Inherent Vice
Note moyenne
3,0
2598 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

197 critiques spectateurs

5
8 critiques
4
42 critiques
3
53 critiques
2
52 critiques
1
28 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2015
Paul Thomas Anderson accouche d'un véritable OVNI cinématographique. Un polar barré, féroce, délirant, original. Un trip vertigineux façon seventies, sous drogues, totalement excitant, aguicheur et accrocheur. La photographie est soignée. Les acteurs jouent juste. Les musiques collent parfaitement bien à l'ambiance. Perso, je n'ai pas vu passer les 2h30. Une oeuvre qui ne plaira pas à tout le monde et c'est bien dommage mais.. Qui fait un bien fou au cinéma!
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mars 2015
Les films de PTA sont à chaque fois un véritable évènement, surtout pour un fan comme moi. Le travail de ce metteur en scène étant tellement unique et fignolé, que ses films se feront rares et donc très attendus. Malheureusement, il arrive quelques fois que les artistes, ou du moins leurs œuvres, déçoivent leurs fans ! Et en effet, à force d'attendre impatiemment ce "Inherent vice", et de transformer cette attente en chef d’œuvre espéré, j’en ressortirais de toute évidence déçu (tout comme la montagne que l'on se faisait du "Interstellar" de Nolan). Conclusion : L'attente nuit fortement à la satisfaction !
Bref, revenons-en au film en lui-même ! "Inherent Vice", septième long-métrage du cinéaste, suit la lignée de son précédent "The Master" (au charme incommensurable) dans ce cinéma plus sophistiqué et plus barré, loin de ses premières œuvres. Mais là n'est pas le problème, la complexité et l'effet décalé, sont et seront toujours des ingrédients appréciables au cinéma. Non, dans "Inherent vice", le problème vient du fait qu'il n y ait pas vraiment d'intrigue, que le rythme soit un peu laissé-pour-compte, et que ce mélange se ressentira dans notre implication. Il sera donc difficile de suivre cette histoire peu captivante pendant 2h30, mais heureusement, les acteurs impressionnants et la beauté de la mise en scène nous tiendront éveillés. "Inherent vice", ne sera pas aussi attrayant que ses affiches (somptueuses) laissaient paraître, même si encore une fois, la grande qualité de la réalisation de PTA sera toujours bel et bien présente. "Inherent vice" se verra donc comme l'un de ses longs-métrages les moins, comment dirais-je...puissants.
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2015
Attention Spoilers !
Paul Thomas Anderson est un cinéaste américain que j'apprécie beaucoup, un des derniers à représenter ce qu'était le Nouvel Hollywood même si il n'y a pas participé. C'est un véritable auteur qui a su se composer une filmographie cohérente d'une richesse incroyable offrant par la même occasion un florilège de films cultes. Mais il n'est pas aussi du genre à se reposer sur ses lauriers et avec There Will Be Blood, son chef d'oeuvre absolu, il opère une mutation dans sa carrière avec l'instauration d'une trilogie poursuivie par The Master et maintenant Inherent Vice. Et il est assez clair qu'à partir de là, la filmographie d'Anderson risque de prendre un tournant décisif s'éloignant pour de bon de ce qu'il avait fait dans son début de carrière. Les films représente une trilogie sur leurs propos, leurs thématiques et leurs contextes. Les trois se placent dans une époque en plein changement, en pleine évolution avec pour There Will Be Blood, la fin de l'Ouest américain pour le début de l'air industrielle, pour The Master, l'après guerre qui représente un pays qui se voit devenir la première puissance économique mondiale dont les hommes encore traumatisés doivent se réinsérer dans une société en évolution qu'ils ne comprennent plus et maintenant avec Inherent Vice il représente la fin de l'ère hippies. Au final le véritable propos du film est là, pas de cette intrigue nébuleuse et alambiqué dont on ne saisira pas tout les tenants et aboutissants mais bien dans la représentation de la fin d'une époque et dans l'histoire d'un pays qui cherche encore son identité. Car le cinéma de Anderson a pour thématiques celle de l'identité, de la place que l'on doit trouver dans le monde mais au lieu d'étendre cela à un personnage il étant cela à un pays, un pays qui à connu beaucoup de mutations au cours de son histoire. En ça Anderson adapte brillamment le roman de Thomas Pynchon en étant fidèle à son style tout en se réappropriant cette histoire pour qu'elle corresponde à ses thématiques. On retrouve donc l'aspect digressif du roman avec ses multiples sous intrigues qui s'entrechocs et qui trouble la compréhension du spectateur, mais la compréhension de l'intrigue n'est pas nécessaire, elle n'est d'ailleurs pas souhaitable car cette incompréhension a pour but de servir le propos du film. On est comme le personnage perdu dans toute cette histoire car fumant joint sur joint, ses idées ne sont pas claire et on plonge dans son monde ce qu'il fait que l'on adoptera sa vision de choses donc on sera aussi shootés que lui dans une sorte de trip hallucinogène où parfois les frontières du réel sont troubles comme lors de l'excursion dans l'asile ou encore la dernière confrontation entre Bigfoot et Doc qui offrent d'autres pistes de lectures à l'histoire. Mais si le personnage ne saisit pas tout c'est aussi parce qu'il ne comprend pas les changements qui s'opère dans le monde qui était le sien, entre manipulation gouvernementale, expansionnisme industrielle, corruption policière, la complexité du nouveau monde envahit le sien qui avait pour habitude d'être simple, beau et aux valeurs fortes. Le monde hippies était la célébration de la vie dans ce que ça avait de plus purs et de plus simples mais avec la montée des sectes à cette époque notamment avec le cas Manson, ce sont eux qui ont fait les frais de tout cela et qui se sont vus qualifier de rebuts de la société. On retrouve donc cette thématique qui à émergé chez Anderson depuis There Will be Blood, cette idéologie de groupe poussé à l'extrême qui en devient même sectaire et qui change la perception d'un monde en apparence simple. Et c'est véritablement cette idée qui prédomine ici, la complexité qui envahit la simplicité et qui la pervertie comme cette scène très symbolique qui ouvre le film où Doc ne comprend plus les expressions faciales de Shasta, elle qui avait pour habitude de montrer une moue simple et joyeuse se retrouve aujourd'hui à être une femme qu'elle c'était promis de ne jamais devenir arborant ainsi des expressions complexes et difficilement déchiffrable pour Doc, les deux personnages ayant pris des chemins différents. Et c'est là que l'on constate toute la densité du film et l'aspect tentaculaire du récit, on est face à un polar noir nébuleux et stylisé, un film romantique avec une histoire d'amour touchante et mélancolique, une étude de comportement ainsi que l'étude d'un pays et d'une époque en voie de disparition. Le film interrogeant aussi la place de la femme dans cette nouvelle société en pleine libération sexuelle mais qui sont pour autant toujours esclave d'une certaine manière. Shasta laissant la place de cette femme libérée qu'elle était à une femme objet que l'on exhibe, on lui dit comme s'habiller, on lui dit comme se comporter et on ne lui fait plus l'amour, ce précepte propre aux hippies, on la baise, rapidement et brutalement et elle est contrainte d'aimer ça. Cette évolution de la société soumet encore une fois les femmes à des codes, elles ne sont pas libres malgré ce que la société peut dire, et elles non jamais été aussi objet que maintenant, des modèles d'expositions que l'on ornent sur les cravates, que l'on possède que l'on montre. Pourtant elles trouvent une certaine forme de pouvoir en cela, en manipulant le faible, Shasta se servant de Doc et le poussant même à devenir comme ses hommes brutaux et rapides et on trouve un propos assez intéressant sur la notion du dominant-dominé car on peut être les deux. Il suffit juste de trouver plus crédule que soi et c'est ce qu'est Doc, il se fait mener en bateau par quasiment tous les personnages du récit mais il n'en oublie pas ses valeurs, préférant sauver une vie plutôt que de démêler ce sac de nœuds ou faire preuve de cupidité. Et Anderson signe une belle déclaration d'admiration à l'encontre de ce personnage et de ce qu'il représente, les valeurs, l'intégrité et la pureté qui est mis face à un monde qui pousse à la manipulation, à la soumission et à l'individualise, les personnages pensant plus à leurs propres intérêts plutôt que celui des autres. D'ailleurs tous les personnages sont incroyablement bien écrit avec une densité psychologique incroyable tout en représentant un aspect de l'époque dans laquelle ils vivent, en ça le personnage de Bigfoot et de Doc sont les plus réussis et les plus fascinants du récit, l'un représente une institution policière mourante en pleine mutation et qui se voie compromise et corrompu tandis que l'autre est l'idéologie hippie personnifié et leur relation est incroyablement juste, ils ne s'apprécient pas mais ce respect d'une certaine façon car au final ils ont besoin l'un de l'autre et ils sont tous les deux en voie de disparition. Car une époque meurt et une autre s'ouvre et en ça prend tout son sens cette voix-off si particulière, elle n'est pas une représentation mentale de l'esprit enfumé de Doc, Sortilège est l'époque dans laquelle ils vivent, c'est le mouvement hippie. C'est pour cela que ça narration est parfois peu viable car elle est comme cette époque, décontractée, psychédélique et nébuleuse. D'ailleurs lors du dialogue finale Doc et Shaste parle d'elle au passé car ils ont conscience que cette époque est révolue, elle fut un sortilège, un rêve éveillé à la fois douce et mélancolique, elle fut leur entremetteuse car c'est cette époque qui a permis à Doc et Shasta de s'aimer. La scène finale est d'ailleurs incroyablement bien pensé, on ne voit pas le décor qui les entourent car leur monde s'est évaporé, ils sont les deux sur la route et ne savent pas où ils vont et Doc regarde dans le rétro d'où provient une lumière et avec un regard nostalgique il pousse un petit rire ironique. Cette scène est forte en symbolique, il regarde son passé et se rend compte que c'était mieux avant, que de là provenait la lumière, il n'est pas intéressé de savoir où il va mais de où il vient et l'aspect paranoïaque du personnage sert la métaphore, c'est quelqu'un qui regarde toujours en arrière et qui n'est suivi que par son passé. On retrouve cette importance des racines assez présent dans la filmographie d'Anderson même si ici il occulte l'aspect familial pour opérer une mutation dans ses thématiques. Et ce final est donc d'une tristesse mélancolique assez touchante, un faux happy end où même si le couple est enfin réuni ils seront obligés de vivre dans un monde qu'ils ne comprennent pas et dont ils ne veulent pas, étant condamnés au changement et aux regrets. Et cette fin est aussi symbolique pour ce qu'elle représente dans l'oeuvre d'Anderson, lui aussi est regarde son glorieux passé mais va de l'avant, ce qui montre bien le changement qui s'opère dans son cinéma. Le casting quant à lui est impérial, tous les acteurs sont sensationnels même si certains grands noms héritent de petits rôles, ils donnent néanmoins le meilleur d'eux mêmes pour être totalement au service du film comme Owen Wilson, Reese Witherspoon et Benicio Del Toro. On notera aussi un Josh Brolin excellent et quelques peu à contre emploi tandis que Katherine Waterston s'impose comme la révélation du film par la justesse de son jeu et son charisme assez fascinant, elle se montre solaire et charmante, un vrai coup de cœur. Sinon Joaquin Phoenix est clairement l'acteur le plus fascinant de sa génération est démontre un talent comique très dépressif et mélancolique, il est à la fois un clown triste mais aussi l'acteur qui symbolise le mieux le cinéma d'Anderson et ici il est absolument parfait. Pour la réalisation, celle-ci est techniquement parfaite, avec une photographie somptueuse, une bande son absolument géniale, Anderson savant manier l'image et le son à la perfection, et le montage se montre classique mais maîtrisé. D'ailleurs c'est comme ça que l'on peut qualifier la mise en scène de Paul Thomas Anderson, elle est classique mais incroyablement bien maîtrisé avec un savant sens du cadrage, des travellings impeccables et une excellente gestion du champ/contre-champ. Elle se montre bien pensé et parfois symbolique accompagnant le récit à merveille. En conclusion Inherent Vice est un petit chef d'oeuvre même si il est clair qu'il divisera car il faut bien reconnaître que le film souffre de quelques longueurs et qu'il aurait gagné à avoir 20 minutes en moins même si personnellement cela ne m'a pas dérangé. C'est un de ses films brillants qui s'amuse à perdre le spectateur dans un récit alambiqué mais pour raconter au final une histoire qui va au delà de ça, une histoire intelligente et universelle qui parle de la mélancolie d'un monde qui change. Alors le film n'est sans doute pas un chef d'oeuvre absolu mais c'est une oeuvre cohérente et quasi-parfaite qui finit d'opérer cette mutation dans le cinéma d'Anderson venant clôturer la trilogie entamée par There Will Be Blood. C'est un film paradoxal qui est ce que le cinéma à offert de plus libre tout en étant du maîtrise incroyable, presque maladive. C'est un film frais, original et qui redéfinie certains codes de cinéma tout en étant une oeuvre d'art poétique et mélancolique qui sous ses airs de comédie décomplexée cache une tragédie humaine juste et touchante qui distille une atmosphère dépressive durable et délectable. C'est aussi assurément le film le plus personnel de Anderson qui parle ici directement avec son cœur, qui regarde ce qu'il a accomplit avec nostalgie et prépare déjà l'avenir signant ici un de ses meilleurs films. Un film à la fois précieux et instantanément culte.
the_fan_of_inception
the_fan_of_inception

29 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2015
Nouveau film très attendu de ce début d'année, “Inherent Vice” séduit déjà tout le monde (ou presque). Normal puisque son réalisateur, Paul Thomas Anderson, est un de ceux qui a la carte: quoiqu'il fasse, ses films seront toujours aimés à l'instar des Coen ou de Wes Anderson. Pourtant, sans mauvaise foi aucune, le film est très réussi et avait, dès le départ tout pour nous plaire: un contexte californien façon 70's post-summer of love, une belle brochette d'acteurs et à la clé l'adaptation d'un roman policier réputé inadaptable. Si Anderson, adapte la chose prudemment sans vraiment changer quoi que ce soit de l'histoire originale, il apporte un point de vue cinglant sur la société américaine gangrené par le Vietnam, Nixon et ses doutes les faisant replier sur elle-même. Au centre de ce contexte pour le moins ironique, une histoire policière en somme assez simpliste sous forme de disparition d'un magnat de l’immobilier; à mi-chemin entre le classicisme de "Chinatown" et le délire happy-junky de "Las Vegas Parano", le tout saupoudré d'un beau groupe de personnages: Joaquin Phoenix excellent en flic camé au look déjà ringard pour l'époque, Josh Brolin en flic bourru et soumis, un Owen Wilson mystérieux et la révélation Katherine Waterston qui en fera languir plus d'un. Tous font de ce film une petite merveille cinématographique marquée par une belle reconstitution des 70's, une BO fort entraînante et certaines séquences hilarantes comme celle du dentiste. Cependant, seule un final qui s'étire en longueur, un manque de trip psychédélique et un choix de cadres souvent peu finaud, "Inherent Vice" reste un des films les plus marquants de ce début d'année 2015 que ses quelques mystères scénaristiques qui restent jusqu'à la fin du film ont fini d'achever la mémoire de certains critiques y voyant ici un film incompréhensible
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 mars 2015
D'un ennui affligeant. je n'ai jamais vu autant de personne partir de la salle au bout de 20 lonnnngues minutes. ce film traine en longueur. l'intrigue n'est pas interessante. l'histoire en elle meme n'a pas grand interêt. ce film est plat, tiré par les cheveux, à la limite du ridicule. Fuyez !
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mars 2015
"Inherent Vice" laisse pour le coup une impression mitigée...
On part en effet très confiant à la vue des premières images dont la photographie est franchement très belle et originale avec des plans à couper le souffle, et on est même enthousiaste face à l'esprit très fumeux et alangui de ce film plutôt fort déjanté à l'intrigue qui l'est tout autant !
Et il y a bien sûr Joachim Phoenix et ses yeux !!! Et quels yeux, quel regard dont le réalisateur a le grand talent de saisir tout le langage qu'il exprime à lui seul !
Même si l'histoire passe au second plan, tant la personnalité des personnages est forte et que le rapport entre eux est pour le moins particulier et étonnant, on essaie quand même de se cramponner à l'intrigue qui rebondit avec des effets de diversion pas toujours bienvenus, pour mieux repartir (ou moins bien ?), mais il faut s'accrocher pour de bon quand même !
À travers cette histoire tirée du livre de Thomas Pychon, Paul Thomas Anderson part dans un délire bien personnel dans lequel on entre complètement ou pas du tout..
En effet, rarement, j'ai pu ressentir cette ambiance ouatée, baignée de vapeur, de chaleur, le tout parmi des décors aux lumières et couleurs belles et surprenantes.
Certains moments sont de plus d'un humour féroce, et encore une fois la manière de mettre en scène les personnages et leur façon de d'observer, y est pour beaucoup !
Et là, la brochette de personnages aussi farfelus les uns que les autres est à la hauteur vraiment et sans fausses notes, que ce soit de Doc à Bigfoot (Josh Brolin), sans compter le reste de la troupe !
Maintenant, à force de rebondir par ci par là, de nous perdre à qui mieux mieux, de s'étendre et de s'étirer aussi longtemps ce film finit par installer une sorte de lassitude par le fait que tout semble sur le même registre du début à la fin avec une tendance nette qui se renforce petit à petit liée à cette impression d'autosatisfaction du genre "Je fais du bon boulot et je le sais..." et ceci en s'en contentant simplement et du coup, en mettant le spectateur de côté !
Tout cela un peu comme ces impros de jazz, très plaisantes au début puis beaucoup moins agréables ensuite...
Alors, certes ce film aux qualités certaines pourra séduire et même emballer, mais un rythme avec quelques vrais rebondissements pertinents, nous auraient certainement tenus en haleine pour être en osmose complète avec cet univers étrange venu d'ailleurs, dont on aurait aimé s'imprégner jusqu'au bout avec bien plus de plaisir...
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2015
Inherent vice est sans doute le moins bon film de son auteur mais il est difficile cependant d'avoir la dent dur contre le dernier Paul Thomas Anderson tant il regorge d'idées et de trouvailles. Quelque part entre The big Lebowski et Las Vegas Parano, Inherent vice est un trip assez réjouissant, une comédie absurde baignant dans une esthétique seventies lisse mais psychédélique. Paranoïaque et déroutant, le film doit beaucoup à Joaquin Phoenix et Josh Brolin, tous deux aussi épatants que secoués. L'intrigue policière alambiquée au possible n'est qu'un prétexte, Inherent vice est un film qui cherche autant à perdre le spectateur qu'à l'amuser. Cependant, le résultat final est quelque peu décevant. Anderson fait traîner son film en longueur. C'est par moment verbeux et même un peu ennuyeux. 2h30 n'est pas le bon format et délesté d'une bonne demi-heure, le film aurait gagné en qualité. De plus, la dernière partie, plus mélancolique et existentielle tient moyennement la route, comme si délire sous acide et réflexion sur l'amour et le sens de la vie n'allaient pas de pairs. Bref, l'ensemble est assez brouillon malgré la grande maîtrise de la mise en scène d'Anderson néanmoins Inherent vice est un film qui regorge de trouvailles et de moments de pure folie et pour cela il mérite d'être découvert.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 mars 2015
Le "vice consubstantiel" ("Inherent Vice") de ce nouveau film de Paul Thomas Anderson, c'est que c'est bien du Paul Thomas Anderson.... Celui de "Magnolia" et de "The Master"... Seul "There will be Blood", qui racontait quelque chose d'identifiable clairement, est, pour moi, à sauver dans sa filmo. Les 5 à 10 premières minutes ici font naître l'espoir que la forme ne sera pas la seule fin ("fin" dans le sens de "but") du propos. Las ! Cela part très vite non pas dans le mystère, l'intrigue, mais dans le fumeux le plus total ! Les personnages sont malmenés, entrant et sortant sans aucune cohérence, souvent abandonnés dès qu'apparus... L'histoire (ou plutôt les histoires) sont embrouillées. Tout en étant inconsistantes. Je mets cependant 1 "étoile", quand je n'en mettais qu'une demie à "The Master". Joaquin Phoenix (Larry "Doc" Sportello) fait superbement le "PI" "stone", dans un environnement "seventies", très psychédélique. Ceux qui partagent l'affiche avec lui s'en tirant à la portion congrue, eux, de la performance cinématographique - et pourtant il y a du "beau linge" (Josh Brolin, Benicio del Toro, Owen Wilson..). 2 h 29 d'un ennui majuscule et d'une suffisance "auteuriste" sans bornes...
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 mars 2015
Télérama a émis deux critiques : une bonne et une très mauvaise.
Je rejoins tout à fait la très mauvaise critique qui dit que ce film est terriblement ennuyeux, complexe, amorphe, incompréhensible et trop long.
En plus il y a une voix off détestable tout le long du film.
Seul point positif : on voit Los Angeles et encore très peu... car les scènes se passent pratiquement tout le temps en intérieur et que ça bavarde inutilement !
spoiler: De plus l'intrigue, une fois qu'on connaît la fin, est complètement inintéressante, tout ça pour ça....
CarolH
CarolH

5 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2015
Jubilatoire! Un polar trip plein de finesse...Anderson au top, Phoenix et les autres hallucinants, un vrai voyage fun.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mars 2015
Je n'ai pas du tout aimé ce film.
Qu'est-ce-que je me suis ennuyée tout le long ! Je regrette vraiment de l'avoir vu.
C'est un film pénible, très confus, barbant, pas sympa du tout, on s'embête vraiment et pour couronner le tout il dure 2 h 30.
Il y avait seulement une trentaine de personnes dans la salle et 4 sont quand même parties.
Une vraie perte de temps et d'argent.
A éviter tout simplement.
Joe D.
Joe D.

68 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2015
Inherent Vice, le 7ème film du grand Paul Thomas Anderson (PTA), adapté du livre "Vice Caché" de Thomas Pychon, fait beaucoup parlé de lui depuis sa sortie en salles sur le sol Français.

En effet, ce dernier fait du cinéma en hommage à ses réalisateurs préférés, tels Martin Scorsese, Robert Altman, Hal Ashby ou encore George Stevens. Il a su réalisé des oeuvres cinématographique de renom dans le cinéma indépendant à l'image de ses mentors en réalisant des films magistraux et puissants comme BOOGIE NIGHTS, MAGNOLIA, THERE WILL BE BLOOD ou encore PUNCH-DRUNK LOVE, en reprenant les figures de ses maîtres pour les intégrer dans sa propre forme. Mais au fur et à mesure qu’il a évolué dans sa carrière, Anderson a également compris l’intérêt de ne pas forcément se mettre en avant par rapport aux sujets qu’il traite, pas seulement pour favoriser l’immersion dans des époques et des univers rarement représentés à l’écran, mais aussi pour permettre à la critique hollywoodienne de s’accrocher à des repères reconnaissables et rassurants, même s’ils ne sont plus employés aujourd’hui.

INHERENT VICE ne ressemble en rien aux autres œuvres récentes d'Anderson, la cinématographie magnifiquement composée, et à couper le souffle qui remplit THERE WILL BE BLOOD et THE MASTER est remplacé par un aspect granuleux serré qui se concentre davantage sur les gros plans avec des plans fixes et des longs dialogues de la part des protagonistes du film.

Il est ainsi, fascinant de voir un peu à l'image de THE MASTER, comment Paul Thomas Anderson, rend un hommage à son réalisateur fétiche et mentor, le grand Robert Altman et notamment son incursion dans le film noir revu et corrigé avec le film de ce dernier "LE PRIVÉ". Anderson reprend la forme du film d’Altman à son compte et achève de transformer INHERENT VICE en objet culturel reconnaissable, car marqué de bout en bout par ses influences facilement identifiables. il y a quelque chose de profondément littéraire dans INHERENT VICE, car PTA retranscrit des passages entiers du roman dans son film, ce qui n’a rien d’étonnant puisque sa méthode de travail a consisté à recopier le roman à la lettre, puis à écrire le scénario sur cette base en y apportant des petites touches personnels.

Intrigue embrouillée, personnages louches et dangereux, femmes fatales et humour pince-sans-rire : tous les éléments du genre répondent à l’appel, même si l’exercice de style consiste à les plonger dans un contexte radicalement différent, celui de l’Amérique des 70s, paranoïaque et contestataire.

Le film se déroule en 1970, lorsque le mouvement hippie a été ralenti et quasiment mis à l'arrêt quand le président des Etats-Unis Richard Nixon et sa «majorité silencieuse» se sont emparés du pays.

Dans ce contexte, Joaquin Phoenix se glisse dans la peau de Larry Doc Sportello, un détective privé hippie, forcément exécré des autorités locales, qui a son bureau dans un hôpital.et qui fume de la marijuana à Los Angeles, au début des années 1970. Une ex-petite amie, du nom de Shasta Fay Hepworth (interprêté par Katherine Watherston) vient briser sa routine en lui racontant entretenir une relation cachée avec un riche promoteur immobilier. L’épouse de ce dernier aurait proposé à Shasta de les aider, elle et son amant, à se débarrasser du mari, en le faisant enfermer dans un hôpital psychiatrique, afin de se partager le pactole.

Attention spoiler de l'histoire :
spoiler: Se mettant sur la piste, Doc découvre rapidement que le promoteur immobilier Michael Z. Wolfmann (interprêté par Eric Roberts) et sa maîtresse Shasta ont mystérieusement disparus. Le dernier à les avoir vus est un dénommé Glenn Charlock, mais Doc finit par tomber dans un coup monté, se réveillant à côté du cadavre de ce dernier, après avoir été assomé par une batte de baseball. Evidemment, lorsqu'il se réveille les flics sont présents et tout le monde a disparu, Doc se retrouve souspconné du meurtre de Charlock. Un pas derrière lui se trouve le lieutenant Christian «Bigfoot» Bjornsen (interpêté par l'excellent Josh Brolin) des forces policières de Los Angeles, qui rêve de devenir un enquêteur vedette, mais qui vient de passer à côté de la plaque dans l’affaire de meurtres reliés à Charles Manson. Bigfoot en veut énormément à Sportello, car il méprise les hippies, et cherche par conséquent, tous les moyens pour emprisonner Sportello, fumeur actif de joints. Faisant appel à l'aide de son ami avocat, Sauncho Smilax, Esq (Benicio Del Toro), qui finit par l'informer que Shasta aurait disparu sur "Croc d'or" un bateau de plaisance, où elle serait partie, Sportello découvre presque accidentellement que "Crocs d'or" est un réseau de trafic d’héroïne dont les tentacules s’étirent jusque dans des milieux des plus improbables. Demandant de l'aide à son amie, la Vice- procureur de district Penny Kimball (Reese Whitherspoon), Sportello se rend vite compte que cette dernière profite de la situation, et le balance au FBI. Ces derniers recherchent un de leurs informateurs Coy Harlingen (Owen Wilson), qui serait la dernière personne à avoir vu la fameuse Shasta. Se rendant au domicile de ce dernier, Sportello ne trouve que sa femme Hope Harlingen (la sublime Jena Malone Finissant par retrouver Coy Harlingen, celui-ci lui explique qu'il ne peut pas rejoindre sa femme étant un indic, et impliqué dans une sorte de secte dirigé par des nazis et des dentistes, il se ferait tuer. Après plusieurs péripéties, dont la visite chez le Dr. Rudy Blatnoyd (Martin Shot) dentiste obsédé sexuel, qui abusera de la jeune Japonica Fenway (Sasha Pieterse) une ancienne connaissance du Doc, une dépressive qu'il a aidé par le passé. Il apprend de Blatnoyd où se trouve le centre psychiatrique où était prévu d'être enfermé Wolfmann, espérant retrouver Shasta. Résolu, bien que complètement défoncé, et constamment dans les vapes du fait de sa grande consommation de drogues douces. Doc retrouve la trace de Wolfmann. Malheureusement; il comprend que ce dernier est de son plein gré dans un hôpital psychiatrique, qui masque en réalité une secte, tout ceci n'étant qu'un jeu de dupes, il retrouve Coy Harlingen, et prouve à Bigfoot que ce dernier est vivant. Saxophoniste ratée, Harlingen exprime à Doc son désir de pouvoir enfin partir, et de ne plus être tributaires ni des traficants de drogue (la secte), ni du FBi. Doc décide de se joindre à Bigfoot, afin de se venger de celui qui aurait tout manigancé, du faux enlèvement de Wolfmann, à l'implication du FBI et de la secte pour faire passer ce traffic de drogue, dans l'espoir de retrouver Shasta. Puck Beaverton nazi rencontré à la secte et Adrian Prussia, deux dangereux psychopathes ayant tout manigancer avec Wolfmann, seraient selon Penny Kimball les personnes recherchées. Mais le Doc se retrouve piéger, enchainé, et s'en sort in extrémis, pendant que Bigfoot vole toute la cocaïne du réseau, et laisse tout à Sportello, histoire de lui faire porter le chapeau, espérant qu'il se fera tuer. Heureusement Sportello est sauvé par le père de Japonica, dont on apprend qu'il est en quelque sorte, le barron de ce réseau, et accepte de libérer enfin Harlingen à la demande de Doc, en échange de la livraison complète de la came. Harlingen retrouve sa femme et son fils, Doc retourne chez lui pensant être tranquille lorsque débarque Bigfoot absolument dégouté de cet échec, face au Doc. Il pète un plomb et mange toute l'herbe encore non coupée de Doc. Le symbolisme qu'il a laché prise lui aussi après une désillusion du système pour lequel il se battait, malgré avoir toujours été un faible. N'ayant pu venger son collègue face à ce système paranoïaque qui s'instaure, il devient à l'image de Doc déphasé. Shasta refait comme par miracle surface, expliquant qu'elle a quitté Wolfmann, un salaud qui l'utilisait comme une fille de joie, la traitant comme une chienne, durant trois jours sur ce mystérieux bâteau qu'est le "Croc d'or". Sauncho Smilax se débrouille pour que le bâteau soit racheté au nom de la propriété de l'Etat, l'argent sale de Wolfmann étant dévoilé. Au final, qu'en est il de Doc Sporello, il a retrouvé sa Shasta, qui ne veut pas se réengager avec lui dans une relation, mais qui laisse l'ambiguité planer. Sporello a été comme qui dirait le dindon de la farce, et a subi tout ce jeu d'apparences, de manigances et de mensonges.


Tout ça pour ça me direz vous ? Eh bien non, car certes le film subit malheureusement quelques longueurs mais le pari est réussi pour Paul Thomas Anderson.

D'abord, niveau performance des acteurs, on se laisse surprendre par l’humour jusqu’alors indétectable de Phoenix. La performance de l’acteur apporte ce qu’il faut de subtilité au personnage de Doc qui aurait pu très vite devenir caricatural s’il avait été interprété par un autre. Le rôle du privé Doc Sportello, n'avait jamais été aussi léger, drôle et émouvant qu'ici, dans le rôle de ce détective complètement à l'ouest.

Josh Brolin, en nouveau venu dans son univers déjanté, fait une composition jouissive de flic brutal, aux comportements plus qu'ambigus, ou Owen Wilson à total contre-emploi. Dans des seconds rôles, on retrouve des acteurs disparus de la circulation, venus ici pour revenir à nos mémoires, parfois juste le temps d'une scène : Martin Short, l'ex-star du Saturday Live, vu dans L'Aventure intérieure, méconnaissable en dentiste obsédé sexuel, ou bien l'acteur fétiche de Hal Hartley, Martin Donovan, ventripotent et tout-puissant. Sans parler d'Eric Roberts, dans un cameo inoubliable. Et de la myriade de naïades californiennes qui entourent Joaquin Phoenix, Jena Malone et Katherine Waterston en tête.

La vraie comédie dans le film provient du fait que Sportello est pris dans un complot qu'il peut à peine comprendre, et encore moins résoudre.

Tout s’embrume au fur et à mesure du nombre de joints que Doc s’envoie. L’onirisme prend le dessus, l’enquête avance d’elle-même sans que Doc n’intervienne vraiment.
Tout concorde et se rejoint, à tel point que Doc se note même en pense-bête sur son carnet : « Ne pas devenir parano ». Au fur et à mesure que l’enquête évolue, Doc enchaine les entretiens où chaque personnage finit par mentionner Shasta, l’ex qui le hante soudainement disparue en même temps que son amant. On pourrait même se demander si tous ces personnages ne seraient pas des matérialisations de la dualité de Doc, de ses questionnements quant à sa relation avec Shasta. Ces personnages seraient alors des représentations de son lui intérieur et antérieur. À tel point que l’indispensable voix-off féminine n’apparaît pas tant comme celle de l’une des petites amies de « Doc », mais bel et bien comme celle de sa conscience sereine.

La photographie (l'excellent travail de Robert Elswit) dépeint à merveille l’ambiance doucement psychédélique de l’époque, et les personnages, tous plus improbables les uns que les autres, sont interprétés avec brio (Joaquin Phoenix et Josh Brolin en tête).

Comme si l'esthéthisme du film noir ne suffisait pas, il ya même une scène d'ombre dans un endroit sombre, ruelle sommaire pour vraiment montrer que la séance ouija, leur a permis de se retrouver eux même, au delà de tout l'esbrouffe de cette époque Flower Power.

L’humour du film, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui des frères Coen, est juste malgré l’énormité des situations, et passe tantôt par les dialogues, par les rencontres hautes en couleurs, mais également par des détails visuels subtils. On se régale de ce détournement du film policier où Doc le hippie qui se défonce, est le héros pas commun d’une histoire pas commune.

De manière plus générale, Inherent Vice dresse également un portrait de l'Amérique post-hippies sur un mode ironique et désenchanté, le même que livrait live Robert Altman dans Le Privé. Biker nazis, militants Black Panthers, centre de désintox pour fils à papa, affairiste immobillier véreux, jeunes rebelles fugueurs, loin du temps du flower power et des illusions de 1968.
L'adoption du style hippie par des personnalités comme Charles Manson et sa « famille » de criminels, condamnés pour meurtres (dont celui de Sharon Tate) dans la région de Los Angeles, la défaite des armées américaines au VietNam, le COINTELPRO (programme de contre-espionnage du FBI sous la direction de John Edgar Hoover qui enquête sur les organisations politiques dissidentes aux Etats-Unis), l'arrivée de Richard Nixon au pouvoir et l'affaire du Watergate portèrent un coup fatal au « Peace and Love » du mouvement hippie. Le thème majeur de ce film étant la vision paranoïaque et contestataire du monde. Doc Sportello en est le symbolisme accompli d'une désillusion perdue dans un monde, où les codes ont changé et où il ne s'identifie plus.

C'est tout le prix du film de réactiver une époque dans ses moindres détails, avec un talent incroyable, au niveau de la lumière et des costumes notamment. Auquel contribue significativement le score de Jonny Greenwood, le guitariste de Radiohead, désormais compositeur attitré de Paul Thomas Anderson, pour sa 3e collaboration d'affilée. Et qui contient des morceaux de Can, Neil Young ou Minnie Riperton.

Inherent Vice reste pour moi, un très bon film bien retranscrit sur les maux de cette période post-hippie, filmé avec virtuosité, et nous amenant à nous poser des questions d'ordre métaphysique, mais je conçois qu'il est difficile de "lâcher prise" pour bien comprendre la pertinence du propos. Par ailleurs, le film souffre d'un rythme avec malheureusement des longueurs sans réelles importances, car 2h30 cela peut décourager beaucoup de spectateurs. Au final, je dirais que ce n'est pas le meilleur film de Paul Thomas Anderson, il n'en reste pas moins l'un des plus aboutis esthétiquement parlant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 mars 2015
On pourrait débattre longtemps pour jauger "Inherent Vice" qui avait tout pour plaire sur le papier et qui est une réelle souffrance d'ennui, d'incompréhension, de stéréotypes convenus enroulés dans une bouillie faussement esthétisée. Un film dont on se demande si il n'a pas été totalement improvisé au tournage et qui ne va nulle part (à part gacher la soirée des spectateurs) le film le plus interminable d'entre tous ! C'est la premiere fois de ma vie que je regarde ma montre au cinema et n'espérant qu'une chose, que cette mascarade hippy mal faite cesse au plus vite. Palme d'or du film en bois ! Joaquim totalement rincé dans un style sous parodiant avec peine Jeff Lebowsky.... Scénario improvisé qui ne va nulle part, on a l'impression de voir la meme séquence 40 fois de suite jonchée de scenes répétitives mixé à du burlesque "jointé". Intrigue totalement inintéressante et qui dure des heures et des heures... Au MK2 Bastille hier , je n'ai jamais vu autant de gens fuir un film en cours de route. Mon seul regret est d'etre resté jusq'ua la fin. 0/20
Pondycherri
Pondycherri

18 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2015
Film sympathique dans lequel nous suivons Doc (docteur de quoi au juste ?) dans une enquête afin de protéger l'amant de son ex.
spoiler: Le film a l'air d'une jolie bobine car tous les personnages sont liés entre eux, autant j'ai apprécié cette succession de situations loufoques la première heure du film autant ça commençait à devenir lourd.


Donc pour moi un avis mitigé : j'ai apprécié la moitié du film mais me suis beaucoup ennuyé après cela, je suis resté jusqu'au bout espérant quelque chose qui relancerait mon intérêt mais peine perdue.
Au moins j'aurai eu le plaisir de voir Joaquin Phoenix à l'écran depuis The Master.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2015
C’est quand même bizarre qu’en faisant étalage d’un tel talent Paul Thomas Anderson rende à peine lisible ce récit d’une enquête menée sous produits illicites par un Joaquim Phoenix tout aussi allumé. Comme si la fumette avait contaminé le plateau et rendu les comédiens apathiques. La mise en scène le plus souvent flasque ne fait rien pour arranger la compréhension du pauvre spectateur égaré dans les arcanes d’une époque aussi psychédélique que le film. Malgré quelques fulgurances, on s’ennuie beaucoup.
Pour en savoir plus
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse