Les bons sentiments ne font pas de bon films. Avec un sujet intéressant et qui concerne chacun d'entre nous (l'affirmation de notre identité sexuelle au passage de l'adolescence), la réalisatrice nous accable d'un téléfilm soporifique, lent et sans véritable scénario. Une tranche de la vie d'une famille et d'une petite bande d'enfants. On s'ennuie à regarder ce film autant qu'on peut s'ennuyer pendant les longues vacances, quand on est enfant, avec pour horizon une cité grise de banlieue et des parents occupés.
Enfin un film frais et divertissant ! A une époque où l'action est pleinement confondue avec l'aggressivité, n'en déplaise à ceux et celles qui prennent un manque de savoir se contenir librement pour un réel état de frustration, Tomboy est une réelle bouffée d'air ! Enfin du cinéma extraordinairement généreux, généreux pour tous, qui a toute sa place dans l'art et l'humanité ! ENFIN ON RESPIRE ! MERCI CELINE SCIAMMA ET TOUTE L'EQUIPE DU FILM ! @ la distribution : ENCORE, S'IL VOUS PLAIT ! :-)
Excellente surprise !! Pour l'instant le film de l'année. Interprétation au poil, sujet grave mais traité sans blabla, en douceur. On est happé dès le début, jusqu'à la dernière image et la dernière phrase. Beacoup d'émotion, de justesse. Un très très bon film francais, juste, dans la ligne des "je vais bien ne t'en fais pas" ou "Morse" (ouais !!) pour le regard sur l'enfance, la douceur liée à la dureté du sujet. Allez-y !!
Très beau, très frais. A la recherche de son identité sexuelles, les turpitudes de cet être androgyne dérangent et sont troublantes. "On a tout à perdre à lever son ambiguïté". Une immersion dans le monde des adonnaissants sauvageons et naturels vous donne une grande bouffée d'oxygène. La petite soeur est géniale. Ne ratez pas ce film, il est vraiment trop mignon.
une film en apparence innocent mais qui traite d'un sujet grave et important,le probleme identitaire chez les jeunes enfants,les premices de lla sexualite,la recherche de soi.Les tres jeunes comediens sont formidables,comme il est rare dans le cinema francais
Je me suis beaucoup ennuyé avec ce film trop lent sans relief avec des longueurs et des longueurs pourquoi autant de critiques dithyrambiques? A éviter
J'étais un peu sur la réserve à l'idée de voir ce film, n'ayant pas été totalement convaincu par son premier. Bonne surprise ! J'ai apprécié le jeu des acteurs qui pour une fois n'était pas lourds,dialogues ancrés dans la réalité. Bien que certains puisse dire que ce film est sans intérêt et monotone dans son sujet et dans sa mise en scène ; je dirais à ceux qui veulent le voir qu'il vaut la peine qu'on s'y arrête . J'ai surtout aimé la façon dont la réalisatrice a traitée ce sujet, souvent épineux de l'identité sexuelle...Et oui, bien que l'on puisse croire le contraire;se sentir fille ou garçon ça commence parfois très naturellement...par un petit mensonge qui semble pourtant pour celui qui le vit une réalité profonde.
J’hésite pour une fois à faire le « pitch » de ce film… Et pourquoi ? Car le film réserve une incroyable surprise au bout de 15’. On ne comprend qu’à ce moment là ce que veut nous dire la réalisatrice. C’est un film sur l’enfance, l’identité sexuelle, mais aussi sur le mensonge. Et ce dernier thème prend toute son importance si on ignore le sujet du film. D’un petit mensonge par omission naît un mensonge plus important dont seul la rentrée scolaire pourra délivrer le personnage principal. Cet élément créé aussi un léger climat angoissant sur le dénouement du film : Comment se sortir d’un tel mensonge dont on connaît dès le début la date de péremption : la rentrée scolaire ? La critique du Monde synthétise bien le film : « Tomboy, récit ludique du désir de travestissement d’un garçon manqué, vire insensiblement eu tendre suspense, puis à une discrète réflexion sur l’identité, la liberté de choisir une vie, sur la manière dont les autres vous regardent et qui détermine votre bien être, vous cloisonne, vous condamne, vous ramène à une normalité ; » Tout paraît banal, mais tout est doux et intelligent dans cette chronique sur l’enfance, le passage entre 2 âges durant un été truffé de beaux moments d’enfants (baignade, jeux d’enfants,…). J’ai retrouvé parfois des éléments de mon enfance dans l’aire de jeu de mon quartier HLM. L’histoire est simple et n’use jamais de la dramatisation (peu de musique d’ambiance pour appuyer le trait) ; on nous montre une tranche de vie à hauteur d’enfant sans jamais juger ou expliquer. Un bon moment de cinéma tout en douceur sur les émotions enfantines difficiles parfois à comprendre pour nous adultes. Les enfants sont aussi formidables de naturel, normal pour un film tourné en 22 jours (une prise et çà doit être la bonne !!!). Mais que signifie « Tomboy » ? A vous de découvrir
un petit film vraiment agréable, très bien filmé. Il est assez court et à la fois tout le monde pourrait le voir, à la fois le fond du drame est survolé et on en attendrait un peu plus avant la fin. En revanche cela évite un étalage de scènes anecdotiques. "Tomboy" est modeste et réalise avec succès une épreuve très particulière : parler d'homosexualité sans juger. Bravo à Céline Sciamma en tout cas, "Tomboy" n'a presque aucun véritable défaut !
Laure à 10ans, le temps d’un été, dans le nouveau quartier dans lequel elle vient d’emménager avec ses parents et sa petite sœur, elle se fait passer pour Michaël. L’illusion est parfaite, garçon manqué en apparence, elle parvient à tromper son monde et notamment Lisa sa nouvelle amie (qui tombe amoureuse de Michaël). Mais la rentrée approche, sa nouvelle identité survivra-t-elle jusqu’à la fin des vacances ?
Après Naissance des pieuvres (2007), la question de l’identité est toujours au cœur du film, après l’identité sexuelle, cette fois-ci, il est question de l’identité de genre lorsqu’une jeune fille décide de se faire passer pour un garçon.
L'ambiguïté est poussée à son paroxysme puisque dès le début on ne parvient pas à savoir s'il s'agit réellement d'une fille ou d'un garçon, la confusion est impressionnante. Zoé Héran, qui campe le rôle principal est remarquable, voir même fascinante (les dialogues se font rares, sa seule présence face caméra suffit à transporter le spectateur). D'une rare justesse, empreint d'un réalisme saisissant, les acteurs sont stupéfiants, surtout pour leur si jeune âge.
Pour son second long-métrage, Céline Sciamma (Bande de filles - 2014) nous prouve qu’elle est une cinéaste de talent qu’il faut suivre de près. Elle filme avec beaucoup de justesse ces pré-ados et leurs premiers émois, le tout, sublimé par la B.O. composée (à nouveau) par Para One, notamment le titre "Always".
Émouvant,d' une très grande intelligence et finesse, très pudique aussi , un très beau film passionnant de par son thème et les questions soulevés concernant l'origine de l'identité sexuelle et les préjuges sociaux sur les genres.la question de comment être soi même et être accepte par les autres est aussi pose. De plus les acteurs sont remarquables particulièrement la petite Laure et sa petite sœur : elles nous offrent ensemble les plus belles scènes du film! Un bijoux .
Tendre et touchante, la réalisation qui ne peut renier son empreinte féminine, peut être fière d'avoir su traiter d'un sujet si ardu sans tomber dans les multiples pièges des films sur l'enfance. Par moment l'immerssion est totale, nous retombons en enfance, comme de nombreux spectateurs dans la salle, je n'ai pu contenir quelques éclats de rires enfantins: totalement émerveillé devant ce monde de rêves et de chimères par lequel nous nous construisons tous tant bien que mal.