Tyrannosaur
Note moyenne
4,0
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159 critiques spectateurs

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1ou2mo
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11 abonnés 476 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 avril 2012
Des paumés, des écorchés vifs. Un film magistral qui montre sans concessions l'âpreté de la vie de deux âmes perdues qui au départ n'étaient pas faites pour se rencontrer. Lui venant de la "zone", se débat en permanence avec ses propres démons. Elle, issue d'un quartier plus huppé "devrait connaître la félicité" dans le meilleur des mondes. Bien entendu, rien ne coule de source. Les scènes ne fleurent pas le bonheur et à travers celles-ci, le réalisateur nous fait prendre conscience du mal vivre d'une populace confrontée à un désoeuvrement manifeste. On ressent la désaffection d'ordre professionnel ou affectif pour chaque personnage tout au long du film et ce dans le moindre évènement qui nous est livré brut de décoffrage. Ce Joseph, cette Hannah et leur entourage valent vraiment le déplacement.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2012
Outch, quel film sombre, ça faisait longtemps qu'on avait pas vu un film aussi tourmenté. Peter Mullan en homme violent, lâché par la vie, qui rencontre Olivia Colman : catholique bien en apparence.. La photo, les acteurs habités et la mise en scène font de ce Tyrannosaur un très bon film (à ne pas mettre sous toutes les mains).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 avril 2012
Film magnifique. Extrêmement dur et violent, mais les acteurs sont incroyables et le traitement du sujet vraiment bien mis en scène.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 avril 2012
Pour sa première réalisation, Paddy Considine n'y voit pas avec le dos de la cuillère : SON personnage principal alcoolique se fout sur la gueule avec les jeunes Pakis du coin, a affaire avec un voisin tout aussi violent que lui, et rencontre une femme battue et violée par son mari. On pourrait penser que c'est trop... et, de fait, certaines scènes ne sont parfois pas nécessaires. C'est en cela que "Tyrannosaur" est un film un brin maladroit. Malgré cela, il est indéniable que le film touche, fait réagir, nous met mal à l'aise. On a beau avoir l'impression d'avoir vu des histoires pareilles dans une bonne dizaine de films (Ken Loach, etc...), ça fonctionne très bien. Tout d'abord car Considine a le mérite de proposer autre chose que l'habituelle caméra à l'épaule privilégiée pour le genre (caméra posée, format Scope...) Mais l'atout principal de "Tyrannosaur", c'est évidemment ses acteurs : Peter Mullan et Olivia Colman sont grandioses, de même que Eddie Marsan dans le rôle du mari violent. Avec des motifs revus et ressassés des centaines de fois, Considine parvient à se faire une place, et malgré un côté un peu "too much" dans sa surenchère de misère et de sordide, signe un premier film convaincant et dérangeant.
ffred
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2012
Pour son premier film en tant que réalisateur, l’acteur Paddy Considine (In America, Hott Fuzz…) frappe fort (sans muavais jeu de mot). Tyrranosaur est une vraie claque. Aux allures de Ken Loach, cette histoire de deux écorchés de la vie est terriblement bouleversante. Le scénario est l’un des plus durs que l’on ai vu depuis longtemps. La première scène nous glace le sang d’entrée, rendant le personnage principal très antipathique. Joseph, formidable Peter Mullan, n’attend plus rien de la vie. Il va tomber par hasard sur Hannah, Olivia Colman absolument exceptionnelle, qui n’attend plus rien non plus et surtout des hommes. Leurs histoires parallèles puis communes nous prennent très vite aux tripes. Tout y passe et rien ne nous est épargné. Violence, alcoolisme, mélancolie, culpabilité, rédemption…on pourrait croire que trop c’est trop…mais non...
La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-tyrannosaur-104060564.html
traversay1
traversay1

4 485 abonnés 5 358 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2012
Quand les acteurs britanniques s'emparent d'une caméra et mettent en scène ce n'est, en général, pas pour raconter des histoires à l'eau de rose. A l'instar d'un Peter Mullan, acteur dans son film Tyrannosaur et, par ailleurs, réalisateur d'oeuvres éprouvantes (The Magdalene Sisters, Neds, ...), Paddy Considine signe un film très dur, qui ne craint pas de s'attaquer à des comportements barbares. Chienne de vie, tel pourrait-être le sous-titre de Tyrannosaur, dans lequel nos amis à quatre pattes, comme un symbole, succombent sous les coups, au début et à la fin du film. On y croise le dégoût et la haine. Du monde et de soi-même, pour les deux personnages principaux, deux éclopés de l'existence, victimes et/ou acteurs d'une violence intrinsèque au quartier désolé d'une ville du nord de l'Angleterre (et non Glasgow, comme écrit un peu partout), qui en est le théâtre. Considine est à la lisière du misérabilisme, mais sa mise en scène rageuse et à distance mesurée de l'horreur, lui évite, de peu, de tomber dans le glauque intégral (il est aussi concevable de penser que le réalisateur est trop complaisant en ce domaine). L'histoire a évidemment une connotation chrétienne très forte avec descentes aux enfers puis remontées lentes vers la rédemption, s'il n'est pas trop tard. Si Peter Mullan est, comme toujours, impressionnant, il trouve ici à qui parler avec une Olivia Colman absolument fantastique. Leurs scènes communes ont une force qui dépasse l'entendement. Tyrannosaur est un film monstrueux, primitif et quasi animal dont on ressort lessivé. Oui, Chienne de vie, c'est le moins que l'on puisse dire.
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mai 2012
Que ce soit devant ou derrière la caméra, Peter Mullan a le pouvoir de provoquer de grandes pulsions chez le spectateur. Des films où la violence croise la tendresse dans un équilibre difficile mais maitrisé. Tyrannosaur fait partie de ces films. De nombreuses scènes fortes se succèdent dans des registres singuliers entre Peter Mullan et la révélation Olivia Colman. Une improbable complicité se forgera entre ces deux personnalités très distinctes, source de puissants échanges et de rapports différents à la vie.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2012
Il n’avait pas fallu que j’en entende beaucoup au sujet de Tyrannosaur pour que celui-ci se place instantanément sur mes grands espoirs de l’année 2012. Paddy Considine promettait un film social bouleversant, que l’on pouvait dès lors situer du côté des longs-métrages de Peter Mullan, qui joue par ailleurs le rôle du protagoniste. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces pressentiments sont plutôt véridiques et qu’en effet, Tyrannosaur est un film qui sait retourner le spectateur. Tout d’abord, Considine est parvenue avec une certaine maestria à rendre ses images viscérales, dans le but d’imposer sa direction de spectateurs, en introduisant une certaine empathie entre eux et les personnages de l’histoire. Tout ce qui est montré à l’écran semble s’inspirer de faits réels, et on ne met pas longtemps à sentir que ce récit, le réalisateur l’a très certainement vécu de près ou de loin. C’est tous ces éléments qui font de Tyrannosaur une œuvre à la fois éprouvante et dérangeante. Ce genre de procédés demeure particulièrement exploité dans le cinéma britannique, de par son patrimoine plus ou moins glorieux du 20e siècle. Chaque plan de Tyrannosaur est empli de la crasse d’un quotidien inconfortable, où les cinquantenaires passent leur vie au pub et les plus jeunes sont occupés à se battre contre les gangs adverses. De fait, le climat instauré par Considine est merveilleusement peaufiné, des décors jusqu’à la photographie grisâtre, et pourtant très belle. Tout cela en abordant, par la même occasion, les grands fléaux qui ont su toucher la population moyenne d’Irlande et d’Ecosse, au cours du 20e siècle. Ainsi, les thèmes principaux du long-métrage sont la religion, l’alcool, la violence conjugale – ou non – et la perte d’un être cher. Pour le coup, on pense beaucoup aux deux films principaux de l’acteur principal, Peter Mullan, à savoir Magdalene Sisters et le plus récent NEDS. Dans Tyrannosaur, il y a cette même tonalité dramatique, emplie de fatalité, où les personnages sont forcés d’avancer, tête baissée, dans l’espoir d’un meilleur avenir. Par ailleurs, Peter Mullan est une des réussites majeures du film, essentiellement parce qu’il a lui-aussi su apporter une certaine dose de malpropreté. Son interprétation est tout simplement fabuleuse et pleine d’émotion. Un rôle bouleversant qui s’accorde à merveille avec la non-moins bonne Olivia Colman, tantôt époustouflante de stoïcisme, tantôt profondément pathétique. À leurs côtés, les seconds rôles sont eux aussi très bons, du mari au voisin teigneux. Un excellent casting, donc. En conclusion, Tyrannosaur est un savant mélange de poésie et de simplicité, qui parvient sans mal à bouleverser par toutes les émotions qu’il véhicule. Deux grands interprètes mêlés à un metteur en scène de qualité, cela fait forcément des étincelles. Brillant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 mars 2012
Ce film est un véritable coup de poing. Sans concession, avec un Peter Mullan au sommet de son art. C'est difficile de trouver les mots, à la fin du film on est sonné. C'est du cinéma du vrai, qui nous plonge dans un univers et nous le fait vivre sans qu'on puisse en ressortir...
La violence est partout, à l'intérieur des personnages, à l'extérieur, pas besoin d'effets spéciaux. C'est les acteurs qui jouent... On avait perdu l'habitude.
Un film à ne rater sous aucun prétexte.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 avril 2014
Dès sa première scène, Tyrannosaur annonce la couleur – et elle sera sombre. C’est l’histoire d’un vieil ours solitaire, taiseux, empli d’un fiel indéracinable à l’encontre de ses proches, de sa ville, de son monde, de lui-même. Au fond il n’a rien ni personne mais il s’y accroche quand même, pitoyable lueur qu’il enfouit sous des litrons de noirceur. Et puis une main se tend, et ravive l’espoir, lentement, patiemment, et le jour commence à percer. C’est un sujet éculé certes, mais rarement on l’aura traité avec une pareille justesse. Peter Mullan est magistral en ermite urbain dont la haine éclate au moindre atome de houblon, en ce Jekyll taciturne qui apprend à calmer sa bête et s’interroger sur ses choix. Les autres ne sont pas en reste : chacun hante le récit de son mal-être, comme un égout qui déborde et va jusqu’à griser le ciel. En drapant les bas-fonds de Glasgow d’un beau Cinémascope brumeux, Paddy Considine filme les losers comme des personnages de western ; mais des personnages sacrifiés, blasés, déchus par le rouleau-compresseur de la modernité. Ils vivent du chômage et de combines minables, trainent leurs guêtres dans les rues silencieuses des pavillons ternes au pub à pochtrons, évitent leurs voisins ou les chargent à coups de batte et de hurlements. Ici le mélo fonctionne parce qu’il marche en contraste, parce qu’il part de loin et qu’il offre peu – une éclaircie. Brutal, fort, d’une authenticité rare qui surprend chez un quarantenaire en rodage, ce pendant british à Gran Torino est un inattendu coup de maître.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 avril 2012
Paddy Considine, on tient peut-être là le nom d'un réalisateur talentueux. En tout cas pour un premier long-métrage, on ne pouvait rêver plus réussi que cela et il aurait été d’ailleurs assez ardu de faire mieux que cela. Trois-quarts de réalisateurs confirmés (du moins expérimentés) n'atteindront jamais ce niveau !
Tyrannosaur trouble, bouleverse et émeut, si bien de par son histoire simple mais travaillée que par sa mise en scène posée mais nerveuse.
On assiste à la rencontre de deux êtres atrocement mutilés par les nombreux obstacles que la vie dresse contre nous. Une rencontre salvatrice, que l'on pense au départ à sens unique mais qui se révèle vite réciproque. Joseph et Hannah, de par leur rencontres, et alors que tout les séparaient (au niveau du tempérament, du milieu social et de la (in)croyance religieuse principalement), vont retrouver peu à peu, l'un dans l'autre, ce qu'ils avaient perdu depuis trop longtemps... une raison de se battre, une raison de vivre, un motif pour ne pas se laisser sombrer.
Purement magnifique, un film qui ne peut laisser indifférent. Aussi touchant qu’il n’ébranle. Une belle authenticité se dégage du film, autant par le jeu des acteurs (Peter Mullan et Olivia Colman à fond dedans) que par la réalisation… Une justesse agréable même si forcément éprouvante vu le sujet. On reste littéralement scotché devant l’écran, tout autour devient secondaire, on vit à travers les personnages… Bref, on en sort pas indemne !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 mai 2012
Tyrannosaur emprunte la violence de son nom. Un film puissant mais à la fois touchant.
Paddy Considine signe Tyrannosaur, son premier long métrage. Et quel long métrage ! Les acteurs sont absolument fabuleux, en particulier Olivia Colman qui nous surprend et qui nous prend au tripes avec son personnage qui volerait presque la vedette à Peter Mullan !
La photographie, à la fois soigné et glauque, nous offre un climat somptueusement sombre à l'image de son scénario et de ses personnages, Hannah et Joseph.
Un film qui est passé inaperçu mais un film à absolument voir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 octobre 2011
Considine n'est pas connu pour être un tendre dans son jeu mais alors en réalisation, il va même plus loin. Son premier film Tyrannosaur aborde une histoire des plus intéressantes mais gangrenée par la violence humaine qui peut ressurgir en chacun de nous. Qu'on soit un raté alcoolique ou une fervente catholique, personne n'est à l'abri. Il est étonnant (voire frustrant) de voir que beaucoup de scènes sont lentes, progressives mais surtout martelées d'une violence insoupçonnée à la fin. Paddy Considine nous frappe là où ça fait mal et nous donne de l'espoir dans les instants les plus sombres. La performance des acteurs n'y est pas pour rien. Peter Mullan (Joseph) et Olivia Colman (Hannah) sont, dans des registres totalement différents, un couple complexe et forcé. Voila donc un film puissant, intelligent, prenant qui ne mérite largement son Hitchcock d'or au Festival de Dinard.
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