Dommage de présenter l'hystérie sous un aspect aussi réducteur. Comme si il ne s'agissait que de desirs refoulés, non conscients de femmes frustrées. Peut-être qu'à l'époque c'était vécu ainsi? Soit, mais Augustine était-elle vraiment guerie?
A la fin du film, ma conclusion a été : RIEN. Longues scènes ennuyeuses où les personnages marchent, sont de profil et regardent quelque chose, pensent, écrivent. Les décors, l'ambiance, le temps sont sinistres. Mais surtout on n'apprend rien, on ne sait rien. Rien sur la maladie, rien sur Charcot, rien sur ce que vit la "patiente", et, un détail, rien sur l'art délicat du sexe à la verticale contre un mur : a-t-elle eu du plaisir ? J'ai pourtant réussi à rester jusqu'à la fin car j'espérais qu'il se passerait quelque chose. J'attendais des informations sur cette maladie et sur le travail de Charcot. Mais même sans ça, il aurait pu y avoir une histoire développée : mais non. Je suis déçue.
Déçue, très déçue. Le sujet de l'hystérie ? Le désir ? L'oppression de la femme ? La psychiatrie ? spoiler: Aucun thème ne ressort clairement dans ce film avec beaucoup de longueurs, pourtant une ou deux scènes magnifiques et des images une façon de filmer esthétique très belle. Quel dommage cette déception sur un sujet aussi passionnant ! La réalisatrice n'aurait elle pas elle même été bridée dans son projet et son expression, pourtant mûri de longue date !!!! ????
Histoire basée sur une vraie personne, donc gros plus. L'hystérie est un état étrange et intriguant. On veut en savoir plus. Le film rend bien l'intrigue qui finalement vire sans s'y attendre.
Joli film, histoire vécue très intéressante quant à la condition féminine de l'époque. Les images et l'éclairage sont particulièrement soignés au final un film esthétique très bien joué qui mérite d'être vu.
J'ai été surpris et peu à peu séduit par ce récit qui se révèle progressivement au spectateur comme une oeuvre d'une rare intelligence. Il ne s'agit pas seulement d'un film historique qui retrace les débuts de la neuropsychologie de manière factuelle, mais d'un récit passionnel où les personnages se révèlent à eux-mêmes ! Où les personnages sont à la fois ridiculisés, contextualités, aimants, grotesques... Les vrais savants se révèlent plutôt ignorants, et les pensionnaires soumises à leur condition quelquefois misérables. Plusieurs scènes sont bouleversantes et subtiles, élégantes, elles nous font réfléchir et stimule l'imaginaire. A conseiller aussi à celles et ceux qui s'intéressent déjà à l'histoire de la psychologie, et notamment de la psychanalyse car derrière ce récit l'ombre de Sigmund Freud plane comme une prémonition. Un très bon film, des acteurs à la hauteur, une image troublante, presque envoûtante, hypnotique ! Précisément.
Augustine est sujet à des crises d'hystérie. Elle est admise dans le service du Professeur Charcot. Sans être un chef d'oeuvre, Augustine se laisse regarder d'abord pour la qualité de ses interprètes. Vincent Lindon en tête, qui livre toutes les ambiguïtés de son personnage avec une grande maîtrise. Soko est tout à la fois sensuelle, troublante, naïve... Une mention particulière à Roxane Duran qui, dans un petit rôle, celui de la cousine d'Augustine, livre une prestation toute en nuance, très habitée et qui fait preuve d'une incroyable présence à l'écran.
très bon film, les débuts de la psychiatrie, un médecin précurseur qui cherchait à comprendre, en opposition avec ce qui se faisait avant, une belle histoire :-)
Un film absolument superbe, que ce soit formellement grâce à un travail remarquable de photographie, de cadrages, et des costumes superbes, ou sur le fond : la réalisatrice explore les déboires d'une science qui se cherche, à travers une sorte de psychodrame qu'elle se refuse à voir (la science), à ce moment-là, tandis que la future psychanalyse saura en exploiter le potentiel curatif. Les dialogues soulignent aussi cette différence dont la psychanalyse se saisira, quand, à l'aide de la théorie freudienne, elle s'occupera de l'écoute des patients, du travail du transfert et du contre-transfert etc. Un film majeure pour la compréhension du freudisme, mais aussi simplement par cette belle et tragique histoire que vit Augustine, magnifiquement interprétée par une comédienne exceptionnelle. Lindon et le reste du casting est d'une grande justesse, à l'image de ce film intelligent. Bref, pour ma part, je dirai qu'on a là un petit chef-d'oeuvre.
Je ne suis pas parvenu à comprendre l’angle de vue ni la problématique soulevée par ce film. Tout du long, on a un Charcot (un Vincent Lindon robotisé), dont le personnage passe son temps à tirer la gueule, parler comme un adjudant et se montrer infecte avec la jeune femme (Soko, qui incarne le seul personnage dynamisant ce film) qui devient sa victime scientifique en quelque sorte. Le scénario, très sombre, tourne en rond, entre Charcot et sa femme, Charcot et Augustine et Charcot qui fait son Charlot devant ses collègues fascinés, lorsqu’il leur présente son cobaye attitré. Les fonctions sociales de l’hystérie sont à peine suggérées et ses liens avec le patriarcat, les abus sexuels et la domination masculine sur les femmes et leur sexualité ne transparaissent qu’en filigrane. Un film, finalement, trop timoré pour présenter un quelconque intérêt. Vincent Lindon semble avoir oublié qu’un grand acteur peut intervenir sur le scénario, les personnages et les dialogues. Dommage.
Film bien tourné. Lindon toujours aussi droit et émotionnellement absent comme dans beaucoup de film. Une très jolie jeune femme, qui a un rôle assez complexe.
Nous avons là une Soko magnifique de sensualité dans un rôle où l’on sent toute la préparation accumulée et un Lindon extrêmement convaincant dans celui du médecin. Mais je n’ai pas ressentie l’aura sexuelle installé entre eux deux malgré la distillation de nombreux indices le long du film. Le film dégage une atmosphère suffocante, souligné par une superbe lumière, et une intensité particulière indéfinissable. Certes quelques longueurs mais à voir une fois pour savoir comment était pratiquée la médecine sur les malades féminines au 19ième siècle.
Très bien,surtout dans l'interprétation (Soko est impeccable dans son rôle).Manque l'étincelle,le petit grain de folie qui aurait pu faire la différence.