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Un visiteur
2,0
Publiée le 27 mars 2013
Vous pensiez vous cultiver en découvrant les travaux de Charcot sur l'hystérie? Raté, vous venez de voir un film longuet avec des scènes inutiles (qu'on m'explique l'intérêt de voir 4 secondes le boule de Lindon) qui sert une histoire d'amourette...
Pour un premier film c'est pas mal . Une bonne mise en scène , on sent quelqu'un qui a du talent , une bonne ambiance retranscrite . Néanmoins j'ai des réserves sur le fond , je trouve que le duo va creshendo mais tombe à plat et on est déçu .
On le savait déjà, Stéphanie Sokolinski a un potentiel énorme. Tellement énorme que sa prestation dans Bye Bye Blondie nous faisait presque oublier que l'on était en plein visionnage d'un navet prétentieux... J'avais donc hâte de voir ce qu'elle valait dans un vrai film face à de vrais acteurs. Première remarque : Elle brille un peu moins dans ce film que dans Bye Bye Blondie, probablement parce que le casting est meilleur et que la mise en scène est moins désastreuse. Pas exceptionnelle non plus, puisque ça manque cruellement d'originalité et que c'est très académique, mais on a vu pire. En ce qui concerne la prestation de Vincent Lindon, rien à dire de négatif, même si on peine à trouver quoi que ce soit de positif à dire sur le sujet, il fait le boulot sans être particulièrement convaincant... On regarde jusqu'à la fin dans l'espoir qu'on apprendre quelque chose, mais rien ne se passe. C'était pas nécessaire d'abattre des animaux pour ça. Bref, il ne suffit pas d'une mise en scène poussiéreuse et de deux acteurs appréciés par la critique pour faire un bon film, il faudrait arrêter de faire des films pour la critique puisque les spectateurs les boudent à chaque fois... A juste titre.
"Augustine" raconte la relation du professeur Charcot, le père de la neurologie moderne, avec l'une de ses patientes atteinte d'hystérie. Le dernier film de Cronenberg avait le même sujet : le rapport d'un docteur à sa patiente qui dérive lentement en une relation amoureuse. Et à quelques années près, il se déroulait à la même époque : la fin du XIXème et le début du XXème que David Cronenberg reconstitue, budget oblige, avec plus de faste que Alice Winocour. Mais la comparaison s'arrête là. "A dangerous mind" sur la méthode freudienne était un film bavard sur la puissance des mots. "Augustine" est un film silencieux qui traite du corps, paralysé, incontrôlable et enfin maîtrisé. Dans un Paris automnal, noyé par un brouillard glacial, les corps du professeur Charcot (Vincent Lindon) et de sa femme (Chiara Mastroianni) sont corsetés. Celui d'Augustine au contraire ne lui répond plus. Souffre-t-elle d'epilepsie comme semble l'indiquer la première crise qui entraîne son hospitalisation à La Salpêtrière ? ou d'hystérie, ce mal mystérieux et proprement féminin qui déconcerta la médecine depuis Hippocrate ? Ainsi décrit le film a l'air passionnant. Hélas, sa mise en scène glacée, le refus de la facilité et le jeu obstinément buté de Vincent Lindon interdisent au spectateur la moindre empathie. Trop exigeant, le film nous laisse au bord de la route. Et la scène finale, qui marque la libération d'Augustine, arrive trop tard pour nous réconcilier avec lui.
Un premier film éblouissant, étourdissant de maîtrise et de savoir-faire. Le plus petit détail est senti, joué subtilement, incorporé à l'ensemble au quart de millimètre.Un travail de chirurgien cardiologue. L'effet constant de suggestion ne retombe jamais, il s'insinue, nous attrape par le coeur, par la cervelle et par les couilles. L'érotisme est à son comble, presque sans jamais montrer ni démontrer. Lindon et Soko sont parfaits. Grandiose !
Plus que la lourde introduction (ce crabe, ces verres de vin), c'est le fil entre Charcot et sa patiente, sous l'oeil de lynx de l'épouse (impeccable Chiara Mastroianni) qui captive. L'hypnose émane d'un spécialiste, pas de Charcot. On se croirait dans une arène avec spectateurs gourmands des débordements féminins. Le regard éhonté du médecin alors que la créature se fait applaudir dévoile l'essentiel (la démonstrative Stéphanie Sokolinski s'avère parfaite pour ce rôle). On peut dès lors savourer la mise en scène, éclairages (lumière quasi biblique sur le visage de Vincent Lindon), costumes d'époque (les affriolants dessous de coton blanc !), ne rien perdre des chuchotements ni des changements de place du mal, avancer dans l'intimité encore masquée d'Augustine et son sauveur, quoique de plus en plus copains sans le montrer. Une avancée médicale certaine à l'époque où l'hystérie féminine se diagnostiquait, silence sur le reste. La chute d'escalier a le mérite de relativiser la supposée guérison de la demoiselle. Surprise que l'affaire faite (soi dit en passant drôlement "à la hussarde" pour une cinéaste !), Augustine s'éloigne telle une souris qui aurait volé du gruyère. Les expressions des époux culminent à ce moment-là, dans le style échevelé de leurs soirées... Ce qui frappe chez Alice Winocour est le sens du détail.
Dommage de présenter l'hystérie sous un aspect aussi réducteur. Comme si il ne s'agissait que de desirs refoulés, non conscients de femmes frustrées. Peut-être qu'à l'époque c'était vécu ainsi? Soit, mais Augustine était-elle vraiment guerie?
Je suis peut être ;sans doute victime de mes attentes , je comptais éprouver le souffle d'une histoire qui nous embarque ;;;je suis restée aux bords comme observatrice dans l"amphi de Charcot , douteuse sur qui manipule qui; j'ai préféré "une dangereuse méthode" Reste la prestation de Soko qui a du y laisser quelques plumes personnelles...
Si je suis allée voir ce film c'est uniquement parce que je suis étudiante en psychologie et que "Augustine" illustrait parfaitement les choses étudiées en cours . On nous a donc vivement inciter à le voir. (Je dis ça parce que je penses qu'il est important de dire dans quel état d'esprit nous abordons un film.) Alors en ce qui concerne ce film il ne m'as pas marquer plus que ça en tant que tel mais plutôt en tant qu'illustration concrète du travail de Charcot avec ses patientes hystériques. Cependant je pense que pour des gens qui n'y connaissent rien il doit être vraiment enrichissant , j'ai du mal à le voir autrement qu'un film pour enrichir sa culture à vrai dire. Pour moi ce film reflète une réalité sans être une histoire passionnante et divertissante. Mise à part ça acteurs très convainquant , bonne réalisation et encore une fois bon travail de retranscription de l'époque.
Le synopsis m'avait interloqué tout comme le début du film m'avait intéressé avec une première crise d'hystérie marquante, une clinique effrayante et un docteur froid au possible, opérant à l'aide d'une médecine d'époque pour le moins rudimentaire. Puis s'en suivit un cheminement interminable vers une relation ambigüe entre la patiente et son guérisseur qui se veut de plus en plus cruel lorsqu'il s'attache à cette dernière. C'est bien trop austère pour passionner tout du long et ce malgré des interprétations remarquables, notamment celle de Soko qui crève l'écran, c'est bien dommage d'avoir axé la plus grande partie du film sur la naissance des sentiments entre les deux acteurs principaux car l'intérêt retombe inexorablement et l'ensemble devient pour le coup extrêmement long et ennuyeux, je le redis, c'est dommage.
En lisant les critiques, je me dis que j'ai du louper quelque chose, car je me suis mortellement ennuyée. À l'image de l'acteur principal, le film est sombre et lugubre.
Un film vraiment particulier qui malgré des défauts arrive à nous « captiver ». On a envie de savoir se qui va se passer pour cette jeune fille tant au niveau de son état que de sa relation avec son docteur. Le casting et la musique sont à la hauteur et l’image est très belle et très travaillée. Un bon premier film pour une réalisatrice à suivre.
Premier film "Augustine" est un semi-échec. Sur un scénario intello, Winocour ne parvient pas à nous emporter par son histoire. Elle installe une ambiance, plutôt réussie. Soko ressemble à .... soko. Ce qui est un problème pour moi. Quand je vais aussi au cinéma, j'ai envie de voir des comédiens, un rôle, pas "la nana de la télé" dans un film.