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Pierre Chambon
2 abonnés
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2,5
Publiée le 6 avril 2026
de quoi parle ce film ? de la folie ? du génie ? un homme prédit une catastrophe, seule une tempête survient, il passe pour un fou - mais une 2e catastrophe arrive, en toute fin du film, après une atmosphère très lourde - oui, à force de prédire des malheurs comme Cassandre, ça finit par arriver - pour moi, on est plus proche de la folie que du génie - sinon très bon jeu d'acteurs, très bonne mise en scène
Excellent film de Jeff Nichols , intense et envoutant avec un très bon travail sur le son et ce film prends encore plus de sens après le Covid qui nous a secoué ! Michael Shannon et Jessica Chastain apportent ici à leurs personnages une crédibilité via une partition tout en nuances et d’une très grande justesse !
Take shelter est un film qui aborde le sujet de la schizophrénie paranoïaque à la travers la vie d'un homme persuadé que la fin du monde va arriver. Cette fin du monde, il la voit sous la forme d'un gros nuage sombre qui avance à l'horizon, un orage et des nuées d'étourneaux qui volent en folles arabesques (malheureusement il y a un effet cgi peu convaincant)... ou il alors entend le tonnerre alors que le ciel bleu... tout cela est vraiment très inquiétant, tellement qu'il n'ose pas en parler à sa femme... Comment en parler sans passer pour un fou ? En voulant protéger sa famille il révèle au grand jour la puissance de sa vision. Est-ce que sa famille le suivra dans son délire ? Le film repose sur cette ambivalence et en tant que spectateur je me suis ennuyé ferme en attendant une conclusion encore plus frustrante, le film voulant ménager la chèvre et le choux il ne remplit aucune promesse.
Take Shelter explore avec finesse la descente aux enfers d’un homme hanté par des visions apocalyptiques. Michael Shannon livre une performance intense et subtile, portée par une réalisation immersive qui installe une atmosphère anxiogène et pesante. Le film mêle habilement drame familial et suspense, questionnant la frontière entre paranoïa et réalité. Une œuvre saisissante qui marque durablement
Encore ce style de film que j'aime beaucoup, une histoire somme toute banale mais filmée sublimement. On est portés par l'ambiance lourde et intriguante, mais molle, dans un décor basique, chez des gens lambdas. Et pourtant le film en dit beaucoup plus, on est torturé à la place du personnage principal, on essaye de comprendre, on vit ses cauchemars, on assume son manque de communication avec sa femme. Comme lui, on prend sur nous. On se demande jusqu'où on irait, si vraiment on pourrait se perdre comme lui et en devenir presque fou. Que ferait-on ? C'est vraiment bien interprété. Les gros plans sur le visage du personnage principal expliquent à eux même ce qui se passe dans sa tête. Il y a des films comme ça qui parlent aussi bien qu'un livre, niveau descriptions. Le choix de l'acteur est parfait. La fin est sympa ! Pour moi, ce film est bien meilleur que "Mud".
Jeff Nichols atteint la reconnaissance critique dès ce " take Shelter"(2011), son deuxième titre, opus au contour fantastique qui laisse le spectateur livré à son interprétation.
Un ouvrier de chantier dont la mère était schizophrène mais qui vit une union stable avec sa femme et sa petite fille sourde et muette, sent qu'un événement météorologique exceptionnel va arriver. Il est considéré comme un malade.
Il y a peut-être une lecture politique à faire au film comme une métaphore d'un monde qui va mal, sur le déclin, menacé de disparition. Le père parvient ainsi à mieux communiquer avec sa fille pourtant sourde et muette qu'avec son entourage.
C'est peut-être aussi le portrait d'une personnalité sensible ou même hypersensible ( les évaluations faites sur le sujet établissent le pourcentage de la population pourvue de ce caractère entre 10 et 15%) donc empathique et différente de ceux qui l'entourent.
L'origine de ce type de personnalité ( est ce un auto portrait du cinéaste ?) vient de la confrontation enfant à une situation de négligence ou de maltraitance. Le personnage conte d'ailleurs la situation traumatique qui lui est arrivé lorsqu'il était enfant avec sa mère.
On peut supposer que le cinéaste montre au travers de ce personnage, ce qui manque à nos sociétés ou la bienveillance, la délicatesse et le souci de l'autre ne pèsent pas du poids qu'ils devraient, au bénéfice du narcissisme malheureusement de plus en plus répandu.
Le thème abordé présente aussi ( selon moi) un cousinage avec celui de " "Melancholia" de Lars Von Triers.
De mon point de vue, c'est un des titres les plus réussis de J.Nichols, en tout cas un de mes préférés.
C'est lent, très lent. C'est long, très long. Il y a une bonne mise en place de la situation et des problèmes du personnage principale. Et puis le seule moment où on peut savourer cette attente, et bien c'est "Fin". Un film pas fini comme il en existe beaucoup de nos jours. C'est une maladie qu'il faut soigner.
Take Shelter est bien particulier, il est difficile de démêler le vrai du faux, même si on a problement un peu du mix des deux. J'attendais la fin avec impatience pour justement avoir la réponse, mais le scène finale viens tout casser, et c'est très bien ! Après oui il y a des défauts, c'est long, mais c'est globalement bien joué, les thèmes de la paranoïa et de l'amour sont ceci dit bien exploité. La durée est bonne mais ça semble un peu, alors peut être qu'un peu plus de développement aurait été une bonne idée. Ceci dit ça change de ce que l'on a l'habitude de voir et c'est tant mieux !
Je ne sais que trop quoi en penser. Car je trouve clairement que le film manque de rythme et se répète, n'est qu'une boucle de scènes plus ou moins identiques. Quelques évènements viennent perturber cette petite famille mais ce sont toujours des choses qui ont finalement assez peu de conséquences. spoiler: Il perd sa mutuelle qui aurait permis d'avoir un appareil auditif pour sa fille ? Une gifle et puis rien. Il perd son travail par la même occasion mais rien ici non plus. Finalement, les sous-intrigues ne desservent en rien l'histoire principale dont la fin me laisse perplexe. Hésitant entre la bonne idée de l'avoir fait et la déception d'assister à cela. Le casting est bon, Jessica Chastain et surtout Michael Shannon mais il y a un goût amer après avoir terminé le film. Comme une impression qu'il aurait pu être bien meilleur si les ficelles avaient été mieux employées.
Un film troublant s'attaquant sous un angle nouveau au problème de la schizophrenie. Remarquablement interprété par Michael Shannon et Jessica Chastain. Manque peut-être parfois un peu de rythme.
On attend tout le long du film que l'acteur puisse avoir sa "revanche" en prouvant qu'il n'est finalement pas fou. (particulièrement auprès de sa communauté)
spoiler: Au final, on comprend qu'il n'est pas fou, mais la scène est tellement courte et la fin tellement brutale, que l'on ne savoure absolument pas le moment attendu tout le film
Bref, on reste carrément sur sa faim, et c'est extrêmement frustrant et décevant.
Purement fantastique, ce drame oscille entre thriller psychologique et récit surnaturel pour manifester les intuitions d'un homme confronté à de l'indicible. Portée par un excellent casting entre une intense Jessica Chastain et un impénétrable Michael Shannon la réalisation installe une atmosphère dérangeante, inquiétante, onirique à la morale pessimiste. Un film d'ambiance singulier.
Une ambiance mystérieuse et anxiogène (quoique sans doute un peu trop lente), pour une fin inattendue et grandiose qui justifie à elle seule tout ce qui précède. Comme Sixième sens, le film joue avec le spectateur et ne se revoit pas, car une fois compris la finalité, cela ne comporte plus grand intérêt. Mais au premier visionnage, on peut dire que ce film possède une charme certain et pose une question intelligente à travers ce père de famille américain : doit-on forcément prendre pour fou celui qui ne voit pas la "réalité" de la même façon que tout le monde ?