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Torrance1980
21 abonnés
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4,0
Publiée le 20 avril 2013
Malgré certaines longueurs, Take Shelter s'avère être un film excellent dans sa construction, ainsi que dans la psychologie des personnages. Le personnage de Micheal Shannon est très intéressant, je m'explique. On pourrait finalment tous ce retrouver dans ce personnage, qui est ordinaire et qui nous est familier, tant il est vulnérable et peu tout foutre, comme moi où quelqu'un d'autre pourrait le faire. C'est cela qui est intéressant; c'est de se rentre compte que malgré qu'on est une belle famille, un boulot, une belle propriété et des amis, rien n'empêche, qu'on n'est pas à l'abris du moindre danger. Qu'il vienne de l'extérieur ou bien de l'intérieur. C'est une oeuvre sur la paranoïa, sur la folie, sur la destruction mentale, ces répercussion, les apparitions. Ce sont des phénomènes qui existent, mais qui sont rares, et qui malgré qu'on connaisse leurs existences, nous font toujours rires. Ces phénomène sont arrivés à Curtis, et évidement personne ne la cru. Cela fait- il d'un homme, un fou? Surement que oui, car il peu devenir dangereux pour la société, mais d'un côté, si ces phénomènes se révèlent vrais, on ne pourra plus rien dire. L'inexplicable ne peu s'expliquer. Pour en finir, je dirais que ce film à un legé gout de fantaisie. Jolies photographies, musique envoutante, un parfum d'été, digne des films de Mallick. Micheal Shannon au sommet. On est bien loin d'un film catastrophe, malgré que se soit l'un des sujets principales, c'est un drame psychologique, avec un faux air de thriller. Une mise en scène excellente, un scénario qui nous touche, tellement, il nous rapproche de notre quotidien. Une folie qui n'en ai pas vraiment une, des rêves qui n'en sont pas vraiment. Un terrible récit signé Jef Nichols.
Bof, vraiment très très bof ce film. De belles images, une belle musique qui colle bien, de bons acteurs, mais ça ne fait pas tout. C'est lent, répétitif et la fin est prévisible et peu développée. Ne restera pas dans mon souvenir comme un grand film.
Toute l'intelligence de Take Shelter réside dans la fait de la folie avérée de son personnage principal ou non. C'est vrai que le film est quand même un peu long, même si il n'y a pas de réelle perte ou prise de rythme. Mais la durée est nécessaire pour montrer la descente aux enfers de cet homme qui sombre peu à peu dans la paranoïa et commence à orienter sa vie et ses choix en fonction de ses rêves et même de mettre sa vie de famille en péril. Par contre, il faut prévenir que les rêves de Curtis sont vraiment très flippant, ils font vraiment peur ! Les acteurs sont vraiment géniaux que ce soit Jessica Chastain ou Michael Shannon. spoiler: Tout cela se finissant malheureusement par la fin du monde supposée, et l'on se rend compte que Curtis ne devenait pas fou ou n'était pas paranoïaque mais avait des visions de ce qui allait se passer.
un film avec une très bonne idée à la base dont on s'en lasse très vite au bout d'une demie heure car tout tourne autour d'un même sujet. le film est une lenteur irritante! j'ai dû la boire "la pilule" en 2 traites!tant c'est long,lent et au final:ennuyeux. les 30 premières minutes et les 15 dernières sont les plus importantes. le reste est tout simplement vide et soporifique. Dans le même genre je vous conseillerais BUG qui est plutôt très déroutant et réussi!
La paranoïa de ce personnage est bien jouée - Excellent Michael Shannon. Ca m'a rappelé Shutter-Island où il est difficile de discerner la réalité de l'imaginaire. L'histoire tourne autour de l'abris anti-tornade, Cet espace confiné rend les peurs du héros encore plus étouffantes. Le seul reproche, serait la lenteur du film.
On ne sait pas si c'est un film qui va dans le mystique ou dans le domaine purement "rationnel" de la perte progressive de la raison mais il a au moins le mérite d'essayer de traiter un sujet souvent évoqué mais avec un traitement assez éloigné des conventions hollywoodiennes. Je dis bien essayer car Jeff Nichols ne parvient pas au final à tirer toute l'intensité et l'angoisse potentielles de l'histoire car l'ensemble se traîne sérieusement en longueur, et puis le personnage joué par Michael Shannon fait toujours la tronche donc impossible de s'attacher à lui. La fin est décevante pour ne pas dire idiote par sa volonté trop affichée à laisser le tout en suspens.
un film intéressant qui alterne habilement entre moments silencieux et d'autres beaucoup plus intenses, pour mieux mettre en évidence la déroute des personnages. au passage, il prend le risque de quelques longueurs, qu'on mettra sur le compte du jusqu'au-boutisme de la realisation
Rien d'impressionnant dans "Take Shelter", on s'attend à être sous tension mais on tombe dans le film rôdé des milliers de fois à l'écran. Surplombé par un jeu médiocre des acteurs et une ambiance mal maîtrisée par le réalisateur, le scénario affreusement lent et plat met peu de temps à semer le spectateur dans un tourbillon fiévreux de fabulations psycho-hérétiques. Franchement déçu de ce film qui ne décolle pas et manque cruellement d'originalité dans l'ensemble, je déconseille!
Avec ''Melancholia'' , ce sera l'une de mes plus grandes claques que je prendrais cette annee ! Il y a des films comme ca qui nosu rapelle a quel point nous aimons le cinema ! Pour commencer les acteurs , en deux films ''bug'' et ''take shelter'' Micheal Shannon devient un des mes acteurs preferes ! Il est juste bluffant ! Tout comme Jessica Chastain qui elle aussi enchaine en ayant a chaque fois un jeux parfait ! Et celui-la ne divere pas ! La mise en scene , Jeff Nichols va surement aller tres loin ...Il arrive a installer une ambiance a la fois attachante et stressante ! La b.o qui paraitre anodin dans ce film m'est qui est tres importante ! Elle a fois douce et attanchante mais aussi un peu stressante ! Elle colle parfaitement a l'ambiance du film ! La photographie , peut etre pas aussi belle que ''Melancholia'' mais en veriter on s'en fout ! Car le film reste tres beau et dispose de lumieres et cadrages magistrale c'est tout ! Le scenario , je l'est trouver tres reelle sans jamais en faire trop ! J'est beaucoup aimer ''les reves'' qui sont parfiate que ce soit au niveau visuelle ou ecrite ! Le seul defaut qui est en meme temps une qualiter , c'est que le film est asser ''lent'' , attention je n'est pas dit ''ennuyeux'' ou ''chiant'' ! Car non le film est vraiment tres interresant mais il a tendance a trop rester calme la majeur partie du temps mais en meme temps on aime ca ! C'est a dire qu'on ne veut pas non plus qu'il y a des scenes ''d'actions'' toute les deux minutes ! Il faut que le film soit ''lent'' mais juste il ne doit pas l'etre trop . Mais franchement ce details ne derange pas vraiment ! Le film dispose de scenes vraiment ''secouante'' ou ''bluffante'' comme la scene dans l'abrit ou l'un des reves ou encore la fin qui est juste exellente et qui nous retourne l'estomace ! Bref , franchement c'est essentielle de voir ce film ! Ca deviens rare des films dans ce genre qui arrive a nous attacher et a nous secouer emotionnellement comme cela ! En V.O ( S.T..F.R) !
Pour une fois je me mets au diapason avec l’avis de la presse et je vous encourage – vivement- à voir ce film. Je n’ai, à la base, aucune prédisposition pour les films catastrophes à la sauce 2012. Non seulement ces films ne m’intéressent pas et, en plus, ils provoquent souvent chez moi une moquerie quelque peu mesquine. Alors pour ceux qui ont les mêmes problèmes épidermiques que moi avec les films dont le fond de commerce s’apparente plus à la grosse soupe spectaculaire qu’à l’émotionnel et à la psychologie de l’humain, rassurez-vous d’ores et déjà, Take Shelter n’a rien à voir avec ces films.
Ici, la fin du monde est pensée sous l’angle de la métaphore, en lien avec l’être humain, avec sa psyché, toute la lutte se joue dans le fors intérieur de Curtis, le protagoniste. Si le Melancholia de Lars von Trier a ouvert la voie à cette métaphore cosmique, Jeff Nichols propose une plongée au coeur de l’existence d’un homme tiraillé entre son ressenti (interprété par tous comme de la folie) et la nécessité de garder une attache avec le réel – imposé – pour le bien-être de sa famille.
En utilisant le motif de la « tempête » comme présage de l’Apocalypse, Jeff Nichols opère un travail métaphorique filé à la perfection. En effet, le spectateur comprend très vite qu’il n’assiste pas à un film catastrophe, mais bien au parcours d’un homme qui lutte contre la tempête qui guette son existence, contre la tornade qui est à l’oeuvre dans son esprit. Derrière ces manifestations étranges, ces cauchemars, se cache une peur enfouie depuis l’enfance, celle de la folie héréditaire. Curtis s’est fait la promesse de ne jamais quitter sa famille comme ce fut le cas pour sa mère, atteinte de schizophrénie, internée depuis qu’il est âgé de 10 ans. Toute la tragédie du héros réside donc dans la lutte intérieure que suscite cette promesse : d’un côté, il ne peut s’empêcher de prendre au sérieux le pressentiment et les visions cauchemardesques qui le hantent et chamboulent son existence (famille, amis, boulot), mais, d’un autre côté, il sait que ce comportement l’exposera aux jugements de ses proches et mettra sa vie de famille en péril.
Le film offre des moments dramatiques forts où l’émotion atteint son climax spoiler: (Cf. la scène chez la psychologue, la visite à sa mère, les dialogues avec sa femme ainsi que tous les moments avec sa fille sourde) grâce à l’intelligence du scénario qui a choisi d’ancrer cette prétendue manifestation de la folie dans un récit purement réaliste. Tout le déchirement de Curtis, à l’image d’un Prophète, se matérialise par l’irruption de ces sensations étranges, qu’il ne peut pas expliquer rationnellement, au sein même de son quotidien, de sa communauté.
La gageure du film s’inscrit donc dans sa capacité à susciter l’émotion (sans tomber dans l’arrache-larmes et le pathos) par le biais de scènes quotidiennes, d’échanges familiaux et d’échanges de regards. Ces regards apportent une telle accroche au film que le spectateur est happé par le point de vue de Curtis, il est entraîné dans ses expériences spoiler: – supposées – hallucinatoires. On assiste dès lors à un crescendo émotionnel culminant lors du repas de village spoiler: où Curtis explose , en passant par la scène obsédante de l’abri anti-tornade (the shelter) afin d’atteindre le paroxysme de l’intensité narrative lors de la dernière image sur la plage. Le dernier plan reste en tête, il ne vous quitte pas.
De plus, Take Shelter s’offre le luxe de la sobriété, de l’épuration. Toute la matière du film se déploie grâce à des acteurs au sommet de leur art, à une mise en scène qui joue avec ses propres codes n’essayant pas de s’approprier les grosses ficelles hollywoodiennes, à une légère musique qui intervient lorsque l’intensité commence sa phase ascendante et grâce à une succession de scènes qui plongent le spectateur dans une mise en abyme de sa condition. Cette puissance du film est largement due à la force de l’interprétation de Michael Shannon, acteur décidément captivant, intense, qui passe du trouble à la douceur (et vice-et-versa) en un regard, bien épaulé par une Jessica Chastain (découverte et déjà géniale dans "'The Tree of Life") émouvante à souhait.
En conclusion, Jeff Nichols réussit le pari périlleux d’une oeuvre dense, intense, poignante qui ne laisse pas indifférent et qui continue à hanter le spectateur plusieurs heures après le visionnage du film. Il permet ainsi à Michael Shannon de développer tout son talent d’interprète faisant de lui un acteur sur lequel le cinéma américain ferait bien de miser.
Take Shelter, est un film dont on ne ressort pas indemne ; tant mieux, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est un truc que Lars von Triers m'a tant touché en le traitant comme il l'a fait dans Mélancolie ; qui m'a tant boulversé après avoir vu sa version de Jeff Nichols - et qui m'a bétonné quand j'ai admiré celle de Bela Tarr. Take Shelter est un chef d'oeuvre, qui n'a besoin d'aucune autre critique que l'homélie qui suit. Je suis né vers 2001, j'ai grandi en flippant qu'il n'y ait un deep impact ; et tandis que je suis adulte - j'en suis devenu suffisamment pieu pour affirmer que je m'illustre l'apocalypse en vertu de la trinité de ces dernières années - mon alliance nouvelle qui fait une clé de bras aux fins du mondes anciennes : ( Crescendo - Mélancolia, Take Shelter, Le Cheval de Turin..) Advienne que pourra, nous voilà avertis ; touchés pour de vrai la dessus, voulais-je dire!