Le Majordome
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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 20 septembre 2013
À ma connaissance, il existe trois types de mi-sitting mi-standing ovation, propre au cinéma et à ses pop-corn eaters : d’une part, celle d’un public -de fans- qui redécouvre un film culte sur grand écran, notamment à l’occasion de sa ressortie en 3D ; d’autre part, celle, plus rare, d’un public qui prend instantanément conscience d’avoir vu un chef-d’œuvre ou reçoit une bonne claque ; enfin, celle d’un public ému aux larmes par l’engagement d’un réalisateur étasunien pour une minorité ethnique persécutée, généralement amérindienne ou afro-américaine. Mais autant Jurassic Park et Django Unchained méritent-ils d’être applaudis, autant la réception si positive du Majordome me fait crier à la tromperie –tout bas. Non qu’il faille douter un seul instant de la sincérité de cet engagement, de l’amour que porte Lee Daniels à sa communauté, ou rester insensible à l’histoire d’un peuple capable de décrocher un "strange fruit hanging from [a] poplar [tree]" (1) et de remplacer la corde qu’il a autour du cou par une couronne –d’épines ; simplement, mis en tube par un entubeur professionnel, ce quasi-siècle de souffrances et de victoires devient un concentré de pathos 100% américain, à l’instar du très calorique Precious. Leurrée par l’étiquette, j’achète donc du Lee Daniels’ The Butler et lui trouve un sale goût d’eau de javel : en plus de proposer une Mariah Carey toute délavée, le film traite son sujet de manière si superficielle, si lisse, si bien-pensante qu’il frôle le criminel et provoque un terrible ennui. Plutôt que d’initier une réflexion sur la servilité, il ne compte que sur les beaux discours d’Obama, plus lacrymogènes que les histoires de petites filles qui meurent du cancer, pour emporter l’adhésion du public : c’est bas. Bref, de quoi regretter l’ardeur des débats parlementaires du dernier Spielberg, également oscarisable, et l’exquise insolence du dernier Tarantino. Reste Forest Whitaker, excellent acteur qui n'a rien fait de bien depuis Le Dernier Roi d'Écosse, force tranquille et incarnation de la respectabilité.
(1) « Strange Fruit », Lewis Allan, poème écrit en référence aux lynchages.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2016
Ce drame réalisé par Lee Daniels est interprété par de acteurs de très haut niveau : Forest Whitaker est phénoménal et Oprah Winfrey est très juste et émouvante en femme du majordome. Sur fond de ségrégation et de politique, le scénario nous conte la belle histoire d'une famille, une histoire humaine débordante de sensibilité.
Beaucoup de scènes très fortes dans ce biopic traité comme un documentaire, un témoignage de la division entre Noirs et Blancs, les mouvements pour les droits civiques et notamment le combat pour le droit de vote. Le montage ingénieux des scènes se révèle très efficace.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 janvier 2014
après l'excellentissime precious et la dobe paperboy, je me suis dit ben le real va se rattraper surtout avec le genial Forest Whitaker , et là oh my god , boooo vilain pas beau racisme mal, pas racime bien , blanc vilain booo caca voilà ce que résume ce film c'est complètement égocentrique démago et ras le bol de ces real qui associe l'histoire d'une ethnie à un film à toutes les sauces c’est un film complètement ridicule et je soutien le fils de Reagan .
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2019
« le majordome » n'est qu'un prétexte au réalisateur Lee Daniels pour nous faire réviser 80 ans d'histoire contemporaine de « la plus grande démocratie du monde » et c'est un vrai régal. Pour autant, il ne faut pas négliger l'histoire dans l'Histoire. Je veux dire que le couple Forest Whitaker, Oprah Winfrey nous offre une prestation absolument incroyable, d'une sincérité et d'une intelligence rare. L'histoire de cet homme discret, voire invisible, au cœur de la Maison Blanche devient de plus en plus intéressante au fur et à mesure que le scénario se développe. Il finit même par voler la vedette aux 7 présidents qu'il a vu se succéder dans le bureau ovale. Il semble malheureusement que la légende soit un peu plus belle que la réalité et que les scénaristes aient un peu enjolivé le quotidien de ce majordome qui a pourtant bien existé. Finalement, peu importe, cette histoire est très belle et on y croit sans problème. Ce film m'a émerveillé tant par la qualité générale de l'interprétation que par la richesse du scénario. Superbe et bouleversant !
Edgar L.
Edgar L.

209 abonnés 271 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2014
Eugene Allen était le majordome noir qui a travaillé des années 1950 aux années 1980 au service de 7 présidents des États-Unis à la Maison Blanche, mais ce n'est que grâce au journaliste du Washington Post Will Haygood que sa vie hors du commun au plus près des hommes les plus influents du Monde a été dévoilée au grand public. C'est donc sur cette histoire vraie que Lee Daniels s'appuie pour son nouveau film. Pourtant, il est navrant d'apprendre qu'à l'image de "Ma vie avec Liberace", les grands studios américains n'ont pas souhaité financer le film. Dès lors, le réalisateur a du aller chercher un soutien financier du côté des investisseurs privés, mais c'est aussi grâce à l'arrivée d'acteurs de renom qui sont venus principalement pour le côté artistique et revendicatif du film, et beaucoup moins pour le cachet financier que le projet a pu aboutir.
Lee Daniels a clairement choisi de jouer la carte intimiste pour mon plus grand plaisir, je craignais en effet fortement un côté trop pompeux et patriotique à ce film dont l'action se déroule principalement à la Maison Blanche. Il choisit d'ailleurs de traiter principalement l'intrigue de la famille du majordome, en écho à l'histoire de la société américaine. [...]
Au final, le film est une bonne piqûre de rappel nécessaire qui nous remet en mémoire qu'il y a encore quelques décennies seulement, les États-Unis étaient un pays de ségrégation totale dans lequel le racisme faisait corps avec la société. On comprend l'émotion du président actuel des États-Unis face au destin incroyable de ce majordome pas comme les autres qui a influencé à sa manière l'histoire de son pays, mais l'a surtout particulièrement bien symbolisé.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juillet 2015
Forest Whitaker traverse cinquante années de l’Histoire américaine dans les coulisses de la Maison Blanche, avec en ligne directrice le combats des Noirs pour la reconnaissance de leurs droits civiques. Parce que les sujets sont trop nombreux, le film de Lee Daniels ne fait hélas que survoler les faits et sombre inéluctablement dans la caricature. Seule l’étude sensible et juste de la relation du père avec ses deux fils vaut le détour.
Alexis D.
Alexis D.

122 abonnés 877 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2017
Magnifique plaidoyer anti-racisme porté par un somptueux Forest Whitaker, ce film réussit son pari de mêler biopic, fresque historique et allusions politiques parfois piquantes sans jamais sombrer dans le facile. Il raconte l’histoire vraie de Cecil Gaines (Eugene Allen dans la vraie vie), un majordome noir qui a travaillé à la Maison Blanche sous huit mandats au total. Cecil a vécu de très près l’histoire de son pays, ayant été le confident de nombreux présidents allant de Dwight Eisenhower à Ronald Reegan. De son point de vue, le film retrace l'évolution de la vie politique américaine et des relations entre communautés. De l'assassinat du président Kennedy et de Martin Luther King au mouvement des "Black Panthers", de la guerre du Vietnam au scandale du Watergate, Cecil vit ces événements de l'intérieur, mais aussi en père de famille… Voilà une histoire incroyable qui méritait d’être portée à l’écran. C’est ce qu’a fait le réalisateur Lee Daniels. Ce film nous fait vivre une gigantesque fresque américaine, ainsi qu'un biopic, s’étirant des champs de coton des années 1920 jusqu’à l’élection de Barack Obama en 2008. On a par ailleurs droit à une réalisation exemplaire, mais surtout à un casting d'exception (Forest Whitaker bien sûr mais aussi Lenny Kravitz, James Marsden, Robin Williams, Alan Rickman, Alex Pettyfer...). Bref, un véritable chef d'œuvre à découvrir sans plus tarder
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2013
Alors qu’on le considérait jusque-là comme un réalisateur contestataire, aussi bien le bouleversant mais dénonciateur Precious qu’avec l’ouvertement provocateur, on s’étonnerait presque de voir Lee Daniels derrière un film qui a tout pour être estampillé dans la catégorie –plus ou moins flatteuse selon le point de vue de chacun- de "films à Oscars ". En effet, tout, de son point de départ biographique à son casting en passant par son regard terriblement complaisant posé sur la fonction présidentielle, a les caractéristiques type de ce qu’attendent le grand public (surtout américain) et l’académie des Oscars d’une réalisation de cet acabit. Alors que l’on voit des stars interpréter, avec plus ou moins de réussite, les occupants du bureau ovale (si Robin Williams en Eisenhower et Alan Rickman en Reagan sont très convaincants, John Cusack fait un Nixon de pacotille) et d’autres rôles secondaires (Daniels a d’ailleurs redonner un rôle à son Mariah Carrey qui cette fois, grimée d’un maquillage noir, n’est pas du tout à sa place) mais c’est évident les prestations de Forest Whitaker et d’Oprah Winfrey (véritable bonne surprise du film) qui permettent de faire de cette histoire une fresque familiale très émouvante. Mais derrière cette façade terriblement académique, c’est bel et bien un film militant qui se construit peu à peu puisque la narration s’amuse à faire un parallèle, avec quelques effets de montage astucieux, en la carrière exemplaire de cet employé de la Maison Blanche et l’avancée, à coups de combats difficiles, des droits des afro-américains depuis un état de ségrégation inhumain jusqu’à l’élection d’Obama. Avec le recul on constate donc que mettre au point une œuvre aussi consensuelle, loin de ses précédentes réalisations, est en fait un moyen détourné pour Lee Daniels de diffuser intelligemment son message politique très fort.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 octobre 2013
Les années 40 aux Etats-Unis, les noirs sont encore loin d’avoir les mêmes droits que les blancs. Un jeune garçon vivant comme un esclave avec ses parents dans une plantation de coton. Le film tiré d’une histoire vraie retrace le chemin hors du commun d’un homme passé de l’esclavage à « nègre de maison » pour finir par passer 30 ans de sa vie à la Maison Blanche comme majordome.
Le trajet de vie est époustouflant en soit, mais le contenu hyper léger. Son ascension jusqu’à ce poste est un réel plaisir à observer tout comme la condition noire jusqu’à la fin des années 70. Une fois qu’il devient majordome, l’intérêt est très limité, à moins que vous n’ayez aucune connaissance du combat pour les droits civiques aux EU. L’impact de tous les présidents sur l’évolution de la législation est résumé à chaque fois à une phrase ou une action. Le côté politique du film est d’une pauvreté navrante, à mon grand regret. Ensuite, le film traite, via la vie de famille du majordome, de l’impact de la ségrégation sur la vie de tous les jours des noirs. Là, c’est très attendu. A titre d’exemple, le majordome a deux fils ; l’un combattra au Vietnam pour son pays alors que l’autre combattra contre son pays dans les rangs des Black Panther. Caricatural tout comme le sort des deux enfants dont on perçoit l’issue respective… gros comme le nez au milieu de la figure. Le conflit de génération revêt aussi un intérêt limité entre la sagesse du père qui a vu des évolutions lentes de la condition noire au cours des décennies et l’impatience des plus jeunes qui souhaitent que çà bouge plus rapidement. Un bon documentaire vaut mieux qu’un film avançant avec de gros sabots.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2016
N'étant pas fan des biopics, je suis forcé d'admettre que celui-ci est pas mal du tout.
La force de ce film est surtout son acteur principal. Forest Whitaker prouve une fois de plus qu'il est un grand acteur. Il incarne avec beaucoup de subtilité et de justesse un personnage très attachant. À noter une très bonne performance de la présentatrice Oprah Winfrey. Le film se paye le luxe de célébrité (Robin Williams, Alan Rickman, Jane Fonda, Terrence Howard, Cuba Gooding Jr., Lenny Kravitz …), notamment dans des rôles de présidents des États-Unis.
L'histoire est très belle et permet un vrai attachement au personnage central mais aussi à son fils.
Après, on peut reprocher au film sa longueur (plus de deux heures) et son côté consensuel.
Mais ça demeure un bon biopic porté par un très bon acteur.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2013
En tant qu'opposant farouche aux 2 premiers films tire-larmes et provocateurs de Lee Daniels,j'était forcément inquiet pour le troisième,d'autant qu'il ressemble d'un peu trop près à un étendard pour les Oscars. Mais arrêtons-nous une seconde. Ce biopic sur Cecil Gaines,majordome noir ayant servi 8 présidents à la Maison Blanche,est simplement un bon film,ample,émouvant et réfléchi qui donne la part belle à un Forest Whitaker de gala. Cet homme digne et honnête fut véritablement un héros de son pays. Son opposition de convictions politiques avec son fils qui intègre les Black Panthers et se frotte à Malcolm X,est le cœur du film. C'est ce qui lui donne sa force générationnelle,ceci souligné par une très belle musique,mélodramatique juste ce qu'il faut. Bien sûr,il est savoureux de voir les divers présidents américains,campés par des acteurs de renom,grimés pour l'occasion. Seulement,on regrette la simplification excessive des évènements abordés et des personnages historiques. Les ellipses sont dues à un montage hasardeux. Daniels a voulu rendre justice à la lutte pour les droits civiques des afros-américains,mais il brasse trop de thèmes. Ceci étant,on n'oubliera pas de sitôt la discrétion admirable de Gaines,homme qui dépassa de façon intelligente et rationnelle sa condition.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2013
Precious et Paperboy ne laissaient pas de place au doute. Malgré un sujet moins racoleur et passionnant, Le majordome enfonce le clou : Lee Daniels est un cinéaste qui a la grâce d'un pachyderme. Le spectateur est pourtant alléché par l'histoire de cet homme qui a servi 7 présidents américains d'Eisenhower à Reagan. Un noir à la Maison Blanche, qui aura même, une fois retraité, l'honneur d'une entretien privé avec Obama. La lecture rapide du sujet est cependant trompeuse, il ne s'agit pas ici de s'immiscer dans les coulisses du pouvoir mais de retracer 80 ans de lutte de la communauté afro-américaine contre le racisme et pour la reconnaissance de ses droits. Le projet est ambitieux et dans les mains de Lee Daniels devient un lourd plaidoyer, louable certes, mais aux effets démonstratifs désastreux. La passivité feinte du majordome se heurte au militantisme de son fils aîné, un temps engagé dans le célèbre groupe des Black Panthers. Le cinéaste ne tire presque rien de cette opposition si ce n'est un banal affrontement familial. Le meilleur du film réside finalement dans l'évocation de la sphère intime du majordome, ses relations avec sa femme notamment, transcendées par le jeu subtil d'Oprah Winfrey qui fait mieux que se hisser à la hauteur d'un Forest Whitaker, toujours impeccable.
Lucas M
Lucas M

25 abonnés 1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 septembre 2013
les promesses de ce film furent grandes: Film tiré d'une histoire vraie d'un homme de couleur à l'heure noire des USA. Il n'en fut rien...

Ce film nous montre l'humanité sous son pire jour. Comme si seuls les clivages existaient et avaient du sens: Soit tu es un méchant blancs anti-noirs (tous les blancs détestent les noirs), soit tu es noir et dans ce cas 2 catégories: le noir animal et soumis, version hybride d'un labrador et d'un semi homme, soit une bête assoiffée de violence.
Vous l'aurez compris, dans ce film, peu de place pour l'Humanité (avec un grand H). L'égalité n'a pas sa place. L'Histoire (avec un grand H) n'y sera jamais incluse.
Ou est le discours de Martin Luther King ayant vu les Hommes (peu importe leur couleur) se lever pour l'égalité? Qu'en est il de son prix nobel? Pourquoi seule sa mort et celle de Kennedy (présenté comme l'unique président des USA pour l'égalité) ne fut elle mise en avant??? Qu'en est il de la loi sous Johnson visant ayant institué l'égalité devant le vote? De la décoration posthume de King par Carter marquant le symbole d'une union du peuple Américain? Qu'en est il de Clinton? Des mobilisation pro Angela Davis ayant mobilisé blancs et noirs lors de son éviction de UCLA???
On nous parle de droits et de non droits du peuple noir... Pas d'égalité de l'Homme (avec un grand H j'insiste) dans sa diversité, comme si il n'en fut, n'en est, et n'en sera question à aucun moment de notre Histoire.

Moment fort? lorsque ce brave majordome obtient une promotion après 20 ans de bons et loyaux services, suite à l'approbation d'un président présenté comme pro Apartheid en Afrique du Sud. Veut on nous dire que seule sa loyauté rend cela possible? L'humanité et l'égalité se gagnerait elle et ne serait donc pas fondamentale?
La foule du cinéma applaudira ce passage, le tour de passe passe et lavage de cerveau a fonctionné! Nous voici face à une nouvelle manipulation extrêmes de nos simples esprits visant à nous enfermer dans un passé ne nous ressemblant pas (plus?), auquel la plupart d'entre nous n'a pas participé, mais dans lequel un microcosme veut nous enfermer pour mieux nous faire culpabiliser et nous manipuler: Seigner, j'ai honte de mon héritage, président, montrez moi comment nous racheter...

L'Homme est EGAL! Quand va-t-on enfin véhiculer un message d'espoir? Quand va-t-on arrêter de se divertir/délecter de ces périodes sombres d'un passé que nous voulons tous oublier, pour se concentrer vers un futur commun?
officiel76
officiel76

56 abonnés 411 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 janvier 2014
voilà le type même de films qui m'énervent. tout y es convenu, appuyé, prévisible, fait pour tirer les larmes et pour plaindre la condition des noirs en amérique. Les gens ont sûrement oublié qu'en 1950, les trois quarts de la france n'avaient pas les conditions de vie de ces gens là, tellement à plaindre : ni voiture ni salle de bain, ni confort...ni enfants qui allaient à l'université faire des études. A part débiter les clichés à la louche et les présidents de la république les uns après les autres, ce qui raffraîchira la mémoire de certains, faire connaitre le nombre de chaussure de Jackie O, on n'apprend....RIEN. c'est au-delà du creux, chaque scène s'enchaine de manière tellement prévisible que c'est pathétique. A l'image de Forrest Gump, sympathique idiot, ce majordome aura eu la chance de traverser TOUS les événements importants de l'amérique dépuis son enfance caricaturale jusqu'à sa retraite. avec justement un fils qui part au Vietnam et dont il apprend la mort JUSTEMENT le jour de son anniversaire (sortez les mouchoirs) et son fils qui justement fréquente l'université où il va justement faire partie du mouvement des black panthers et fréquenter une Angéla Davis de seconde zone, à moins qu'il ne s'agisse d'elle...bref, le film est fait pour manipuler les sentiments et le spectateur, c'est typiquement américain, l'archet pour jouer sur les cordes sensibles..une vraie daube, pire que ça d'ailleurs, un film qui sous ses abords sociaux est une véritable tromperie...à côté, la couleur pourpre éviterait presque les clichés, c'est dire...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 septembre 2013
Encore une fois, Lee "Precious" Daniels nous offre tout son talent dans ce film: cash, émotion, photographie, musique et mise en scène de haut vol. Et bien sûre, une liste d'acteurs et d'actrices impressionnantes, aux interprétations bouleversantes de justesse ! Un très grand film qui restera longtemps dans les anales.
Tiré d'une histoire vraie.
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