Les Adieux à la reine
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Jo D
Jo D

33 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2012
Histoire ô combien cruelle qui nous permet de suivre les 3 jours suivant la Révolution française du 14 juillet 1789 au travers du regard d'une liseuse, Sidonie Laborde (incarnée par une Léa Seydoux complètement habitée par le rôle), au service de la Reine Marie-Antoinette. Période difficile et fatale à la cour du roi magnifiquement mise en scène par Benoit Jacquot. Beaucoup aurait pû être tenté de se positionner dans la peau de Marie-Antoinette, mais l'effet de surprise et le résultat final aurait été largement en deçà de ce qu'on aurait pu attendre.
Les décors et les costumes sont somptueux, l'ambiance décontractée par moment ne fait que renforcer le plaisir que l'on peut prendre à regarder ce film.
Les actrices secondaires (Diane Kruger, Virginie Ledoyen, sans oublier Noémie Lvovsky) témoignent toutes d'une justesse incroyable. Les émotions très changeantes et versatiles de la Reine sont d'ailleurs très bien marquées par D.Kruger.
spoiler: La scène finale où Sidonie, pourtant toujours fidèle à la Reine, se fait humilier par celle-ci quand elle lui demande d'être un "appât" afin de protéger Gabrielle de Polignac sur la route de la Suisse est tout simplement terrifiante.

La fin est brutale, on aurait eu envie d'en redemander encore un peu, voir comment B.Jacquot aurait traité la suite de l'histoire. Mais faut avouer qu'on serait un peu sorti du cadre. Les adieux à la Reine avaient déjà été faits...

En tout cas nous avons là pour moi le premier grand film français de l'année 2012. L'année est encore longue, mais sans trop m'avancer je pense que quelques nominations aux César seront décernés à ce film, dont assurément Léa Seydoux dans la catégorie de la meilleure actrice. Rendez-vous dans 1 an pour vérifier.
Housecoat
Housecoat

140 abonnés 393 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2018
Bien, au moins j'aurais rattrapé mon retard de sommeil. Les Adieux à la Reine est d'un ennui proportionnellement inverse à son absence total d'intérêt. Si le but est de nous montrer la panique de la population de Versailles suite au soulèvement populaire de la Prise de la Bastille, pourquoi ne se concentrer que sur des relations étroites entre Marie-Antoinette et des personnages inintéressants dont tout le monde se fiche ? Son soi-disant saphisme n'était ni une caractérisation majeure de cette personne ni la rumeur la plus connue à son égard et qui de toute façons n'a eu importance dans sa vie publique ni dans sa chute. Quelle perte de temps de ne la juger que de ce point de vu. Quelle perte de temps de tout nous montrer de façon minimaliste que du point de vue d'une servante qui n'a que comme seul trait de personnalité d'être attirée par la reine. Quelle perte de temps de mettre comme fil rouge principal sa jalousie envers une proche que l'on ne connaît ni d'Adam ni d’Ève. Comme un aveu d'échec, Benoît Jacquot nous dira involontairement à la moitié du film et dans sa conclusion que l'on ne sait rien de la femme que l'on a suivit pendant une heure et que l'on ne se souviendra pas d'elle alors qu'il ne s'est encore rien passé d'important. Exactement comme ce film qui fait parler des éléments tellement dérisoires et délaissant tellement la révolution qui se passe à côté que je vais très rapidement l'oublier. Quand il ne se passe rien, on ne dit rien, c'est aussi simple que ça.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 1 juin 2013
Ça commençait pourtant bien, mais au fur et à mesure de la dégradation des personnages, mon intérêt aussi décroissait! Il devient inintéressant, long et ennuyant, les costumes étant le seul bon point à la toute fin. La bande-son (bizarrement similaire à celle de "Jaws") est plutôt stressante mais ne mène à rien. Tout le plaisir est gâché. Par contre, le sous-entendu de l'homosexualité de la reine est vraiment intéressante!
Un beau soufflé qui retombe. Dommage.
Val_Cancun
Val_Cancun

71 abonnés 764 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2015
A voir uniquement pour le charme et le talent de Léa Seydoux. Et aussi pour la reconstitution historique, décors, costumes...
Mais dans l'ensemble, le 20ème long-métrage du français Benoît Jacquot suscite un ennui poli et un désintérêt constant, à l'image du triangle amoureux qu'il peine à faire vivre à l'écran, en dépit de moyens importants.
Diane Kruger est insupportable, et c'est pas la première fois. Retourne sur les podiums, ma grande, et laisse le job aux vraies actrices, danke sehr!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 juin 2012
Chronique d'une fille de rien qui a vécu toute sa vie dans l'illusion de la lumière des grands de ce monde(un peu comme le majordome des "Vestiges du Jour").Le film,brillant et jouissif dans sa première partie,eut été parfait s'il n'avait perdu son fil vers la fin(on ne comprend pas très bien pourquoi cette fille continue à jouer ce jeu qui va être sa fin),mais réjouissons-nous que des cinéastes comme B.Jacquot,A.Resnais,les prometteurs Gérald Hustache-Mathieu et Léa Fehner,relèvent le niveau d'un cinéma français dépressif ou mou du genou.
Myene
Myene

20 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 septembre 2013
Pour moi le meilleur film Français de l'année( juste devant Amour); pourquoi avoir voté pour Jacquot? Ce film me parait aussi réussi que nos plus grands labels de qualité ( de l'école de l'Opéra, à nos meilleurs artisans ..) On y découvre en les parcourant les couloirs de l'histoire on y est... De plus, grâce au génie de Jacquot , par l' l'adaptation du personnage (en rupture avec l'œuvre initiale ) une fois encore Léa Seydou est inoubliable...
Teddy F.
Teddy F.

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 janvier 2013
L'idée de départ était intéressante. Mais son traitement est superficiel, donc décevant. De plus, les acteurs, à l'exception de Léa Seydoux, ne paraissent pas très impliqués.
jd78
jd78

7 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2012
Adapté du roman éponyme de Chantal Thomas, « Les adieux à la Reine » se déroule pendant les dernières heures de la monarchie et se focalise sur le personnage fictif de Sidonie Laborde (Léa Seydoux), la lectrice de Marie-Antoinette. Construit comme un huis clos à l’intérieur du château de Versailles dans lequel chaque scène est vue à travers son regard, le film retrace les 4 jours consécutifs à la prise de la Bastille et le bouleversement que cela y engendre. Un parti pris de mise en scène original et passionnant qui permet de placer Sidonie et le spectateur en observateur privilégié du fascinant petit monde versaillais et de sa cour, vu de l’intérieur.

On suit en effet Sidonie à travers les chambres miteuses des servantes, dans la cave qui leur sert de salle à manger, qui n’en remonte la plupart du temps que pour se rendre dans la chambre de la reine et lui lire les ouvrages qu’elle a sélectionnés pour elle. On est témoin de l’agitation qui secoue le château, notamment lors d’un excellent plan séquence de nuit où la fourmilière de la cour prend peur à la découverte de la liste des têtes à couper, alors que la rumeur gronde à l’extérieur.

Le château devient alors un personnage à part entière, magnifié par la caméra de Benoît Jacquot qui nous offre une très belle reconstitution entre ombre et lumière, des décors aux costumes en passant par les éclairages naturels ou à la bougie. Au fur et à mesure que les heures passent, la tension devient de plus en plus palpable, et envahit chaque scène. Benoît Jacquot y réunit également une cour de seconds rôles excellents. Parmi les plus marquants, on retiendra Noémie Lvovsky, en femme à tout faire de la Reine, Julie-Marie Parmentier, en servante indiscrète, Xavier Beauvois en Louis XIV qui sait rester digne, ou encore Michel Robin, dans le rôle du vieux bibliothécaire bouleversé par les événements.

À travers cette histoire de fin de règne, « Les adieux à la Reine » propose trois portraits de femmes qui prennent la forme d’un triangle amoureux : la lectrice, la Reine et sa favorite. Cette servante dont on ne sait rien, en premier lieu, qui semble vivre sa vie par procuration, toute fascinée et obsédée qu’elle est pour la reine. Elle n’existe qu’à travers elle et comme elle le dira à la fin du film, « bientôt je ne serai plus rien ». Léa Seydoux lui prête sa jeunesse et sa naïveté, femme de l’ombre souvent antipathique à force d’obsession pour son idole.

Marie-Antoinette (Diane Kruger), que l’on voit à chaque fois à travers les yeux de Sidonie, apparaît elle comme une reine cyclothymique qui peut se montrer aussi bien compatissante et amicale envers sa lectrice et son entourage que condescendante et tyrannique. Malgré les humiliations qu’elle lui fait subir, Sidonie conservera pour elle un dévouement (voire une dévotion) total, un amour inconditionnel et unilatéral. La Reine, en effet, ne la voit souvent pas, comme dans une scène où Sidonie se tient en retrait ou derrière elle la nuit où elle prépare son départ pour Metz.

Elle n’a d’yeux que pour la duchesse de Polignac (Virginie Ledoyen), sa favorite imbuvable qu’elle aime plus que tout, et qui n’hésitera pas une seconde à l’abandonner à son sort, préférant fuir en Suisse que de rester auprès d’elle alors que les têtes s’apprêtent à tomber. Un amour pour lequel Sidonie acceptera au final de se sacrifier lors d’une ultime humiliation, car elle ne peut « rien refuser » à la reine.

« Les adieux à la Reine » est un drame brillant et moderne sur la fin d’une époque, où se mêlent tension, passion et érotisme, et qui n’épargne rien aux femmes qui en sont les héroïnes. Merci à Benoît Jacquot de m’avoir réconcilié avec Marie-Antoinette au cinéma. Là où Sophia Coppola m’avait laissé complètement dubitatif devant sa version anachronique et esthétisante de la Reine au destin tragique, le réalisateur de « La fille seule » livre un film beaucoup plus intéressant et captivant de bout en bout, où il démontre une fois encore son talent pour le portrait de femmes.
Sylvain P

390 abonnés 1 436 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2012
A l'heure de la débâcle, il faut fuir en hâte, c'est la fin d'un monde. Les Adieux à la reine nous plongent dans cette semaine décisive qui a vu éclore la Révolution Française, par les yeux d'une servante de la Reine. Alors qu'actuellement nous connaissons en temps réel le moindre fait d'actualité sur la surface du globe, l'information circulait bien moins vite en 1789. Il faut plusieurs heures avant de connaître les événements parisiens à Versailles, plusieurs jours pour en prendre la mesure et réagir. C'est sur ce réalisme que repose la tension palpable de ce film pas comme les autres.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mars 2012
J'ai adoré ce film époustouflant de la première à la dernière image. Les lumières, les sensations, la musique m'accompagnent encore. L'agitation fantômatique dans les couloirs du palais, la réalité qui ne peut se voir qu'à travers une fenêtre ou une grille de Versailles. J'ai particulièrement apprécié le jeu de Michel Robin (bibliothécaire) et sa façon de nous faire goûter la belle langue du XVIIIème... et bien sûres les actrices: la mise en scène de la tyrannie capricieuse de la Reine, dont la solitude est sans issue.
Christoblog

924 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2012
On ne dira jamais assez le bien qu'il faut penser de ces films qui tiennent debout par la grâce de leur mise en scène, la perfection des détails qui les composent (costumes, musique, lumières, décors, seconds rôles) et la perfection de leur interprétation. Un exemple récent de ce film est L'Apollonide, avec lequel Les adieux à la reine partage plusieurs points communs, dont la présence au casting de deux réalisateurs/acteurs, Xavier Beauvois et Noémie Lvovsky.



Comme dans le film de Bonnello on est ici captivé de la première à la dernière seconde par la mise en scène brillante de Benoit Jacquot, et tout particulièrement par ses admirables mouvements de caméra. Il faudrait voir et revoir ce dialogue amoureux entre Marie-Antoinette et Gabrielle de Polignac, lors duquel la caméra, très proche des visages, oscille de droite à gauche.



Jacquot excelle à rendre les ambiances par petites touches : la pauvreté des appartements des domestiques, le gigantisme du château-monde que constitue Versailles, son isolement du reste du monde.



De l'histoire proprement dit, on ne peut pas dire grand-chose sans en dévoiler ce qui en fait la valeur, mais là encore le film réserve une excellente surprise. On aurait pu croire que vu ses qualités plastiques le film aurait pu se dispenser d'un scénario digne de ce nom, mais ce n'est pas le cas. La psychologie de la jeune servante est magnifiquement cernée par une Léa Seydoux en grande forme (son meilleur rôle avec Belle épine). Mais que dire de la prestation époustouflante d'une Diane Kruger habitée littéralement par son rôle ? C'est magnifique ! Quant à Virginie Ledoyen, on a comme d'habitude un peu envie de la baffer, mais son physique rend tout à fait crédible l'attirance de la reine pour elle. D'autres critiques sur Christoblog : http://www.christoblog.net/
VodkaMartini
VodkaMartini

65 abonnés 410 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mai 2012
On prend une idée rebattue mais potentiellement efficace: la petite histoire dans la Grande. On l'accole à un sujet qui fascine les français: leur chère et tendre Révolution. On filme cela avec un soin qui se garde bien de tomber dans l'aseptisation et la préciosité; que cela soit taillé pour les lecteurs de Télérama et autres arbitres des élégances vous assurera que la sainte-critique vous portera aux nues. Les acteurs sont très biens. La mise en scène se défend bien d'être du théâtre filmé; il n'empêche que c'est le cas pour partie. La morale double de l'histoire: la vanité est le propre des méchants aristocrates en bout de course (voilà qui est fascinant) et qu'il est dur de vivre en orbite autour d'un faux soleil car l'on est presque rien tant qu'il nous éclaire et rien du tout quand son absence vous rejette dans l'obscurité (voilà qui est doublement fascinant). Film plein d'affèterie mais sans ennui. Et très largement dispensable.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2013
Ce film est une splendeur formelle et émotionnelle incroyable. La photo est divine, la lumière est une pure merveille et rappelle les plus beaux tableaux d’époque. Les plans sont rigoureux, le cadrage est intelligent... la mise en scène est juste parfaite. Au-delà de la forme impeccable du film, Jacquot parvient à retranscrire la détresse et la débâcle d’un monde qui s’écroule. Il s’écroule dans le satin et les dorures mais s’écroule inexorablement et désespérément. Là où Sofia Copola rendait une copie rock’n’roll et déjantée, ici on est dans une rigueur cinématographique exemplaire, non moins dénuée de fantaisie et d’ambition artistique et romanesque. L'héroïne, si tragiquement seule, soulève le cœur et est interprétée par une Léa Seydoux poignante. Diane Kruger et Virginie Ledoyen sont fantastiques. Quel bonheur de voir un cinéma français si audacieux et une histoire d'amour d'une telle intensité. Magnifique !!!
Salim S
Salim S

60 abonnés 500 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 novembre 2012
Monotone, lent, ennuyant, sans (aucun) intérêt : Il faudrait peut être laisser la jeunesse reprendre la main et empêcher les réalisateurs "raseurs" de continuer à faire des films qui ne touche que trop peu de personne.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 26 mars 2012
Je confirme: c'est long, mou et ennuyeux, malgré des costumes somptueux et de jolies actrices filmées en gros plan jusqu'à l'écœurement.
Tant qu'à faire je préférais la Marie-Antoinette de Sofia Coppola.
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