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Un visiteur
4,5
Publiée le 15 février 2013
Pour une fois je me mets au diapason avec l’avis de la presse et je vous encourage – vivement- à voir ce film. Je n’ai, à la base, aucune prédisposition pour les films catastrophes à la sauce 2012. Non seulement ces films ne m’intéressent pas et, en plus, ils provoquent souvent chez moi une moquerie quelque peu mesquine. Alors pour ceux qui ont les mêmes problèmes épidermiques que moi avec les films dont le fond de commerce s’apparente plus à la grosse soupe spectaculaire qu’à l’émotionnel et à la psychologie de l’humain, rassurez-vous d’ores et déjà, Take Shelter n’a rien à voir avec ces films.
Ici, la fin du monde est pensée sous l’angle de la métaphore, en lien avec l’être humain, avec sa psyché, toute la lutte se joue dans le fors intérieur de Curtis, le protagoniste. Si le Melancholia de Lars von Trier a ouvert la voie à cette métaphore cosmique, Jeff Nichols propose une plongée au coeur de l’existence d’un homme tiraillé entre son ressenti (interprété par tous comme de la folie) et la nécessité de garder une attache avec le réel – imposé – pour le bien-être de sa famille.
En utilisant le motif de la « tempête » comme présage de l’Apocalypse, Jeff Nichols opère un travail métaphorique filé à la perfection. En effet, le spectateur comprend très vite qu’il n’assiste pas à un film catastrophe, mais bien au parcours d’un homme qui lutte contre la tempête qui guette son existence, contre la tornade qui est à l’oeuvre dans son esprit. Derrière ces manifestations étranges, ces cauchemars, se cache une peur enfouie depuis l’enfance, celle de la folie héréditaire. Curtis s’est fait la promesse de ne jamais quitter sa famille comme ce fut le cas pour sa mère, atteinte de schizophrénie, internée depuis qu’il est âgé de 10 ans. Toute la tragédie du héros réside donc dans la lutte intérieure que suscite cette promesse : d’un côté, il ne peut s’empêcher de prendre au sérieux le pressentiment et les visions cauchemardesques qui le hantent et chamboulent son existence (famille, amis, boulot), mais, d’un autre côté, il sait que ce comportement l’exposera aux jugements de ses proches et mettra sa vie de famille en péril.
Le film offre des moments dramatiques forts où l’émotion atteint son climax spoiler: (Cf. la scène chez la psychologue, la visite à sa mère, les dialogues avec sa femme ainsi que tous les moments avec sa fille sourde) grâce à l’intelligence du scénario qui a choisi d’ancrer cette prétendue manifestation de la folie dans un récit purement réaliste. Tout le déchirement de Curtis, à l’image d’un Prophète, se matérialise par l’irruption de ces sensations étranges, qu’il ne peut pas expliquer rationnellement, au sein même de son quotidien, de sa communauté.
La gageure du film s’inscrit donc dans sa capacité à susciter l’émotion (sans tomber dans l’arrache-larmes et le pathos) par le biais de scènes quotidiennes, d’échanges familiaux et d’échanges de regards. Ces regards apportent une telle accroche au film que le spectateur est happé par le point de vue de Curtis, il est entraîné dans ses expériences spoiler: – supposées – hallucinatoires. On assiste dès lors à un crescendo émotionnel culminant lors du repas de village spoiler: où Curtis explose , en passant par la scène obsédante de l’abri anti-tornade (the shelter) afin d’atteindre le paroxysme de l’intensité narrative lors de la dernière image sur la plage. Le dernier plan reste en tête, il ne vous quitte pas.
De plus, Take Shelter s’offre le luxe de la sobriété, de l’épuration. Toute la matière du film se déploie grâce à des acteurs au sommet de leur art, à une mise en scène qui joue avec ses propres codes n’essayant pas de s’approprier les grosses ficelles hollywoodiennes, à une légère musique qui intervient lorsque l’intensité commence sa phase ascendante et grâce à une succession de scènes qui plongent le spectateur dans une mise en abyme de sa condition. Cette puissance du film est largement due à la force de l’interprétation de Michael Shannon, acteur décidément captivant, intense, qui passe du trouble à la douceur (et vice-et-versa) en un regard, bien épaulé par une Jessica Chastain (découverte et déjà géniale dans "'The Tree of Life") émouvante à souhait.
En conclusion, Jeff Nichols réussit le pari périlleux d’une oeuvre dense, intense, poignante qui ne laisse pas indifférent et qui continue à hanter le spectateur plusieurs heures après le visionnage du film. Il permet ainsi à Michael Shannon de développer tout son talent d’interprète faisant de lui un acteur sur lequel le cinéma américain ferait bien de miser.
C'est bien mais c'est leeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeent, aussi leeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeent que quand j'écris le mot leeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeent.
Très décevant "Take Shelter". Bluffant entre le drame psychologique et le film catastrophe, enfile des lourds sabots pour conclure sur une fin convenue. GR52 ne déviant pas d'une sente, randonnée plan-plan dans une forêt de coupe.
Avec ''Melancholia'' , ce sera l'une de mes plus grandes claques que je prendrais cette annee ! Il y a des films comme ca qui nosu rapelle a quel point nous aimons le cinema ! Pour commencer les acteurs , en deux films ''bug'' et ''take shelter'' Micheal Shannon devient un des mes acteurs preferes ! Il est juste bluffant ! Tout comme Jessica Chastain qui elle aussi enchaine en ayant a chaque fois un jeux parfait ! Et celui-la ne divere pas ! La mise en scene , Jeff Nichols va surement aller tres loin ...Il arrive a installer une ambiance a la fois attachante et stressante ! La b.o qui paraitre anodin dans ce film m'est qui est tres importante ! Elle a fois douce et attanchante mais aussi un peu stressante ! Elle colle parfaitement a l'ambiance du film ! La photographie , peut etre pas aussi belle que ''Melancholia'' mais en veriter on s'en fout ! Car le film reste tres beau et dispose de lumieres et cadrages magistrale c'est tout ! Le scenario , je l'est trouver tres reelle sans jamais en faire trop ! J'est beaucoup aimer ''les reves'' qui sont parfiate que ce soit au niveau visuelle ou ecrite ! Le seul defaut qui est en meme temps une qualiter , c'est que le film est asser ''lent'' , attention je n'est pas dit ''ennuyeux'' ou ''chiant'' ! Car non le film est vraiment tres interresant mais il a tendance a trop rester calme la majeur partie du temps mais en meme temps on aime ca ! C'est a dire qu'on ne veut pas non plus qu'il y a des scenes ''d'actions'' toute les deux minutes ! Il faut que le film soit ''lent'' mais juste il ne doit pas l'etre trop . Mais franchement ce details ne derange pas vraiment ! Le film dispose de scenes vraiment ''secouante'' ou ''bluffante'' comme la scene dans l'abrit ou l'un des reves ou encore la fin qui est juste exellente et qui nous retourne l'estomace ! Bref , franchement c'est essentielle de voir ce film ! Ca deviens rare des films dans ce genre qui arrive a nous attacher et a nous secouer emotionnellement comme cela ! En V.O ( S.T..F.R) !
Durant quasiment tout le film on se dit que Michael Shannon joue une fois de plus la folie à la perfection (voir Bug) jusqu'à ce que la dernière scène nous démontre d'une certaine manière le contraire... Take Shelter est captivant, Michael Shannon est époustouflant, Jeff Nichols déroutant : la fin me perturbe, mais quel est le but réel de ce film ? On pense jusqu'aux derniers instants à une critique extrême de la paranoïa survivaliste américaine alors que la fin est aux antipodes de ça. Il faudra poser la question à Jeff Nichols...
Que d'éloges flatteurs pour un film aussi barbant... La schizophrénie est linéaire et non progressive, ce qui rend ce long métrage assommant. Je me suis vraiment ennuyé ; seul le dernier quart d'heure m'a quelque peu éveillé. Quelques belles images du ciel et les dix dernières secondes ne sauvent pas ce film d'un ennui mortel.
14/20 : Tout d’abord, l’acteur principal Michael Shannon incarnant Curtis LaForche est remarquable dans ce rôle de père de famille perturbé par des rêves et des hallucinations particulièrement inquiétantes (il en viendra même jusqu’à uriner dans son lit). Jessica Chastain qui interprète Samantha LaForche, est admirable (comme toujours) en épouse devenant de plus en plus troublée par le comportement instable de son mari qu’elle ne reconnait plus. Folie ou vérité ? Telle est la question que se pose le spectateur durant le visionnage de TAKE SHELTER. Nous sommes fascinés par ce film signé Jeff Nichols, reflétant parfaitement bien l’une des craintes les plus redoutées de notre société : l’apocalypse. Une fois la fin dévoilée où la réponse à notre question est révélée, on se dit alors, que Jeff Nichols est bien parti pour nous éblouir de nouveau et que celui-ci est un réalisateur à suivre de près. TAKE SHELTER est un film brillant et saisissant, mené par un Michael Shannon totalement épatant.
Take Shelter est un film long, lent qui dérive entre réel et imaginaire et ceux jusqu'au bout ce qui permet de garder le mystère. le film possède une ambiance pesante et un final réussi néanmoins on attend beaucoup trop pour finalement pas grand chose. A voir!
Stressant, captivant, et remarquablement filmé. Jusqu'au dénouement -plus que satisfaisant pour ma part- que tout le monde attends. Un scénario qui n'est certainement pas dû au hasard, vous me direz, on est en 2012; je pense que certaines personnes se découvriront à coup sûr quelques similitudes avec le personnage principal...
Un film dont j'aime bien le genre, dans le style Mélancholia (comme la presse aime à le comparer) mais en beaucoup moins prenant/enlisant tout de même. Et 2 très bons acteurs.
Take Shelter est une sortie de thriller psychologique qui m'a pris aux tripes. Jeff Nichols confirme son talent de réalisateur indépendant, après Mud et raconte l'histoire d'une famille en difficulté dans l'arrière-pays américain. Cet espace est souvent utilisé pour mettre en avant la violence, la misère ou l'aspect rétrograde d'une Amérique en retard. Mais le film propose une autre lecture, voir plusieurs autres lectures. Il est difficile d'établir un propos unique sur le film, mais d'après moi il s'agit d'un film sur spoiler: la peur et la folie. Le personnage va au bout de sa folie tout en en ayant peur. Mais malgré ses doutes il persiste dans ses obsession quitte à mettre en danger son équilibre familial. La scène finale est poignante et laisse place à de multiples interprétations. La bande son de David Wingo sert parfaitement ce très beau film, également porté par des acteurs plus que talentueux. Un de mes films préférés.
L'affiche, la bande annonce, le synopsis, tout cela sentait le naveton bien pesé. Mais vu les étoiles tombées du ciel sur Allo6Nez, je me suis dit tiens est si par miracle... de miracle il n'y a pas. Scénario moribond, rôles surjouées de A à Z (façon film tawanais ou coréen si vous voyez le genre) effets spéciaux navrants, on s'ennuie ferme pendant 3 heures (quoi le film fait moins de 3 heures ?). Ceux qui ont vu dans ce légume oublié une critique de l'Amérique devaient porter des lunettes 4D et voir au travers de la pell... du fichier numérique. Pour ma part VOE : Vu (avec peine), Oublié (sans peine), Effacé (sans regret).
C'est long, c'est ennuyeux et c'est lugubre .... La salle entière a été déçue Grosse arnaque marketing, les critiques presses sont biaisées. Les avis 5 étoiles de certaines critiques sont plus que douteux. Ne pas y aller