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pandani
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4,0
Publiée le 4 mars 2012
Très noir, âpre, éprouvant, habilement construit, mis en scène et filmé avec une rare puissance, porté par un acteur saisissant, Bullhead boxe, à l'instar d'un "Série Noire", dans la catégorie des tragédies inexorables qui vous mettent une claque. Avec un montage un peu plus serré, surtout dans la première moité, on avait droit à un film parfait. Réalisateur à suivre.
Depuis de nombreuses années le cinéma belge est souvent synonyme de qualité, cela se confirme encore une fois avec" Bullhead". Pour son premier long métrage Michael R. Roskam frappe fort et juste ! Un scénario qui se situe entre polar et drame psychologique, porté à bout de bras par l'excellent Matthias Schoenaerts (qui dut prendre 27 kilos de muscles pour son rôle de tête de bœuf). Une atmosphère lourde, puissante et brutale à souhait. Une œuvre qui laisse des traces, à découvrir si ce n'est déjà fait...
Un personnage principal amoché physiquement dans son enfance se retrouve vingt ans plus tard à la tête d'un élevage de bovins, qu'il dope de façon illégale. Là, le film se sépare en deux. Première histoire, celle du trafic mafieux d'hormones. Qui mène à un assassinat de flic (je ne dévoile rien d'important : c'est le point de départ du film), et à une fausse piste sur un malentendu grossier. Cette histoire est traitée de façon complexe et trop molle pour être passionnante. Le réalisateur n'a pas voulu aborder le sujet de manière humoristique en tournant la chose en ridicule pour ne pas faire comme Snatch. Il n'a pas non plus voulu faire une histoire trop noire, à la manière de la trilogie Pusher. Il a voulu se mettre entre deux eaux, et faute de parti pris, on se lasse assez vite, surtout qu'il n'attise pas assez le suspense. Seconde histoire, elle passionnante, qui traite la conquête de virilité de l'anti-héros. Métamorphosé en bodybuildeur, normalement synonyme de masculinité exagérée et absolue, il fait ostensiblement preuve de faiblesse et de doute, surtout concernant la gente féminine. Réservé et semblant toujours retenir une forte envie de coups de poings, sa "force tranquille" transmet une véritable émotion qui provoque la compassion chez le spectateur. Je regrette hélas que le film n'ait pas davantage creusé ce terrain-là et se soit trop penché sur celui des hormones, beaucoup moins intéressant. La performance de Matthias Schoenaerts est sublime et mérite d'être soulignée. Son apogée vers une fin façon Scarface romantique est la force du film. Reste quand même à mon sens un problème de rythme dû au mixage des deux histoires, et par moment, d'intensité.
Et bien, avec Alabama Monroe, voilà la deuxième claque en peu de temps venu du cinéma flamand, Tout est absolument remarquable : scénario original, montage excellent, richesses des personnages, photo incroyablement belle (les extérieurs sont magnifiquement filmés), tension au maximum dans chacune des scènes... Sans compter un tableau d'une Belgique coupée en deux très subtil... Et alors que je trouvais l'ensemble de haute volée mais un peu froid et mécanique, boum, la scène finale, qui est une vraie explosion et apporte la touche d'émotion finale qui fait de Tête de Boeuf un chef d'oeuvre (et faudrait dire aux distributeurs de films que la langue de la république c'est le français : c'est inconvenant et vaguement collaborationniste de traduire les titres étrangers en anglais...)
La ressemblance à Tom Hardy est indéniable. Sorte de minautore émasculé, Matthias Schoenaerts donne à Bullhead une puissance phénoménale ! Rongé par sa souffrance et incapable de l'extérioriser, Jack arrive à nous transmettre son malaise pendant plus de 2h et c'est sublime. A VOIR ! 8/10
Un grand film de cinéma, noir, tragique, monstrueusement séduisant, fonctionnant sur une plastique irréprochable, une violence silencieuse déracinante ou encore sur la performance animalesque d’un Matthias Schoenaerts qui scotche l’audience dès le premier plan. Michaël R. Roskam est le nom à retenir. Le cinéaste belge se place comme le nouveau Nicolas Winding Refn, son opposé comme son successeur. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
Une histoire qui sort des sentiers battus, une scène choc mémorable, des acteurs compétents (mention à l'excellent Matthias Schoenaerts), la Belgique sort un polar dramatique digne de ce nom. Bienvenue dans la mafia "campagnarde" belge, un milieu qui ne mettra pas longtemps à captiver tant les secrets et les tensions qu'il renferme intrigueront le spectateur, le tout servi par une mise en scène de qualité.
Grosse claque, un polar bestial et une atmosphère malsaine. Tout les personnages donnent le malaise au spectateur (Matthias Schoenaerts est incroyable une des meilleures performance d'acteur de l'année) certains pourtant sont un peu étrange pour ne pas dire ridicule (les garagistes wallons). Une histoire qui possède plusieurs niveau de lecture, complexe et réaliste. Une oeuvre à la réalisation virtuose en plus mais difficile d'accès pour le grand public certainement.
Un vrai bon film. J'étais pourtant sceptique, sur les premieres minutes, n'étant pas pris au jeu. Mais une fois le film terminé, je me suis pris une sorte de mini claque. En réalité Bullhead fait partie de ces mixes de genres que j'aime particulier. Se côtoie à la fois film policier, mafia, drame et film social. Il m'a rappelé un peu (sur le style - pas du tout sur le thème, qui n'a rien a voir) Un Prophète d'Audiard, à savoir ce genre de film parfaitement ancré dans la réalité, capable de dénoncer des problèmes sociaux tout à fait réels, et surtout de montrer toute la violence à l'état brut, si vous me permettez l'expression, car réaliste, sans effet, juste humaine et non hollywoodienne. Un film coup de poing interprété avec brio par Matthias Schoenaerts. Je ne l'avais vu que dans un film d'Audiard (tient, d'ailleurs...) le fameux De Rouilles et d'Os, dans lequel il était déjà fabuleux. C'est ce film, Bullhead, qui a révélé l'acteur, et je comprend maintenant pourquoi Audiard l'a choisit. Schoenaerts est vraiment habité par son personnage, on ne voit pas du tout le jeu, et est toujours juste pour interpréter ce bourrin boucher simplet mais extremement touchant de par son attitude, son côté paysan agressif, et son histoire horrible bien évidemment. Le côté thriller du film est bien mené, on sent une tension monté, mais on est loin des codes américains du genre, ici tout est simple, mené non par des mafieux en costards mais des parieurs pmu du coin, qui montent un petit business parallèle assez précaire. Mais c'est surtout le côté social qui est determinant, le monde de la ruralité, des difficultés qu'il rencontre et parfaitement amené, tout comme la présentation de ces jeunes enfants culturellement très peu développés, qui amènent à des actes d'horreurs souvent pires qu'en ville, ce qui est une réalité souvent ignoré. Voila le genre de film social que j'aime, je l'opposerai à d'autres belges, notamment les fameux Dardenne, qui proposent finalement un film social trop académique et littéraire, finalement assez éloigné des réalités de notre temps. Bullhead percute, sauf peut-être dans les passages de retour à l'enfance, peut-êtres trop simplement filmée. Qu'importe, malgré des défauts de rythme, BullHead est un film qui m'a marqué, et je n'exclu pas de remonter sa note par la suite si il reste dans mes souvenirs.
Bullhead nous raconte l'histoire de Jacky Vanmarsenille, un agriculteur flamand qui trempe dans des affaires louches liées à la puissante "mafia des hormones" régnant en Flandres occidentale. C'est un personnage fascinant, aux allures de brute épaisse, qui semble renfermé sur lui-même et très violent. D'ailleurs Bullhead est davantage un film de personnages qu'un film sur cette pègre particulière. Le portrait de cet homme est le coeur du film, je reviendrais dessus un peu plus tard. Roskam nous plonge dans une ambiance sombre, presque glauque, mais arrive à parsemer plusieurs touches d'humour de temps à autre, ce qui ne m'a pas forcément plu puisque ça casse un peu la noirceur du cadre. La distinction flamands/wallons apparaît distinctement dans ce film d'ailleurs, ce qui reflète une certaine réalité d'ailleurs, perceptible quand on va faire un tour en Belgique. C'était judicieux de proposer un schéma aussi réaliste même si j'émets quelques réserves quant aux personnages wallons souvent caricaturaux, à l'image des garagistes liégeois dont le quotient intellectuel dépasse à peine celui d'un géranium.
D'un point de vue formel c'est plutôt pas mal même si ça ne casse pas trois pattes à un canard. Je ne suis pas fan de la photographie et des quelques filtres ici et là mais ça reste convenable, ça participe à l'atmosphère moite du film sans être moche. La mise en scène est étudiée, propre, limpide et d'ailleurs Roskam fait preuve d'un beau sens du rythme. C'est relativement lent mais le film est très accrocheur, ceci en grande partie grâce à sa structure narrative. La trame pourtant est assez classique, l'évolution est chronologique et plusieurs flashbacks sur l'enfance du héros font leur apparition. Mais ces séquences sont fortes et d'ailleurs les scènes concernant Jacky enfant sont aussi belles que cruelles, on y voit à la fois la candeur de l'enfance, les découvertes propres à cette période de la vie de chacun comme la fascination pour une jeune fille et toute la cruauté inhérente à cette période. Je n'en dévoilerais pas davantage car ces passages sont essentiels à la compréhension du caractère de Jacky qui en sera marqué durablement
Comme je l'ai sous-entendu, le thème principal du film se concentre surtout sur les blessures d'un homme, marqué à vie par un évènement tragique. Matthias Schoenaerts est juste hallucinant dans ce rôle, il l'habite avec une grande conviction et contribue à rendre ce protagoniste très fascinant. D'ailleurs l'acteur est une des valeurs montantes du cinéma contemporain, on devrait le voir dans davantage de productions dans les années à venir et au vu de sa performance c'est amplement mérité. Un personnage envoûtant et charismatique qui, derrière son apparente virilité, cache une grande fragilité due à son passé. Le reste du casting ne s'en sort pas trop mal non plus, Bullhead s'appuye sur une solide interprétation. Le film aborde aussi quelques thèmes en surface comme l'amitié ou encore l'homosexualité et d'ailleurs j'ai trouvé ça très intelligent de ne pas approfondir en détails ces thèmes bien que l'amitié entre Jacky et son ami d'enfance Diederik prenne une place non négligeable dans l'intrigue. Ici dans Bullhead on parle vite fait d'une histoire d'amour homosexuelle sans qu'il y ait de réelle réflexion dessus, ce qui n'alourdit pas le récit, ça aurait été clairement superflu.
Le film est assez tendu et ce dès le début, j'ai beaucoup aimé l'introduction et la scène finale est très forte. Malgré un côté légèrement classique, il y a une véritable profondeur scénaristique privilégiant un suspense malin. On évite pas quelques petits clichés, quelques (rares) scènes banales mais l'ensemble se révèle convaincant. Il y a un réel talent devant et derrière la caméra, et à défaut de révolutionner le cinéma, Roskam signe une oeuvre maîtrisée et passionnante. Le film reste de plus assez accessible, il n'y a pas de violence exacerbée ni un rythme trop lent ou encore de réflexions poussées. Le résultat global s'avère très bien rôdé.
Bullhead m'a plu même si je n'ai pas forcément adoré de long en large. Ceci dit ça reste un film dôté de nombreuses qualités avec quelques passages marquants et un traitement très efficace de son (ses) sujet(s). On ressent une réelle empathie pour le personnage principal, une "bête blessée" qui souffre depuis sa tendre enfance, qui n'ose pas aller vers les femmes et qui cache son mal-être sous une impressionnante musculature. Ce film constitue pour moi une bonne petite surprise et mériterait d'être connue davantage. En tout cas il s'agit d'un bon film, assez intéressant visuellement et plutôt intelligent bien que ce soit un peu classique sur les bords. Une bonne découverte.
Jacky est un vrai taureau. Bestiale dans l’attitude et ka morphologie. Eleveur de bestiaux, quel heureux hasard, il use pour ses bêtes et pour lui-même (là çà se corse) d’hormones en tout genre. Il se considérerait pas pour une bête le gars ; et bien pas loin, et c’est le sujet le plus interressant du film. Lorsque l’on comprend pourquoi il se considère lui-même comme un morceau de barbak sans âme, çà fait froid dans le dos. Une scène d’une violence comme rarement vu au cinéma vient nous expliquer la construction chaotique de cet être mi humain mi bête. Matthias Schoenaerts a pris 27 kg pour le rôle et offre une performance colossal ; on comprend pourquoi en le voyant Jacques Audiard l’a retenu d’office pour « De rouille et d’os ». Voilà pour le premier sujet. Pour gaver ses bêtes, il use d’hormones et donc fréquente de très près la mafia pour se fournir. Il va donc être pris dans une affaire qui le dépasse de trafic de stupéfiants. Le polar est sans intérêt car il sert uniquement de prétexte à une démonstration un peu stérile d’habileté narrative. Sur TéléCinéObs ce ratage du film est bien en avant par Nicolas Scheller : « Ce thriller flamand sur fond d'industrie bovine s'éparpille entre ses deux sujets : un trafic d'hormones qui tourne mal et le désir d'amour contrarié d'un éleveur de bétail castré à l'adolescence et accro aux anabolisants. » De plus on pense à une influence à la Coen avec des personnages grotesques ; cependant le problème est que cette infuence n’est portée que par 2 personnages. Ces 2 personnages sont de plus les 2 seuls wallons du film ; ces clichés cachent toujours les mêmes réflexes communautaires au plat pays. De fait, il est difficile de comprendre toutes les éloges pour un film aussi bancal.
Une intensité dramatique aussi remarquable que singulière. Par le jeu (fantastique) de l'acteur principal, une réalisation sobre mais efficace, l'histoire n'est au final qu'un prétexte pour se plonger sans détours dans les méandres d'un personnage, dont sa tragédie se résume à l’Évidence.
Excellent, prenant, admirablement interprété, très crédible. Sujet rare, scenario soilde. Vrai coup de coeur, film du mois. En disant tout cela, je suis en dessous de la réalité. Je lui souhaite l'oscar du meilleur film étranger demain soir.
voilà le cinéma Flamand ça change c'est original mais très trop compliqué j'ai eu du mal à rentrer dedans,je ne m'étais pas trompé de salle s'était plus la curiosité ( d'ailleur la salle archi-comble étais minuscule ras le bol de ces petites salles quand les films marchent ) bon je suis mitigée , j'ai pas aimé ni détesté mais ce film était bien trop long par rapport à l'histoire
Mal filmé, dialogues souvent incompréhensibles, histoire tordue d'émasculation... Abandon. Aberrantes les louanges du film par certains... Là on voit que le cinéma n'est pas la même chose pour tous...