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Fabien D
218 abonnés
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4,0
Publiée le 8 janvier 2012
Take Shelter présente d'étranges similitudes avec les récents et réussis Tree of life de Terrence Malick (la manière de filmer les paysages,la crise de la famille américaine moyenne) et Mélancholia de Lars von Trier (paranoïa, dépression et fin du monde) or Jeff Nichols surprend par la neutralité de son traitement et préfère offrir un mélodrame sobre, élégant et poignant sans effusion stylistique, marque de fabrique du cinéma de Malick et de von Trier. Centré sur le couple magnifiquement interprété par Michael Shannon et Jessica Chastain (déjà dans Tree of life), Take Shelter est à la fois une oeuvre froide et anxiogène et une belle histoire d'amour mais c'est aussi un film passionnant sur la scizophrénie et l'angoisse. Mélodrame pudique et lent, Take Shelter n'est pas non plus d'une originalité redoutable (surtout après le choc de Mélancholia sur un sujet semblable) mais c'est une oeuvre intimiste à découvrir. Une ode à la famille et un film catastrophe avorté, c'est déjà pas si mal. A noter la musique du générique formidable.
Un film qui ne m'a pas du tout convaincu, en partie, du à sa lenteur excessive et au scénario qui n'avance pas. Le personnage principale est éxaspérant et malgré l'interprétation de qualité ce film est vraiment décevant et sans intérèts.
Take Shelter met en scène le talentueux Michael Shannon en père de famille à la vie simple, bien rangée et visiblement épanouie malgré le handicap de sa fille. Bref visiblement aucunes ombres au tableau si ce n'est l'ambiance du film qui dès les premières minutes se fait mystérieuse. Le réalisateur Jeff Nichols rend immédiatement l'immensité du ciel menaçante à l'aide de plans lancinants doublés d'une musique discrète qui rendent l'ensemble intrusif pour le spectateur. Doucement mais sûrement, le film laisse s'immiscer la paranoïa chez un Michael Shannon d'abord sain d'esprit puis visiblement ébranlé par ses rêves. Mention spéciale d'ailleurs pour ses passages qui nous plonge immédiatement dans l'angoisse du personnage. Encore une fois brillant comme dans son personnage de militaire sur le retour de Bug de William Friedkin (excellent film traitant de paranoïa), Shannon qui n'a plus rien a prouvé nous surprend même en père de famille normal au début du film tant on sait qu'il est bon dans l'interprétation de personnages psychologiquement borderlines (son rôle dans Boardwalk Empire). Jessica Chastain lui donne la réplique avec toute la détresse qu'une telle situation pourrait engendrer chez cette mère de famille. Et bien plus que son récit qui peut parfois paraître un peu lent, c'est surtout la justesse avec laquelle l'association Nichols/Shannon arrivent à nous impliquer dans la santé mentale de son héros qui cherche continuellement des raisons rationnelles à ses délires presque mystiques. Le final n'en est que plus déroutant et savoureux tant les deux hommes arrivent à finalement jouer avec nos nerfs après les avoir doucement titillés pendant un peu moins d'une heure et demi. Au final, c'est d'abord un peu perdu dans notre ressenti que l'on reste devant le générique de fin mais le film continu à nous interroger encore quelques temps après sa vision. Un léger tour de force qui donne un bon thriller simple mais maîtrisé et véritablement emmené par ses acteurs.
j'ai eu beaucoup de mal a entrer dans le film, peu etre 1heure, mais whoua ! des longeurs mais pour moi la fin sauve le film. l'histoire d'un homme hanté par des cochemarts qu'il pense reel ou premonitoire, qui s'vois basculé dans la folie ... ( qui est tres bien mis en scene, et relativelent bien interpreter ) bref plein de qualité dans ce film, domage pour le debut un peu lent.
Un très beau film psychologique sur la paranoïa et la schizophrénie. Ca raconte l'histoire d'un drame familial, avec une petite touche de fantastique, ce qui m'amène à souligner une autre réussite du film côté effets spéciaux : il y en à peu, ça ne dure pas longtemps, mais ça vient toujours au bon moment pour nous surprendre. Ca faisait longtemps qu'on me conseillait de voir ce film, et je n'en suis pas déçu. Quant à cette fin énigmatique, elle représente un peu tout ce que j'aime dans ce genre de film : à chacun d'en faire son interprétation. Ajoutez à ça des acteurs habités par leurs rôles respectifs, et vous vous retrouvez devant un excellent film. Un tout petit bémol cependant concernant la relative lenteur du film qui en rebuteront plus d'un, d'autant plus qu'il y a très peu de musique pour essayer de rythmer le tout. Mais bon, c'est du détail tout ça. Excellent film.
Deuxième film de Jeff Nichols après le très encourageant Shotgun Stories. Michael Shannon toujours en tête d'affiche. Globalement, c'est une réussite, rien à dire ! C'est très bien filmé, la photo est soignée, beaucoup de thème sont traités dont la paranoïa, comment ne pas compatir avec Shannon, excellent une fois de plus. Après avoir vu Mud (excellent) et son premier film, je m'attendais à quelque chose de vraiment exceptionnel, tellement ce Take Shelter a été encensé par la critique. En tant que deuxième film, je comprends l'engouement toutefois aujourd'hui je suis légèrement déçu. Disons que la qualité des films est montée crescendo puisque son troisième est selon moi meilleur !
Excellent film qui vous prend du début jusque la fin. Film sur la folie bien sûr mais aussi sur l'amour, l'amour du héros vis à vis de sa famille et de sa femme pour lui. Un grand film, à voir absolument.
Le film de Jeff Nichols, jeune réalisateur de 33 ans dont c'est le deuxième long métrage explore, avec délicatesse l'univers effrayant et inconnu de la paranoïa. Comme pour "Shotgun Stories" son premier essai, il fait appel au très troublant Michael Shannon avec lequel il semble vouloir entamer un compagnonnage (ils collaborent à nouveau pour le troisième film de Nichols : "Mud"). Curtis est un ouvrier sans histoire qui vit avec sa femme (sublime Jessica Chastain) et sa fille sourde muette dans une bourgade de la région des tornades (Mississipi, Arkansas, Oklahoma, Virginie, Alabama, Caroline du Nord). La famille a le projet d'acheter une petite résidence au bord de la mer. Tout va donc pour le mieux mais Curtis commence à faire des rêves sur l'imminence d'une tempête qui le menacerait lui et sa famille. Tout doucement, Curtis dont la mère souffre depuis longtemps de schizophrénie paranoïaque se replie sur lui-même, prenant pour réel ses délires nocturnes. Nichols très habilement nous décrit l'envahissement du conscient de Curtis par ses cauchemars, ne marquant plus systématiquement la frontière visuelle entre ce qui ressort de ceux-ci (réveil en sursaut) et le vécu (séquences hallucinatoires pendant la journée de travail). Malgré tout, Curtis se rend compte du dérèglement survenu en lui et s'interroge sur l'éventuel atavisme familial qui le rattraperait ayant vu sa mère sombrer dans les ténèbres alors qu'il n'avait que dix ans. On pense alors au "Horla" de Maupassant où le narrateur explique sa longue et terrifiante expérience du dédoublement et de l'autoscopie. Michael Shannon devenu depuis le "Bug" de William Friedkin, le spécialiste des rôles d'hallucinés est confondant de sincérité, accompagnant parfaitement Nichols dans la description de l'équilibre précaire dans lequel évolue Curtis dont la démarche se veut avant tout protectrice des siens. Les films traitant de la maladie mentale sont souvent durs et abruptes, ce qui les rend peu populaires. En donnant à son film une connotation fantastique, Nichols permet au spectateur d'aborder cette partie que chacun possède au fond de lui de manière plus acceptable. La fin volontairement très ouverte conforte l'ambiguïté savamment dosée pendant tout le film entre le délire paranoïaque de Curtis et sa prescience d'une fin du monde inéluctable. Un très beau film qui parvient à traiter de manière poétique d'un sujet dérangeant.
Une mise en scène jusqu’au-boutiste et un excellent acteur, voilà ce qui fait de cette histoire de schizophrénie paranoïaque la base d’un suspense d’une rare intensité qui a de quoi prendre littéralement aux tripes son public. Rarement la frontière entre réel et imaginaire a été plus flou que dans les hallucinations de ce père de famille près à tout pour protéger les siens. Mais là où le scénario est génial s’est justement de voir ce que lui ne voit, c'est-à-dire que la tornade dont il veut se cacher se produit alors au sein de son couple en lui faisant perdre son emploi et toute sa vie sociale. Il y a toutefois de quoi être déçu par la fin qui met justement le doigt là où le doute restait encore entier en nous offrant la réponse à la question qui faisait tout l’intèret du film. Quoiqu'il en soit, la carrière de Jeff Nichols est à suivre de près.
Curtis LaForche est conducteur d'engins dans le BTP, la trentaine avancée, bon citoyen, bon mari, bon père et bon chrétien. Dans l'Ohio où il vit nombre de maisons comme la sienne sont pourvues d'un "storm shelter" à proximité, mais quand il décide de l'agrandir, on s'étonne dans son entourage car les tempêtes violentes sont plutôt rares dans ce coin du Middle West. Cette étrange activité le mobilise bientôt entièrement, jusqu'à le faire licencier pour cause d'emprunt de matériel sans autorisation. Il faut dire que Curtis fait depuis quelque temps des cauchemars de plus en plus précis et effrayants, dont il est persuadé qu'ils sont prémonitoires - la fin des temps (ou quelque chose qui y ressemble) arrive sous la forme d'une tempête sans équivalent et il lui faut assurer la survie de sa famille par le renforcement de l'abri, sorte de succédané d'arche de Noé (d'ailleurs sans animaux, car il a éloigné Red, son brave chien qu'il voyait l'attaquer dans ses rêves). Curtis est-il un visionnaire d'apocalypse touché par la grâce divine, ou bien est-il guetté par une démence héréditaire (sa mère est atteinte de schizophrénie paranoïde depuis qu'il est enfant) ? La tornade arrive, mais elle est bénigne et l'on pense Curtis guéri quand il ressort avec les siens de l'abri où l'alerte les avait précipités. La vie reprend son cours et les LaForche partent en vacances au bord de la mer, quand....... "Take Shelter" cultive l'ambiguïté autour du personnage central dont la caméra suit exclusivement le point de vue, tout en faisant monter l'angoisse, avec une grande économie de moyens mais très efficacement, et beaucoup dépend alors de l'acteur en charge : Michael Shannon II ne déçoit pas dans ce rôle écrasant, et la souvent distribuée actuellement Jessica Chastain non plus, en compagne exemplaire. Alors pourquoi seulement 3,5 étoiles ? Sans doute à cause d'une certaine redondance et d'une lenteur exagérée. Une fable millénariste à moitié convaincante.
Avec son deuxième long métrage après "Shotgun stories", Jeff Nichols impressionne déjà par tant de maîtrise, sa photographie est somptueuse et l'aspect psychologique de l'intrigue traité avec finesse et pudeur. On est sur un sujet délicat, en l'occurrence la schizophrénie, et le réalisateur tire le meilleur de ses acteurs. Michael Shannon est comme à son habitude exceptionnel et Jessica Chastain très juste. Le rythme en rebutera certain mais ce dernier n'annihile nullement la tension, bien au contraire, l'ambiance est particulièrement anxiogène et on navigue en eaux troubles entre réalité et fiction, une ambiguïté qui se poursuivra même après la scène finale. Certaines images sont vraiment saisissantes, voire même glaçantes parfois et l'intérêt se maintient parfaitement sur les deux heures de métrage grâce justement à cette mise en scène travaillée qui met encore plus en valeur des personnages émouvants et profonds. Un film passionnant et intimiste qui traite différemment de cette maladie peu commune et surtout peu connue finalement, un beau moment.
Je suis un peu partagée après le visionnage de ce film mais disons qu'il m'a suffisamment fasciné pour que je lui mette une note positive. Le moins qu'on puisse dire c'est que Take Shelter est difficile à classer et à comparer, il conserve quelque chose d'assez atypique et donc curieux. Mais c'est vite dit, car malheureusement le sentiment global que dégage ce film est l'ennui total. Car une fois les dés jetés il ne se passe pas grand chose. Ça reste assez captivant (on a surtout hâte de savoir comment tout ça se termine). Ce que j'ai aimé, c'est l'enchaînement des événements qui découle de l'obstination de notre protagoniste que l'on arrive pas à comprendre ni à situer (lui non plus d'ailleurs, ce qui est d'autant plus intéressant). J'ai moins aimé la vision poussiéreuse de la famille, c'est un peu agaçant, les États-Unis ou le pays de tous les extrêmes vous me direz... Après c'est étrange car la fin interloque et même si je ne lui donne pas raison (c'est tout l'inverse de ce dont je crois), je dois avouer qu'elle a quelque chose de grandiose. Voilà un des rares films qui m'a gonflé au visionnage, je ne peux pas dire que j'ai passé un très bon moment car c'est faux, mais qui m'a fait quelque chose après coup. La prestation des acteurs est très bonne. Je ne suis pas fan de ce genre d'histoire mais le fait que le combat, l'apocalypse, se passe entre les deux oreilles du personnage principal est intéressant. A voir donc pour sa singularité, un film qui dénote et apporte rien d'exceptionnel mais parvient à surprendre.
Un film qui aborde la fin du monde d'une manière psychologique : Curtis est-il fou ou pas? Tout le long du film cet effet fonctionne et monte en puissance grâce au travail de Nichols sur ses personnages qui sont superbement interprétés par Shannon et Chastain. Et quelle musique.. Superbe façon de démarrer l'année 2012. (un peu sombre mais bon)
Le film le plus impressionnant de Jeff Nichols, sur un homme dont on ne sait pas s'il est fou ou prophète annonciateur d'apocalypse. Très bon film. Voir ma critique complète sur mon blog.
Mon premier film de Jeff Nochols. Un film quasiment parfait ! Michael Shannon joue la schizophrénie et la paranoia avec perfection et Jessica Chastain révolutionne le rôle d'actrice. Et pourtant, le rôle de femme à la fois fragile physiquement mais forte mentalement a déjà été joué 100 000 fois au cinéma mais elle y ajoute une telle grâce qu'il y aura (je pense) un avant et un après Jessica Chastain. Entre Zero Dark Thirty, The tree of life et Take Shelter son début de carrière est extrèmement prometteur ... Pour en revenir au film, même si dès le début nous pouvons presque deviner tout le scénario, toute l'intrigue c'est tellement bien fait, bien réalisé, qu'on se laisse guider et bercer par la narration du potentiel futur Malick. Car il n'y a que Malick qui film aussi bien la nature ...