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Vrakar
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1,5
Publiée le 8 mai 2016
Autant "District 9" était original dans sa conception et son scénario, autant "Chappie" est la vacuité même. On pourrait le voir comme un "Robocop" sous amphétamines, version sud-africaine. On ressent clairement l'influence de ce film d'anticipation culte (mais pas non plus un chef-d'oeuvre), ainsi que "Blade Runner" lorsque Deon (Dev Patel) rentre chez lui accueilli par ses 'pitits' robots, ou encore "Mad Max" pour le côté cyber-punk trash des vilains méchants. Passé ces clins-d'oeil, il n'y a plus rien. De l'action et des sfx (bien maitrisés) à tout-va, des dialogues pauvres, beaucoup de clichés, aucune réflexion pour un film qui se veut d'anticipation, pas plus d'émotion, des acteurs mal dirigés ou tout simplement mauvais, une bande son abrutissante et surtout un scénario archi-prévisible. On peut se demander ce que Jackman et Weaver sont venus faire dans cette galère. Quoique Sigourney n'en est pas à sa 1ère apparition de ce genre dans les films de SF. Neill Blomkamp a apparemment plein d'idées et un style personnel. Mais ce n'est pas suffisant pour faire de lui un grand réalisateur, tant il donne l'impression de tourner en rond dans son univers. Espérons que ses futurs projets, toujours dans la SF d'anticipation, seront plus aboutis et surtout moins tournés vers la débauche de sfx et d'action.
J'avais apprécié district 9 et Elysium mais j'ai été quelque peu déçu par Chappie de Neill Blomkamp, un peu trop moralisateur et enfantin à mon goût, toutefois, les trucages et animations sont parfaites et les personnages crédibles. A voir si on a un moment de libre ou dans un avion.
Il y a vraiment de bonnes idées, de bons passages, certains assez forts d'ailleurs mais l'ensemble est, je trouve, gâché par les personnages qui sont franchement pathétiques, caricaturaux, mal faits et auxquels il est impossible de s'attacher. On a du mal à se passionner, à rester concentré de bout en bout car les faiblesses ne manquent pas et l'histoire est répétitive, trop pour plaire !!
Un jour on y viendra aux robots qui pensent et ressentent des choses. Petit film sympa qui permet de passer un bon moment de détente. Mention spéciale aux trois racailles qui donnent une touche d'humour au film.
Sur la forme, le film est très sympa en terme d'effets spéciaux, de fluidité de l'image, des scènes d'actions, mais c'est surtout sur le fond que cette histoire est décoiffante : la naissance de la conscience est un thème intéressant et très bien rendu dans le scénario.
Au bout d'une demi heure de film, nous n'avons pas pu continuer. Le scénario est creux, les dialogues d'un niveau CP, le jeu des acteurs ressemble à celui d'une parodie et les acteurs sont clairement visibles derrière leur costume de robot. Bref, on y croit pas du tout et on s'ennuie. Grosse déception.
Voilà un film de science-fiction original ! Chappie symbolise tout ce qu'on a envie de voir au cinéma en terme de SF et de blockbuster : de l'inventivité et de l'audace ! Assumant sa liberté de ton et ses partis-pris osés jusqu'au bout, ce 3e long-métrage confirme tous les espoirs qu'on a pu mettre sur Neill Blomkamp pour renouveler l'approche du genre. Bénéficiant d'un très bon rythme, ce film punchy nous plonge une seconde fois (après District 9 en 2009) dans l'univers sulfureux de Johannesburg. Il n'est plus cette fois-ci question d'extra-terrestres mais d'intelligence artificielle. Et quelle claque à ce niveau ! C'est tout bonnement la meilleure intelligence artificielle qu'on ait jamais vu au cinéma, en tout cas la plus convaincante, avec de vraies émotions et une vraie personnalité à laquelle on peut s'attacher. Si vous n'avez jamais vraiment ressenti d'empathie pour un robot, regardez ce film ! (et Wall E aussi, il est très bien dans ce domaine) Tout le génie de Blomkamp a été de nous offrir une intelligence artificielle en phase de puberté. Ici, Chappie est un enfant qui malgré ses capacités physiques et intellectuelles supérieures à la normale doit se confronter au monde dans tout ce qu'il peut avoir de dur et de contradictoire. S'en suit alors une véritable réflexion sur l'humanité, les notions de bien et de mal, la conscience et même l'éducation. C'est donc loin d'être un film stupide malgré ses nombreuses scènes d'action, son manque de rigueur scientifique (le film est clairement orienté divertissement) et le choix du groupe Die Antwoord en personnages principaux (par ailleurs vraiment bluffants de justesse). C'est un film intelligent qui a du cachet, et c'est aussi un film qui a une âme, à l'instar de son personnage principal. Définitivement la bonne surprise de cette année ! 17/20
1er film que j'apprécie venant de ce réalisateur. Sans rien révolutionné, ce film nous tient en haleine tout le long, avec une histoire "un peu" émouvante. Les effets et les OST sont bonnes. Les acteurs sont correct pour un film de ce genre. On finit par s'attacher à chappie. 3,5/5 j'ai passé un bon moment. Ni trop long, ni trop court.
Mon problème avec la sci-fi c'est d'arriver de temps en temps à retrouver un peu de fraîcheur. Je trouve que Chappie renouvelle bien le genre. Le cast et la musique sont vitaminés !
Pour moi le meilleur film 2015 avec Mad Max !!! J'attendais beaucoup de Neil Blomkamp après le décevant Elysium et cette fois je me suis régalé. Un cocktail jubilatoire de comédie, action, science-fiction sans rentrer vraiment dans la grande réflexion soit, mais avec un sens démesuré du rythme, de l'humour, de l'émotion... vraiment du grand spectacle de qualité sans tomber dans l'outrance holywoodienne. Hugh Jackman est génial en second rôle et le couple "Die Antwoord" s'offre 2 rôles sur mesure totalement grandioses et déjantés.
Un film archi nul, l'histoire est complètement tirée par les cheveux, les acteurs sont mauvais...mais que font Seagourney Weaver et Hugh Jackman dans ce film ? Une œuvre de charité ??!! Dans quel genre peut on classer ce navet ? SF ? Film pour enfant ? Horreur ? On ne sait pas tellement on s'y perd... Svp, Monsieur le réalisateur, pas de trilogie !!!!
Jolie fable robotique qui bien que supérieur à la moyenne des autres films du genre souffre un petit peu, tout comme avant Elysium, d'un scénario parfois un peu facile. N'empêche, on a de l'empathie pour Chappie et la réalisation est excellente. En attendant son prochain film!!!
On ne peut qu'immanquablement songer à “Robocop” quand on regarde ce film. Ici comme dans le long-métrage des années 80, on a affaire à des policiers-robots pour juguler une criminalité galopante. Mais, alors que le premier sanctionnait la nécessaire conscience humaine pour guider la machine (Robocop est un homme fusionné avec une machine), Niel Blomkamp, lui s'intéresse à l'intelligence artificielle qu'il oppose à un comportement humain plein de violence. “Chappie” est donc un robot capable comme les humains de penser, d'éprouver des émotions et des sentiments, bref possédant une conscience. Là où “Robocop” était une dénonciation du capitalisme et de la violence qu'il engendre, “Chappie” fait plutôt dans la dénonciation assez triviale de la violence humaine et de ses appétits (cupidité, envie, pouvoir...). Comme souvent chez le réalisateur sud-africain, c'est visuellement très fort et l'action toujours présente le dispute à l'humour et aux bons sentiments. Si le film s'avère très distrayant, il n'en demeure pas moins un long-métrage de science-fiction assez classique qui ne dit rien de nouveau ni sur la société, ni sur les robots, ni sur l'intelligence artificielle. Le personnage de Chappie est vraiment attachant et les personnages qui l'entourent sont hauts en couleurs (avec la palme pour un Hugh Jackman rarement en méchant et nanti d'une coupe de cheveux dont la ringardise en fait un quasi chef-d'œuvre). Un film de science-fiction plaisant, esthétiquement réussi, mais dont le scénario un peu convenu et assez prévisible le privent d'une réelle plus-valu face à ses prédécesseurs. À voir pour se distraire, mais pas plus finalement.
Très très bon film SF sur l'IA et la robotique, un des meilleurs que j'ai vu (à classer avec l'Homme Bicentenaire et Blade Runner). Malgré une apparence de film blockbuster d'action (ce qu'il est aussi), ce film possède une vraie richesse intellectuelle pour qui est initié à l'IA et à ses problèmes philosophiques. La thèse et le parti-pris sont aussi très originaux, j'ai vu pas mal de films SF sur l'IA, d'animes et lu pas mal de livres SF sur le sujet pour en témoigner. On peut dire que ce film est en vérité une illustration de solutions proposées à divers problèmes de l'Intelligence Synthétique (voir l'article Wikipédia en anglais à ce sujet, c'est très intéressant).
Par exemple, un des problèmes traités est: comment peut-on faire la différence entre un robot qui ressent des émotions et a une conscience, et un robot qui n'en ressent pas mais qui le simule? Dans Chappie, spoiler: la solution proposée est déroutante et en même temps géniale: on n'en fait pas, car cela ne fait pas de différence. La parfaite illustration est la scène où Chappie se fait enlever dans le camion de Hugh Jackman (je ne me rappelle plus du nom de son perso), et menace de le mettre en morceau. Face à cette scène, je doute que qui que ce soit ne soit resté indifférent à la peur viscérale que démontrait Chappie, la peur de souffrir et de perdre sa vie, aussi synthétique soit-elle. Mais à aucun moment, pour la plupart des spectateurs, ne nous sommes-nous demandés: est-ce que ce robot ressent vraiment cette peur? Pourquoi ne pas s'être posé cette question? Car l'expression de cette émotion la fait exister, que ce soit une simulation ou pas (si tant est qu'une telle différence puisse réellement exister) importe peu: face à la peur de ce robot, il est impossible de rester indifférent. La thèse est donc clairement exprimée, illustrée et même démontrée: il importe peu de faire une différence entre expression simulée ou réelle, l'expression elle-même suffit à la faire exister: l'expression existe, et peu importe comment elle a été produite. (cette thèse est d'ailleurs en totale opposition avec un gros domaine de philosophie traitant des zombies philosophiques, et avec la thèse - très classique - défendue par Ex Machina et bien d'autres films avant...).
Que dire aussi de l'inversion des rôles comme conclusion finale? En effet, je crois que je n'avais jamais vu avant un film sur l'IA où le robot, conçu comme conscient par son créateur, retourne la situation en transférant la conscience de son créateur dans le corps d'un robot! Si le créateur a été l'inventeur de la singularité, la machine elle a été l'inventeur du transhumanisme, réconciliant ainsi les deux créateurs, l'homme et la machine, en les mettant sur un pied d'égalité. Franchement, chapeau pour ce dénouement, que je n'avais jamais vu ni lu auparavant!
Ces exemples - et il y a bien d'autres - montrent la subtilité et la profondeur des réflexions qui sont vraiment au coeur du film. Car il y a tellement de réferences judicieuses à des thèses et des problèmes de l'IA, tout au long du film, avec des termes ou des scènes très bien choisies (vraiment on peut dire que c'est des illustrations qu'on peut utiliser comme cas d'écoles), qu'on ne peut douter de l'intention des scénaristes et des réalisateurs à vouloir traiter ces problématiques. Ce n'est donc certainement pas un hasard, et je félicite donc l'équipe qui a mené ce projet, et qui a aboutit à l'un des meilleurs films SF sur l'IA qu'il n'y ait jamais eu. Bravo.