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Kubrock68
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3,0
Publiée le 30 juin 2021
Les expériences du Docteur Charcot sur l'hystérie. Le film est intéressant et un peu lent. Les rapports complexes entre les personnages permet de retenir notre attention. Un film dispensable.
Histoire basée sur une vraie personne, donc gros plus. L'hystérie est un état étrange et intriguant. On veut en savoir plus. Le film rend bien l'intrigue qui finalement vire sans s'y attendre.
J’ai trouvé le film un peu poussif , mollasson , long et vraiment trop expérimental..... même si le scénario relate un fait réel ma fois plus ou moins intéressant , il faut quand même dire qu il ne se passe pas trop de chose et le côté médecine cobaye expérimental mélanger à la relation amoureuse qui se crée entre patient médecin n’est pas forcément passionnant voir même lourd sur la fin. Alors oui richard Anconina nous interprète avec retenue ce chercheur un peu mystérieux mais cela ne suffit pas à en faire un grand film. Moyen dans son ensemble
Biopic plutôt intéressant mais qui traine en longueur tout de même ! Heureusement que le casting est excellent ! Vincent LIndon est fidèle à lui-même c'est à dire juste et émouvant et alors que dire de la jeune Soko ? Elle est juste bluffante et impressionnante dans ce film et ces deux magnifiques acteurs sauvent le film de l'ennui mortel.
Film français de Alice Winocour, 2012 C'est l'histoire mi-réelle / mi fictive, d'une patiente du professeur Charcot quand il essayait de comprendre les crises hystériques des femmes. Cette patiente devient amoureuse de son médecin. Elle guérira spoiler: mais repartira seule.
Beau film de Alice Winocour. Sur un sujet très original, elle a créé un film de qualité. C'est une belle reconstitution historique (décor, costume, extérieurs) aidée par d'agréables séquences musicales, on suit ces personnages avec malgré tout quelques détachements. Le personnage d'Augustine est certes attachant mais manque un peu de profondeur. Le personnage de Charcot est plus discutable : froid et méprisant, on comprend mal la relation sexuelle qu'il entretient avec sa patiente. C'est certes une fiction. La réalisation est assez réussie bien que souvent sombre. Quelques tics modernes à déplorer n'enlèvent pas trop de qualité au film.
Alice Winocour, 36 ans, signe avec Augustine un premier film qui revient sur ce moment fascinant de la psychiatrie au seuil de la psychanalyse (Freud sera brièvement l’élève de Charcot et son traducteur en allemand) qui se noue dans la relation entre le grand praticien, mondialement célèbre, détenteur de la première chaire de «maladie du système nerveux» (créée en 1882 à Paris), et ses patientes convulsives, toujours plus nombreuses et pâmées, atteintes de diverses paralysies, insensibles à la douleur en certaines parties de leur corps mais sans lésion ou pathologie organique. Le film me fait penser à la Vénus Noire qui se situe à la même époque où la science exposait ses malades ou ses phénomènes devant un aéropage de scientifiques. Les acteurs sont bons mais la fin quelque peu transgressive par rapport à la démarche thérapeutique est quand même peu crédible.
Un excellent film. Soko incarne une patiente hystérique. Vincent Lindon interprète le professeur Charcot, le spécaliste. Une relation particulière se lie entre eux. Une très belle fiction française avec de très bons acteurs.
J'ai été surpris et peu à peu séduit par ce récit qui se révèle progressivement au spectateur comme une oeuvre d'une rare intelligence. Il ne s'agit pas seulement d'un film historique qui retrace les débuts de la neuropsychologie de manière factuelle, mais d'un récit passionnel où les personnages se révèlent à eux-mêmes ! Où les personnages sont à la fois ridiculisés, contextualités, aimants, grotesques... Les vrais savants se révèlent plutôt ignorants, et les pensionnaires soumises à leur condition quelquefois misérables. Plusieurs scènes sont bouleversantes et subtiles, élégantes, elles nous font réfléchir et stimule l'imaginaire. A conseiller aussi à celles et ceux qui s'intéressent déjà à l'histoire de la psychologie, et notamment de la psychanalyse car derrière ce récit l'ombre de Sigmund Freud plane comme une prémonition. Un très bon film, des acteurs à la hauteur, une image troublante, presque envoûtante, hypnotique ! Précisément.
Un beau film à la réalisation très sobre, parfois un peu sombre. L’histoire est originale, et la découverte du personnage de Charcot est intéressante. Peut-être trop de classicisme, le film aurait mérité un peu plus d’envolée lyrique, plus de souffle, dans la mise en scène, une certaine folie, mais sans tomber dans « l’hystérie » bien sûr. Vincent Lindon est impeccable comme toujours, parfait de maîtrise, et la jeune artiste Soko (maintenant surtout reconnue comme chanteuse branchée) est formidable, se livrant totalement, sans pudeur, avec beaucoup de spontanéité et de fraîcheur, dans ce rôle difficile . Le film doit beaucoup à ce très bon duo d’acteurs, le sujet est intéressant, profond, et on s’aperçoit de l’évolution de la médecine, qui était à l’époque très fermée, comme un cercle privé d’initiés. Les mandarins sont bien toujours là, mais ils ont du évoluer (un peu). Le film montre bien aussi cet aspect là, qui rappelle par certains côtés le magnifique et beaucoup plus expressionniste : « Vénus Noire » de Kechiche .
Adorant l'univers de Soko, j'ai appris dans une interview qu'elle avait joué dans plusieurs films. Augustine, traitant d'hystérie et en parallèle: d'hallucinations et du fait d'être malade m'a tout de suite intéressé. En le découvrant, je trouve que c'est un film qui exploite ces thèmes d'une bonne manière. A travers l'histoire d'Augustine, touchante et qui désire s'en sortir, on apprend pas mal de choses sur cette maladie qui touche peu de gens. J'adore les moments où on nous offre quelques témoignages de d'autres personnes. Ils sont très bien intégrés et apparaissent au bon moments. Très bonnes interprétations des deux personnages principaux : Vincent Lindon et Soko. Le film gagnerait en gamme si la réalisation était de meilleure qualité et avec des plans plus nets.
L'hystérie est un mal mystérieux qui fascine encore aujourd'hui. Mais au bout d'un moment, le spectateur est bien obligé d'admettre que ce film n'en expliquera en fait pas grand-chose. À sa charge de se renseigner sur ce sujet. Augustine est plus un film d'ambiance, et si le but est de maintenir le spectateur hors de sa zone de confort, c'est réussi : dès l'ouverture, le film dérange (j'exècre le sentimentalisme à la Bardot mais il faut avouer que le mode de cuisson du crabe est particulièrement cruel). Les décors plongés dans la semi-obscurité et la froideur des personnages (diable, les médecins ne s'encombraient pas de psychologie à l'époque !) participent de cette atmosphère. La sensualité de l'héroïne, qui va croissante au fil du film, explose dans la scène troublante d'hypnose devant l'Académie des Sciences : le regard voyeur de l'assemblée qui applaudit le « spectacle » est au fond ce qu'il y a de plus plus dérangeant dans cette scène. Les acteurs sont habités, Lindon tout en intériorité (même un peu trop, des fois on ne saisit pas les dialogues), et Soko, belle révélation du film, qui suscite l'empathie. Seulement, le revirement du professeur vis à vis du cobaye est à mon avis trop brutal, et la scène de sexe est mal amenée. Bref, un film qui laisse une impression mitigée.
Film décevant qui représente mal l’hystérie, qui nous apprend pas grand chose non plus sur Charcot. Malgré une bonne idée de film, le film reste plat, superficiel et sans intérêt.
Un film particulièrement intéressant, qui donne une vision réaliste de la psychiatrie du XIXe siècle. L'interprétation de Soko est troublante et très juste. A elle seule, elle donne vie à tout le film, qui ne gravite qu'autour des personnages d'Augustine et du médecin Charcot. Le caractère distant et en apparence insensible de ce dernier symbolise la froideur de la médecine psychiatrique avant la révolution freudienne. Charcot n'est cependant pas inhumain, malgré sa personnalité insaisissable, comme on peut le percevoir dans certaines scènes. D'un point de vue esthétique, la reconstitution de l'atmosphère de la clinique est réussie, mais certains plans de caméra ne sont pas toujours judicieusement choisis. Sans l'aura de Soko, "Augustine" n'aurait peut-être pas reçu tant d'éloges... mais ce film vaut le détour, ne serait-ce que pour la dimension médicale, historique et humaine.
Dans une maison bourgeoise, les domestiques préparent une réception. Augustine (Soko), prise déjà d'un léger tremblement, commence à servir des crustacés. Le tremblement s'empire, et elle se retrouve par terre, à se tordre dans tous les sens en gémissant : elle fait une crise d'hystérie. On l'emmène à la Salpétrière, où le docteur Charcot (Vincent Lindon) consulte froidement les malades en file indienne devant ses assistants. Augustine refait une crise et le médecin s'intéresse de près à elle. Il la montre dans des assemblées, il l'hypnotise pour provoquer ses crises (toujours à caractère sexuel). Mais Augustine perçoit peu d'avancement dans le sens de la guérison. Et le film se développe autour de la relation, parfois trouble, entre Augustine et Charcot.
Les critiques de ce films sont plutôt bonnes, et honnêtement, je n'arrive pas à comprendre pourquoi. Tout y est ennui. C'est long, les personnages parlent très peu (Charcot doit avoir une demi page de texte maximum), alors qu'on aimerait comprendre ce qui les anime. C'est une époque fascinante, on aimerait savoir comment on voyait les maladies mentales à l'époque, et on voit des types qui sont devant une maladie qu'ils ne comprennent pas et qu'ils n'ont aucun moyen de guérir. Ils sont passifs, ils observent, et nous avec eux, sans clé pour comprendre. Vincent Lindon, comme souvent, n'a qu'une expression tout le film, lèvres pincées, sourcils froncés, et articule à peine son texte. Il a de la présence, c'est sûr, mais il fait le minimum syndical. Soko, par contre, est remarquable, physique et farouche.
La grande question à mon sens c'est : qu'est-ce qu'Alice Winocour a voulu raconter en faisant ce film ? Qu'est-ce qu'elle veut nous dire ? Bien qu'elle filme le corps d'Augustine de près, elle reste tout le temps à distance, filmant froidement, sans donner l'impression d'avoir un regard particulier, ni critique, ni empathique. Je n'attendais pas un film à thèse ou un documentaire, mais un minimum à se mettre sous la dent, de quoi réfléchir un peu. Winocour ne nous offre rien. C'est bien filmé, les lumières sont belles, mais rien ne nous invite à entrer avec elle dans le film.