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surfnblue
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2,5
Publiée le 7 avril 2013
J'aime beaucoup Labaki, en tant que réalisatrice, actrice et femme (une bien belle femme). Caramel était superbe. Dans celui-là, je me suis ennuyé. Je n'ai rien trouvé de savoureux, comme dans le Cochon de gaza ou La visite de la Fanfare. Je n'ai pas trop compris la fin également. On connait l'engagement politique (humaniste) de Labaki. Mais bon, ca devient un leitmotiv et c'est dommage.
Est il possible de parler des relations entre religions au proche et au moyen Orient autrement que sur le ton de la comédie? On dirait bien que non.
La belle Nadine Labaki s'est fait connaitre avec Caramel, espèce de "Vénus beauté institut" au Liban, et on était surpris de voir à quel point les femmes de ce pays là nous ressemblent, assumant leur vie, leurs amours et parfois leurs futilités malgré le poids de la guerre et celui d'une société plus contraignante que la nôtre. Labaki a t-elle les épaules pour porter un film aussi lourd que Et maintenant, on va où? Pas tout au fait, d'autant plus qu'en son milieu la comédie s'infléchit vers le drame en un virage extrêmement difficile à négocier, et que la réalisatrice négocie avec pas mal de maladresse.
C'est un village mixte, paumé -le pont qui la relie au monde a été détruit, ne reste qu'un chemin rocailleux que des jeunes utilisent en triporteur pour assurer le ravitaillement. Isolé de tout, il est aussi isolé des guerres, et les deux communautés s'entendent à merveille. Les femmes surtout, un club de bonnes copines à la langue bien pendue, voire grivoise; une installation branlante, en plein air, permet au village de regarder la télévision en commun. Et les actualites font état de violences inter confessionelles dans une région voisine. Les femmes ont peur que cela déteigne sur leurs bonshommes... Et effectivement, un incident met le feu aux poudres (la grande croix de bois vermoulue s'effondre dans l'église, en fait c'est une bêtise d'un garnement; puis chèvres et poules s'introduisent la nuit dans la mosquée...) Et voilà, c'est l'atmosphère de guerre civile. Comment les femmes vont elles [avec la complicité du prêtre et du cheikh] tenir leurs hommes, par quels stratagèmes (dont, entr'autres le recrutement de cinq strip-teaseuses ukrainiennes), jusqu'au coup de théatre final.... plus qu'inattendu, c'est ce que vous découvrirez dans le film. C'est la dernière minute qui vous donnera, également, la clé du titre..
Je l'ai dit, ce n'est pas complètement maîtrisé et Labaki (qui s'est réservé le rôle de la jolie fille du village, la patronne du bar dont l'amoureux, peintre en bâtiment, est hélas musulman...) a un peu de mal à marier la comédie, qui est le ton général du film, avec des évènements tragiques qui se produisent. Mais, c'est évidemment à voir parce que c'est original, parce que cela parle de choses fortes et importantes. Et que c'est très drôle, aussi! A voir, à voir, à voir.
Est ce que Labaki a raison de penser que ce sont les femmes qui sauveront le monde moyen-oriental de la guerre, parce que leur solidarité transcende les frontières religieuses et que, sur le plan religieux, elles sont bien moins inféodées que leurs hommes? Je n'en suis pas si sûre. C'est peut être vrai au Liban... Il me semble que dans le neuf-trois ou le neuf-deux-nord, où les filles s'affichent dans des tenues islamiques de plus en plus rigoureuses, c'est moins évident....
Un film quasiment inclassable, naviguant entre burlesque et tragédie... et au milieu de tout cela, ce qui continue d'agiter le monde arabe, la lutte entre chrétiens et musulmans, particulièrement vivace au Liban. Que ce soient les femmes qui prennent à bras le corps le sujet est une très jolie façon de parler de la place de la femme dans le monde arabe...
Le film de Nadine Labaki a le mérite de s’attaquer à l’antagonisme religieux qui gangrène le Liban, en utilisant les armes de l’humour à la manière d’un Kusturica et de la tragédie plus classique. Cette fable, qui illustre les tensions entre communautés chrétiennes et musulmanes au sein d’un petit village isolé, ne manque ni de piquant ni d’originalité ni de personnages hauts en couleurs. La seule faiblesse du scénario réside sans doute dans le décalage abusif entre des femmes pleines de sensibilité et de roublardise et des hommes particulièrement crétins et caricaturaux. Alternant moments joyeusement réussis et langueurs mollassonnes, la mise en scène passe par des hauts et des bas. À noter la superbe scène d’introduction avec ce cortège de femmes en noir qui s’éclate en deux groupes à l’entrée du cimetière dans une chorégraphie stylisée magnifique.
Un film émouvant et drôle sur un sujet grave et conflictuel. La folie des hommes contre la sagesse et la souffrance des mères. Le côté kitch du film est cependant un peu gênant par moment. Bel hymne à la tolérance, mais je ne suis pas certain qu'on suive ce chemin....
Un peu déçu au regard des promesses du précédent film de cette jeune réalisatrice, mais pleinement satisfait toutefois. Fable à laquelle, à défaut de croire à sa réalité, on adhère pour son propos humaniste. De l'émotion et du rire. Des personnages touchants et assez bien interprétés. Une bonne illustration de la qualité du cinéma actuel de l'Orient méditerranéen qui est un vrai plaisir pour tout cinéphile français.
Un joli film en arabe qui parle d'un village libanais qui se déchire à cause d'une guerre de religion dans le pays. Les femmes musulmanes et chrétiennes se soudent et trouvent des stratagèmes pour calmer les hommes du village.
quelques scènes sympathiques , plein de bons et de mauvais sentiments beaucoup de cris à faire mal au crâne et des jeux d'acteur exagérés (retiens moi ou je fais un malheur !) même pour des proches orientaux ....ça ne vaut de loin pas les critiques dithyrambiques lues ici et là ...( il vaut mieux aller voir du côté du cinéma iranien, autrement mieux filmé et raconté... donc courez voir plutôt : une séparation , la fête du feu ou au revoir ou même dans un autre genre le monde de Barney )
Les femmes d'un village peut être situé au Liban s'ingénient à empêcher leurs hommes de s'entretuer. Après "Caramel", une régression. Le scénario se caractérise par un laisser-aller coupable, sa trop grande dispersion ("Et maintenant on va où ?") masquant la beauté du thème. Il faut reconnaître au film quelques séquences réussies. Malgré ses faiblesses, on peut espérer en Nadine Labaki.
Ah, le cinéma ! L'art qui permet de réconcilier chrétiens et musulmans au Liban avec des "space cookies" et des danseuses ukrainiennes ! "Et maintenant, on va où ?" se finit bien, même si l'on ne peut malheureusement pas trop y croire. Au final, c'est un film pacifiste et féministe, mais surtout utopiste. Nadine Labaki ne rejette la faute sur aucune confession ; elle n'en évite pas moins le manichéisme : s'il y a la guerre, c'est la faute des hommes ! Ce n'est évidemment pas dénué de fondements, mais les femmes ne sont certainement pas aussi pacifistes que le film veut nous le faire croire. C'est donc un peu niais et bêtement optimiste, même si Labaki montre une aptitude assez intéressante à évoluer à cheval entre le drame et le burlesque. Ça et le talent des acteurs amateurs font de ce film un divertissement plutôt réussi à défaut d'être vraiment réfléchi.
Voila un beau film.Certes parfois un peu simpliste et naif mais quelle lecon.Un film humaniste et feministe sur les imbecilites des religions.A montrer aux exites du voile ou de la croix.Vive les femmes et la laicite.
Moins réussi que le premier ,il y a des chants que je déteste coté comédie musicale et je trouve cette langie très agressive ; L' absurdité des guerres de religion est par contre bien évoquée avec derrière la gravité de l'humour et de la légèreté.
Rien à dire. Tout est bon : l'image, la beauté des acteurs (pas la beauté de mode évidemment) et leur jeu, le scénario, la réalisation... Mais le pompon c'est qu'on a enfin un film qui dénonce les méfaits du sectarisme religieux des hommes qui chante soi-disant l'amour et se font la guerre. Qui ont oublié que l'Amour est la base de l'acte religieux. Enfin, enfin, enfin. Alors, à ceux qui sont déjà convaincus qu'au centre de Tout il y a l'Amour et que sans lui il n'y a Rien : courrez voir ce film. Et à ceux qui ne le sont pas, courrez aussi voir ce film pour l'être.
Une bataille passive, de la part des femmes d'un village qui est sur le point de s'enflammer à cause de leurs hommes et leur religion... Des actrices excellentes, marrantes, émouvantes. Un bon rythme, une bonne BO, une jolie lumiere, un bon ptit film.
un joli film où l'on passe d'une religion à l'autre avec une sorte de naiveté et d'alégresse servies par des dialogues souvent droles, de situations parfois cocasses et d'une certaine autodérision sur les partiques religieuses, musulmanes ou chrétiennes...Bref une petite bouffée d'oxygène et d'humour dans un Liban (je crois) plutot pittoresque et très ensoleillé...La réalisatrice personnalise avec grace ses personnages et les rend touchant, quelque bourrus qu'ils soient...Il y a des instants de drame, d'autres de joies et le tout donne une jolie comédie pleine de coeur et d'allant...J'ai aimé.