On pense à l’énigmatique Mulholland Drive de Lynch, à l’univers d’Almodovar, au suspense de Hitchcock et bien sûr au Crime d'Amour de Corneau, mais ce jeu de tension érotique est bien un De Palma. Passion est une sublime œuvre traitant de jalousie, de schizophrénie, de manipulation et de voyeurisme. Après Phantom of the Paradise, Carrie, Scarface, Les Incorruptibles et on en passe, le cinéaste que l’on ne présente plus, propose de nombreux retournements de situation jouissifs et bouillonnants en se jouant du spectateur. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Un film en toc ! Esthétique clean de spot publicitaire, un remake "à l'américaine" clinquant et racoleur (ah ! les nanas sexy se roulant des patins !). Du temps perdu !
Quant Brian De Palma se la joue Pedro Almodóvar ça donne "Passion", un thriller doté d'un duo dangereusement sexy: Rachel McAdams et Noomi Rapace, d'une réalisation très soigné, d'un scénario efficace et bien ficelé, d'une superbe bande son, bref bonne surprise !
De Palma is back ! Réalisateur à la fois adulé et détesté, notre cher Brian De Palma avait enfin trouvé un film dont l'intrigue fait directement écho à ses plus grands classiques. "Passion", remake de "Crime d'Amour" d'Alain Corneau, a à la base comme but de gommer les défauts du film français. Entrons dans le vif du sujet : c'est plutôt pas mal ! Le film est littéralement porté par son excellent duo d'actrices : Noomi Rapace, qui apparaît fragile au début, et Rachel McAdamas, manipulatrice à souhait. Elles sont souvent justes dans leur rôle, et c'est un pur régal. Ce qui frappe en premier lieu, est la réalisation extrêment particulière du réalisateur, qui n'a pas pris une seule ride. Il y a un aspect nostalgique certain, tant au niveau de certains décors, que de certains éclairages. La mise en scène est des plus esthétiques, et assez efficace la plupart du temps selon moi : split-screen, plans-séquences, travellings... Il y a de tout, et c'est fort bien maîtrisé ! La photographie fait un peu penser à un téléfilm de luxe parfois, mais au fur et à mesure que l'on avance dans l'intrigue, le tout devient un peu plus convaincant, ce qui correspond au moment où l'intrigue, qui paraît classique et maladroite au début, s'envole pour nous gratifier d'un pseudo thriller "De Palmien" comme on les aime. Un vrai jeu du chat et de la souris commence, où les apparences sont trompeuses. Les retournements de situation s'enchaînent, certains plus prévisibles que d'autres, mais l'efficacité reste présente, jusqu'à un final en apothéose loin d'être anodin.
La musique, bien que trop présente dans pas mal de scènes, est réellement au service de l'intrigue dans la seconde moîtié du long-métrage.
Pour conclure, De Palma ne signe pas son grand retour, la faute à un ensemble non dénué de défauts qui ne se démarque pas suffisamment pour prétendre à être un ténor du genre, mais un bon thriller, efficace, assez prenant, plutôt sexy et fait avec un brin de nostalgie vraiment bienvenu. Un petite bouffée d'air frais vraiment sympathique.
Heureusement qu'Alain Corneau n'est plus là pour voir comment De Palma insulte et bousille "Crime d'amour".... Ce "remake" modifié est complètement raté malgré l'excellente Noomi Rapace.
Rachel McAdams est magnifique,envoûtante,perfide,ses tenus lui vont à merveille. l'intrigue était connu puisque remake et il n'y a pas de réelles surprises,d'innovations et c'est bien dommage.
17/20: Si dans la première heure, De Palma fait un remake quasi plan par plan du film original (ajoutant quand même ses petits ingrédients qui lui sont si chers : des plans séquences, le thème du double, les différents points de vue), C'est dans la seconde partie que le film prend toute sa saveur. Le réalisateur se lâche et prend toutes ses libertés pour revoir et corriger toutes les maladresses de "Crime d'Amour", magnifiant ainsi l'oeuvre d'Alain Corneau. Et si le cinéaste ne cesse de s'auto-citer en reprenant toutes les ficelles de son oeuvre (la scène du crime en split screen en est le parfait exemple), on ne peut l'en blâmer tellement l'effet de trouble est garanti. De Palma prouve qu'il est un grand metteur en scène.
Belle reprise de brian de palma. Le duo d'actrice fonctionne trés bien. Le rythme est un peu lent et crée des longueurs. Le style est là. La version française avec kristin scott thomas était plus simple mais pour moi meilleure.
Le film de Brian De Palma nous emmène dans le cercle fermé des cadres d'une multinationale. On se rend compte en visionnant le long-métrage que ce cercle est un repaire de rapaces qui se sentent prêts à tout pour obtenir une promotion en utilisant toutes les méthodes possibles, humiliations directes ou parlottes à table, cette tribu nous montre à quel point l'humain peut s'afficher arriviste, cupide et salaud. Si le thème de la moquerie et de l'humiliation sont clairement montrés, le réalisateur prouve à quel point la technologie moderne peut rendre les gens paranoïaques avec les téléphones mobiles en guise de caméra ou les caméras postées dans l'entreprise pour surveiller si tout le monde accomplit son travail. Le sujet en phase de ce portrait de société, c'est l'histoire d'amour puis de haine entre les trois protagonistes jouées par Rachel Mc Adams, Noomi Rapace et Karoline Helfurth. Le trio qui devient un triel est parfaitement joué par les trois actrices dans ce drame qui tout à coup se transforme en film policier lorsque l'une d'elle est assassinée. Des deux restantes, qui aura le dernier mot? Film sur l'homosexualité féminine au sommet d'une entreprise, le réalisateur américain nous montre les passions et les pulsions humaines. Au menu de ce film, traîtrise, harcèlement moral, meurtre, jalousie, violence, chantage, fausse amitié, vraie preuve d'amour, manipulation sur tous les fronts, vraiment Brian De Palma nous gratifie d'un thriller maniaque, obsessionnel et cauchemardesque. Le réalisateur américain nous livre une histoire très peu commune tirée d'un film d'Alain Corneau nommé "Crime d'amour" qui fige le spectateur à son siège entre ces mouvements de caméra qui lui sont propres et sa volupté de nous bricoler un long-métrage oscillant entre drame et thriller dont la finalité glace le sang. Au final, un film épouvantable qui plaira aux fans de Brian De Palma autant qu'à ceux qui le découvriront, un film très pertinent sur la psychologie des trois jeunes femmes dont les cauchemars ressemblent à la réalité.
Au Diable que le fait de radoter, j'espère de tout coeur que quelqu'un réagira contre cette doxa qui porte Brian de Palma aux nues. Voilà bien un cinéaste que je n'ai jamais jugé bon. Ce qui pourtant, ne pas m'a pas empêchée d'être alléchée par sa dernière réalisation. A la suite de la vision d'une bande-annonce outrageusement prometteuse qu'attendions nous ? Sensualité maladive, glacement de sang, sublimations féminines et érotisme ambiant... Que nenni. C'était sans compter les obsessions rances et perpétuelles du vieux Brian. Perverses ont longtemps été ses œuvres. Non pas que l'aspect soit condamnable, attention, mais qu'il le soit à l'excès rien ne semblerait plus naturel. Attirance/répulsion, jeux de masques, sexe, doubles, sadisme, meurtres... Quel plaisir pourrait-il y avoir à retrouver ces abjections déjà maintes fois essoufflées ? Je ne le sais. Pas même pour une réalisation qu'on qualifierait de virtuose; car si dans la simplicité on peut se retrouver ce n'est pas le cas d'une banalité techniquement pseudo-complexe. Mesdames et Messieurs, sachez que ce grand homme, pour servir l'immensité de son propos, nous a fait l'honneur de réaliser un split screen. Procédé intéressant dans certains cas d'ici éloignés, il n'est devenu qu'agression visuelle et lourdingue appui scénaristique. Si certains plans auraient pu s'avérer visuellement réussi (nous parlons d'un cinéaste à renommée cinéphile, c'est la moindre des choses) l'esthétique est littéralement pervertie par un design excessivement moderne. A des lieues de faire rayonner ses actrices, notre « artiste » les moule dans cet univers composé de verre, de blanc, de toc, de métal (et de placements de produits). Sans parler des couleurs excessives au mauvais goût prononcé. Ce ne pourrait également être le plaisir d'un scénario exceptionnel. Là où Corneau avait su rester digne au milieu de ses grosses ficelles, De Palma salit de son ignorance, une histoire déjà peu palpitante. On parle de visionnage d'un ballet qui à l'origine est d'une durée de dix minutes pour ensuite annoncer que le dit « visionneur » serait parti au bout de la première demi-heure ? Non, nous ne sommes pas tous incultes. Invraisemblances dues à d'inutiles objets qui ne servent qu'à assouvir une prise graphique malheureusement peu palpitante de maigres secondes. Ne parlons pas de cette représentation d'une sexualité pseudo-subversive exacerbée à laquelle on ne croit pas une seule seconde. Toujours loin de son but, notre réalisateur peine à donner sa dimension réellement fantomatique à sa création. Ce n'est certainement pas par l'intermédiaire de ce bruit ambiant qui a été (de façon terrifiante) qualifié de musique qu'il se pouvait de réussir. Pauvre Brian... Si certains s'amusent à lui trouver des excuses (ce pour ne pas avouer qu'ils sont fascinés par ses penchants) et disent qu'il s'applique à ne réaliser que des séries B assumées et parodiques, ils devraient y regarder bien après. Le tout n'est alors intéressant que pour cinq minutes, le temps de nous rendre compte qu'il n'y a rien de plus à nous apporter. Mais également, pauvre Noomi Rapace (à l'immonde coupe de cheveux) qui peine à trouver sa place au sein de ce manque de subtilité faisant passer cette œuvre ratée pour un mauvais téléfilm. Une bien pauvre passion que celle d'un réalisateur poussiéreux voulant gravir les grandes marches du temps. Et ce (c'est sans regret qu'il serait délectable de lui annoncer) en chutant aussi minablement que faire se peut. Adieu.
11/20 : Le réalisateur Brian de Palma nous présente PASSION, un thriller érotique réunissant la canadienne Rachel McAdams et la suédoise Noomi Rapace, deux actrices épatantes dans leur rôle respectif. Rachel McAdams incarne la diabolique Christine, une femme hautaine, intransigeante et perverse qui use de son charme pour parvenir à ses fins. Noomi Rapace interprète la fragile Isabelle qui oscille entre la fascination et la haine envers Christine. Ces deux actrices nous prouvent de nouveau qu’elles détonent à l’écran. En ce qui concerne la mise en scène, celle-ci est soignée et rappelle le cinéma du maître du suspense, Alfred Hitchcock. Le film est captivant mais celui-ci déçoit par le fait qu’il ne va pas aussi loin qu’il prétendait aller (la bande annonce nous présageait d’un résultat plus glauque et trash). Par ailleurs, la fin manque de crédibilité et tombe un peu à plat. PASSION, signé par le célèbre Brian de Palma, reste assez frustrant malgré ses qualités.
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En revenant au genre qui l'a rendu célèbre, Brian De Palma réalise un thriller érotique sulfureux aux actrices impeccables et au scénario diaboliquement noir.