Inherent Vice
Note moyenne
3,0
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197 critiques spectateurs

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52 critiques
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etoile_du_jaguar
etoile_du_jaguar

4 abonnés 109 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mars 2015
A s'essayer de faire du Bukowski sans que Bukowski n'écrive le scénario et sans talent pour narrer une histoire, on en sort un film brouillon, plat et ennuyeux. Le casting ne fait pas tout. Globalement raté.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2015
Mouarf. Avec Birdman c'était un des films que j'attendais le plus ce début d'année pour la même raison : j'aime pas le réal, enfin c'est un peu plus compliqué... Disons que je reconnais toutes les qualités qu'on veut lui prêter mais il ne me transporte jamais alors j'espérais qu'Inherent Vice me transporte parce que la BA donnait trop envie, enfin moi j'adore cet humour, c'est décalé et la photo d'Elswit ça vient donner un cachet pas possible. Sauf bah que la réussite que j'attendais n'était pas au RDV. Enfin c'est pas imbuvable mais c'est juste chiant. Le gros défaut du film c'est son rythme (il se réveille un peu vers la fin mais c'est une fin à rallonge du coup c'est direct désamorcé). Pis voilà une grosse déception parce que je n'accroche pas, les acteurs font leur show mais je m'en tamponne pas mal parce qu'à aucun moment j'ai de l'intérêt pour ce qu'il se passe. Mais après y a des moments où c'est vraiment pas subtil entre autre toutes les vannes de cul avec Josh Brolin, non mais ça va bien 5min pas plus, sinon il faut le faire avec plus de talent. Après j'adore Phoenix et son personnage est plutôt attachant mais cette réalisation hypnotique pour faire genre t'es foncedé H24 comme lui, bah autant dire que je préfère mille fois la défonce d'un Duc dans Big Lebowski. Bon voilà je vais pas tergiverser, c'est bien, juste que c'est pas ma came. Mais j'espère toujours tomber sur un film qui me fasse adorer Thomas Anderson, pas juste bien l'aimer mais vraiment l'adorer, pas pour cette fois.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mars 2015
La première bonne nouvelle concernant Inherent Vice (la seule ?) est que Joaquin Phoenix est bien meilleur que dans le condensé offert par une BA inquiétante par ses excès. Il est même prodigieux en privé à rouflaquettes, un Bogart qui se doperait à la marijuana. Comme son aîné, dans Le faucon maltais, il joue dans une intrigue assez brumeuse, pour employer un euphémisme, qui se veut témoignage d'une époque, le début des seventies à L.A, sur fond de transactions immobilières douteuses. Que sauver du film ? Quelques scènes burlesques et donc Phoenix. Et pas grand chose d'autre. Même en ne cherchant pas à comprendre le fin mot de l'histoire, le film parait bien pataud et cette fois la mise en scène de PTA ne peut pallier les manques d'un scénario qui se regarde le nombril, fût-il psychédélique. Au passage, on est content d'entendre ce bon vieux Neil Young sur la B.O laquelle est plutôt engageante, parvenant, en de rares moments à créer un semblant d'atmosphère. Mais 2H30 pour dérouler un récit aussi filandreux, c'est sacrément long. Après The Master, déjà insatisfaisant, c'est à se demander vraiment si ce surdoué de Paul Thomas Anderson sera un jour capable de retrouver le très haut niveau de ses films précédents.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2015
Une histoire policière de 2h20 incompréhensible (mais la complexité de l'intrigue n'est pas forcément un défaut), et une élégance de style qui porte la griffe d'un grand cinéaste dont on préfèrera toutefois la période "Magnolia". Interprétation impeccable.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2015
Ce film était sans doute une de mes plus grosses attentes de 2015, Paul Thomas Anderson restait sur un semi échec avec un "The Master" décevant et j’espérais de mille vœux qu’il retrouve enfin un second souffle pour mettre tout le monde d’accord. Ce projet il m’excitait, bien que n’ayant pas pris le temps de lire le bouquin de Thomas Pynchon, j’en savais donc très peu (et ça n’était pas plus mal) mais je voyais déjà le taux de délire atteindre les sommets, un retour à son univers cool et virevoltant de "Boogie Nights", un parallèle plus ou moins évident au "Big Lebowski" des Coen et pourquoi pas des trips hallucinatoires mode "Las Vegas Parano" de Gilliam … je suis tombé de bien haut.

Car en effet "Inherent Vice" est dans la totale lignée de "The Master", PTA insiste avec cette atmosphère pesante et ce rythme lancinant dans un scénario profondément alambiqué, nous suivons le détective privé baba-cool Doc Sportello qui suite à la visite impromptue de son ex-copine Shasta, se lance à la recherche du riche amant de cette dernière pour une enquête qui le mènera aux quatre coins d’un Los Angeles autant spartiate que nébuleux.
Il semble quasi certain que l’assimilation se fait totalement à partir du personnage principal interprété par Joaquin Phoenix, omniprésent à l’écran, nous invitant aux confins de son esprit embrumé par les vapeurs de marijuana, nous nous perdons, comme lui, au fil de cette investigation et je pense qu’il faut accepter de s’y perdre, de se laisser aller et d’adhérer au trip … Mais le problème c’est que le film dure 2h30 et que l’exercice de style fatigue assez vite, personnellement j’ai commencé à être agacé au bout d’une demi heure, les séquences de dialogues entre quatre yeux s’enchainent entre Doc et un éventail de personnages secondaires, on est dans l’obligation de digérer des tonnes de palabres parfois indigestes, désordonnés ou absurdes, l’intrigue a un mal de chien a captiver et c’est embêtant, j’ai prié pendant toute la première partie pour que le rythme décolle enfin, qu’une situation vienne remuer tout ça, mais ça n’arrive jamais … apparemment c’est le but, mais ça a du mal à passer.

Enfin il faut bien avouer que le décalage de la mise en scène de Anderson garde ses instants savoureux saupoudrés d’un humour tordu voir impertinent, c’est sans doute ce qui marche le mieux, Phoenix donne tout ce qu’il a, et même si on pourrait lui reprocher un léger excès de cabotinage il endosse parfaitement le rôle de ce type haut en couleur rappelant inéluctablement le Dude et Serpico; à ses côtés divers acteurs lui donnent tour à tour la réplique, de Josh Brolin en flic bourru à l’avocat Benicio Del Torro en passant par la délicieuse Katherine Waterston incarnant son amour passé. Le romantisme mélancolique est présent de part cette période de la fin des sixties et de ses idéaux hippies ainsi que la love story Doc-Shasta où tout est résumé en une séquence (à mon sens la meilleure) : celle du flashback du jeu de ouija où par cette journée pluvieuse le couple heureux laisse place à un retour au présent résolument terne réimplanté d’un paysage évolutif et expansif, la cité des anges déchus, le début des seventies (Anderson semble aimer ce passage digressif d’une décennie à une autre, propos déjà présent dans "Boogie Nights" pour celui des 70s aux 80s). Et c’est bien souvent à travers ce sentiment de paranoïa ambiant qui parcourt le Doc que le mystère tente de s’éclaircir alors que tout reste inéluctablement dans le brouillard, au final l’enquête ne fait que piétiner, comme nous, on slalome entre les pistes en se bouffant les portes.

La bande son est une nouvelle fois assurée par le génie multi-instrumentiste Jonny Greenwood du groupe Radiohead, faisant corps avec les bribes d’ambiance et les changements de tons tout en respectant la mise en scène résolument pragmatique de PTA, on note aussi les vieilles ballades mélancoliques de Neil Young pour mettre en valeur le côté désenchanté de cette période, car contrairement aux idées reçues ce film est tout sauf rock 'n' roll, dans le sens le plus "péchu" du terme naturellement, c’est avant tout un film brumeux et labyrinthique sur la recrudescence et la réminiscence. La dernière partie est pour le coup plutôt réussie dans ce sens, où la subtilité du propos fonctionne tout à fait, spoiler: le passage où Big Foot bouffe entièrement l’assiette d’herbe de Sportello, en pleurs, est clairement l’allégorie de cette parenthèse dorée du flower-power qui se clos par la force des institutions républicaines de l’ère Nixon. La fin quant à elle laisse porte ouverte à l’interprétation de la destinée de cette histoire d’amour qui ne se résume paradoxalement (par rapport à l’aspect boursouflé du contenu global) qu’à un simple choix : la fatalité ou le renouveau, Doc nous invitant dans un ultime regard malicieux à y répondre, ou pas.


"Inherent Vice" reste une déception compte tenu de la proportion de mon attente, à défaut de constater un retour à l’univers "Boogie Nights" j’aurais au moins eu la confirmation que Paul Thomas Anderson a bien amorcé un virage décisif dans sa filmographie avec "The Master" et qu’il est dans cette continuité. Le film garde un fond par moment intéressant mais une forme et un scénario un peu trop bourratif voir ennuyeux, ce qui en dérangera plus d'un. Reverrais-je un jour le réalisateur qui m’a tellement impressionné et enthousiasmé par le passé ? Malheureusement j’ai bien peur que sa destinée dépasse sa fiction, c’est peut être déjà la fin des grandes heures de son cinéma, il rejoindrait tout de même Cronenberg au rayon de mes virtuoses désarçonnés, une place de choix.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 mars 2015
Je préfère lire un livre, mise en scène inexistante, verbiage incessant, scénario vide et creux et omniprésence de Joachim Phoenix... Deux heures trente d ennui mortel !
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 mars 2015
Jusqu'ici Paul Thomas Anderson ne m'avait jamais déçu. J'attendais donc ce nouveau film avec impatience. Comme d'habitude pour mes plus grandes attentes, pas de bande-annonce, pas de promo, ni rien d'autre. La déception est à la hauteur de cette attente, immense. La seule chose qui domine ici c'est l'ennui. Qui est là dès les premières minutes et qui ne me lâchera plus jusqu'à la dernière. Très vite l'ensemble devient brumeux. Un nouveau personnage arrive toutes les cinq minutes, provoquant une nouvelle sous-intrigue qui se dilue dans l'intrigue principale dont on se retrouve (depuis un bon moment déjà de toute façon) complètement largué. On est alors laissé au bord de la route dans un flot de blabla incessant, incompréhensible et ennuyeux qui va durer 2h30. Le scénario est donc pour le moins confus. La mise en scène de PTA est pour la première fois un peu mollassonne, bien loin de la maitrise et de la virtuosité de tous ses autres films. Certes, formellement c'est plutôt réussi. La reconstitution de la fin de 60's et du contexte historique est de qualité, mais cela ne sauve rien. L'interprétation non plus. Tous les acteurs ont été meilleurs ailleurs. Même si Joaquin Phoenix en fait peut être moins que d'habitude et est un peu plus sobre. Le reste du casting, Josh Brolin, Owen Wilson, Benicio del Toro, entre autres, s'en sort bien sans plus, avec un petit avantage à Reese Witherspoon. Bref, je n'ai pas du tout adhéré, décrochant très vite pour ne plus jamais rentrer dedans. Première déception donc de la part de Paul Thomas Anderson. Pour ma part, c'est complètement raté. Espérons que cela ne soit qu'un accident...
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2015
Anderson retrouve pour l'occasion son acteur de "The Master" Joaquin Phoenix (qui lui se retrouve en couple avec Reese Witherspoon après "Walk the Line" en 2005) ; d'ailleurs son personnage du privé Doc Sportello pourrait être le pendant psychédélique de Freddie dans "The Master" ; illuminés tous les deux, ils s'interrogent sur le monde qui les entoure, à leur façon et qui prend une dimension bien particulière en pleine parenthèse enchantée parasitée par les années paranoïa de l'époque Nixon. Malheureusement, il faut bien l'avouer le scénario est quand même très confus, encore plus compliqué et flou que "Chinatown" et "Le Grand Sommeil" réunis le récit est un labyrinthe bien difficile à suivre. Ca reste un film particulièrement dense, assez fascinant et des acteurs de premier ordre.
islander29

1 028 abonnés 2 665 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2015
PTA a changé son fusil d'épaule, finis les brillants travellings aux musiques fracassantes (Punch Drunk Love, Magnolia, etc.....)........Après Master, il retrouve Joaquin Phénix, pour encore un très grand rôle d'acteur, celui d'une espèce de détective hippie qui recherche les tenants et les aboutissants d'une disparition......Je suis partagé quant à mon jugement.......D'un côté force est de constater que les années 70 sont transcrites avec conviction et justesse, que les second rôles impressionnent, notamment Big Foot (Josh Broslin, le flic droit dans ses pompes) ou Patrick Owen (?) le hippie politique, que la critique sociale est fine et caricaturale et que les scènes sont variées dans leur fond......Malheureusement, d'un autre côté, le film manque de surprises, le scénario traine en longueur, et les dialogues par moments se prennent trop au sérieux au détriment du réalisme tout simplement.....Et puis la patte du metteur en scène devient presqu'académique, ou en tout cas formatée par le cinéma de ses contemporains, effilochant l'homogénéité du tout......C'est ainsi , vous allez peut être en rire, qu'à in moment, il imite Tarentino, à une autre et c'est cocasse, on sent Woodie Allen, et enfin de manière un peu sirupeuse à la fin, voila qu'il nous pompe Terence Mallick.....Peu de scènes marquantes en définitive, mis à part une scène sexuelle très suggestive et fantasmée.....Pour le reste il manque carrément l'action , le film aligne les dialogues et les gros plans sur les visages pendant deux heures et demie.....Monotonie du fon et de la forme, peut être plus que dans Master encore.....Reste qu'à la fin du film, on a l'impression d'avoir pénétré un univers original et assez déjanté.....Cette sensation évasive, ne doit pas faire oublier que le réalisateur doit retrouver une énergie stylistique plus mature et personnelle, celle qui a fait sa réputation.....
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mars 2015
Complétement halluciné et hallucinant, Inherent Vice n'est pas une drogue à mettre entre toutes les mains. Le scénario est aussi brumeux que ses personnages et on peine à comprendre la résolution de ce dernier. Certes Inherent Vice propose un grand travail artistique et technique, mais cette jolie farce est un peu trop longue pour plaire. PTA est en plein brouillard. Pour en savoir plus, lisez la critique complète en cliquant sur le lien ci-dessous:
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 novembre 2015
C'est une vraie déception. Après des Masters de Paul Thomas Anderson ce nouveau film n'est franchement pas convaincant. L'histoire est intéressante le casting fait ce qu'il peut pour maintenir un plus ou moins le film à flot. Néanmoins, la mise en scène est pour ma part catastrophique et ce pratiquement dès le départ. Il est difficile d'entrer dans le film et du coup pour y rester jusqu'au bout il faut vraiment s'accrocher.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2015
Après "The Master", Paul Thomas Anderson retrouve Joaquin Phoenix, cette fois-ci pour un polar un brin déjanté se déroulant dans les 70's et qui fleure bon la marijuana. Adaptation d'un roman de Thomas Pynchon, "Inherent Vice" repose sur des personnages hauts en couleur (un promoteur immobilier qui aime avoir des femmes nues sur ses cravates, un saxophoniste qui se fait passer pour mort, un dentiste pervers, un flic qui déteste les hippies) et sur une intrigue nébuleuse dont il est quasiment impossible de comprendre tous les tenants et les aboutissants. En cela, le film ressemble au "Grand Sommeil" sauf qu'ici l'époque n'est plus la même, Charles Manson a tué Sharon Tate et la parano commence à régner à Los Angeles. Portrait d'une époque plus que véritable polar, le film se voit comme un trip et s'avère assez difficile d'accès, comptant quelques longueurs et plusieurs questions sans réponses. Il ne reste plus qu'au spectateur de décider s'il veut se laisser emporter mais le jeu en vaut certainement la chandelle puisque la mise en scène est impeccable et un casting de seconds rôles solides (Josh Brolin, Owen Wilson, Benicio Del Toro) gravite autour de Joaquin Phoenix, parfait dans le rôle du détective privé au grand cœur aux rouflaquettes et à l'esprit embrumé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mars 2015
Le potentiel comique de Joaquin Phoenix enfin révélé !
(Même s'il était déjà drôle dans Buffalo Soldiers et Signes)
Et aussi, pour une fois il joue l'un des personnages les moins tordus du film !
Un film très surprenant et qui mérite qu'on pense à lui bien après être sorti de la salle, ne serait-ce que pour faire abstraction de la pensé New Age qui nous assomme comme les 70s ont l'air d'assommer le personnage principal.
Je m'attendais à un film sombre et poisseux avec un titre comme ça et en fait c'est plus une fausse enquête qui se change en une véritable fresque du Los Angeles des 70s, ville lumineuse et même solaire, drôle, sensuelle, avec ses bons et ses mauvais trips.
Un très bon moment en salle avec d'excellents acteurs (Martin Short, Josh Brolin et bien sûr JP) et un réalisateur qui sait ce qu'il fait.
Peeping_Tom
Peeping_Tom

10 abonnés 75 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2015
Vu à Londres, c'est par moments très drôle, souvent chiant et toujours très creux. On salue quand même le talent des acteurs et la belle pellicule.
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2015
(...) INHERENT VICE commence comme un film noir assez classique : une femme vient demander de l’aide à un détective parce qu’elle pense que le milliardaire dont elle est amoureuse est en danger de mort, menacé par sa femme et son amant. S’engage une intrigue complétement dingue, où se multiple les personnages et les pistes scénaristiques. Il faut être prêt à s’abandonner lorsqu’on s’engage dans ce nouvel essai de Paul Thomas Anderson et ne pas avoir peur de décrocher à un moment ou un autre. Que ce soit au détour d’un dialogue ou plus simplement dans l’intrigue en général. Se risquer à une analyse est toujours périlleux avec un film aussi disparate, surtout lorsqu’on a une seule vision au compteur. Qu’est ce qui est la réalité ? Qu’est-ce qui est halluciné ? Se demander ça, c’est déjà prendre le film par le mauvais bout. C’est une histoire d’amour qui se dessine sous cette intrigue à tiroirs, entre Doc et Shasta.

Le film n’est pas avare en digressions mais on en revient sans cesse à cette femme, comme bouée à laquelle on tente (Doc y compris) de se rattacher par réflexe au milieu de ce labyrinthe constitué d’éléments insaisissables. Jusqu’à que ce soit elle qui décide de revenir. Pour mieux fuir à nouveau. On comprend via des flashbacks que le passé entre ces deux personnages a été ponctué de petits instants de bonheur. La réelle quête de Doc, au milieu de ce bordel, c’est de retrouver le bonheur. La scène où ils accourent en ville, sous la pluie, pour trouver un magasin de drogues est une parenthèse aussi brève que touchante, dont on aimerait à nouveau être le spectateur si Doc arrivait à retrouver Shasta. Il faut voir comment il s’accroche à sa voiture lorsqu’elle part au début du film, pour avoir un aperçu du refus de la laisser s’évaporer dans la nature. Le nombre d’évaporations au fil de l’intrigue est à méditer, et s’impose en symbole de cette Amérique en pleine mouvance, où les chosent changent et où certaines disparaissent sans qu’on sache pourquoi. Rien ne sert de chercher des réponses, le monde autour de Doc est une masse trop imposante, constituée de forces supérieures qu’il ne peut que subir. Le plan où il marche vers le commissariat et se fait pousser exprès par un policier qu’il croise montre que ces forces gravitant autour peuvent entrer en collision avec lui. Alors il doit s’en accommoder pour continuer. Ce qu’il ne manque pas de faire directement après dans le même plan en prenant soin d’esquiver d’autres policiers arrivant vers lui. (...

L'intégralité de notre article sur INHERENT VICE, sur Le Blog du CInéma
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