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Un visiteur
3,5
Publiée le 10 novembre 2012
Très bien,surtout dans l'interprétation (Soko est impeccable dans son rôle).Manque l'étincelle,le petit grain de folie qui aurait pu faire la différence.
Très beau sujet gâché par une mise en scène scolaire et des références écrasantes : Lynch, Cronemberg ou même Venus noir de Kechiche. La reconstitution est très académique et les efforts de mise en scène nous met à distance du sujet. Dommage pour la jeune Soko qui se donne corps et âme. Elle sauve le film.
Un film absolument superbe, que ce soit formellement grâce à un travail remarquable de photographie, de cadrages, et des costumes superbes, ou sur le fond : la réalisatrice explore les déboires d'une science qui se cherche, à travers une sorte de psychodrame qu'elle se refuse à voir (la science), à ce moment-là, tandis que la future psychanalyse saura en exploiter le potentiel curatif. Les dialogues soulignent aussi cette différence dont la psychanalyse se saisira, quand, à l'aide de la théorie freudienne, elle s'occupera de l'écoute des patients, du travail du transfert et du contre-transfert etc. Un film majeure pour la compréhension du freudisme, mais aussi simplement par cette belle et tragique histoire que vit Augustine, magnifiquement interprétée par une comédienne exceptionnelle. Lindon et le reste du casting est d'une grande justesse, à l'image de ce film intelligent. Bref, pour ma part, je dirai qu'on a là un petit chef-d'oeuvre.
Je ne peux pas dire que j'ai été captivée par l'histoire d'Augustine et du docteur Charcot. Tout au long du film j'ai dû lutter pour garder les yeux ouverts ... . Un rythme très lent, peu de dialogues, des images très sombres, l'impression de revoir les mêmes scènes à l'infini me faisaient invinciblemen, régulièrement, sombrer dans une somnolence quasi hypnotique. Au final, je ne sais pas trop en quoi consistaient les méthodes du docteur, j'ai vu des scènes assez curieuses et inexplicables qui ressemblaient vaguement à des séances de torture (?), je ne sais pas non plus comment ni pourquoi elle a été guérie ... Tant pis.
Un sujet intéressant, remarquablement interprété mais hélas souffrant d'une lenteur certaine procurant par moment une certaine somnolence ....dommage !
Bien joué mais cela a un gout de trop peu , derrière la maladie de Charcot j'aurai aimé voir la neuropsychiatrie avec les conséquences des dégénérescences neuronales etc ...
Dépassant le simple sujet historique consistant à retracer les travaux sur l’hystérie du Professeur Charcot à la Salpêtrière, le film d’Alice Winocour s’attache à la relation complexe entre le praticien et sa malade. Relation de dépendance réciproque qui donne tout son sel à un scénario intelligent. Charcot, un précurseur qui devait influencer largement Freud et Breuer, est interprété par Vincent Lindon de manière très intense mais, comme souvent chez cet acteur, avec une palette expressive réduite à une tonalité bougonne qui finit par lasser. La jeune Soko est parfaite dans son rôle d’Augustine, une fille toute simple en proie aux crises les plus violentes, et ne surjoue jamais les scènes d’hystérie comme pouvait le faire Keira Knightley dans la “Dangerous Method” de Cronenberg. La réalisation est maîtrisée de bout en bout malgré la difficulté du sujet et la relative inexpérience de la prometteuse Alice Winocour.
Ce film est une caricature lamentable qui donne à voir de l'hystérie les affabulations et les vices. Les crises sont une véritable souffrance. Il n'y a rien de sexuel et d'extatique. Les travaux de Charcot ont déterminé scientifiquement les caractéristiques physiques de l'affection hystérique. Le reproche est qu'il n'ait pas approfondi son étude en révélant le lien qui unit l'hystérique à un traumatisme sexuel vécu dans l'enfance. La fiction bafoue l'intégrité de l'homme de science et donne de la maladie une vision décalée, théâtrale très éloignée de la réalité qu'endure les malades. Le déni social et la bêtise humaine qui isolent les victimes ne risquent pas de s'élever.
Ce film est décevant. Le sujet (l'hystérie) est traité de manière superficielle. L'histoire est à peine cohérente par certains endroits, on ne comprend pas ce qu'a voulu faire l'auteure. La réalisatrice (entendue sur France Culture) est édulcorée sur le sujet, son film l'est tout autant. C'est vraiment dommage d'autant que l'hystérie est peu traitée au cinema. Ce premier film n'apporte rien ni en émotions (l'histoire racontée, le scénario ne sont même pas intéressants) ni en connaissance sur le sujet même de l'hystérie. On se demande en effet si la réalisatrice n'a pas été un moment donné mains et poings liés pour faire le film qu'elle voulait faire. Mais c'est sans doute lui accorder beaucoup de crédits !
Alice Winocour raconte avoir eu comme point de départ la vision du tableau d'André Brouillet datant de 1887, "Une leçon clinique à la Salpêtrière", mettant en scène le professeur Charcot et une assemblée de médecins en costume dissertant devant une femme à demi dévêtue, ainsi qu'une lecture décrivant la Salpêtrière du temps de Charcot, «2 000 femmes du peuple enfermées et observées par des hommes, avec des examens hyperviolents et une tension érotique permanente». Cette double dimension, de classe et de sexe, structure tout le scénario écrit par la réalisatrice. Le film commence par un repas dans la famille bourgeoise où sert Augustine, et plus exactement par la cuisson des crabes qui vont être servis, scène déjà présente dans "Kitchen". Quand Augustine s'effondre et fait une crise, le premier réflexe d'une convive est de se signer, et la maîtresse de maison finit par intervenir avec dégoût en lui jetant à la figure le contenu d'une carafe d'eau.
Arrivée à la Salepêtrière pour une simple visite, Augustine se voit retenue (en réalité, elle y resta 12 ans) au milieu de femmes filmées comme les malades de l'asile où Salieri finit ses jours dans "Amadeus". Alors qu'Augustine prie la nuit son ange gardien, une malade lui conseille de prier plutôt Charcot, et quand elle fait la queue au milieu de dizaines de patientes pour la visite, celles qui sortent sont pressées de questions : "Alors, t'as vu Charcot ? Il t'a touchée ?" : le maître de ces lieux est attendu et craint comme un monarque guérissant les écrouelles. Lui même dépendant de l'Académie de Médecine pour ses subventions, Charcot règne sur la communauté des médecins, des soignantes et des malades avec autorité et dureté. Les malades, toutes des femmes (même si plus tard Chaecot étudia des cas d'hystérie masculine) sont traitées comme des objets, soumis à des examens barbares au moyen d'instruments qui rappellent ceux de "Faux Semblants" de Cronenberg qu'admire Alice Winocour, et quand il est montré dans son intimité, Charcot montre plus d'attention à son singe qu'à ses patientes.
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Vincent Lindon a l’art pour choisir les beaux films d’auteurs. Ce film n’est peut-être pas son meilleur mais il se défend quand même assez bien. L’histoire est intéressante et le scénario est bien écrit. Mais le film est bon notamment grâce à ses deux acteurs principaux. Vincent Lindon est un grand acteur et Soko est très convaincante. La réalisation est plutôt bien réussie.
j'ai trouvé que le film tournait en rond et que la fin était prévisible ,spoiler: la patiente et le médecin deviennent tres intimes quelques minutes ....Le film n'est pas vraiment bouleversant et est même assez froid....Le sujet l'hystérie féminine (que peut on dire d'un homme qui devient agressif ?) est peu approfondi, mais peut être est en acord avec l'époque où a lieu le film, qui montre d'ailleurs, la totale inculture face à cette "maladie"....Prémisses de la psychanalyse, le film effleure la question mais la pose un peu....Au crédit du film l'excellente prestation de Vincent Lindon et Stéphanie Sokolinski ...A son débit un scénarion simple et un manque d'originalité dans le traitement de la question........A vous de voir......