Tyrannosaur
Note moyenne
4,0
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160 critiques spectateurs

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Fbienne D
Fbienne D

16 abonnés 95 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2012
Un film dur sur la violence dans le quotidien. La brutalité et la bêtise humaine ont la part belle dans cette histoire où les évidences sont trompeuses. L'interprétation est magnifique. On en sort chamboulé.
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2012
Ce n’est pas uniquement grâce à son charisme magnétique digne d’un Steve McQueen que Peter Mullan parvient à être absolument renversant dans ce rôle de vieil homme dangereusement impulsif en quête de repères et réussissant à se reconstruire à travers l’attention qu’il vient porter à une femme en détresse. Dans cette œuvre bouleversante, la violence intrinsèque à la nature humaine mais aussi les sentiments de manque d’affection et de besoin de soutien émotionnel sont dépeints avec une véracité si crue et mises en image avec une telle sobriété (la mise en scène, ainsi que la manière dont est filmé le contexte social difficile, sont facilement comparables à celles de Ken Loach) que le résultat est, sans mauvais jeu de mots, un véritable film coup de poing.
Christoblog

924 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 avril 2012
J'ai rarement vu installer une atmosphère de violence sourde et de catastrophe imminente aussi efficacement que le fait Paddy Considine dans Tyrannosaur. On est littéralement happé par le personnage joué par l'excellent Peter Mullan. On le craint, on le comprend, on le réprouve et il parvient presque à nous communiquer son désir de violence.



Lorsque sa solitude triste et forte rencontre celle d'Hanna, jouée par l'admirable Olivia Coleman, on se demande bien vers où le film va bien pouvoir aller. La violence la plus immonde reignant chez la malheureuse Hannah, on craint le pire : entre celui qui ne contrôle pas ses pulsions et celle qui subit celle de son abject mari, que peut-il se passer ?



Le film réserve un chemin tortueux à cette rencontre, en servant deux acteurs magnifiques par une mise en scène toute en douceur, d'une redoutable efficacité, par une photographie hors du commun, grise et claire à la fois, et par une belle musique.



Le film réserve quelques scènes magnifiques, il est tendu comme une corde d'arc, maigre comme un clou et sec comme un coup de trique. D'autres critiques sur Christoblog : http://www.christoblog.net/
Hastur64
Hastur64

269 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 avril 2013
« Tyrannosaur » est un film dans la lignée des premiers films de Ken Loach tel que « The Ladybird », on y retrouve la classe laborieuse britannique, ici des Écossais de Glagow, et la réalité d’une vie pas toujours très brillante. Le film a pour interprète principal Peter Mullan qui est abonné à ces rôles d’hommes en rébellion face à la vie. Il campe ici un homme qui se noie dans l’alcool et la violence n’arrivant pas à se remettre de la mort de sa femme. Il fait la rencontre de Hannah, pieuse épouse en apparence, vivant une vie confortable, mais en fait en but à la violence de son mari et qui noie, elle aussi, son désespoir dans l’alcool. La rencontre de ces deux êtres au bord de la rupture donne un film poignant qui sans tomber dans le misérabilisme, tout en non-dits, génère des moments d’une grande force émotionnelle sans jamais se livrer à une sentimentalité trop lacrymale. Les deux interprètes donnent une partition tout en sobriété qui restitue bien la détresse infinie de ces deux êtres qui ne cherchent en fait qu’une main tendue pour se relever. Film social sans être démonstratif « Tyrannosaur » est un drame très poignant qui réussit, à travers un scénario et une interprétation tout en retenue, à transmettre la fragilité et la bonté de ces deux personnages à la dérive. Paddy Considine avait reçu plusieurs prix pour son court-métrage sur ce même thème et a de nouveau réuni les critiques sur ce long-métrage (lui aussi couvert de prix), débuts prometteurs pour un jeune réalisateur. Un film à voir de toute urgence.
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2012
Comme à la mode du "Plus y'en a mieux c'est" , vous serez confronté dans "Tyrannosaur" à un vieil alcoolique paumé qui frappe son chien, à des ciels gris et des horizons décharnés (normal, c'est en Angleterre), à une jeune femme qui derrière son masque de bonne chrétienne se fait uriner dessus et cogner par son mari en manque d'amour propre. Vous y entendrez des évocations de ce que fait le salaud époux à ladite femme (du verre pilé dans le vagin entre autres), puis viendra l'évidente rencontre entre le vieux cinglé alcoolique et la jeune victime qui, derrière un coeur de pierre commun, vont se révéler l'un à l'autre et tomber un peu amoureux - mais pas trop, car l'amour c'est bien connu, on le mérite. Vous croiserez aussi un vieux cancéreux qui meurt dans son lit, le souvenir d'une épouse obèse amputée des deux jambes, vous y verrez un meurtre sanglant, des horizons morbides et des rayons de soleil gris. Il y a des gens qui se tabassent, une jeunesse désoeuvrée, une vieille génération qui l'est tout autant, un voisin abruti qui lâchera son chien sur le petit garçon de sa copine (et le plan de défiguration qui va avec). Bref, vous êtes face à un film anglais, mais attention, pas chez Ken Loach. Amis de la finesse sociologique, de l'ambiguité morale, du combat idéaliste, du propos bienfaiteur, de l'humour cerné dans une tragédie, passez votre chemin : vous êtes ici en plein dans le marasme d'un cinéma britannique tristement répétitif et sérieux où il n'est question que de la chronique d'une misère sociale mise en scène avec une belle caméra et un talentueux directeur de la photo. Le film est, dans sa volonté miséricordieuse, réussi ; il invoque quelques émotions fortes, ne surprend jamais mais touche toujours à son but. Il reste juste à accepter l'infamie d'un tel manque de distance ou alors juste se laisser porter par la force brute des sentiments, et ne pas trop être sensible au sort que l'on réserve aux chiens. Il faut oublier qu'en cinéma la subtilité est un paramètre primordial et qu'en rendant Beau ce qui est Laid c'est d'autant plus moche et factice. Il faut être bon joueur, ouvrir son coeur, son esprit, se dire qu'il y a de l'espoir, et surtout deux interprètes sublimes. En somme, il faut se laisser séduire par la sincérité d'un réalisateur novice qui n'a juste pas fait les bons choix de mise en scène et a trop voulu faire du Cinéma (le mauvais sens du mot, donc).
Thierry M
Thierry M

193 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2012
Exelent jeu d ' acteurs dans ce film tres crispant. Dommage q ' u il y a trop de lenteur.
Uncertainregard
Uncertainregard

142 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2013
Très joli drame de Paddy Considine. Pour une 1ère réalisation : chapeau ! En cette année 2011, le cinéma anglais nous a sorti quelques pépites. Mon dernier souvenir marquant de Peter Mullan est « Trainspotting », c’est pourquoi je ne pense pas exagérer en disant qu’il tient là sans nul doute son meilleur rôle. Il m’a littéralement terrifié les 1ères minutes! Biensûr tout le film repose sur ses épaules et l’histoire est somme toute assez simple mais j’ai vraiment envi de féliciter également Olivia Coleman pour sa très bonne performance qui m’aura bluffé jusqu‘au bout. C’est vraiment touchant, un homme au bord du gouffre, rejeté de toute part qui va tenter de revenir sur la route grâce à cette charmante boutiquière mais ce visage d’ange est-il en effet la bonne solution ? A découvrir…
belo28
belo28

87 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2012
Du cinéma anglais social brut et terrifiant comme on l'aime! Plongé dans une crise plus que réelle (conflit des générations, écarts de richesses, femme battu, alcoolémie dépassant tous les seuils, ect...) le personnage essaye tant bien que mal de se sortir de son quotidien fait de violence, d'alcool, d'injure... Une mise en scène stylisée permet de raconter cette histoire de manière forte qui ne laissera personne indifférent (véritablement moment d'effroi montré par un simple raccord plastique!!!). De toutes les façons l'intro nous surprend, nous préviens, nous prends au tripes pour ne plus les lacher pendant une heure et demi! Deux acteurs qui se donne à fond dans cette bataille! Du grand cinéma indépendant, fort en réalisme et porteur d'un message social fort qui ne laissera personne indifférent surtout pas lors de l'évocation à la fois tendre et cruelle de ce fameux "Tyrannosaur"...
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2012
Dans le sillage de Ken Loach le nouveau cinéma britannique décline avec talent et sans concession les thèmes sociaux et véristes contemporains. Tyrannosaur, en référence à Jurassic Park, nous propose une histoire d’une terrible noirceur tout en laissant s’infiltrer une lueur d’espoir au second degré. Joseph est un veuf solitaire en proie à mille tourments intérieurs, entretenus par la désespérance que lui offre une société urbaine misérable et décadente où règnent une violence fascisante et une pauvreté sans issue. Son humanité va se révéler au contact d’une jeune femme battue, et le croisement de leurs destins va modifier profondément leur regard sur la vie. La réalisation de Paddy Considine nous dépeint les quartiers populaires de Glasgow où il ne fait pas bon vivre avec un œil aussi critique qu’acéré. Plaqués sur cette toile de fond tragiquement lugubre, ses personnages se débattent avec une énergie pathétique. L’immense acteur qu’est Peter Mullan apporte une dimension métaphysique au rôle de Joseph qui concentre de façon elliptique toutes les souffrances et le mal être dans une société en crise. Suffocant et bouleversant, ce film est petit chef d’œuvre.
pandani
pandani

43 abonnés 379 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2012
C'est noir, c'est dur, mais jamais complaisant. Pas la peine d'en rajouter, les "tronches" parlent d'elles-mêmes. Avec en prime une vraie compassion pour les personnages, et même un peu d'espoir au bout de toute cette noirceur. A voir absolument.
Hallyne de Cinéglobe
Hallyne de Cinéglobe

24 abonnés 376 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2012
Un film coup-poing très noir qui se déroule dans la banlieue populaire de Glasgow. Magnifiquement interprété par le duo Peter Mullan/Olivia Mullan, ce drame social trouve l'équilibre entre la violence brute et la fragilité des personnages.
Le ton est juste, toujours saisissant. L'écriture du scénario est réfléchie en adéquation avec les intentions de la mise en scène. La psychologie des personnages réussit à se complexifier sans artifices.
Certains effets sont parfois appuyés, sans gêner pas la fluidité du montage. On note aussi l'utilisation d'une photographie maussade, très classique du genre, assez nécessaire ici. Bref, c'est dur, déprimant, mais c'est touchant.
Pour un premier film, "Tyrannosaur" est une réussite féroce, servie par un vrai talent d'acteur.
Autres critiques sur: http://cineglobe.canalblog.com/
Dominique V.
Dominique V.

17 abonnés 228 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2012
Un très beau film, simple et sobre malgré la violence plus ou moins larvée qui en émane. Pas démonstratif et plein d'empathie pour ses deux personnages principaux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mai 2012
Tyrannosaur conjugue rage et désespoir dans une chronique sociale qui passe outre les préjugés pour nous livrer deux portraits d’hommes. Puissant, émouvant et d’une violence évidente, ce premier long métrage de Paddy Considine est une réussite.
traversay1

4 504 abonnés 5 402 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2012
Quand les acteurs britanniques s'emparent d'une caméra et mettent en scène ce n'est, en général, pas pour raconter des histoires à l'eau de rose. A l'instar d'un Peter Mullan, acteur dans son film Tyrannosaur et, par ailleurs, réalisateur d'oeuvres éprouvantes (The Magdalene Sisters, Neds, ...), Paddy Considine signe un film très dur, qui ne craint pas de s'attaquer à des comportements barbares. Chienne de vie, tel pourrait-être le sous-titre de Tyrannosaur, dans lequel nos amis à quatre pattes, comme un symbole, succombent sous les coups, au début et à la fin du film. On y croise le dégoût et la haine. Du monde et de soi-même, pour les deux personnages principaux, deux éclopés de l'existence, victimes et/ou acteurs d'une violence intrinsèque au quartier désolé d'une ville du nord de l'Angleterre (et non Glasgow, comme écrit un peu partout), qui en est le théâtre. Considine est à la lisière du misérabilisme, mais sa mise en scène rageuse et à distance mesurée de l'horreur, lui évite, de peu, de tomber dans le glauque intégral (il est aussi concevable de penser que le réalisateur est trop complaisant en ce domaine). L'histoire a évidemment une connotation chrétienne très forte avec descentes aux enfers puis remontées lentes vers la rédemption, s'il n'est pas trop tard. Si Peter Mullan est, comme toujours, impressionnant, il trouve ici à qui parler avec une Olivia Colman absolument fantastique. Leurs scènes communes ont une force qui dépasse l'entendement. Tyrannosaur est un film monstrueux, primitif et quasi animal dont on ressort lessivé. Oui, Chienne de vie, c'est le moins que l'on puisse dire.
cylon86

2 839 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2012
Paddy Considine, acteur trop rare, signe ici un premier long-métrage relativement poignant, mettant en scène deux écorchés de la vie se rencontrant et tentant de s'apprivoiser. Entre le bourru rempli de violence (il tue son chien en le tabassant alors qu'il est énervé) et la femme battue qui ne dit plus rien, le dialogue est difficile. D'où la lenteur du film, d'où cette mise en scène proche des visages et plutôt fixe. Le décor est planté rapidement : le lieu où ils habitent est pourri, semble sans espoir et c'est pourtant dans une scène de bar après un enterrement que le film est le plus joyeux. On a beau s'ennuyer parfois, il faut reconnaître du style à Considine qui sait employer le physique de ses acteurs que ce soit l'impressionnant Peter Mullan, la frêle Olivia Colman et même Eddie Marsan, terrifiant mari.
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