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Un visiteur
2,5
Publiée le 20 juin 2016
Après le très mou et peu convainquant The master, Paul Thomas Anderson revient porteur d’un intriguant ovni au bon gout des seventies. Sex, drogues et hippies drôles au programme, au travers d’une enquête qui promet d’entrée de jeu de nombreuses complications. Un an après la disparition de sa copine Shasta, voila que la demoiselle se pointe chez Doc pour lui raconter ses petits tracas. Le brave détective privé, toujours mordu de la belle, s’embarque alors dans une histoire qui le dépasse et où chaque pas le traine dans une nouvelle direction. Et pour que la tache ne soit pas trop facile, ajoutons un flic bien lourd, toujours dans les pattes de Doc pour lui faire perdre son temps. Pour ce qui est de la perte de temps, notre privé s’en sortirait d’ailleurs déjà fort bien par lui-même, acceptant dès qu’on lui en propose de nouvelles enquêtes. Et oui, tant qu’à nager dans l’affaire Shasta, autant occuper son temps utilement. Il faut bien gagner sa vie après tout, pour pouvoir se payer un peu de drogue. Vous l’aurez peut-être compris, Inherent vice est un film aux trop nombreux aléas qui oublie fréquemment son intrigue principale pour plutôt choisir de nous offrir un certain regard sur l’époque. Bien que son personnage principal soit intéressant, l’attention du spectateur se dilue dans le flot de personnages secondaires et les nombreuses scènes décalées, souvent en rapport avec la drogue ou le sexe. Dans un format plus court, le film aurait pu fonctionner, mais je dois bien avouer m’être perdu en route à chercher fréquemment à quoi me raccrocher. Joachim Phoenix et ses magnifiques rouflaquettes ? Sa prestation était agréable et bien plus convaincante qu’à l’accoutumée mais rien de bien transcendant. Josh Brolin et son étrange caractère ? Accrocheur et déroutant mais un peu facile. En fin de compte, c’est certainement le second degré tout en simplicité un brin déjanté qui m’a permis de rester concentré jusqu’au bout. Mais même s’il y a fort à parier que ce film ne plaira qu’à fort peu de monde, il faut cependant lui reconnaitre certains choix osés qui participent à l’atmosphère générale particulière que nous offre Inherent vice et, étrangement, je ne regrette pas de m’être un peu ennuyé ces 2h28mn durant.
Flamboyant, Baroque, brillant, délirant, abracadabrant, un scénario qui nous sème en route bien des fois.
Paul Thomas Anderson va au-delà de l’esbroufe, il imagine les gens et les couleurs. C’est pas de la poudre mais des paillettes plein les yeux. Un cinéma haut en couleur et en musique. Mais aussi un cinéma bavard où on perd le fil de la conversation, trop de personnages et de machinations. Mais l’ensemble est magique alors l’alchimie fonctionne.
On ressort un peu halluciné comme après fumé. Un bonus pour l’ambiance 70 plus kitch que jamais. La musique fait partie du film, en osmose elle souligne chaque situation afin de la valoriser.
Joaquin Phoenix est un électron libre, il sourit, il pleure, il aime, il est passion et émotion. On l’adore d’emblée dans le rôle de Doc, détective malin et collé au plafond, il y a du Serpico mais défoncé.
Josh Brolin est le lieutenant « Big Foot » psychorigide et bi-polaire.
Un passage de Benicio Del Toro toujours plus fantasque.
Des acteurs bien dirigés qui savourent leurs dialogues.
Paul Thomas Anderson réalise une excellente adaptation de l’oeuvre de Thomas Pynchon. Chacun de ses films est toujours une belle histoire mise en couleur et réinventée.
Ce film noir à l'humour déjanté séduit par ses personnages atypiques, ses dialogues extrêmement bien écrits et une réalisation magistrale aboutissant à une ambiance rarement aussi prenante, à un point tel qu'on à l'impression de respirer de la fumée durant 2h20. Un excellent polar psychédélique porté par un Joaquin Phoenix méconnaissable en détective hippie.
Qualifié par certains de trip cinématographique hallucinant, je trouve ce film particulièrement ennuyeux et prétentieux, je n’ai pas dû prendre les bons produits avant de le découvrir. Seule la voix off m’a horripilé. Il ne suffit pas de recréer une atmosphère vintage pour étirer une intrigue si peu captivante sur deux heures et demies. Même si ce type de rôle lui va comme un gant, on a sacrément envie de secouer Joaquin Phoenix, à mille lieues d’un Big Lebowski jouissif !
Un film qui ne m'a pas plu du tout du tout. Un film pourtant avec un casting de luxe, ce qui démontre bien, que les acteurs ne font pas tout. Un délire , un mauvais trip ; J'ai rien compris , je suis resté hermétique. A fuir
L’excellent Joaquin Phoenix offre, comme dans The Master, le précédent film de Paul Thomas Anderson, une très bonne prestation, il est méconnaissable dans le rôle de ce hippie détective privé, pris dans une affaire terriblement confuse pour lui-même et pour le spectateur. Il doit alors composer avec une galerie de personnages hauts en couleurs, que ce soit un flic quelque peu fascisant, joué par Josh Brolin, ou bien un dentiste cocaïnomane. Ce film dépeint en arrière-fond le crépuscule du mouvement hippie au tournant des années 1970, Ronald Reagan gouverne alors la Californie et les vieux idéaux utopiques ont laissé la place à l’argent-roi. Un des meilleurs films de 2015.
Vous pouvez consulter mon classement des meilleurs films de 2015 ainsi que des critiques complètes (illustrées et parfois accompagnées d'extraits) sur mon blog:
Un trip halluciné qui peut séduire, à condition de se laisser emporter par l'interprétation de Joaquin Phoenix (entre autres) dans ce délire psychédélique et d'accepter de ne pas saisir toutes les nuances d'une intrigue plutôt opaque, certainement à cause de toute cette fumée de marijuana... Un pastiche de polar noir en forme de bad trip très drôle, mais qui comporte quelques longueurs à force de privilégier l'errance de son personnage.
Je suis plutôt un fan du cinéma de Paul Thomas Anderson (dont j’ai vu tous les films à l’exception notable de son premier), le voir à la réalisation, ainsi que la critique élogieuse qui accompagnait sa sortie, la présence au casting de Joaquin Phoenix, un acteur rarement décevant et enfin une bande annonce intrigante, m’avait fait me réjouir de voir ce nouveau long-métrage. Et là, ouaouh ! Quelque immense déception ! Non seulement je n’ai pas aimé le film, mais cela a carrément été une torture de le regarder jusqu’à la fin. Je ne comprenais pas comment le réalisateur qui avait si bien réussi à scénariser ces précédents longs-métrages, avait pu commettre ce récit confus, abscons et parfois grotesque, bref pénible à regarder et à comprendre. Et là, au générique de fin, apparaît l’explication : “basé sur le roman de Thomas Pynchon”. Et la lumière fut ! Tous ceux qui, comme moi, ont un jour lu un roman de cet auteur américain comprendront (même sans avoir vu le film), ce que j’ai ressenti devant ce long-métrage. Je n’aimais pas la littérature de cet auteur, que je trouve insupportable à lire, Paul Thomas Anderson, m’a prouvé que mis en images ses romans restent toujours aussi pénibles et, en ce qui me concerne, sans intérêt, hormis pour les adeptes prétentieux de la masturbation intellectuelle. Du coup formellement, je n’ai rien à reprocher au film dont la lumière, les couleurs et la réalisation sont toujours aussi intéressantes et belles, mais elles habillent une histoire inintéressante et pour tout dire particulièrement pénible à suivre. Pour résumer, la réalisation d’Anderson est toujours aussi créative, malheureusement le sujet qu’il a choisi est loin, bien loin de fournir un récit un tant soit peu attrayant et seul les acharnés des oeuvres foutraques (où ils ne comprennent pas nécessairement quelque chose) ou les fans de l’écrivain trouveront quelque chose à sauver de cet harassant salmigondis cinématographique. Pour ma part, cela a été une torture de plus de deux heures que je ne peux en conscience recommander, tout au plus laisser chacun se faire sa propre idée.
J avais été époustouflé par There Will Be Blood, très déçu par The Master, avec Inhérent Vice Paul Thomas Anderson retrouve mon adhésion dans un film très différent. Un film esthétiquement très réussi qui nous plonge dans les années psychédéliques tout en rendant hommage au cinéma américain des années 70. Un cinéma qui donne la part belle aux personnages et aux acteurs et la galerie qui nous est servie est savoureuse et les acteurs leurs rendent grâce. Joaquin Phoenix en tête qui s éclate dans son rôle de détective baba cool en claquette qui donne constamment l impression de tomber d un arbre, vraiment drôle; dans toute la galerie je mettrai aussi une mention à Owen Wilson que j ai trouvé vraiment excellent. A la fois amusant et trippant Inhérent Vice est un beau film sur une Amérique qui a tourné le dos à la rêverie pour le culte de la réussite et de l argent.
Une histoire policière de 2h20 incompréhensible (mais la complexité de l'intrigue n'est pas forcément un défaut), et une élégance de style qui porte la griffe d'un grand cinéaste dont on préfèrera toutefois la période "Magnolia". Interprétation impeccable.
Un polar bavard dans la lignée de The Big Lewoski avec un Joaquin Phoenix incroyable et très drôle. Par contre je crois n'avoir rien saisi au dénouement.
Ce film, c'est un peu "La parenthèse enchantée" à l'anglo-saxonne. Et un hommage de Paul Thomas Anderson à Mai 68 qui dénonce la bourgeoisie dévoyée dans une ode libertaire. C'est beau comme l'antique. Tout content de son généreux message de liberté, il met de côté son histoire, qui n'est donc qu'un prétexte, laissant le spectateur se débrouiller tout seul avec son intrigue imbuvable. Du coup, je suis un peu frustré devant tout ce galimatias, mais c'est finalement pas grave puisque Paul Thomas est fier de son petit numéro. Sous le pavé, la rage.
Formellement splendide le film de Paul Thomas Anderson se perd malheureusement dans un scénario terriblement brouillon, le spectateur se perd dans cet amas de complexes relations. Heureusement la mise en scène extra, les interprètes exceptionnels, la bande originale choisie au millimètre et les personnages haut en couleur complaisent un spectateur hypnotisé par cette inextricable histoire.
Cette parodie des films noirs des années quarante-cinquante, transposée dans les seventies, est nettement moins réussie que les autres films de Paul Thomas Anderson. Il recycle ici tous les clichés, le privé junkie remplaçant le privé alcoolique. Le scénario est confus et quasi incompréhensible, à l'égal certes de celui de certains chefs d'oeuvre du genre, comme Le grand sommeil. Mais on se lasse assez vite de cette succession de scènes décousues. Le talent de Joaquim Phenix ne suffit pas à compenser l'incohérence complète du récit. D'autant que la reconstitution des séventies manque singulièrement d'ampleur : tout ou presque semble avoir été tourné en studio. La bande son est sans doute très sympathique, mais le réalisateur n'a pas su clairement choisir entre la parodie loufoque et le film noir traditionnel...
Film très spécial, je l'ai regardé jusqu'au bout car on m'en a parlé en bien. C'est vraiment particulière, je qualifierai ce film de complètement fou, même déjanté. L'histoire m'a paru nul, mais faut reconnaître qu'il y a pas mal de touche d'humour sympa, puis un remarquable jeu d'acteur Joaquin Phoenix !