Tyrannosaur
Note moyenne
4,0
903 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

159 critiques spectateurs

5
23 critiques
4
73 critiques
3
48 critiques
2
15 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
arnaud1996
arnaud1996

7 abonnés 169 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mai 2012
bons comédiens, très convaincant, "belle" histoire. Ai bcp aimé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mai 2012
Le genre de film qui imprime la rétine... Des acteurs plus vrais que nature, avec mention spéciale au couple de fortune, bancal. Tyrannosaur est un portrait naturaliste de la précarité sociale, et affective, une plongée dans le dérèglement démocratique post-30 glorieuses qui engendre, là-bas comme ailleurs, en pays industrialisé, à la marge de la partie active et encore à niveau de la population, des poches entières de prolos livrés à eux-mêmes, et malheureux. Sorte de pendant violent de Louise Wimmer.
Bravo...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mai 2012
Tyrannosaur conjugue rage et désespoir dans une chronique sociale qui passe outre les préjugés pour nous livrer deux portraits d’hommes. Puissant, émouvant et d’une violence évidente, ce premier long métrage de Paddy Considine est une réussite.
annastarnomberon
annastarnomberon

148 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2012
On dirait bien que l’Écosse a trouvé son Gran Torino... Je vais un peu loin mais la comparaison est tentante. Tyrannosaur est un film fort, violent. C'est une plongée sans complaisance dans un Glasgow parallèle, où les âmes sont liées par la souffrance. Le veuf alcoolique, le gosse livré à lui-même, la femme maltraitée qui se cache derrière son sourire, il n'y a pas de hiérarchie quand il s'agit de douleur. Je pense qu'il faut être préparé quand on va voir ce genre de film : on va voir quelque chose de cathartique, où rien ne nous est épargné. Le réalisateur, Paddy Considine, sait tantôt suggérer, tantôt montrer. Mais qu'il nous montre une violence latente ou réelle, l'ambiance reste intacte, poignante. Si ce parcours au cœur des secrets et des blessures des personnages est si fort, c'est sûrement déjà parce que les acteurs sont stupéfiants. Peter Mullan et Olivia Colman forment un duo exceptionnel, c'est tellement agréable au cinéma de voir des vrais visages et pas des apparences. Joseph et Hannah, voilà des vrais personnages, qui semblent exister pour eux mêmes et pas juste pour le film, des personnages dont les visages racontent une histoire. Eddie Marsan, qui joue le mari violent, livre une prestation parfaitement troublante : son personnage est effrayant. Je crois que j'avais rarement trouvé un sourire, un regard, et une présence aussi malsains dans un film qui n'a pas vocation à épouvanter. On m'avait dit que Tyrannosaur n'était pas à voir « pour son coup de caméra », me le présentant comme un film à la réalisation plate. Heureusement que j'ai pu me faire mon propre avis ! Car j'ai trouvé la caméra très habile. Considine a réussit à capter et à nous retransmettre les émotions grâce à ses nombreux (et très beaux) gros plans progressifs. Il joue aussi beaucoup sur le passage du flou au net, en effectuant des mises au point qui donnent l'impression de voir plusieurs versions d'une même réalité, et c'est au passage un plaisir pour les yeux car il n'en abuse jamais. La photographie est sombre, contrastée et assez grise, elle représente bien la souffrance. Et le fond, l'histoire, les dialogues ? Je pense que ça passe ou ça casse. Certains diront sûrement qu'on en fait trop, que l'on va trop loin dans la noirceur, et qu'en plus Considine semble tolérer l'idée de vengeance selon laquelle « la violence ne se règle que par la violence ». Pour le dernier point, peut-être (mais je me fous pas mal de l'avis du réalisateur sur la revanche, j'ai déjà le mien), pour le reste, je ne suis pas d'accord. C'est vrai que, comme je l'ai dit plus haut, rien ne nous est épargné. Mais c'est assumé : on est là pour voir de la rage, pour voir des êtres torturés. Et quand il s'agit de montrer le mal-être, le film excelle. Les dialogues sont percutants et désabusés, ce qui vient épauler l'interprétation transcendante des acteurs. Parfois on se dit que l'on a un côté pervers à assister à de telles scènes du fond de notre siège. Et je crois en fait que Tyrannosaur fait partie de ces films qui répondent à nos instincts les plus voyeurs et masos... Cela peut déranger, moi c'est exactement ce dont j'ai envie ces derniers temps. C'est en ça que je trouve le film cathartique : on se purge en allant le voir. Bon je conclue. Derrière toute cette noirceur, la relation qui se noue entre Hannah et Joseph est intense et touchante, elle semble toujours être sur un fil prêt à céder. La fin est belle, et la dernière image, où Joseph marche seul au milieu de l'allée, achève le film sur une note d'espoir qui ne fait pas de mal mais ne sonne pas en happy-end dénuée de sens... Chapeau.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 avril 2012
Une réussite. Un film poignant, extrême et dérangeant sur la misère, la solitude, la violence, du milieu plutôt pauvre de Glasgow. Cette histoire bien menée est celle de Joseph, alcoolique et seul, violent contre son entourage qui rencontre Hannah une femme croyante qui veut le bien mais subit le pire. Bref, ça ne rigole pas, mais si des scènes sont difficiles à regarder on veut voir cette histoire devenir belle, et dans un océan de coup, de cris et de larmes nait quelque chose qui pourrait devenir de l'espoir. le réalisateur ne ferme pas la porte à cette éventualité, il tourne en aimant ses comédiens. Ceux-ci martyrisés, bousculés sont époustouflants de vérité et de complexité de caractère. Ceux qui aime Ken Loach aimeront ce film. Attention, des scènes sont parfois difficiles à supporter, alors esprits frailes, préparez-vous un un coup de poing cinématographique !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 avril 2012
Un ensemble (scénario, atmosphère, dialogues) très intéressant. Un film prenant. De bons acteurs. Une belle fenêtre sur notre société...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 avril 2012
Quelle réussite ! Coup d'essai, quasi coup de maître pour Paddy Considine avec ce Tyrannosaur qui dans ses moments les plus forts égalent les meilleurs Ken Loach. Photographié dans un superbe aspect brumeux et sale, l'histoire est brillante, elle tient la route malgré un glissement final assez commun, et les interprètes sont éblouissants. Peter Mullan, belle gueule cassée et bourrue, est parfait comme à son habitude, mais la vraie révélation est la magnifique Olivia Colman, qu'on pourrait voir comme la nouvelle Helen Mirren, la nouvelle grande tragédienne du cinéma anglais. Lumineuse et sereine comme une bougie usée qui pourrait enflammer la nappe, elle est le véritable coup de poing de ce film. Face à ce couple prodigieusement en phase, parmi une tripotée de seconds rôles tous très justes, se trouve le reptilien Eddie Marsan, formidable dans un rôle qui tient pourtant du stéréotype (le gentil mari en fait brute finie). La puissance de son jeu fait oublier les clichés. Car ce film n'est pas exempt de maladresses, comme de mauvais raccords (j'étais assez perdu entre le jour et la nuit parfois) et surtout une histoire qui glisse lentement vers des aspects convenus, mais la violence intérieure du film, tendue, brusque comme un champ de mines, donne à Tyrannosaur une puissance indéniable. J'attends la suite, M. Considine... spoiler:
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 avril 2012
Un film magnifique, poignant, dur, terriblement humain, Peter Mullan est incroyablement juste, Olivia Colman excellente. Superbe morceau au générique, "We were wasted" de The Leisure Society.
Julien D
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2012
Ce n’est pas uniquement grâce à son charisme magnétique digne d’un Steve McQueen que Peter Mullan parvient à être absolument renversant dans ce rôle de vieil homme dangereusement impulsif en quête de repères et réussissant à se reconstruire à travers l’attention qu’il vient porter à une femme en détresse. Dans cette œuvre bouleversante, la violence intrinsèque à la nature humaine mais aussi les sentiments de manque d’affection et de besoin de soutien émotionnel sont dépeints avec une véracité si crue et mises en image avec une telle sobriété (la mise en scène, ainsi que la manière dont est filmé le contexte social difficile, sont facilement comparables à celles de Ken Loach) que le résultat est, sans mauvais jeu de mots, un véritable film coup de poing.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 avril 2012
Bravo pour ce film extrêmement prenant qui ne tombe pas dans le sordide ou le misérabilisme tout en racontant une histoire sordide et si banale...
Me suis demandée à entendre mon voisin souffler, combien connaissaient la situation de prés!
Bravo, si vous aimez les drames psychologiques bien faits, magistralement joués, ne le manque pas.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 avril 2012
This is Scotland ! After Shane Meadows, Steve McQueen, Ken Loach, Andrea Arnold, Mike Leigh, there is Paddy ! Be careful, the Trannosaur is coming, and it wil takes you tears, more, much more.
Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2012
L’acteur principal Peter Mullan n’est autre que celui qui interpréta 15 ans plus tôt l’excellent « My name is Joe » de Ken Loach. On retrouve d’ailleurs un peu les même clichés, sauf que là c’est plus âpre, plus brute et plus violent, et pour couronner le tout ça se passe dans un Glasgow aussi noir que possible. L’histoire de deux déçus de la vie, qui vont finir par se trouver et essayer ensemble une hypothétique reconstruction. Dès le début, la bande son, magnifique, nous embarque dans les tréfonds de l’âme humaine, Peter Mullan est magique et Olivia Colman, inconnue au bataillon, est tout simplement époustouflante de vérité, certainement qu’on en reparlera. 4 étoiles.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2012
Tyrannosaur, premier long-métrage de Paddy Considine (version longue de son court, Dog Altogether) de Paddy Considine est une oeuvre d’une noirceur abyssale dont les affres psychologiques des personnages principaux (déjà présents dans le court-métrage) sont les vecteurs d’une résurrection possible.
Dans la pure lignée des films indépendants britanniques à consonance sociale, Paddy Considine signe une œuvre véritablement violente de propos et de faits. Mené par Peter Mullan, égal à lui-même et au sommet de son art, le film ne tranche à aucun moment sur un rythme toujours soutenu et nécessaire. Si les moments les plus éprouvants se font rares, ils sont d’une signification démesurée dans un mépris total de la personne.
Filmé dans un cadre social vidé de vie(s) et de sa lumière, cette ville presque fantomatique fait office de bulle sociale à ces deux êtres à la recherche d’un soutien, d’un regard, sans l’admettre soit par conviction religieuse (le personnage d’Hannah (Olivia Colman) ou fierté humaine mais primaire et « animale » (Joseph (Peter Mullan)).
Si les actes de barbaries, physiques et mentales, peuvent choquer, sans qu’ils soient dénués de crédibilité, c’est pour en démontrer le fonctionnement. Les personnages principaux de manière consciente ou non devront alors trouver une échappée au sens même de leur vie, la prison citadine que représente la ville étant pour eux une représentation carcérale dans laquelle leur corps sont enfermés.
À ce titre l’interprétation d’Olivia Colman, cantonnée jusqu’ici à des comédies, nous éblouie de son interprétation dramatique faisant jeu égal avec l’immense Peter Mullan, charismatique de présence, de corps et de voix.
Aucune gratuité donc dans la démonstration de Cassidine, un simple constat (peut-être poussif) de ce qu’un être peut vivre, poussé dans ces derniers retranchements, acculé à un mur, face à un vide existentiel et de sens.
Dans ces dernières minutes, là où la lumière perçait enfin à travers un ciel constamment gris, le réalisateur offre à ses personnages, cette liberté recherchée qui dans un paradoxe futile s’est inversé entre Joseph et Hannah, et entre liberté psychique et physique.
Tyrannosaur est cet ensemble même, une rencontre entre deux personnages qui ne trouveront leur salut que dans un soutien réciproque, à la croisée des chemins entre vie humaine et animale. La violence dans sa représentation spectaculaire et sa noirceur n’est présente que par la nécessité d’amorcer une détonation intérieure dans la vie des personnages. Captivant, même s’il emploie des chemins connus d’un cinéma social déjà-vu, Tyrannosaur procure un effet magnétique, autant par l’âpreté de sa réalisation (gros plans fixes) que dans l’interprétation de Mullan et Colman qui délivrent au film une vraie charge émotionnelle.
http://requiemovies.over-blog.com/
selenie
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2012
Un acteur qu'on reconnait dans quelques seconds rôles de films d'actions réalise son premier long métrage d'après son court... Bien que très personnel (il injecte des souvenirs persos) ce film est une fiction merveilleusement maitrisée sur les méandres de la détresse humaine, le tout emmené par un duo d'acteurs fabuleux. Une femme battue qui se réfugie dans la boisson croise la route d'un homme seul, désagréable et alcoolique...Le scénario semble classique mais prend un tournant inattendu qui scelle définitivement le couple dans un court terme. Mais le véritable bonus du film est bien ses acteurs ; outre les seconds rôles, gueules connus, joués par Eddie Marsan et Ned dennehy c'est bien Peter Mullan (toujours parfait) et surtout l'incroyable Olivia Colman (surtout connu dans le domaine de l'humour outre-manche) qui interprète cette femme aussi perdue que brisée ; sans aucun doute la meilleure performance de ces 4 derniers mois. Un drame déchirant merveilleusement interprété. Juste, peut-être, un épilogue un poil trop vite conclue. A voir et à conseiller !
islander29
islander29

1 032 abonnés 2 669 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2012
Enfin un peu de lyrisme dans le cinéma social anglais...Je confesse humblement et sans aucune accusation, que j'étouffais un peu dans le haut moralisme d'un Mike Leigh ou d'un ken Loach...Voilà la chose est dite...Et là, Paddy considine,(le réalisateur, Peter Mullan,(l' acteur), entre tendresse et violence nous rabiboche avec la caméra, l'amour et la fragilité des êtres...Il est question d'une femme battue, et de personnages blessés par la vie....Ils se rencontrent pour le mmeilleur et pour le pire....Le scénario réserve quelques surprises, la bande son offre deux chansons qu'il faut qualifiées d'extraordinaires, d'ailleurs si quelqu'un peut me renseigner, you are welcome...Du film social oui, mais un souci de cinéma qui positionne ce film comme un petit bijou anglais...A voir....
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse