Another Happy Day
Note moyenne
3,0
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185 critiques spectateurs

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pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 février 2012
La réunion de famille qui tourne mal (en fond, un mariage): du déjà vu, mais si encore c'était réussi! Or le résultat, brouillon, est médiocre. Sam Levinson semble manquer de maturité. Ce petit bourgeois ne sait même pas expliquer précisément ce qu'il a voulu dire. Il a cherché à représenter une famille américaine type, sauf qu'il s'est planté car il nous sert là une famille cliché, plutôt riche, middle class, dont les personnages, trop façonnés, sans grand relief, ne donnent lieu à presque aucun étonnement. La référence faite à FESTEN est là pour donner une référence mais, si on se met à comparer, alors ANOTHER HAPPY DAY ressemble à un sous-sous produit assez formaté (bien qu'indépendant). Et ça se veut dérangeant! Ben ça l'est pas. Un point positif: au bout du compte, on a l'impression que ce portrait comico-dramatique tient la route. Cependant, l'illusion est grotesque. Ça ne vole pas bien haut, on se contente de dérouler les souffrances de chacun-e. Levinson a cherché à dramatiser, là où il aurait dû générer de l'humour vache. Du coup, on ne sait plus où l'on va, si c'est une comédie ou un drame; plus on avance et plus on se rend compte qu'on pédale dans la semoule. Ellen Barkin nous gonfle, comme ses lèvres; quand elle parle, on voit bouger sa grosse lèvre inférieure, qui n'a rien de naturel (bouche collagénée, visage botoxé), avec son menton qui s'avance. Joue-t-elle bien? Je n'en ai pas l'impression. Hormis Barkin qui nous sert d'interminables moues pleurnichardes, on a heureusement Ezra Miller, énigmatique; mais il campe le même genre de rôle habituel, ici l'ado cynique un peu gauche qui cherche à fuir une réalité, à travers des expérimentations extrêmes. Kate Bosworth, crédible, incarne une jeune blonde fragile, frêle, à tendance suicidaire et en quête d'assurance. Mais on ne voit pas ce que ce personnage apporte précisément à l'histoire, sinon qu'il vient rejoindre une galerie de figures névrotiques comme un fait-exprès (pour avoir la dépressive, le drogué, la suicidaire, la dinde, l'alzheimerien, etc). On ajoute le petit garçon mal dégrossi, tendance autiste, on sait pas trop pourquoi. Il s'amuse à filmer son grand-père malade, à constituer des sortes de mini-reportages, c'est bien fait mais ça n'a pas grand intérêt. La grand-mère (Ellen Burstyn), dans sa carapace craquelante, semble la plus réelle grâce à une séquence émotion efficace. Demi More n'a pas un rôle à sa hauteur; on la voudrait plus rentre-dedans, elle finit en jolie pétasse auto-satisfaite. Les répliques cinglantes se font trop rares. Au moment où ça pourrait prendre, patatras, ça s'effondre en sauce, comme si le script s'auto-sabordait là où il pourrait prendre son envol dans un certain délire. On dirait que le réalisateur ne parvient pas à oser ses scènes jusqu'au bout, donc il coupe court. Du coup, ça patauge pas mal. Pas de coup vachard, rien de bien acerbe, les caractères manquent de complexité, on a l'impression de scénettes mises bout à bout, tout ça pour une issue muette, trop sage. La prise de parole de Lynn au mariage aurait pu donner lieu à un belle pirouette, mais non, c'est le calme plat, névrose redondante en toile de fond. Quand tout le monde fait la gueule, on peut se casser. L'humour affleure, moqueur, sans jamais provoquer d'hilarité. Il faut dire qu'on doit subir les longues simagrées et mises au point larmoyantes d'une femme dépressive, grimaçante, l'expression désespérée de trois autres (le môme, l'ado, la jeune adulte), sans parler du papy qui débloque, ce qui met la matriarche à rude épreuve. Ça manque de sérieux, de vérité; on a peine à y croire. La réalisation, lisse, n'épice guère plus le film. On nous sert le mariage ricain bourge-beauf cliché, en extérieur jardin, tente rose bonbon et cocktails. Bon choix cependant que d'achever le film par un magnifique blues de Nina Simone. En bref, à voir négligemment.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2012
Malheureusement le film est raté, parce qu'il n y a pas d'idée de mise en scène et parce que le scénario frise trop souvent le n'importe quoi et le pathos à gogo. C'est invraissemblable, on y croit pas une seconde aux réactions des personnages. Bref.
Cependant, Sam Levinson pourrait être un réalisateur intéressant à suivre. Déjà il faut savoir que c'est son premier film. Cela peut expliquer son manque d'idée en terme de mise en scène et son "too much" côté scénario. Et puis il devait faire face à un autre problème : Ellen Barkin qui est vraiment très mauvaise dans le rôle principal. Sauf que bon, étant donné que c'était la productrice du film, c'était peut-être pas facile pour le réalisateur de vraiment bien la cadrer. Parce que là elle joue vraiment mal quoi, c'est pas possible... A noter la bonne surprise du côté de Demi Moore.
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 février 2012
Comédie ??? et bien pas vraiment....ce "another happy day" est un véritable film dramatique avec sa pléiade de personnages barrés : la mère dépressive, le fils toxico alcoolique, la fille suicidaire, le grand père qui meurt, etc .... Un véritable règlement de compte au sein d'une famille qui fête le mariage du grand fils, voila le décor est planté. Les acteurs sont très bons, beaucoup d'humour noir et caustique mais surtout une impression que tout le monde va mal dans ce film. Du coup, le mélange des genres est déstabilisant et j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire même si elle est parfaitement plausible. Demi Moore est sublime à près de 50 ans et en belle mère désavouée. Ellen Barkin est excellente aussi mais trop de chialade quand même.
Une impression mitigée...
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2012
Drôle d'objet qui aurait pu tenir la route, mais comme tel, est raté.

Il manque quoi? Un réalisateur de cinéma. Une actrice de cinéma.

Lynn et Paul (Thomas Haden Church) ont divorcé, il y a vingt ans, dans des conditions qu'on devine....homériques. Lynn a eu la garde de la fille, Alice (Kate Bosworth); Paul, celle du fils, Dylan. Chacun s'est remarié de son côté. Paul a épousé Patty, une cagole exubérante et vulgaire (Demi Moore, quelle silhouette pour une quinquagénaire, mes aïeux!), qui semble néanmoins avoir été une excellente mère de substitution pour Dylan, et qui a donné à Paul deux filles à gros nichons. Lynn a épousé le brave Ben, dont elle a eu deux fils. Mais voilà que Dylan se marie, et souhaite avoir sa soeur Lynn pour témoin. Les familles recomposées doivent donc se retrouver pour un week end dans la grande maison où vivent les grands parents, Doris et Joe, qui perd complètement la tête (c'est un plaisir de retrouver l'excellent George Kennedy, qu'on a bien dû voir dans un millier de seconds rôles...), au milieu de tantes foldingues, tontons picoleurs, et petits cousins acnéiques et obsédés sexuels.

Tout se passerait bien, si ce n'était que Lynn est une cinglée d'anthologie (devant revoir Paul, elle exige que la première rencontre se passe en présence de son psy...) qui a rendu les trois enfants dont elle a assuré l'éducation (Dylan a l'air très normal...) encore plus cinglés qu'elle. Alice est anorexique et auto-mutilatrice. Le petit dernier, marmot grassouillet, se demande s'il est autiste. Quand à Elliott, agé de 17 ans, interprété par Ezra Miller (oui, le Kevin de Lionel Schriver!) qui nous fait un magnifique numéro, à lui tout seul il justifie le film (on l'imagine déjà dans un remake de Psychose.... depuis Kevin, il a évidemment vieilli et n'en est que plus inquiétant!), il est pervers, manipulateur, alcoolique, et drogué (il sort de sa quatrième cure de désintox....). Lynn ne cesse de se mêler de la vie des autres, de discourir sur les pensées des autres, de psychiatriser tout ce qui l'entoure; elle s'est donné beaucoup de mal pour persuader Alice que revoir son père va être un terrible traumatisme, et ne cesse de s'agiter pour l'aider à surmonter ce terrible traumatisme.... Et, dès la répétition du mariage, elle va semer la perturbation en revendiquant le droit, elle, la mère biologique, de conduire Dylan à l'autel- et pas l'autre, l'usurpatrice, la mère de substitution. Ce personnage est quand même typiquement américain. Dieu soit loué, les Lynn ne courent pas les rues autour de nous (quoique, on y vient....)

Pour jouer Lynn, on aurait pu imaginer tirer sur l'outrance grinçante, (mise en scène à la Coen, elle aurait été interprétée par Frances Mc Dormand... ) ou au contraire l'humaniser, lui donner une vérité, la rendre touchante.... las! Ellen Barkin, actrice exécrable, ne fait ni l'un ni l'autre, mais joue comme dans une mauvaise série télévisée, Dallas and the fires of the love, et c'est là qu'intervient le réalisateur. Qui est Sam Levinson, à part le fils de Barry? Travaille t-il généralement pour l'industrie du feuilleton? Car le fait est que tous jouent comme dans une série, gros, lourd, appuyé. Au moments drôles, il y en a beaucoup (mon préféré, la réplique d'un des boutonneux: si ta mère savait où est son point G, elle ne fabriquerait pas des costumes pour chien), on croit presque entendre les rires pré-enregistrés.

Il y a quand même un beau personnage, c'est celui de la grand mère, la magnifique Ellen Burstyn, qui ne supporte pas (pas plus que le spectateur....) la logorrhée pleurnicharde de sa fille, et qui souffre en silence, depuis qu'elle a perdu l'homme de sa vie, depuis qu'il est parti (et quand est il parti, au juste?), et qui, brushing impeccable dès le petit déjeuner, assure que tout va bien, que tout est bien, que Joe est très bien...

Bon, on ne s'ennuie pas. C'est déja quelque chose.....
nestor13
nestor13

74 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 février 2012
Assez gonflée, la narration de cette histoire : ne pas nous montrer le mariage dont il est l'objet mais seulement les préparatifs, les arrière-cuisines et le dîner qui suit avec ses traditionnels discours et ses invités bourrés qui dansent. Bon faut dire que "Another happy day", dont le titre est déjà un beau contre-pied à lui tout seul, est centré sur les sempiternelles histoires de famille et leurs lourds secrets. Une sorte de "Mariages !" version obscure, en définitive. Le problème, c'est qu'on ne voit ici pas véritablement d'intrigue, pas de noeud, pas de fil directeur. C'est plat, il ne se passe rien : on s'ennuie tout simplement avec un sujet tellement ressassé qu'il en devient vain. Après, oui, ça fait plaisir de revoir l'inoxydable George Kennedy et la toujours aussi délicieuse Kate Bosworth. Mais il n'empêche qu'on s'embête ferme. Tiens, ça me rappelle certains mariages...
mati01
mati01

65 abonnés 76 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 février 2012
c'est le genre de film qui fait passer ta famille pour des bisounours. à côté de ça j'ai pas du tout aimé. pas aimé Demi Moore qui fait sa pimbèche en se croyant tout permis, j'ai pas aimé Ezra Miller qui se renouvèle pas, j'ai pas aimé Ellen Barkin qui s'en prend plein la gueule et qui arrive pas à réagir tellement elle pleure, j'ai pas aimé Thomas haden Church qui fait son gros con suffisant.
bref, j'ai pas aimé
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 février 2012
Dans la famille je suis Fils ou Fille De, c'est au tour de Sam Levinson de ce faire dépuceler. En prenant une sorte de Festen en plus virulent, il avait tous pour s'écrouler dans la farce bien trop grasse. Mais forte heureusement, le gamin est fort intelligent. Le climax assez violent, l'impression qu'à chaque moment un massacre autant verbal que physique peut frapper (merci Ezra Miller pour ton talent si juvénil !). Les moments de comiques adoucies un peu et désarmoce la tension. Par moment on mélange la mélancolie au drame, le casting rend une partition parfaite (Ezra Miller et Ellen Barkin parfait). Another Happy Day est une expérience à vivre pour tous qui considère leurs familles désaxé (et si à la fin du film vous pensez toujours que votre famille est pire prenez vite vos distances !). Un beau film, touchant, frappant, émouvant et parfois drôle, cette galerie de personnages vous marquera.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 février 2012
Les joies d'une réunion de famille à l'occasion d'un mariage "à l'américaine" (= avec grand tralala). Ce qui aurait dû être une fête joyeuse se transforme en un gigantesque règlement de comptes où tous les coups sont permis. Rien ne sera épargné à Lynn, la mère du marié. Film au ton aigre-doux, mais dont le scénario donne une impression de déjà vu. On passe néanmoins un bon moment.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 février 2012
Un bon ensemble. Un week-end assez spécial. Ezra Miller sait mettre mal à l'aise. Ellen Barkin (toute refaite) est assez touchante dans son rôle de mère/fille incomprise. Qu'est-ce que le reste de sa famille est insensible ou juste bête. En tous cas, casting excellent, manque un peu de musique, mais jamais vulgaire, jamais exagéré tout en subtilité. Kate Bosworth n'apparait qu'à la moitié du film mais on en parle tout le temps, ça c'est exagéré x').
scrabble
scrabble

36 abonnés 467 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 février 2012
dommage que le scénario ne soit pas plus détaillé. on reste sur sa faim de savoir pourquoi l'héroïne n'est pas aimée par sa mère. bon un film de nevrosés à plein tube. demi Moore est pitoyable. il faut qu'elle arrete la chirurgie en tous genres. elle n'aura plus jamais l'éclat de la jeunesse. ça vaut pour toutes les autres prétendantes à l'élixir de jouvence. on a l'âge de ses artères
hamasiblan
hamasiblan

27 abonnés 449 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 février 2012
Le navet de l'année. De la soupe pour américains incultes, ignorants. Les acteurs sont tous pathétiques, surtout la blonde, l'actrice principale, sorte de canard insupportable qui pleure toutes les 3 secondes. Qui trouve ce film intéressant ? Des problèmes de famille grossièrements expliqués ? Svp messieurs les diffuseurs, projetez-nous des bons films américains comme il en.existe évidemment, ou des films européens ayant un intérêt pour la stimulation intellectuelle des individus. Avec ce genre de vomi cinématographique, c'est tout le contraire qui se passe !!
Bernard Bonnejean
Bernard Bonnejean

25 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 janvier 2018
André Gide commit cette pensée dans « Les Nourritures terrestres » (1897) : « Familles ! Je vous hais ! ». On jugea ces propos inadmissibles. On cite rarement la suite : « Foyers clos ; portes fermées ; possessions jalouses du bonheur ». J’ai eu le même sentiment d’impossibles conciliations des contraires – « hai[ne] »/« bonheur » – lorsque j’ai visionné « Another Happy Day » de Sam Levinson. Ce film que l’auteur-réalisateur a lui-même classé parmi les comédies n’est pas si éloigné, à mon avis, de la tragédie grecque. Pourtant on rit beaucoup d’une part parce que c’est souvent drôle et d’autre part qu’il est possible de reconnaître une réunion de sa propre famille dans cet imbroglio d’incompatibilités. « Je vous aime ; moi non plus » On s’embrasse, on se jalouse, on s’insulte, on se bat même parfois souvent pour faire valoir des prérogatives jamais préétablies dans l’ordre familial. En fait, il s’agit rien moins que d’amour, si contrarié soit-il. Pour donner un seul exemple de situation complexe excellemment abordée dans le film : le protocole prévoit que le futur marié donne le bras à sa mère. Simple ? Dylan (Michael Darnelli), le fils aîné, sera conduit à l'autel par sa mère Lynn (Ellen Barkin). Oui, mais… La mère, la vraie mère de Dylan, n’est-ce pas Patty (Demi Moore) l’alma mater, la mère nourricière ? Et j’ai pensé à Marcel Pagnol et à son Panisse, le père qui a nourri l’enfant en l’absence de Marius. C’est César qui s’adresse à son fils : « Cet enfant, quand il est né, il pesait quatre kilos… Ceux-là, c’est sa mère qui les a faits. Maintenant il arrive à sept… C’est trois kilos de plus, trois kilos d’amour. […] Celui qui a donné le plus, c’est Honoré [Panisse]. Et toi, qu’est-ce que tu lui as donné ? – La vie. – Les chiens aussi donnent la vie : pourtant ce ne sont pas des pères… » Chez Levinson c’est la question des mères qui est posée et c'est Patty, la seconde épouse, la femme qu'on juge légère, qui fait la leçon à la génitrice. Et comme souvent dans ce film on est bouleversés. C’est vrai que la trilogie de Pagnol était aussi classée parmi les comédies… Les histoires de famille font souvent souffrir... et rire, ou l'inverse.
Dominique V.
Dominique V.

17 abonnés 227 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2012
Pour ne pas faire de redondances avec les autres critiques, je dirais juste que la scène de la soirée du mariage est filmée (et surtout sonorisée) d'une manière très originale. Brillant ! Et filmer un mariage américain de manière différente de ce que l'on voit tout le temps, en soi, c'est une prouesse. Rien que ça, ça vaut le détour.
Mais ne pas croire ceux qui disent qu'il s'agit d'une comédie. Car c'est tout sauf une comédie.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 janvier 2012
Au final, cette comédie chorale enchante et touche, aussi impertinente dans son humour, que réaliste dans son dramatique, malgré quelques longueurs récurrentes et un début de film lent à se mettre en place.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2012
Quand Lynn (Ellen Barkin - pitoyables tentatives de lifting) et Paul (Thomas Haden Church) ont divorcé (désunion très conflictuelle) chacun a gardé l'un des enfants : Lynn, Alice et Paul, Dylan. Chacun a refait sa vie, Lynn avec le paisible Lee et Paul avec la volcanique Patty (Demi Moore - sûrement retouchée elle aussi, mais c'est très bien fait !) - l'ex-épouse faisant deux nouveaux rejetons (Elliot et Ben), et l'ex-mari deux autres aussi, deux filles. Tout ce petit monde se retrouve chez les parents de Lynn, avec de nombreux collatéraux, pour le mariage de Dylan et Heather. Sam Levinson (le fils de Barry) écrit et réalise ici un premier "long", primé à Sundance (scénario). Ces quelques jours en famille recomposée sont évidemment assez peu "happy" - il faut dire aussi que la barque est des plus chargée : Lynn névrosée et vindicative, Alice adepte de l'auto-mutilation, le grand-père cardiaque et Alzheimer (qui aura quand même le bon goût de mourir après la célébration du mariage - mais pendant la réception), Ben ("légèrement" ) autiste ( clin d'oeil à "Rain Man" ?), la soeur de Lynn fofolle, et surtout Elliot qui a 17 ans est sérieusement alcoolique et se shoote à tout ce que l'on peut imaginer ! Too much, non ? Cet étouffoir entre proches arrive vite à saturation, et vraiment près de 2 heures sur la même tonalité cela ennuie ! Au crédit, je ne retiendrai pour ma part que la performance du jeune Ezra Miller (Elliot), tout aussi remarquable ici que dans l'excellent "We need to talk about Kevin" (où il avait en plus l'avantage d'une mère de cinéma exceptionnelle - Tilda Swinton - à cent coudées au-dessus d'Ellen Barkin qui ne sait que pleurnicher).
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