Augustine
Note moyenne
2,7
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164 critiques spectateurs

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6 critiques
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23 critiques
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 décembre 2012
Vraiment poussiéreux, académique et que Lindon arrête de jouer avec ses yeux. Quel ennuie
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 décembre 2012
Film académique, « Augustine » rappelle « A Dangerous Method ». A défaut d'être vraiment réussi, le film se regarde. Avec quelques doses d'ennui, il est vrai.
AliceL
AliceL

6 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2012
Pour un premier film, « Augustine » possède une force peu commune. A la fois au scénario et à la mise en scène, Alice Winocour fait preuve d’une rigueur d’écriture et d’une justesse de regard absolument saisissantes. Le film retrace le séjour à la Salpêtrière d’Augustine, la plus célèbre des patientes du professeur Charcot, qui va préciser avec elle sa théorie sur l’hystérie (elle-même servira à Freud dans sa réflexion). Il se focalise sur l’ambiguïté des rapports entre le médecin superstar et la patiente inconnue, se retrouvant tous deux pris dans le mécanisme du transfert, mais révélant aussi tout le refoulé d’une société où la femme vivait dans l’oppression masculine. Révélateur du geste de la cinéaste est sa manière d’éviter l’écueil de l’académisme dans la reconstitution historique : sans doute « aidée » en cela par un budget modeste, elle se concentre sur deux lieux – l’hôpital et la maison de Charcot – transformant sa chronique intimiste en un saisissant huis clos, presque un thriller psychologique. Cette manière d’opérer un léger glissement vers le film de genre marque la première originalité du film. Dès le début, avec cet orage, cette pénombre inquiétante des décors et cette crise d’hystérie qui ressemble à une possession démoniaque, on est plus proche de « l’Exorciste » que de « Marie-Antoinette ». Le film va ainsi jouer de manière très subtile la note du fantastique, sans jamais que cette tonalité ne devienne sur-signifiante et ne perturbe la tenue du récit. C’est d’avantage comme un inconscient cinématographique qui vient irriguer « Augustine », donnant encore plus de prégnance à la force de son récit et à la puissance des ses images.
La jeune cinéaste fait ainsi preuve d’une belle vigueur dans le geste cinématographique, comme on peut le constater dans la brillante scène d’ouverture, ce diner mondain qu’Augustine va faire dérailler. Winocour évite tous les passages attendus en se focalisant sur Augustine tandis que les invités restent dans le flou : brillante idée que d’inverser arrière plan et avant plan, puisque c’est précisément le dispositif de tous le film – aussi bien comme révélateur du discours sur l’inconscient, mais aussi comme métaphore de la place d’Augustine dans son parcours dominé par les hommes auquel elle va finalement s’échapper, et enfin comme métaphore de l’évolution de la condition féminine au 20ème siècle. Quant à la crise d’hystérie qui vient faire exploser la belle ordonnance de ce monde bourgeois et phallocrate, il révèle à la fois le point de rupture d’une nature féminine réduite à l’objet de servante et d’objet de désir (le regard lourd de sens d’un des convives sur la jeune servante), mais aussi cette façon de faire exploser le vernis social (et mental) qui va marquer la trajectoire d’Augustine à la Salpêtrière. On voit bien l’intelligence du regard et la puissance du geste dont fait preuve Alice Winocour, qui va tenir cette ligne tout au long du film.
Certes, « Augustine » n’est pas exempt de quelques scories, en particulier une difficulté à passer dans l’intimité de Charcot. Car autant la prestation très hiératique de Vincent Lindon est chargée d’une autorité naturelle à la belle ambigüité (elle ne demande en fait qu’à se fissurer), autant l’évolution de son rapport avec Augustine est subtil et troublant (y compris dans son empêchement), autant les rares moments où l’on bascule de son côté, dans l’intimité de son foyer, deviennent plus scolaires et attendus (les dîners de famille coincés, la froideur de sa femme, etc). L’erreur est d’avoir voulu pénétrer dans son regard, alors que c’est dans son rapport à Augustine qu’il se révèle. On perd alors le personnage qui nous apparaît d’un coup stéréotypé et faussement opaque. Mais cette petite maladresse n’enlève rien à la qualité du film, puisque la majorité du récit se déroule dans le huis-clos de la Salpêtrière où l’affrontement Charcot-Augustine nourrit les personnages d’une ambivalence et d’un trouble grandissant.
La grande force du film est d’avoir réussit à faire acte politique sans être jamais démonstratif (l’inverse absolu de l’indigeste « Vénus noire »). Augustine se fait ainsi subtilement la caisse de résonnance des rapport de classe et de domination masculine de cette France du début du siècle et le combat d’Augustine, à la fois pour obtenir ce qu’elle veut – l’objet de son désir que devient Charcot dans une belle inversion du rapport de force -, mais aussi pour se libérer de cette société aliénante. Augustine devient ainsi une métaphore du combat des femmes, à la fois pour être reconnues comme sujet désirant et aussi pour la conquête de leur liberté et de leur égalité.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 novembre 2012
Déçue car je n'ai rien appris ni sur l'hystérie ni sur cette relation entre Charcot et Augustine. Beaucoup de longueurs, de silences. Ces médecins réunis tels des voyeurs afin d'observer le cobaye lors de sa crise est pour moi la seule chose qui a été mise en avant.
Georges F
Georges F

8 abonnés 257 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 novembre 2012
fallait il en faire un film?
ok, les interprétations sont bonnes même si Vincent Lindon montre à longueur de film un masque concentré à la limite de la constipation du Professeur sérieux, n'avait il pas une vie plus humaine ce personnage hors les murs de l'hôpital?
Sur ce mode de scénario, il est possible de décliner toute une série: "Freud et Marie Bonaparte", "Pasteur et le premier enfant guéri de la rage", pourquoi pas?
Mais ceci ne fait peut être pas de grands moments de cinéma.
Wouppa
Wouppa

4 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2012
histoire intéressante, le jeu d'acteurs est convaincant, le sujet traité nous garde concentrés tout au long du film,
bon film!
missfanfan
missfanfan

111 abonnés 885 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2012
Voilà un film qui donne à réfléchir la jeune Soko que je ne connaissais pas avant se révèle impressionnante avec une belle maturité dans ce rôle difficile
Vincent Lindon comme à sont habitude sobre discret avec un jeu tout en nuance et des regard qui en dises long voilà une belle surprise
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 novembre 2012
très bon film, les débuts de la psychiatrie, un médecin précurseur qui cherchait à comprendre, en opposition avec ce qui se faisait avant, une belle histoire :-)
Pensionnaire
Pensionnaire

4 abonnés 28 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 novembre 2012
J'aurais adoré apprécier ce film, à la démarche si généreuse et solidaire envers les femmes. Il est hélas long, ennuyeux et surtout très mal documenté. La 1re demi-heure est très réussie, mais dès qu'apparaît Charcot, on est dans un méli-mélo et une approximation incroyables. Juste un détail: c'est la femme de Mozart qui s'appelait Constance, celle de Charcot s'appelait...Augustine!
Le film est surtout indigent au niveau des dialogues. Cela ne fait vraiment pas honneur au maître adulé de Freud, dont on se demande bien ce que celui-ci aurait eu à faire dans cette galère!
Mais la démarche de la réalisatrice est sympathique, on sent son indignation devant le traitement infligé au corps de la femme par ces hommes bien sadiques et voyeurs sous couvert de science... C'est dommage.
On voit le rédac chef du "Monde", Serge Michel, et Rémy Ourdan, un journaliste du même quotidien, au repas de Mme Charcot : la presse a adoré le film, les spectateurs le boudent, les psychanalystes rigolent: ainsi va ...le monde!
Jean-Michel B.
Jean-Michel B.

10 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 novembre 2012
Très beau film (le cadre, le son, les lumières, les personnages emprisonnés dans leurs rôles ou leur "genre"). Presque trop explicite sur l'hystérie et sa dimension sexuelle. Mais au vu des critiques de spectateurs qui n'ont manifestement pas compris l'enjeu clinique de la forme cinématographique et le jeu des acteurs (formidables) l'on peut croire qu'il faudrait, toujours plus mettre des points sur les i. Mais le mot sexe n'a pas de i et l'inconscient ici se livre dans des rapports de corps à corps.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 novembre 2012
L'enveloppe est belle (tendance épurée, cérébrale et glaciale), mais le contenu est vide et/ou vain. Aucune approche probablement visée ne m'a touchée, ni l'approche historique ("Tota mulier in utero", encore en cette fin de 19ème siècle !), ni l'approche clinique (me serais-je trop assoupie pour appréhender correctement le cheminement thérapeutique - je ne me souviens que des fameuses "leçons" réduites à leur plus simple expression grandiloquente à l'écran ; comment Augustine parvient-elle à sortir de l'"hystérie" ?), ni l'approche anecdotique et dramaturgique (Charcot/Pygmalion thérapeute ; Charcot en famille - mais marié en réalité à une autre Augustine, rebaptisée ici "Constance", pour éviter les confusions sans doute, et père notamment d'un autre Charcot célèbre, celui du "Pourquoi-Pas" et des expéditions en Antarctique. Peu convaincant !). Lindon, raide comme un piquet et peu inspiré (et inspirant) déçoit ; Soko (qui a débuté sur petit écran en tant que fille du commissaire Valence/Bernard Tapie...) est meilleure. Les seconds rôles sont bien tenus, la guenon animal familier de Jean-Martin Charcot est adorable et les encarts du début sur les autres démentes de la Salpêtrière les moments les plus intéressants !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 novembre 2012
Nous avons là une Soko magnifique de sensualité dans un rôle où l’on sent toute la préparation accumulée et un Lindon extrêmement convaincant dans celui du médecin. Mais je n’ai pas ressentie l’aura sexuelle installé entre eux deux malgré la distillation de nombreux indices le long du film. Le film dégage une atmosphère suffocante, souligné par une superbe lumière, et une intensité particulière indéfinissable. Certes quelques longueurs mais à voir une fois pour savoir comment était pratiquée la médecine sur les malades féminines au 19ième siècle.
jordiman3510
jordiman3510

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 novembre 2012
Vide. Malgré un sujet original et un Vincent Lindon qui ne démérite pas, on a beaucoup de mal a rester éveillé après 30 min de film tellement le scénario est plat, le sujet sur l'hystérie n'est qu'un prétexte pour privilégier une relation sans aucun intérêt
MadAngelus
MadAngelus

55 abonnés 536 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2012
Soi disant centré sur l'histoire d'amour, nous avons trouvé que le premier film de Winocour se focalisait plutot sur l'aspect médical de l'histoire, tout en étant trop peu rigoureux et en cumulant les mauvaises bonnes idées, comme les interview parfaitement useless. On ne ressent pas suffisamment les sentiments naitrent, sauf dans un ultime plan ou Charcot semble en prendre conscience. Pour moi qui étudie la psychologie, je n'ai pas trouvé le film passionnant malgré son sujet, pour ceux qui comme moi s'intéressent vaguement aux débuts de la psychologie, préférer A Dangerous Method de Chronenberg qui sans etre parfait réussi tout ce qu'entreprend maladroitement Augustine. Mention Pas Mal, pour un premier film.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2012
Voila une débutante en cinéma qui n'a pas froid aux yeux. Au lieu de nous narrer quelque marivaudage entre couples germano-pratins, Alice Winocour s'attaque au grand professeur Charcot, et aux étranges méthodes mises en oeuvre dans ses amphithéatres.

Charcot a certainement été un grand médecin, qui a fait faire à la neurologie des pas décisifs. Il a influencé Freud, qui fut son stagiaire. Mais, en ce qui concerne l'hystérie, cette maladie qui.... a complètement disparu, ce qui est quand même un cas rare dans l'histoire des maladies, on peut se poser bien des questions. Pendant le régne de Charcot, tout le monde était hystérique, (ce dont Maupassant avait bien raison de se moquer....), un peu comme maintenant, tout le monde a une petite déprime. Les hystériques étaient en grande majorité des jeunes femmes, et on les exhibait aux cours du mardi de la Salpétrière. Les crises pouvaient être déclenchées par une simple séance d'hypnose -autre bizarrerie, et les malheureuses se convulsaient, donnant éventuellement des signes d'excitation sexuelle, pour le plus grand plaisir d'hommes du monde accompagnés de quelques élégantes enchapeautées.

Augustine, petite bonne (Winokour l'a vieillie pour les besoins du film), pas encore réglée mais déja un corps de femme, apparait donc à Charcot, qui rêve d'ascension sociale, comme une super bête de foire. Elle déclenche à volonté des crises spectaculaires..... Hyper sensible à la souffrance animale, à la vue du sang, elle passe au gré de chocs affectifs d'une paralysie de l'oeil droit à une paralysie du bras gauche. Et surtout elle croit, de toutes ses forces que le démiurge va la guérir... Pourtant, celui çi ne l'écoute pas, ne veut pas savoir qu'elle a été violentée par le passé. Il ne pense pas les manifestations d'excitation sexuelle des malades soient à prendre particulièrement en considération. Et il fait preuve, en règle générale, d'une indifférence, d'un manque d'empathie, pour ne pas dire d'un mépris, pour toutes ses malades.

La façon dont Winokour fait vivre ce monde de l'hopital du 19eme siècle est épatante. Par contre, on n'est pas obligé de souscrire à la licence romanesque que Winocour s'est autorisée pour expliquer la disparition bizarre d'Augustine. A vrai dire, on n'y croit même pas du tout.... Par contre, on imagine bien Augustine amoureuse de celui dont elle attend tant!

Vincent Lindon est formidable -on se demande ce qu'il ne pourrait pas jouer! et la robuste Soko prend son rôle à bras le corps, avec une présence et une animalité tout à fait exceptionnelles. Chiara Mastroianni (qui avec l'âge ressemble de plus en plus à Papa, pas de chance quand on a une Maman qui s'appelle Deneuve) interprète l'épouse de Charcot, elle est très présente dans le film, sans que ses relations (relations polies au sein d'un couple de la bonne société?) avec le grand homme soient vraiment explicitées. Enfin, l'excellent Olivier Rabourdin joue Bourneville, le second de Charcot. Que du bon, donc....

Voila un premier film prometteur, à la fois pour la richesse de son évocation historique, et pour la froideur du regard jeté sur les protagonistes. Il n'y a pas, dans le dialogue, une parole de trop. Winocour a tout compris, d'un seul coup. On l'attend au prochain.
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