Augustine
Note moyenne
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164 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 novembre 2012
Certes Soko est superbe de promesses. Mais somme toute un peu ennuyeux. Peut-être trop morose pour moi en ce mois de novembre.
vidalger

380 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2012
Étonnant premier film d'une réalisatrice française dont il faut bien retenir le nom. En prenant le risque d'une reconstitution historique, d'un sujet presque scabreux et avec la difficulté de représenter l'hystérie et ses crises au cinéma, Alice Winocour nous surprend et nous épate. L'image est particulièrement soignée même si elle est empreinte d'un certain classicisme régressif, les plans, les mouvements de caméra sont toujours remarquables que l'on nous montre des scènes de foule ou des échanges plus intimistes. Deux acteurs remarquables, le toujours juste Vincent Lindon en ponte médical et la découverte de l'année, la jeune Soko qui prend une option sur un César, dans une très belle interprétation de sauvageonne qui finit par s'apprivoiser. Alors? Qu'est-ce qui ne va pas? Le rythme, lent et finalement ennuyeux, les scènes inutiles et redondantes, la musique pléonastique, et surtout, un scénario pas assez étoffé, pas assez travaillé. (Mais pour relativiser, je dois dire que je reproche la même chose à Amour d'Haneke). On a un peu l'impression que tout le film n'est construit que pour annoncer la conclusion, le triomphe final de la jeune Augustine sur la bourgeoisie, le conformisme et l'Académie. On aurait aimé un peu plus de profondeur sur les personnages et notamment sur Charcot qui ne peut être réduit au peu que l'on nous montre ici.
ManoCornuta

362 abonnés 3 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2025
Comme l'on pouvait le supposer, le film repose essentiellement sur les épaules de son actrice principale. Pour le coup, Soko remplit parfaitement son rôle, en jeune femme qui veut lutter contre cette fragilité qui encombre sa vie, entourée de médecins qui ne voient guère plus en elle qu'un sujet d'étude désincarné. Vincent Lindon, pour sa part, est plutôt monolithique et spectateur. Le long métrage, premier de sa réalisatrice, démontre une habileté et un soin dans la mise en images qui confèrent à cette histoire une froideur et un rythme adéquats. C'est plutôt académique, mais prenant.
Kubrock68
Kubrock68

59 abonnés 1 349 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juin 2021
Les expériences du Docteur Charcot sur l'hystérie. Le film est intéressant et un peu lent. Les rapports complexes entre les personnages permet de retenir notre attention. Un film dispensable.
Cadreum
Cadreum

64 abonnés 814 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2026
Premier long métrage d’Alice Winocour, Augustine contient déjà "à l’état brut" toutes les récurrences de son cinéma. Situé à la Salpêtrière à la fin du XIXᵉ siècle, le film cherche à observer comment une institution fabrique ses savoirs et façonnent ses esprits à travers le corps d'une femme. La tension centrale se joue entre un corps vécu et un corps interprété, entre l’expérience intime et sa confiscation par le regard savant.

La Salpêtrière est filmée comme un théâtre où la science se construit par la mise en scène, la démonstration et la légitimité du pouvoir. Le corps d’Augustine devient une surface d’inscription, lu et découpé en signes cliniques, privé de sa propre langue. Le film refuse toute esthétisation de la souffrance et place le spectateur dans une position inconfortable, proche de celle des regardeurs médicaux.

La violence de Charcot est fondée sur la certitude éclairée de savoir et de bien faire. Le désir trouble qui circule entre lui et Augustine brouille les frontières entre savoir et possession, sans jamais offrir de résolution. La mise en scène rigide, froide, enfermante prolonge cette logique institutionnelle jusque dans la mise en scène.

Film austère, parfois aride, Augustine ne cherche ni la consolation ni la catharsis. Il impose l’opacité comme geste politique, refusant toute récupération symbolique du corps féminin. Avec le recul, il apparaît comme le point zéro du cinéma de Winocour. Un film qui met en crise plutôt qu’il ne répare, et dont la dureté constitue précisément la force.
Didier C.
Didier C.

28 abonnés 107 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mars 2023
Il y a de l'ambition dans ce film. Mais le rythme lent, la noirceur, la froideur ont finalement pris le pas sur moi.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 décembre 2012
Un film vraiment particulier qui malgré des défauts arrive à nous « captiver ». On a envie de savoir se qui va se passer pour cette jeune fille tant au niveau de son état que de sa relation avec son docteur. Le casting et la musique sont à la hauteur et l’image est très belle et très travaillée. Un bon premier film pour une réalisatrice à suivre.
Fêtons le cinéma

858 abonnés 3 707 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2023
L’intérêt principal d’Augustine, première réalisation d’Alice Winocour, réside dans la réflexion permanente que mène cette dernière pour représenter l’hystérie : l’ouverture fait naître une crise sur plusieurs minutes, associée à un orage extérieur tout droit sorti du cinéma fantastique ; les symptômes qui surgissent mêlent la possession et l’extase sexuel ; la clausule change la jeune femme en amante passionnée puis en manipulatrice afin de recouvrer sa liberté. Le récit est entrecoupé de courtes séquences d’entretien avec des malades filmées sous forme de portraits faces caméra : ces femmes reviennent tantôt sur les premiers signes de leur dérèglement tantôt sur l’étrangeté de leurs manifestations. La réalisatrice confère ainsi à son long métrage un appui néoréaliste précieux qui l’empêche de totalement basculer du côté du cinéma de genre. Elle bénéficie également d’acteurs exceptionnels, à commencer par le duo principal que campent Vincent Lindon et Soko, et d’un soin apporté à une reconstitution historique qui brille moins par sa démesure que, justement, par son intimité : l’importance du clair-obscur et des ombres, le choix d’espaces souvent fermés et mal éclairés, l’omniprésence d’un public – symbolisé par les plans sur les yeux – font de la science une discipline articulant rigueur de l’étude et théâtre où l’on vient assister à une représentation codifiée. Le film prolonge ainsi la vision proposée par David Lynch dans Elephant Man, cultive le mystère et refuse la grandiloquence théorique.
Si sa seconde partie, répétitive et desservie par une musique envahissante, convainc moins et semble davantage artificielle – du fait de la concrétisation de ce qui s’esquissait au début –, Augustine n’en demeure pas moins une œuvre forte et maîtrisée qui investit l’hystérie par le prisme du corps, un corps distordu par les crises et par le désir.
shindu77
shindu77

117 abonnés 1 699 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2013
Un film intéressant entre un médecin et une patiente atteinte d'hystérie.
J'ai trouvé l'actrice principale très convaincante dans ce rôle particulier.
Vincent Lindon égale à lui même.
Le point fort du film est la qualité des deux acteurs principaux. Malheureusement, ça ne masque pas entièrement la mise en scène qui manque de rythme. Du coup, trop de longueur.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2012
Voila une débutante en cinéma qui n'a pas froid aux yeux. Au lieu de nous narrer quelque marivaudage entre couples germano-pratins, Alice Winocour s'attaque au grand professeur Charcot, et aux étranges méthodes mises en oeuvre dans ses amphithéatres.

Charcot a certainement été un grand médecin, qui a fait faire à la neurologie des pas décisifs. Il a influencé Freud, qui fut son stagiaire. Mais, en ce qui concerne l'hystérie, cette maladie qui.... a complètement disparu, ce qui est quand même un cas rare dans l'histoire des maladies, on peut se poser bien des questions. Pendant le régne de Charcot, tout le monde était hystérique, (ce dont Maupassant avait bien raison de se moquer....), un peu comme maintenant, tout le monde a une petite déprime. Les hystériques étaient en grande majorité des jeunes femmes, et on les exhibait aux cours du mardi de la Salpétrière. Les crises pouvaient être déclenchées par une simple séance d'hypnose -autre bizarrerie, et les malheureuses se convulsaient, donnant éventuellement des signes d'excitation sexuelle, pour le plus grand plaisir d'hommes du monde accompagnés de quelques élégantes enchapeautées.

Augustine, petite bonne (Winokour l'a vieillie pour les besoins du film), pas encore réglée mais déja un corps de femme, apparait donc à Charcot, qui rêve d'ascension sociale, comme une super bête de foire. Elle déclenche à volonté des crises spectaculaires..... Hyper sensible à la souffrance animale, à la vue du sang, elle passe au gré de chocs affectifs d'une paralysie de l'oeil droit à une paralysie du bras gauche. Et surtout elle croit, de toutes ses forces que le démiurge va la guérir... Pourtant, celui çi ne l'écoute pas, ne veut pas savoir qu'elle a été violentée par le passé. Il ne pense pas les manifestations d'excitation sexuelle des malades soient à prendre particulièrement en considération. Et il fait preuve, en règle générale, d'une indifférence, d'un manque d'empathie, pour ne pas dire d'un mépris, pour toutes ses malades.

La façon dont Winokour fait vivre ce monde de l'hopital du 19eme siècle est épatante. Par contre, on n'est pas obligé de souscrire à la licence romanesque que Winocour s'est autorisée pour expliquer la disparition bizarre d'Augustine. A vrai dire, on n'y croit même pas du tout.... Par contre, on imagine bien Augustine amoureuse de celui dont elle attend tant!

Vincent Lindon est formidable -on se demande ce qu'il ne pourrait pas jouer! et la robuste Soko prend son rôle à bras le corps, avec une présence et une animalité tout à fait exceptionnelles. Chiara Mastroianni (qui avec l'âge ressemble de plus en plus à Papa, pas de chance quand on a une Maman qui s'appelle Deneuve) interprète l'épouse de Charcot, elle est très présente dans le film, sans que ses relations (relations polies au sein d'un couple de la bonne société?) avec le grand homme soient vraiment explicitées. Enfin, l'excellent Olivier Rabourdin joue Bourneville, le second de Charcot. Que du bon, donc....

Voila un premier film prometteur, à la fois pour la richesse de son évocation historique, et pour la froideur du regard jeté sur les protagonistes. Il n'y a pas, dans le dialogue, une parole de trop. Winocour a tout compris, d'un seul coup. On l'attend au prochain.
I'm A Rocket Man

395 abonnés 3 835 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2019
Biopic plutôt intéressant mais qui traine en longueur tout de même ! Heureusement que le casting est excellent ! Vincent LIndon est fidèle à lui-même c'est à dire juste et émouvant et alors que dire de la jeune Soko ? Elle est juste bluffante et impressionnante dans ce film et ces deux magnifiques acteurs sauvent le film de l'ennui mortel.
Celestia T.
Celestia T.

1 abonné 48 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2015
Un film particulièrement intéressant, qui donne une vision réaliste de la psychiatrie du XIXe siècle. L'interprétation de Soko est troublante et très juste. A elle seule, elle donne vie à tout le film, qui ne gravite qu'autour des personnages d'Augustine et du médecin Charcot. Le caractère distant et en apparence insensible de ce dernier symbolise la froideur de la médecine psychiatrique avant la révolution freudienne. Charcot n'est cependant pas inhumain, malgré sa personnalité insaisissable, comme on peut le percevoir dans certaines scènes. D'un point de vue esthétique, la reconstitution de l'atmosphère de la clinique est réussie, mais certains plans de caméra ne sont pas toujours judicieusement choisis. Sans l'aura de Soko, "Augustine" n'aurait peut-être pas reçu tant d'éloges... mais ce film vaut le détour, ne serait-ce que pour la dimension médicale, historique et humaine.
Fabien S.

690 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2017
Un excellent film. Soko incarne une patiente hystérique. Vincent Lindon interprète le professeur Charcot, le spécaliste. Une relation particulière se lie entre eux. Une très belle fiction française avec de très bons acteurs.
Mélanie M.
Mélanie M.

13 abonnés 116 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 avril 2025
Sous l'angle d'un premier film effectivement c'est une vraie réussite (plans, mise en scène, dialogues,...), mais sous l'angle de divertissement pour le spectateur ce n'est pas l'idéal. J'ai trouvé le thème de l'hystérie féminine très intéressant et bien traité, dommage que je me sois ennuyée pendant une bonne partie du film malgré tout.
Nico591
Nico591

54 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2014
Un premier film ambitieux qui raconte la relation entre le célèbre Professeur Charcot et une patiente atteinte d’hystérie dans une ambiance froide et gothique qui ferait presque penser à un film fantastique.
Si le sujet est bien traité et la réalisation très soignée, on ne peut s’empêcher de s'ennuyer un tantinet à mi chemin à cause de la lenteur du film.
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