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pandani
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2,0
Publiée le 26 avril 2011
Il est vrai que tout sonne juste dans Tomboy, cependant, à trop vouloir épurer, aérer, éviter tout effet, Céline Sciamma a fini par rendre son sujet presque insignifiant. On a la drôle d'impression d'avoir assisté à ce qui aurait pu être un excellent court métrage, et que le monteur aurait maladroitement étiré en longueur.
Pour sa deuxième réalisation Céline Sciamma ne s'attaque pas au sujet le plus facile : un trouble de l'identité sexuel chez une jeune fille de 10 ans. Le film évite les clichés et traite ce sujet avec fraîcheur, simplicité, sans jamais tomber dans le mélodramatique, il y a même ce petit côté "suspense" ( jusqu'à quand la jeune Laure pourra t'elle cacher sa véritable identité) que la réalisatrice arrive à instaurer. La mise en scène est très simple mais efficace, la toute jeune Zoé Héran possède un talent indéniable (une actrice à suivre de près), bref, si cette réalisation comporte quelques approximations elle possède assez d'atouts pour s'y attarder l'espace d'une séance.
Quand on ne possède aucun attribut de ce que l'on est censé être, la tentation de devenir ce qu'on n'est pas est grande. Désir d'appartenance, de reconnaissance, d'amour, nous poussent à choisir des chemins qui ne sont pas forcément viables ni durables, auxquels on préfère d'intenses plaisirs éphémères. Après Naissance des pieuvres, Tomboy confirme le talent de la cinéaste pour montrer les hésitations de l'adolescence, les mécanisme de la construction d'une personnalité. Le film gagne en intensité au fur et à mesure et finit en apothéose. A ne pas rater !
Voici donc le film maléfique que la Civitas à voulu boycotter... Faudrait qu'ils se détendent un peu. Ce film, simple et frais, nous offre une bonne heure d'innocence de l'enfance, rien de bien méchant. Si ce film n'a rien d’extraordinaire, il n'en reste pas moins agréable à regarder.
Un film rafraichissant. Tomboy se prête à l’épreuve de la vie et de la même façon qu’un « A l’origine » il plonge son personnage dans un mensonge qui finit par le dépasser.
Céline Sciamma, ou l'art de nous toucher exactement où il faut. Au fil de ses films, elle nous montre ce qui construit l'adulte à travers des expériences d'enfants. Là, le thème est la détermination du genre. Est-on une fille de naissance, ou le choisissons nous? Sans que le spectacle ne devienne une discussion psy ennuyeuse, Mme Sciamma nous régale tout en douceur, en silences prolongés qui vont jusqu'à l'émotion. Zoé, la petite actrice, est vraiment douée. J'avais entendu parler de ce film il y a longtemps, je l'ai vu et j'en suis encore plus heureux aujourd'hui.
Ce très joli film laisse derrière lui un souvenir de pure légèreté grâce aux jeux très fluides, jusqu'à en devenir troublants, de très jeunes acteurs et à la mise en scène épurée de Céline Sciamma. Le thème du trouble sexuel est pesant dans cette histoire originale mais la psychologie des personnages est survolée de manière grossière préférant insister sur leurs comportements. Il est surtout dommage que cette réalisatrice pleine de talent ne nous ait pas fait un second film dont le thème soit plus éloigné du premier, passant du malaise d'adolescentes à celui d'une fillette garçon manqué de 10 ans, donc, même si elle a su à nouveau m'émouvoir, j'espère voir le domaine d'inspiration de cette réalisatrice s'étendre.
Laure a 10 ans. Arrivée dans un nouveau quartier, un quiproquo la fait passer pour un garçon : elle joue le jeu. La confusion des genres dure tout l'été, jusqu'au jour où...
Ce deuxième film de Céline Sciamma (Naissance des pieuvres) est merveilleux. Il accumule les bienfaits pour l'oeil et l'esprit : beau jeu des jeunes acteurs/actrices et des parents (Mathieu Demy parfait), scénario tendu comme la course d'une flèche, très belle photographie, délicate et précise (le film a été tourné avec le fameux appareil photo Canon 7D).
Mais c'est la mise en scène qu'il faut ici surtout saluer. Il y a dans ce film la même qualité que dans Lady Chatterley : c'est ce que je me disais pendant tout le film, avant de voir la réalisatrice remercier Pascale Ferran dans le générique de fin. Le parti pris est de filmer les enfants à leur hauteur, et les parents sont presque toujours hors champ. Cela donne un ton inimitable au film, à la fois très intérieur et très sensuel. La deuxième particularité de Tomboy est de tirer un profit maximal d'un décor a priori quelconque : un immeuble lambda d'Ile de France. Sous les caresses de la caméra de Céline Sciamma, la forêt devient un lieu de danger, un pont et ses rambardes rouges semble sortir d'un film d'Imamura, une baignade dans un plan d'eau devient un combat initiatique...
Mouvements fluides et cadres au cordeau, la réalisatrice ne nous donne pas seulement une leçon de beau cinéma, elle nous offre une oeuvre dans laquelle tous ses choix font sens, et servent admirablement le propos.
Tomboy, c'est un thriller psychologique d'1h20 qu'on suit en apesanteur, ravi et anxieux à la fois. Pour moi le meilleur film français de l'année. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Oui, j’ai été traîné de force devant ce film, bien loin de mes considérations cinématographiques. Un film social à la française sur l’identité sexuelle d’un enfant, personnellement, je m’en fous. Et pourtant…
Considéré par les médias français comme le meilleur film français de l’année ou presque, Tomboy ne mérite peut-être pas cette distinction, mais se place haut dans la hierarchie. Le film, très bien mis en scène par Céline Sciamma, a le mérite pour lui d’être très court, concis, précis et pas prétentieux pour un sou, affichant son postulat tel un thriller. Jamais trop abstrait, jamais trompeur, le film se permet même de se passer de musique. Avec moins de 80 minutes dans le film, il fallait être rapide et frapper fort très tôt. La chose est plutôt réussi, grâce à un Mathieu Demy admirable. Deux scènes sont particulièrement prodigieuses, celle où Zoé Heran regarde les garçons jouer au foot sans leur t-shirt et où on sent son envie d’elle aussi, enlever le sien pour jouer et celle où ces mêmes garçons demandent à son amie de vérifier si Zoé Heran est bien une fille.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces deux scènes sont aussi le gros défaut du film, puisque le reste est assez mineur en comparaison. On aurait aimé que le film aille beaucoup plus loin…
L'histoire de Laure / Mickaël est raconté avec beaucoup de candeur et de délicatesse. Le sujet est sensible, le nombres de polémiques engendrés par Tomboy ne se comptent même plus, d'ailleurs tout ce pataquès est tout bonnement puéril et stupide ... Le film en lui même n'a rien de choquant, au fond ce n'est qu'une petite fille qui préfère jouer les garçons ! La mise en scène de Céline Sciamma m'a époustouflé avec Bande de filles que j'ai vu un peu plus tôt, moins ici. Le contenu est très sobre, trop ? J'ai eu du mal ( parfois ) à m'y intéresser pleinement. Les comédiens et surtout comédiennes sont excellents, la relation entre sœurs est surement la plus grande réussite du long métrage tant la complicité qu'elles développent est attachante.
Sans conteste un film qui aurait pu dégager des émotions très fortes, hélas, la réalisatrice ne s'engage pas assez et nous laisse dans ce quotidien d'ados vraiment peu excitant durant les 3/4 du film. Malgré une belle pudeur et une jolie sagesse, ce film reste sans réel profondeur et a un goût d'inabouti.
Tomboy un récit d'un garçon manqué, sensible aborde avec délicatesse le trouble de l'identité sexuelle. Ce drame est émouvant et touchant par la douceur du personnage principal.
Après le très joli "Naissance des pieuvres", Céline Sciamma délaisse les affres de l'adolescence pour un autre monde tout aussi étrange et ambigu, celui de l'enfance, ou plus exactement celui de la préadolescence, cet instant où l'on commence à quitter doucement mais sûrement notre univers enfantin et à prendre conscience de notre propre corps. Si tout n'est pas aussi cinématographique que son précédent film, la cinéaste pose un regard tendre sur ses personnages, tous interprétés avec un naturel exemplaire, et livre un petit film touchant qui mérite le détour, surtout qu'il est très court.