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Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mars 2014
Dernier film en noir et blanc d’Alexander Payne, NEBRASKA a deferlé la chronique grâce à ses nombreuses récompenses et multiples nominations. Rôle principal du film, Bruce Dern a d’ailleurs remporté le Prix d’Interprétation Masculine au Festival de Cannes 2013. Egalement, nommé six fois aux Oscars 2014 (retrouvez le palmarès ici), NEBRASKA est un excellent road movie, à voir.
NEBRASKA c’est le scénario de génie de ce quipropos aux conséquences rocambolesques. En effet, le film retrace l’histoire d’un vieil homme persuadé d’avoir gagné au loto et qui accompagné de son jeune fils, va prendre la route vers la fortune. A la fois tendre et touchant, le scénario réserve son lots de rebondissements incroyables et inattendus. Et, outre l’histoire d’argent, le scénario reprend la trame des relations père – fils, avec intelligence.
NEBRASKA c’est aussi un film à la photographie parfaite, d’ailleurs nommé aux Oscars 2014. Très esthétique en noir et blanc, NEBRASKA est un film beau à regarder. Dynamique et avec beaucoup de rebondissements, on ne s’ennui jamais malgrè quelques scènes peu longues et inutiles (le retour dans la maison d’enfance de Woody, notamment). Mais malgrè une très bonne mise en scène, NEBRASKA ne va jamais plus dans la profondeur des scènes et n’effleurent qu’au final les relations père/fils ou la démence du vieil homme. La fin sans fin du film, vient confirmer une fois de plus le côté un peu superficiel du film.
NEBRASKA réserve un casting bluffant où chaques acteurs effectuent une prestation incroyable. Bruce Dern, multiple récompensé pour son rôle, est vraiment excellent et donne à son personnage un aspect vrai et touchant. Et, pour son premier grand rôle au cinéma, Will Forte offre un jeu incroyable et démontre ses talents d’acteurs. Et, June Squibb en vieille femme taciturne est excellente.
Pour conclure, NEBRASKA est à voir pour la fabuleuse prestation de Bruce Dern, son histoire de quipropos et la mise en scène d’Alexander Payne.
Quand on met 5 étoiles sur Allociné, il est écrit "Chef d'oeuvre" : C'est vraiment le cas ici. Je suis sorti de la salle en me disant : "je viens de voir une perfection cinématographique". Magnifiquement bien joué, des images splendides, un scénario intelligent, de l'émotion, et surtout...de l'humour. Un humour noir, dur et abordant des problèmes qui touchent tout le monde sans exception.
Alexander Payne m'avait déjà très agréablement surpris avec Monsieur Schmidt, Sideways et surtout The Descendants. Il atteint ici le summum. Bravo.
Nebraska représente tout ce que je n'aime pas dans les road trip movies. Il ne se passe rien, il n'y a pas de but, c'est cliché, sans rythme (si ce n'est la répétition) et inexpressif. Je peux comprendre que ce type de film plaise à certaines personnes mais je n'adhère pas du tout à ce côté lent. Mention spéciale aux musique qui sont vraiment magnifiques. 2/5
Film emouvant, drole a la fois aussi mais il y a un seul defaut et tres grand d'ailleurs, le noir et blanc. A mon avis s'il aurait ete en couleur on aurait apprecie plus les paysages.
Alexander Payne ne recevra probablement pas le même succès qu'avec The Descendants. Le film, en noir et blanc, sans acteur réellement connu dans l'Hexagone, mérite pourtant toute notre attention. Payne met au coeur de son histoire un drame familial banal, celui d'un fils qui souhaite, un peu trop tard, resserrer les liens avec son père, désormais à moitié grabataire. La mise en scène est jolie sans être exceptionnelle, le timing (1h55) parfait, les lieux que l'on nous propose de découvrir (le Midwest quasi-urbain) très rares à l'écran. Et pourtant passionnants. De l'humour (noir, parfois), et des figures attachantes permettent à ce film de se hisser comme la comédie la plus réussie de Cannes 2013. Si l'on passe un excellent moment, on ne peut en revanche pas crier au génie. L'absence de sentimentalisme peut apparaitre comme un point fort du film, mais se transforme en une certaine imperméabilité qui empêche le film de se hisser aux côtés des grands de la compétition cannoise.
Terriblement lassant ces films qui se disent indépendants, qui s'affichent comme tels avec des acteurs sans charisme, une apparente modestie du projet, un noir et blanc de circonstances mais sans grande utilité et qui pour finir n'ont pas la moindre idée originale à proposer. Un programme qui a toutes les apparences d'un film de Jarmush sous tranquillisants.On retiendra quand même de jolis passages goutus comme le personnage haut en couleur de la maman gouailleuse qui raconte avec délice ses histoires de fesse d'antan. Pour le reste, c'est à l'image de ce dialogue bêtifiant dans ce bureau de loterie ("Mon papa a tendance à croire ce qu'on lui dit..." rapport aux promesses fallacieuses qui lui ont été faites), c'est poussif comme un road movie plan plan et au ralenti qui donne le sentiment qu'on l'a déjà vu un milliard de fois !
Très bon film. Tourné en noir et blanc, avec une histoire et des personnages très touchants. Bruce Dern aurait mérité l'oscar pour son interprétation. Les photos sont belles, Alexander Payne excellent.
Une comédie qui manque sérieusement de rythme et de punch, ce film aurait très bien pu faire 1h20, 2h c'est trop et je me suis limite ennuyé. Mais sinon hormis son côté soporifique, les acteurs jouent bien, c'est très réaliste et il y a quelques moments marrants.
Après Sideways et About Schmidt, Alexander Payne revient avec un nouveau film sous forme de road-trip existentiel, style qu'il semble apprécier tout particulièrement. Les deux premiers étaient déjà assez moyens voire médiocres et ce Nebraska ne déroge malheureusement pas à la règle, il souffre exactement des mêmes défauts que ses prédécesseurs : le scénario, qui pourtant aborde des sujets intéressants tels que la vieillesse ou la maladie, navigue à vue dans un faux rythme propice à l'ennui sans jamais chercher à développer une intrigue forte; la narration est extrêmement laborieuse et peu constructive, le film s'apparentant en fait à un vaste fourre-tout fait d'idées balancées en vrac sans réelle cohérence; et les personnages sont très superficiels et parfois caricaturaux, sans compter qu'on ne ressent aucune réelle alchimie entre les acteurs. Quant au noir et blanc, il ne sublime en rien ce film qui manque un peu (beaucoup) de tout. Alexander Payne semble être un des réalisateurs en vue ces dernières années et pourtant son travail est très décevant et surtout, plus inquiétant, il ne semble pas s'améliorer au fil du temps.
que les gens sont petits devant la cupidité et l'appât du gain. la sénilité comme la patience et l'amour des uns et des autres sont filmés et rendus à la perfection.
Road movie empreint de nostalgie et doux à visionner. J'ai aimé l'ambiance rurale de l'Amérique profonde et le côté cynique des personnages. Le film n'a rien d'original ni d'innovant mais je ne regrette pas de l'avoir regardé.
(...) La forme spécifique du film, le noir et blanc, et de nombreuses nuances de gris, contribuent pleinement à la simplicité de ton que le réalisateur tente de donner à son film. Cette simplicité rend de manière paradoxale une beauté spécifique et réaliste à Nebraska, à ce titre il serait bon de louer le travail de Phedon Papamichael (également directeur photo de James Mangold) pour sa sublime photo. Le naturel du regard posé sur ses personnages apporte une profondeur afin de mettre en avant leur côté humain. Portrait intime d’une famille qui tend autant vers l’émotion que vers le rire, par les personnalités des membres qui la composent. Sous ce regard exagéré et quasi trop fictionnel reste la magie naturelle, et finalement réaliste, d’un regard juste et précis. Alexander Payne choisit d’inscrire intelligemment son récit dans le Midwest américain. Là encore, l’apport du noir et blanc est intéressant. Ce choix évite la redite classique, sinon cliché, d’appuyer sur l’aspect visuel d’une Amérique white trash, avec ses petites villes pauvres et sa population qu’on dépeint trop souvent de la même manière. Plutôt que de verser dans cela, les accents se portent naturellement sur l’aspect humain du film, mettant les personnages en avant. Bien que les paysages de ce road trip finissent par former aussi un énième personnage très important dans le film. (...) La beauté du film se trouve également dans la performance de son casting, global, mais emmené par un Bruce Dern parfait dans son interprétation de Woody Grant. Il donne à ce personnage l’essentiel, entre tendresse, détresse mélancolique et acidité des répliques, le cocktail est parfait d’humanité. Il en est de même pour celle qui joue la septuagénaire la plus drôle de ces dernières années au cinéma, June Squibb. Quant au fils, interprété par Will Forte, son côté ingénu semble parfaitement convenir à l’évolution du personnage nécessaire à ce road trip. L’enveloppe sonore, une bande son Americana, narre parfaitement le parcours d’un homme mais également la relation père-fils, souvent filmée, mais rarement de cette manière. Où parcourir un état s’apparente à traverser un passé pour donner/prendre le relais, et tendre vers un futur évolutif. Dans cet ensemble, l’allégorie de la poursuite de ses rêves semble être le seul point peu subtilement traité. Rien de gênant, quand dans un dernier plan, la formalité de la mise en scène clos le film sur la plus belle des scènes, comme un passage obligé de la vie d’un père. L’authenticité avec laquelle Alexander Payne filme ses personnages et le milieu dans lequel il les dépeint force le charme finalement naturel de son long-métrage. Road trip en forme de parabole d’une vie, où se mêle de nombreux thèmes filiaux. Ce regard mordant, touchant, poétique, est finalement très juste, réussit à mélanger comédie et drame avec talent, puisque dans son final le ton léger de l’œuvre l’emporte, flirtant parfois avec l’univers des frères Cohen. On serait d’ailleurs peu étonné de les voir ensemble dans de nombreuses catégories au moment où les statuettes dorées seront délivrées en début d’année prochaine. Peu importe le vainqueur, puisque c’est un réel bonheur de voir de tels films à une époque où les blockbusters «mangent» tout. Parmi ce petit nombre d’îlots en 2013, Nebraska fait effectivement partie de grand, très grand état. Un road trip sans retour ne suffisant pas à en apprécier toute la saveur.
Road movie signé par Alexander Payne nous baladera entre le Nebraska et le Dakota du Sud, le réalisateur nous plonge dans une relation intime entre un père et son fils. Ils apprennent à nouveau à s'entendre mais ce n'est pas facile. Les paysages américains sont de toute beauté dans ce noir et blanc qui rend le film tout de suite plus auteuriste. Un bon film du réalisateur américain même si ce n'est pas celui que je préfère.
Un road-movie contemplatif d'une belle simplicité, reposant principalement sur un duo d'acteurs en osmose, jouant parfaitement les dialogues et situations qui les opposent et les relient. Effet feel-good immédiat!
Avec beaucoup de compassion et de bienveillance pour ses personnages, Alexander Payne réussit encore une fois un film à hauteur d’homme, un film sincère et touchant comme pouvaient l’être ses précédents. Comédie qui n’en est pas vraiment une, « Nebraska » est ponctué de quelques scènes assez drôles (la recherche d’un dentier sur une voie ferrée ou une conversation totalement absurde à propos d’un trajet en voiture), dont la mise en scène met en valeur les décors sublimes du grand Nord américain, vient renforcer cette impression de tenir là un film modeste mais plein de qualités, plein d‘attention et duquel on ressort le sourire aux lèvres.