J’avais bien aimé le 4ème, on regroupe la famille et, du coup, on ramène les têtes d’affiches. Là c’est un peu pareil mais pour récupérer un perso féminin fort, et Léti était tout indiqué pour ça (sans compter le buzz du retour que ça impliquait).
Bon faut pas chercher une histoire balaise ou un réalisme exacerbé mais uniquement du spectacle, et là on est servi. L’intrigue de toute façon ne sert qu’à faire revenir une star (Michelle Rodriguez) à ajouter au gros casting, et ramener un nouveau méchant qui permettra d’initier d’autres films. Du coup pour intégrer ça faut une bonne dose de complaisance sinon ça ne passerait jamais : « tu viens d’être père mais va risquer ta vie pour chercher une revenante, on est ensemble mais va tenter de retrouver ton ex, on est riches et tranquilles mais on va te suivre car on est une « famille », tu tombes d’un avion tu meurs mais d’autres non… Le tout est servi avec une musique trop classique (du hip hop commercial à fond), un rythme qui se tient, pas trop de longueurs, une trame classique, des dialogues bateaux et une VF affreuse surtout pour Toretto.
Évidemment les cascades et l’action sont au rendez-vous, servis par de bons FX et des bastons sympas (The Rock et le Russe ou un Diesel-Evans bien que plus commun). Cependant la tendance US du toujours plus commence vraiment à devenir risible. Non seulement on reprend les faits d’armes passés (on se glisse sous les caisses qui font des tonneaux, le Nos, un peu de drift à la fin) mais on innove, quitte à zapper la physique (le saut du pont). De plus, ce qui faisait l’attrait principal au début (les voitures tunées, les nanas, les courses) commence à disparaitre sérieusement, toujours au profit du show. L’autre disparition c’est celle, relative, de Brian, au profit de Toretto dont le perso devient clairement le héros et meneur absolu, signant alors une bascule qui se départit complètement du passé
(et encore plus avec le départ du couple Han-Gisèle)
En somme le 6ème opus continue de remanier la série pour la faire perdurer, choisissant une voie que tous n’aimeront pas forcément mais qui a le mérite d’essayer de proposer un contenu.