Un thriller un brin bordélique qui aura quand même eu les honneurs d'une copie américaine. Enchaîner les rebondissements c'est bien beau, mais l'absence totale d'émotions, due à un scénario pas assez posé, rend le film difficilement accrocheur.
2ème film et 2éme réussite ( après l'excellent Tesis) de la part du désormais consacré Alejandro Amenàbar. Véritable chassé croisé entre rêve et réalité, "Ouvre les yeux" est un vrai thriller intelligent et original particulièrement bien écrit et bien joué que ce soit le tourmenté Eduardo Noriega ou la radieuse Penélope Cruz. Malin, roublard mais toujours cohérent avec lui même, le film annonçait l'arrivé d'un excellent réalisateur et annonçait de très beaux lendemain pour le cinéma Espagnol.
LE chef d'oeuvre d'Alejandro Amenabar, un coup de maitre tout simplement ! Un film splendide, un scénario complexe pour une histoire très belle et très émouvante ! Les acteurs sont parfait, Penelope Cruz est magnifique ! Un Grand film pour Amenabar, très bonne filmographie jusqu'à maintenant !
Ce film, de part son scénario peut faire penser du Lynch ou du Cronenberg. C'est en effet un film qui pose de nombreuses questions sur le rêve et la réalité. Ne vivons nous pas une sorte de rêve? Je trouve ce thème très philosophique et super intéressant. Par certains cotés cela m'a fait penser a Truman Show. J'aime ce genre d'histoire complexe où l'on ne sais plus où est la réalité. La fin ouverte laisse libre cour a notre imagination. Les acteurs sont vraiment formidables surtout Eduardo Noriega. Je peut désormais dire qu'Amenabar est un de mes réalisateur préféré.
Bien qu'il soit un peu trop long, ce film est passionnant. On est happé par ce film dans les méandres des rêves et de la réalité. Le scénario est complexe et il faut donc accepter de ne pas tout comprendre, ou en tout cas pas dans l'immédiat. La mise en scène est soignée et cohérente. Les acteurs sont brillants.
Excellent film d'Aménabar qui témoigne d'un certain talent dans la maîtrise du scénario. Ouvre les yeux nous fait croire à une histoire d'amour banal pour un jeune riche à qui la vie réussit ; bref, à un film vraiment pourri. Mais très vite, on se rend compte qu'il s'agit de plus que ça et alors on se laisse très volontiers emporter. Un bémol tout de même à la musique qui passe assez à côté. Bref, Ouvre les yeux nous montre que le cinéma Espagnol, ben ça vaut quand même plus que ce que l'on peut parfois croire !
Déjà auteur d'un surprenant Tesis en 1996, Alejandro Amenábar revient un an plus tard pour une nouvelle immersion dans son univers singulier avec un scénario inédit racontant le tourment de César, un beau jeune homme au top de sa réussite qui va vivre un véritable cauchemar après un accident de voiture perpétré par une amante hystérique. Défiguré, à présent ignoré voire rejeté par tout son entourage, l'horreur continuera pour César lorsqu'il retrouve miraculeusement son visage mais voit son univers s'altérer à travers d'horribles visions et des évènements alors incompréhensibles. Pire encore, ce dernier est accusé de meurtre... Expliqué à un docteur depuis sa cellule, la mésaventure de ce pauvre César va nous passionner du début à la fin, Amenábar signant ici aux côtés de son comparse de toujours Mateo Gil un scénario machiavélique extrêmement intelligent dont on ne sort pas indemne. Retournant avec panache l'esprit du spectateur, l'amenant dans un sombre dénouement pour ensuite le dérouter de nouveau, le réalisateur espagnol nous livre ici un des meilleurs thrillers science-fictionnels jamais vus. Interprétation de choc avec de fantastiques Eduardo Noriega et Penélope Cruz, réalisation soignée (notamment lors de ce cultissime passage où César déambule dans les rues désertes de Madrid) et scénario malin au twist-ending renversant font donc d'Ouvre les yeux un véritable chef-d'oeuvre à voir absolument.
Les films qui s'amusent à brouiller nos repères peuvent se révéler diablement intelligent (Mullholland Drive) ou fichtrement mal de tête (turkish star wars). C'est là qu'on peut juger de l'essence d'un chef d'oeuvre. Et Amenabar a du talent. Nous offrant tout d'abord un personnage peu intéressant, le réalisateur nous mutile nous aussi avec l'accident du héros, véritable déclencheur de l'histoire. Nous entraînant dans un tourbillon de sentiments et de rebondissements (impossible de se douter de ce qui se passera 10 minutes à l'avance), le film nous manipule sans se forcer, avec des prestations d'acteurs impeccables et un ressenti émotionnel de la condition de gueule cassée rarement vu au cinéma. Mais le film se révèle bien plus qu'un brillant mélodrame. Tant de potentiel, tant de fraîcheur... Rare d'avoir une aussi bonne cuvée...
Un magnifique film au scénario vraiment très intelligent, très beau et très intéressant. L'un des plus intéressants concepts que j'ai jamais vu. Un chef d'œuvre scénariste. Personnellement, je préfère Vanilla Sky, pourquoi ? Je ne saurai pas vraiment dire ... pourtant ce sont les mêmes. Vanilla Sky n'a rien rajouté presque ... je préfère en tout cas la scène d'accident de Vanilla Sky ... Malgré tout, "Ouvre les yeux" est une œuvre culte et magnifique, un chef d'œuvre.
Ouvre Les Yeux est un film original, labyrinthique qui mêle les genres. Une grande liberté d'interprétation est donnée au spectateur pendant au moins les 3/4 du film ce qui est assez jouissif et stimulant pour l'imagination. Son remake, Vanilla Sky, est assez fidèle, peut-être même plus accessible mais également plus édulcoré.
Un peu bête de le regarder après Vanilla Sky. J'avais déjà eu un peu de mal avec Vanilla Sky et une liberté un peu trop grande pris par le réalisateur à l'égard de la science fiction. Bien mais sans plus
Avec Ouvre les Yeux, Alejandro Amenábar a l’intention de nous perdre dans un labyrinthe où rêve et réalité se mêlent et s’emmêlent, au point de tisser, à force de retournements dramatiques, un ensemble compact dont nous ne pouvons que ressortir chamboulés. Pas de chance pour nous, donc, car le voyage proposé ici ne s’apparente jamais au brouillage promis, mais tend à correspondre à un exercice de style guère maîtrisé d’un artiste petit-malin. De Don Juan à Frankenstein, le film échoue à dépasser les caricatures qu’il met en place – notre héros est l’incarnation du fils à papa embourgeoisé et beau garçon –, conjugue démonstrations pompeuses et emboîtement calamiteux des niveaux que de la réalisation, tout aussi balourde, évacue de son mystère intrinsèque. La tension croît au cours d’un premier segment efficace, mais une fois l’accident arrivé s’enchaînent les scènes sans que l’énigme ne s’en trouve nourrie, si bien que le spectateur s’ennuie devant un spectacle peu attrayant et que de très bons acteurs (Pénélope Cruz est, une fois de plus, délicieuse) ne parviennent à sauver. Ouvre les Yeux constitue donc un challenge inscrit dans son titre même : résister à l’inévitable envie de clore les paupières pour s’enfoncer dans un sommeil réparateur.
Quand les espagnols se sont rués dans les salles dès sa sortie, peut-être sentaient-ils déjà éclore cette nouvelle scène fantastique avec laquelle ils allaient repartir à la conquête du monde. C’est qu’à travers Ouvre les yeux, Amenábar annonce Bayona, Morales, Fresnadillo, Cortès, toute une bande de jeunes réalisateurs ambitieux et inventifs réunis derrière un but commun : réécrire un à un tous les codes de la terreur et de l’angoisse. C’est bien dans un malaise sourd, dans un trouble diffus que se parcourt ce petit chef d’œuvre à la croisée d’Elephant man et d’Existenz. Tiraillé entre une ravissante Penelope Cruz et la mystérieuse Najwa Nimri, le beau César n’est plus le même depuis son terrible accident. Il a de plus en plus de mal à distinguer rêve et réalité. Et nous donc. Avec son scénario aux méandres copieusement destructurés, qui prend plaisir à nous amener là où on ne l’attend pas, à nous surprendre quand on n’y croit plus, il y a là tout ce qu’il faut pour nous perdre. Un bijou de noirceur kafkaïenne qui n’avait sans doute pas besoin d’être repris à la sauce hollywoodienne, le bankable Cruise en guest. Ah ces ricains.