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ninilechat
84 abonnés
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2,0
Publiée le 15 avril 2015
Quel travail pour rattraper le visionnage de tous les excellents films sortis pendant que j'étais loin des salles obscures.... Mais il peut arriver aussi qu'on se dise: ben çui là, j'aurais eu mieux fait de le rater!!
Ainsi du dernier opus du brillantissime Paul Thomas Anderson. Complètement sorti de son registre -et pourtant, Dieu sait qu'il est large, son registre!!- le voilà qui veut faire du Coen frères. Ben, ça marche pas.....
Chez les Coen, et même si le scénar a l'air complètement déjanté, il reste une ligne directrice. Dans Inherent Vice: rien. Prenez des morceaux d'intrigues incohérents,spoiler: un milliardaire juif en cheville avec des néo-nazis, un hippie chargé recruté et séquestré par la CIA (Owen Wilson), et autres curiosités, des personnages de passage (qui ne reviennent plus) qui tombent là comme cheveux dans la soupe, mettez le tout dans un sac, piétinez un peu pour bien mélanger, ressortez les morceaux au hasard: ça donne un film -paraît il. Vous me direz: comme c'est une histoire de camés racontée par une camée, pas étonnant que ça parte en vrille!
spoiler: Bref, au début, un privé miteux qui reçoit dans une espèce de clinique (?) est contacté par son ex qui l'a quitté pour un vieux milliardaire, lequel a disparu.
Le seul intérêt du film, c'est de voir Joaquin Phoenix, qui est de tous les plans, cabotiner pendant deux heures et demi en hippie à rouflaquettes, généralement crasseux, parfois classieux. Bien qu'il ne quitte son joint que pour sniffer, il arrivera quand même à ramener un disparu (le milliardaire? non, non, un autre!) à sa femme. Très bien aussi Josh Brolin qui prête son minois rectangulaire et son expression peu avenante à un flic hargneux. Benicio del Toro fait un bref mais sympathique passage en avocat. L'ex c'est une certaine Katherine Waterston. Habillée, elle a tout du boudin, mais en dessous elle est roulée comme une Ferrari.
Que dire d'autre? Qu'une fois de plus, les lecteurs d'Allociné sont bien meilleurs que les critiques professionnels. Ceux ci ont recommandé le film; les spectateurs ont répondu: nanar! Ils ont raison....
Compliqué, fade, laborieux… le dernier film de Paul Thomas Anderson réussit si bien à retranscrire la vision enfumées des années hippies qu’il n’en reste qu’un amas de dialogues insipides, à la frontière d’élucubrations incompréhensibles et d’inspirations psychédéliques. Coincés quelque part entre le trip planant et les essais un peu arty, Inherent Vice, c’est presque deux heures et demie perdues dans un océan de vide où des acteurs talentueux s’agitent sous la houlette d’un cinéaste d’ordinaire… extraordinaire mais qui, pour la première fois, se plante violemment. >>> Critique complète sur mon blog
Inherent Vice c'est le pur plaisir du cinéma, trip halluciné en technicolore, vaporeux et intense. J'ai cru un moment que c'était dû à mon état (d'ébriété) que je n'avais rien compris au film mais l'intrigue se veut en réalité incompréhensible (j'ai dû décanter pour tirer ma conclusion). L'important c'est cet humour absurde qui fonctionne farpaitement avec moi, c'est cette intensité dans quelques scènes d'anthologie qui ne sont à savourer que pour elles-mêmes, pas trop imbriquées dans une histoire cohérente, c'est cette sensation de partager le spleen dans les yeux verts de cet incroyable Joaquin Phenix, c'est cette bande son qui finit par vous emporter sur les plages de LA ou dans les inhalations de Marijuana. Cette prouesse quand même de vous balader 2h40 sans histoire mais avec une intensité géniale.
C'est très bien fait, on ne s'ennuie pas, on ne se perd pas (trop); les acteurs sont bons, la réalisation aussi, mais une heure après un jour après il n'en reste rien. La sensation d'avoir mangé une fraise Tagada ou du pop-corn : agréable en bouche mais ni nourrissant ni surprenant.
Ce film est complètement barré avec une ambiance particulière imprégnée de drogue et de folie. Beaucoup de très bons moments qui prennent le spectateur à contre courant des clichés hollywoodiens habituels.
Inherent Vice aura été le premier film que je n'ai pas pu voir jusqu'au bout. Pour la première fois, je suis sorti de la salle avant la fin du film, au bout d'une heure de souffrance et d'ennui. Malgré l'humour et l'ambiance résolument décalée, le film avait plutôt bien débuté et certains passages étaient très drôles. Puis, sans prévenir, une chape de plomb s'est abattu sur l'histoire, devenue terriblement lente et compliquée (dans le mauvais sens) : trop de personnages inintéressants, trop de sous intrigues... C'est bien dommage car le film avait l'air intéressant au vue de l'affiche et de la BA
Inhérent vice est tourné comme un grand trip. De ce coté la c'est réussi, tant l'histoire est totalement fumeuse. Même si quelques scènes sont suffisamment barrées et les acteurs bons dans leurs délires (excellent duo phoenix/brolin), tout ca est beaucoup trop volontairement complexe et pas le moins du monde prenant. Grosse déception pour ma part.
Première impression à chaud sur un film qu'il conviendrait de revoir une seconde fois. Il s'agit d'une bonne surprise, car le film m'inspirait certaines craintes : sa longueur, le risque du m'as-tu-vu et surtout l'univers de Pynchon, que personnellement je n'ai jamais réussi à lire. Alors oui, le film est trop long, et ses longueurs se ressentent par moments. En ce qui me concerne, je n'ai pas non plus été sensible au texte récité en voix off. Mais pour ce qui est du style, j'ai été rassuré. Au pur plan de la réalisation, P.T. Anderson est pour moi l'un des meilleurs actuellement. Là où un film comme Birdman se complaît justement dans le brio et la prouesse technique, Inherent Vice déploie des plans séquences qui ne se voient pas tellement ils sont limpides, des plans fixes qui s'étirent jusqu'au bord de la rupture (voir la monumentale scène érotique entre Doc et son ex), et surtout un style d'image superbe, saturé de soleil, voilé de fumée de marijuana. Tout est fait pour nous plonger dans l'état semi-brumeux qui escorte Joaquin Phoenix (très convaincant) durant tout le film. Cette relative sobriété est donc le principal atout du film, d'autant qu'elle l'accompagne dans certains moments de pure drôlerie comme dans des instants plus mélancoliques. Au final, on ne comprend pas grand-chose à l'intrigue, on peut sans doute décrocher assez vite (beaucoup de gens quittaient la salle), mais personnellement je suis bien rentré dans cette oeuvre nonchalante, qui dévoile une galerie de personnages déjantés incarnés par de brillants acteurs. Les amateurs de cinéma apprécieront sûrement cet univers qui semble rendre hommage autant au Big Sleep de Hawks qu'au Long Goodbye d'Altman, avec une touche de Big Lebowski. Pour ma part, je trouve que c'est au dessus d'une bonne partie de la production actuelle.
Énorme raté pour l'un de mes réalisateurs fétiche. Je suis subjugué par ce niveau si bas. Dès le départ, nous sommes noyé dans des dialogues soporifiques, qui nous sortent de l'intrigue. Intrigue qui par ailleurs est mal menée. On se perd très vite pour ne jamais plus se raccrocher. Aucune action, pas de rebondissements, et beaucoup d'ennui. Quel dommage..
Adapter Pynchon (pour la première fois au cinéma), c'était audacieux mais presque mission impossible, tant l'oeuvre de l'écrivain est touffue, complexe voire absconse. Paul Thomas Anderson y a vu un projet à la mesure de sa démesure, lui qui a toujours aimé les grands défis originaux. Il y a vu aussi, probablement, l'occasion de compléter le tableau des États-Unis qu'il peint depuis ses débuts. Le cinéaste s'en sort bien dans la reconstitution d'une époque : décors, costumes et BO créent une ambiance qui fleure bon les années 1960-1970. Il trouve également la bonne tonalité pour cette comédie policière pas comme les autres, ce vrai-faux film noir, décalé un peu à la manière de Robert Altman, version sexe, drogue et rock'n'roll. Il trouve surtout un humour étonnant, nouveau dans sa filmographie : petit délire nonchalamment burlesque, tout en situations absurdes et en dialogues de sourd, qui fait écho à la prise de drogues comme au contexte sociopolitique de l'époque (aspirations libertaires, inquiétudes paranos, etc.). On sent enfin la volonté louable d'être fidèle à l'auteur tout en essayant de rendre son univers accessible et digeste à l'écran, notamment en étant sobre visuellement et en introduisant une narratrice, malicieusement baptisée Sortilège. Mais le résultat demeure malgré tout assez nébuleux. On peut accepter de se perdre agréablement dans une suite d'intrigues digressives pendant un temps, mais sur 2 h 30 c'est quand même très long. Et ce, d'autant qu'il n'y a rien sur le fond qui titille suffisamment l'esprit pour l'inviter à rester bien connecté. Inherent Vice a beau être globalement amusant, voire hilarant parfois, il apparaît au final un peu creux et vain. On oubliera vite l'histoire pour retenir quelques prestations réjouissantes (celles de Joaquin Phoenix, Josh Brolin, Owen Wilson) et des retrouvailles sympathiques avec des acteurs des années 1990 (Martin Short, Eric Roberts, Martin Donovan).
La force de ce film : la complicité entre les acteurs et le réalisateur. On sent que tous prennent énormément de plaisir à jouer ensemble, qu'il y a une vraie alchimie entre les acteurs. Anderson joue beaucoup sur les regards. Les dialogues sont savoureux, et extrêmement drôle. Lorsque l'on regarde le film, on a l'impression d'être nous aussi sous l'emprise de la drogue : l'enquête policière nous semble complètement incompréhensible. On a du mal à comprendre ce qu'il se passe, un peu comme le personnage de Joaquin Phoenix (phénoménal). Mais c'est ce qui fait l'originalité du film.
Une histoire qui part un peu dans tout les sens, on a du mal à en suivre le fil mais ce n'est presque pas important tant le film est porté par un génial Joachim Phoenix. Le film le plus drôle de la filmographie de P.T.A.