Augustine
Note moyenne
2,7
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164 critiques spectateurs

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Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2026
Premier long métrage d’Alice Winocour, Augustine contient déjà "à l’état brut" toutes les récurrences de son cinéma. Situé à la Salpêtrière à la fin du XIXᵉ siècle, le film cherche à observer comment une institution fabrique ses savoirs et façonnent ses esprits à travers le corps d'une femme. La tension centrale se joue entre un corps vécu et un corps interprété, entre l’expérience intime et sa confiscation par le regard savant.

La Salpêtrière est filmée comme un théâtre où la science se construit par la mise en scène, la démonstration et la légitimité du pouvoir. Le corps d’Augustine devient une surface d’inscription, lu et découpé en signes cliniques, privé de sa propre langue. Le film refuse toute esthétisation de la souffrance et place le spectateur dans une position inconfortable, proche de celle des regardeurs médicaux.

La violence de Charcot est fondée sur la certitude éclairée de savoir et de bien faire. Le désir trouble qui circule entre lui et Augustine brouille les frontières entre savoir et possession, sans jamais offrir de résolution. La mise en scène rigide, froide, enfermante prolonge cette logique institutionnelle jusque dans la mise en scène.

Film austère, parfois aride, Augustine ne cherche ni la consolation ni la catharsis. Il impose l’opacité comme geste politique, refusant toute récupération symbolique du corps féminin. Avec le recul, il apparaît comme le point zéro du cinéma de Winocour. Un film qui met en crise plutôt qu’il ne répare, et dont la dureté constitue précisément la force.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2025
Un film qui évoque la relation entre le Professer Charcot étudiant l’hystérie féminine et une de ses patientes qui se simple sujet d’étude deviendra objet de désir. Dans ce premier long-métrage que réalise Alice Winocour on peut noter une rudesse dans la mise en scène qui tend trop vers une aridité des émotions mais que compense une interprétation tout en retenue de Vincent Lindon et de la jeune Stéphanie Sokolinski véritable révélation d’un long-métrage qui inaugure de belles promesses d’avenir pour la jeune réalisatrice.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 juin 2025
Fondè sur des faits authentiques, la rèalisation de ce premier film pour le cinèma est à l'image du scènario : rigoureux dans les sentiments et les rapports humains qu'ils dècrient, avec cette atmosphère grise et irrèelle qui se dègage de l'histoire! Si "Augustine" (2012) n'est pas sans dèfaut, il a cependant le mèrite de nous montrer une maladie difficile à comprendre et à expliquer! Les acteurs sont convaincants, en particulier Soko, totalement habitèe par son personnage, qui arrive à ne jamais surjouer les scènes d’hystèrie! Une reconstitution historique, un peu froide mais très fidèle de l'èpoque, s'ajoute dans les points forts! A regretter, cependant, une histoire d'amour qui ne prend pas! Alice Winocour est une cinèaste à suivre, indiscutablement! Une oeuvre plus sensorielle l'attendait en 2015 ("Maryland") avec Matthias Schoenaerts et Diane Kruger...
Mélanie M.
Mélanie M.

13 abonnés 109 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 avril 2025
Sous l'angle d'un premier film effectivement c'est une vraie réussite (plans, mise en scène, dialogues,...), mais sous l'angle de divertissement pour le spectateur ce n'est pas l'idéal. J'ai trouvé le thème de l'hystérie féminine très intéressant et bien traité, dommage que je me sois ennuyée pendant une bonne partie du film malgré tout.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2025
Il y avait peut-être de l’ambition dans ce film, mais c’est la froideur qui domine et la monotonie. Les personnages tournent en rond et s’affairent tandis que la jeune se laisse balloter d’expérience en expérience sans que cela change grand chose.
On se lasse assez vite de ce vain manège.
Adrien89
Adrien89

1 abonné 36 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2025
Un film d'époque intéressant sur la recherche médicale psychologique. Le film est bien réalisé avec une atmosphère assez lourde
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2025
Je ne suis pas parvenu à comprendre l’angle de vue ni la problématique soulevée par ce film. Tout du long, on a un Charcot (un Vincent Lindon robotisé), dont le personnage passe son temps à tirer la gueule, parler comme un adjudant et se montrer infecte avec la jeune femme (Soko, qui incarne le seul personnage dynamisant ce film) qui devient sa victime scientifique en quelque sorte. Le scénario, très sombre, tourne en rond, entre Charcot et sa femme, Charcot et Augustine et Charcot qui fait son Charlot devant ses collègues fascinés, lorsqu’il leur présente son cobaye attitré. Les fonctions sociales de l’hystérie sont à peine suggérées et ses liens avec le patriarcat, les abus sexuels et la domination masculine sur les femmes et leur sexualité ne transparaissent qu’en filigrane. Un film, finalement, trop timoré pour présenter un quelconque intérêt. Vincent Lindon semble avoir oublié qu’un grand acteur peut intervenir sur le scénario, les personnages et les dialogues. Dommage.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2025
Pour un premier long-métrage, Alice Winocour fait preuve d’ambition. Et justement en voulant trop en mettre et trop en raconter, elle se perd au milieu de ses thématiques. Entre la relation entre un médecin et sa patiente, la maladie étudiée, la condition de la femme au XIXè siècle… beaucoup de sujets dont elle ne fait que rester en surface.
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 février 2025
Malheureusement décevant ! Avec un thème aussi intéressant, comment est-ce possible de faire un film aussi plat et vide !? Quelle tristesse. Sans compter le peu d’humanité et l’éternelle hystérie donnée aux femmes et où il manque le contrepoids.
Réalisation triste, dialogues minimes...mince !
2,4/5
ManoCornuta

359 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2025
Comme l'on pouvait le supposer, le film repose essentiellement sur les épaules de son actrice principale. Pour le coup, Soko remplit parfaitement son rôle, en jeune femme qui veut lutter contre cette fragilité qui encombre sa vie, entourée de médecins qui ne voient guère plus en elle qu'un sujet d'étude désincarné. Vincent Lindon, pour sa part, est plutôt monolithique et spectateur. Le long métrage, premier de sa réalisatrice, démontre une habileté et un soin dans la mise en images qui confèrent à cette histoire une froideur et un rythme adéquats. C'est plutôt académique, mais prenant.
Emmanuelle Verhoeven
Emmanuelle Verhoeven

2 abonnés 198 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juin 2023
Film classico-classique, dont l'histoire est à la fois très attendue et non crédible. Mauvais choix pour l'actrice Soko.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 avril 2023
Chronique troublante mais manquant de souffle de la relation ambiguë du professeur Charcot avec une de ses patientes hystériques, portée par l’interprétation excellente du duo Lindon/Soko. 2,75
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2023
Premier Film au combien excellent ! Augustine décroche dès son allumage une fascination autour de cette jeune femme que l'on apprend à découvrir au travers des symptômes, spasmes, de sa crise qui l'amène à cet hôpital ou les corps et les âmes sont meurtries. De cette proximité qui nous enferme avec elle, toute une étude sera faite, mais chaque chose en son temps ...

Un rapport de force s'opère dès les premiers exams, dans le " touché ", surtout par la parole, là ou le traitement s'avère d'une extrême brutalité ! Sans ménagement, la froideur exerce comme une forme d'emprise, devient sujet de prières, et si j'ose dire, une première hypnose. Je prend pour exemple cette séquence ou l'on ne lave pas, on frotte la malade, ardemment, jusqu'à présentation devant une assemblée d'hommes/médecins, qui s'achemine par des applaudissements devant cette "Hystérie " momentanée. La discussion en plein repas qui s'ensuit, ne facilite aucune nuance, elle s'en déguise, établis un parallèle avec un constat, celui de comprendre, un œil à semi-ouvert, en tout cas pour moi.

La lumière dans le paysage dépeint, là ou la clarté surgit dans la teinte obscure sublime une photographie ou le grain est essentiel. Alice Winocour, livre d'ailleurs, une mise en scène ou le soin apporter aux détails est primordiale pour un sujet qu'elle veut contrastant. L'œil, le regard, la perception passe par la formule, par un contenu à la fois visible et à la fois sous-jacent. Le pouvoir qu'exerce ce médecin un poil particulier sur cette patiente qui l'est tout autant témoigne d'une étrange attraction ou l'ascendant est bien plus trouble qu'il n'y parait de prime abord. La " malade magnifique " comme l'appel Charcot, est tout passablement mis au centre des multiples donnes possibles et imaginables. Le traitement qui lui est indiquée, voir infligé, comme cette scène sans finesses, aucunes, manifeste une douleur que rien entrave, bien au contraire, questionne au demeurant la fameuse idée mis en exergue, de quelle " guérison " parle t-on ?

La rudesse, la virulence, le voyeurisme laisse place à une soudaine variation passé le " - Va t'en ! ". spoiler: Ceci amène une nouvelle démonstration, pour un résultat similaire, en apparence seulement. La pulsion, une fois consommé laisse place à une autre définition dans le superposé, Passion / Raison, jusqu'ici conduit. La souffrance devient perpendiculaire, de se croisement, l'on retiens les visages dans le succès, dans la fuite qui s'orchestre de suite, dans un final absolument magnifique ! Il faut d'ailleurs souligné le travail exquis de Soko et de Vincent Lindon, touts deux incroyables. La première, dans une forme de fragilité révèle un tempérament, une trajectoire par le feu qui accentue des émotions, permet d'en extraire une fièvre éblouissante. Quand à celui-ci, sa pseudo rigueur dissimule une autre forme d'expression, totalement cadenassé par un surmoi, par des attentes, des codes, des schémas ciblés auquel il faut coute que coute s'y livrer, y compris lorsque l'on tente de les changer. Lindon est franchement bluffant !


Augustine, premier film d'une Réalisatrice qui semble vouloir creusé et chatouiller les idées reçus, à dans son sein une matière à rendre compte d'un cinéma que je trouve génial. En sortant des clous, elle franchit des limites, ou alors les effleure dans une relative approche de la connotation et entraine avec elle une idée folle pour redéfinir les carcans, voir autrement, dans une originalité de ton et de teinte qui sort du cahier des charges types du cinéma lors de toute idée de reconstitution.

J'ai hâte de découvrir ses trois autres longs métrages.
Didier C.
Didier C.

28 abonnés 106 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mars 2023
Il y a de l'ambition dans ce film. Mais le rythme lent, la noirceur, la froideur ont finalement pris le pas sur moi.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2023
L’intérêt principal d’Augustine, première réalisation d’Alice Winocour, réside dans la réflexion permanente que mène cette dernière pour représenter l’hystérie : l’ouverture fait naître une crise sur plusieurs minutes, associée à un orage extérieur tout droit sorti du cinéma fantastique ; les symptômes qui surgissent mêlent la possession et l’extase sexuel ; la clausule change la jeune femme en amante passionnée puis en manipulatrice afin de recouvrer sa liberté. Le récit est entrecoupé de courtes séquences d’entretien avec des malades filmées sous forme de portraits faces caméra : ces femmes reviennent tantôt sur les premiers signes de leur dérèglement tantôt sur l’étrangeté de leurs manifestations. La réalisatrice confère ainsi à son long métrage un appui néoréaliste précieux qui l’empêche de totalement basculer du côté du cinéma de genre. Elle bénéficie également d’acteurs exceptionnels, à commencer par le duo principal que campent Vincent Lindon et Soko, et d’un soin apporté à une reconstitution historique qui brille moins par sa démesure que, justement, par son intimité : l’importance du clair-obscur et des ombres, le choix d’espaces souvent fermés et mal éclairés, l’omniprésence d’un public – symbolisé par les plans sur les yeux – font de la science une discipline articulant rigueur de l’étude et théâtre où l’on vient assister à une représentation codifiée. Le film prolonge ainsi la vision proposée par David Lynch dans Elephant Man, cultive le mystère et refuse la grandiloquence théorique.
Si sa seconde partie, répétitive et desservie par une musique envahissante, convainc moins et semble davantage artificielle – du fait de la concrétisation de ce qui s’esquissait au début –, Augustine n’en demeure pas moins une œuvre forte et maîtrisée qui investit l’hystérie par le prisme du corps, un corps distordu par les crises et par le désir.
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