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Un visiteur
4,0
Publiée le 25 janvier 2013
Très beau film, l'esthétisme, la bande son, les acteurs... certains pourront le trouver long personnellement la longueur m'importe peu au vu des émotions que j'ai pu ressentir, la douleur de cette femme, l'impuissance de cet homme face aux sentiments... vraiment magnifique.
Rachel Weisz est très belle mais ça ne fait pas un film. On pourrait facilement supprimer une heure de projection, de plans inutiles, maniérés où il ne se passe rien. A oublier.
Dès les premières images, j'ai senti que ce film allait me faire vibrer. L'époque était propice. L'atmosphère, brouillard et nuits humides londonniennes, en un défilement d'images enveloppées de douceur aussi. Courte tranche de la vie d'une femme dont on ne sait rien, ni de ce qu'elle a vécu, ni pourquoi elle vit avec cet homme âgé qui jure dans son paysage. L'histoire, son histoire d'amour avec Freddie, est le seul sujet du scénario. Et il suffit amplement, tant Rachel Weisz donne à son personnage, attrait et crédibilité. Performance à l'écran digne de tous les éloges. L'actrice britannique éclate enfin avec un rôle qui fera date dans sa filmographie. Miraculeusement mise en scène par Terence Davies, la comédienne tient ce film à bout de bras et son combat pour que l'amour ne meure pas se révèle bouleversant. Jusqu'au bout des ses forces, elle va lutter, épaulée par le spectateur qui ne peut et ne veut pas qu'elle sorte vaincue d'un si noble combat. Dans la salle obscure, j'ai lutté avec elle. Parce que son combat est universel et que comme cela arrive très souvent, semblant perdu d'avance. Perdu, il l'a été, comme englouti dans les flots bleus et profonds de la mer, mais dans un dénouement subtil et plein d'espoir. Grand film, vraiment!...
La passion au rythme de l'amour... Et tout y est servi avec grâce et délicatesse... Même la douleur et la violence. L'époque choisie n'en est qu'une parmi d'autres. Le "pourquoi l'amour fait-il souffrir inexorablement ?" est intemporel... Et ce film obscur et subtile est une réussite... Merci;-))
Le focus est sur l'actrice, ses sentiments. C'est un film sur l'amour à sens unique en général, très bien décrit du point de vue de celui qui donne et souffre. Donc à conseiller à toute personne qui serait dans la même situation, histoire de lui permettre d'y trouver comme un écho et une porte de sortie, celle des rideaux que la torturée principale de ce film finit par ouvrir sur l'extérieur.
Ce film a des qualités, et beaucoup d’éléments techniques pour être un bon film. Seulement voilà, c'est fade, les personnages n'ont pas de saveur et les longueurs sont innombrables. Mortel d'ennui, c'est dommage.
On l'attendait depuis presque un an et je n'ai pas été déçue. Ce film est magnifique, très touchant. Tom Hiddleston et Rachel Weisz jouent parfaitement bien leurs rôles et nous font ressentir des émotions très intenses. Nous éprouvons beaucoup de compassion envers Hester Collyer déchirée par sa passion amoureuse.
mon dieu, si vous êtes du sexe féminin en mal de 35mm passez votre chemin! quel scénario pitoyable de femme blessée qui se laisse écraser "à mort" par un amant sans consistance ni personnalité; les seuls passages intelligents et à valoir le coup sont ceux de cette femme adultère avec son futur ex-mari, (=à peine 1/4 du film) tout le reste est un perte de temps: réalisation correct mais rien d'exceptionnel, lumière/photo/son idem = on ne peut pas faire un bon film sans scénario ni personnages.
Assurement, ceux qui aiment les films rythmés s'abstiendront d'aller voir ce film, d'une lenteur insoutenable. Le scénario, ultra-conventionnel, vu et revu 1 000 fois au cinéma ou et en littérature, pourrait tenir dans un court métrage d'un quart d'heure. Les blancs qui séparent les répliques des personnages, les plans en caméra fixe sur des personnages silencieux, sur des élements de décors sans intérêt voire sur des objets, occupent l'heure et demi restante et pourraient avantageusement être divisés par 10. Par ailleurs le film souffre d'une réalisation vieillote, les décors, l'athmosphère surfaite du Londre des années 50 ainsi que le jeux artificiel des acteurs donnent davantage l'impression d'être au théâtre qu'au cinéma.
En définitive, si le film est un chef d'oeuvre, comme bien des critiques de magazines autorisés semblent le penser, c'est un chef d'oeuvre d'un autre temps qui nous ramène en 1910 mais qui tombe hélas litéralement à plat un siècle plus tard.
Magnifiquement interprété, prenant, même parfois angoissant, ce film est sublime et fait mal. Pour peu que l'on ait déjà ressenti dans notre vie, homme ou femme, ne serait-ce qu'un peu des mêmes sentiments, joies, peurs et déceptions de l’héroïne, alors on sort absolument bouleversé. Le charisme et la sincérité de Rachel Weisz et Tom Hiddleston sont si grands, qu'on oublie peu à peu être face à des acteurs. Les seconds rôles sont eux aussi subtiles et attachants. On vie véritablement la douleur de cette femme qui, après avoir tout donné à son amant, réalise que celui-ci ne l'aimera jamais autant qu'elle l'aime. Mais on est aussi touché par un mari abandonné, qui, malgré son éducation très conventionnelle, montre qu'il est prêt à laisser sa fierté derrière le bonheur de sa femme, bien qu'elle soit avec un autre. Quant au si bel amant, libre et presque encore enfant, il est parfois cruel, mais difficilement condamnable, ne sachant comment réagir à un amour si absolu qui dépasse ce que lui peut ressentir.
Lente agonie et rigidité cadavérique émotionnelle sont les premiers termes qui me viennent à l'esprit pour aborder ce film à la limite d'une léthargie quasi insoutenable. La photographie volontairement froide n'en ressort que trop cheap et terne, même pour un Londres post seconde guerre très amoché. La bande son est irritante. Le montage qui se voulait, je ne peux qu'imaginer, enrichissant est finalement inutilement fastidieux. Les acteurs frôlent à la perfection tantôt la neutralité tantôt la gaucherie et le hors sujet le plus éloquent, ce qui pour un drame prétendu passionné est assez...conceptuel. Excepté Weisz, et encore, Ils sont à peu près tous à côté de leur personnage, dont Hiddleston qui confond surenchère avec intensité et qui favorise parfois trop l'excercice de style académique à la spontanétié et au naturel. Je suis habituellement cliente de ce type de cinéma, mais hélas ici n'en ressort que soupe soporifique sans aucune saveur. On est très loin de vibrer !
Les qualités de ce film sont peut-être aussi ses défauts : un réalisateur qui se centre sur l'aspect esthétique, voulant nous offrir des belles images (et réussissant souvent à mon avis) et voulant nous laisser le temps pour les apprécier, ce qui confère une certaine lenteur au film qui peut déplaire certains; une puissante et sublime actrice qui rend (très) secondaires les autres personnages. Le thème n'est certainement nouveau (l'amour comme source de douleur, la douleur comme source d'amour) mais je le trouve bien traité et émouvant. La musique (de Samuel Barber) est très belle.