires. Labyrinthe dans lequel on se perd un peu (ce qui est logique à condition de trouver la sortie) Le personnage incarné par est m'a t'il semblé une référence à Marlowe et la séquence où il devient un justicier est contradictoire à l'image qui nous est donnée tout le reste du film.
Première déception du côté de Paul Thomas Anderson. Dans Inherent Vice, le réalisateur met en scène le personnage de Joaquin Phoenix, détective privé, dans une enquête assez ennuyante, mêlé dans un trip des hippies, typique des années 70. L'histoire peine à avancer malgré un visuel magnifique et des acteurs/actrices impeccables. Et le pire dans tous ça, c'est sa durée... 2h30 qui appauvri le scénario. Étonnement les 2h30 sont passés vite
Un polar à l’intrigue nébuleuse en plein durant les seventies pour le réalisateur Paul Thomas Anderson qui apparait peu inspiré pour livrer cette histoire inintéressante au possible que seul vient sauver la qualité de l’interprétation, Joaquin Phoenix en tête.
Qui est le film ? Avec Inherent Vice, Paul Thomas Anderson adapte pour la première fois un roman de Thomas Pynchon, figure de la littérature américaine obsédée par les complots, la paranoïa et les fuites infinies du capitalisme. Après There Will Be Blood (2007) et The Master (2012), films massifs où le pouvoir se concentrait dans des figures autoritaires, PTA se tourne ici vers un matériau plus relâché, situé en 1970. L’Amérique sort des sixties avec une gueule de bois : la contre-culture se voit récupérée par le marché, la police resserre ses mailles, et le rêve communautaire se dissout dans la logistique du capital. En surface, c’est une enquête : un détective privé, Doc Sportello, cherche à comprendre la disparition d’un magnat immobilier.
Que cherche-t-il à dire ? Anderson ne fait pas un polar classique où les indices convergent vers une vérité claire. Au contraire, il met en scène l’échec de l’enquête : chaque piste engendre de nouvelles zones d’ombre, chaque révélation ramène de la brume. Le film porte ainsi notre regard non sur la solution d’un complot, mais sur ce qu’il signifie de chercher encore à relier dans un environnement où tout conspire à isoler. Sa tension principale est là : comment continuer à habiter le lien social quand les récits collectifs (utopies, révolutions, même les histoires d’amour) s’effondrent sous la logique moderne ?
Par quels moyens ? Anderson greffe le modèle du film noir (détective, filatures, indices) sur la pâte de la comédie. Là où Bogart serrait les fils d’une intrigue, Joaquin Phoenix s’y perd davantage. Cette friction produit un diagnostic : la connaissance n’est plus cumulative, elle se dissout dans un monde trop vaste pour une conscience individuelle.
Le film refuse la nostalgie. Il filme l’instant où la contre-culture est absorbée par le commerce et où l’État normalise les marges. La violence Manson reste hors-champ, mais plane comme une menace diffuse, rappelant que le rêve hippie s’est brisé dans la peur et la paranoïa.
Doc n’échoue pas : il redéfinit le rôle du privé. Ses enquêtes consistent moins à résoudre qu’à réparer localement : rendre un junkie à sa famille, retrouver un mari, apaiser des peurs. Sa compétence n’est pas la déduction mais la capacité à tenir ensemble une éthique du "care".
Quant à Shasta, elle cristallise l’avant. La grande scène de confession installe moins un érotisme qu’une lutte narrative : qui tient la parole, qui écrit l’histoire de l’autre ? PTA en fait une figure intraduisible, qui reste.
En miroir grotesque de Doc, le flic obsessionnel, il révèle la co-dépendance entre outsider et État. Leur relation fait de tendresse maladroite, violence, besoin mutuel, rend visible la porosité entre contestation et institution.
Où me situer ? J’admire profondément la manière dont Anderson filme la brume comme forme politique : elle incarne l’opacité d’une époque où la clarté est devenue impossible. J’admire aussi la pugnacité douce de Doc, ce détective dont la vocation est moins de savoir que de relier, moins de vaincre que de soigner. Ce que je trouve plus problématique tient à la longueur du film et à une certaine complaisance dans l’illisible, qui risque d’épuiser au lieu d’inviter.
Quelle lecture en tirer ? Le film ne se conclut pas par une illumination. Pas de complot entièrement révélé, pas de communauté retrouvée. Seulement un homme et une femme dans une voiture, perdus dans la brume. La victoire, si l’on peut employer le mot, c’est de continuer à chercher des liens, même minimes, dans un monde qui se défait.
Après 30/45 minutes de visionnage j'ai abandonné, j'ai pas du tout accroché à l'histoire du film, pour moi trop brouillon, trop incompréhensible et pourtant il y a un Joaquin Phoenix et un Josh Brolin qui sont plutôt bon et l'image et les décors sont trop mais niveau scénario bof bof.
Ce film est comme un tableau abstrait : le narratif s’efface derrière les couleurs, les personnages, la musique, la dope, l’ambiance, … Si le narratif n’est pas fondamental, on y apprend quand même quelque chose d’essentiel sur LA et sur l’Amérique en général : fin des années 60, le gouvernement désinvestit dans les hôpitaux (pour, USA oblige, laisser aux mains privées le soin de gérer la santé). Les hôpitaux ferment et des cliniques privées voient le jour. Les cartels de la drogue commencent à ouvrir des cliniques de detox. Ils s’assureront ainsi un va et vient incessant entre les nouveaux drogués, choisis surtout parmi les gens fortunés, et leurs magnifiques centres de detox. A l’image des prisons américaines privatisées, qui ont incarcéré des dizaines de milliers de personnes (souvent de race noire et pauvre), sans aucune raison hormis celle d’avoir sur elles de quoi se rouler un pétard (cfr le reportage bouleversant « Le 13eme » sur Netflix. Et que dire de la privatisation de l'armée (cfr la société Académique (ex Blackwater) qui permet par exemple à Coca Cola de « nettoyer » une zone de forêt de ses indigènes en louant des militaires à cette agence d’interim.
Il me semble que la trame narrative, souvent décriée, débouche sur une question beaucoup plus fondamentale que celle de films qui font tout un foin autour d’elle.
Mais l’intérêt du film est ailleurs. Évidemment. Le film, c’est d’abord une violence qui ne fait jamais mal. Tout baigne dans une douceur, dans la brume des joints fumés par le personnage principal. Le film, c’est parfois rencontrer l’incapacité à dire (par exemple le flic à la fin du film qui défonce la porte de Doc pour la nième fois et ne trouve rien d’autre à faire que de vider à la verticale un plat de nourriture tout entier dans sa bouche ; farfelu mais tellement essentiel. Il a tout dit. Il faut voir la tête de Doc qui l’observe. Sublime ! Mélange de stupéfaction, d’interrogation, d’empathie, d’Humanité, de tendresse, et ce n’est pas tout, d’un fumeur de joints envers un policier zélé qui se brûle les ailes à force de rester collé au réel. IMMENSE !) Le film ce sont des raccourcis intelligents, d’une acuité d’esprit quasi jamais égalée (par exemple la scène des retrouvailles en Doc et son ex à la fin du film ; 10 minutes de pure jouissance ; ce qui est révélé représente des années de développement. Et au terme de cette scène, ces années se résument en 1 min cathartique. Toute l’âme du monde en 1 minute ! Probablement une des plus belles scènes de l’histoire du cinéma !
N’en déplaise à beaucoup, c’est déjà extraordinaire pour un film.
Et puis, et puis, voilà un film (merci à mon ami Marc) qui a été touché par la grâce de la première minute à la dernière. Et là se trouve le vrai miracle. Fraîcheur partout. Un délice à revoir au moins 3 fois. Petit parallèle avec Amélie Poulain.
En un mot, à mon avis, un chef d’œuvre ! (pour ceux qui peuvent encore repérer la grâce)
Un polar enivrant et tortueux mais trop décousu pour tripper, qui nous immerge dans l'univers psychédélique du LA hippie des 70's, où Joaquin Phœnix plane très très haut.
Très ennuyeux. PT Anderson a manifestement aimé The Big Lebowski des frères Coen et transformé son Doc/J.Phoenix en sous copie grotesque du Dude. Mais on ne rit pas, le casting prestigieux n'y peut rien. Abus de gros plans, scénario sans queue ni tête, dialogues fumeux et longueurs interminables vous achèvent.