Après avoir colonisé nos écrans de télévision, le film policier s'installe doucement et sûrement sur Grand Ecran. "A bout portant", "Nuit blanche", "Les Lyonnais" avaient ouvert une brèche dans laquelle s'est engouffrée "Une nuit". Ce polar français d'atmosphère signé Philippe Lefebvre est assez déconcertant : la première partie dépeint le monde de la nuit à travers ses lieux, son univers (malsain) et ses personnages mythiques. On sent que le réalisateur a pris le temps de mettre en place son intrigue. Trop peut être ... Car le temps passe et très vite, la tension trépasse, le manque d'action et d'enjeux lassent. L'interprétation des acteurs n'est d'ailleurs pas à mettre en cause : Roshdy Zem est très bon en commissaire de la "mondaine" pris entre quatre feux dans un milieu de requins prêts à tout pour installer leur business (d'où magouilles en tous genres, chantages, trahisons, coups fourrés etc ...) et Sara Forestier cache bien son jeu et affirme de plus en plus sa personnalité, mais l'accumulation des péripéties au fil des étapes sert plus de prétexte à une tournée des grands ducs et à une visite de Paris by night qu'à une histoire qui a du mal à décoller. On se contente donc (mais sans regret) de suivre cette intrigue classique (au point de confiner parfois à la banalité) sans réellement en tirer une quelconque satisfaction. En clair, avec ce "Une nuit", on est loin du polar haletant que la bande-annonce nous laissait présager et en cela, ce street-movie présenté sous forme de virée nocturne est une déception ...
Ok, les acteurs sont crédibles mais, par contre, les couleurs sont très sombres, il n'y a aucune tension ou même d'émotions, le scénario tourne en rond et pendant ce temps on s'ennuie. Pourtant le sujet pouvait offrir d'intéressantes perspectives.
Et si Roschdy Zem était le plus doué de nos comédiens hexagonaux ? Celui qui s'est spécialisé dans des rôles plutôt dramatiques et tortueux confirme allègrement son talent dans la peau de ce flic de la mondaine en pleine tourmente lors de ce qui semble être sa dernière ronde des nuits parisiennes. L'oeil sévère, inspiré, mélancolique, tout y passe dans le répertoire d'acteur de Roschdy Zem pour incarner ce policier bien aidé par une des plus belles plumes françaises de ses derniers mois, Philippe Lefebvre. Le résultat est éblouissant de maîtrise, d'intelligence, ménageant un suspens jusque dans les dernières minutes, le tout porté par des dialogues brillants et des acteurs concernés dont le trop rare Samuel Le Bihan. Un polar à la James Grey !
Si ce n'est une mise en scène assez esthétique, accompagnée de beaux plans de Paris la nuit et des acteurs plutôt crédibles... on ne peut pas dire que ça décolle plus que ça! Le rythme n'est pas assez soutenu et les aller-retour du héros par les différentes boites et quartiers chauds de la capitale sont assez fastidieux et voir inutiles! Quant au scénario lui ne vaut vraiment pas un clou, le déroulement de la nuit est évident et le dénouement sans intérêt! Alors même si la qualité du film d'action français est d'offrir de belles scènes d'action au sens propre, la il a tout jute de quoi faire une ballade atypique dans Paris by night! Le héros est plutôt intéressant surtout dans sa façon d'être, froid, calme et motivé... mais le film n'en tire pas assez parti.
Les critiques dithyrambiques de la presse et des spectateurs me promettaient une excellente soirée. Malheureusement, j'aurais eu besoin d'un interprète ou d'un sous-titrage efficace pour comprendre au moins un mot de la totalité des dialogues. Attendre une heure et demie pour comprendre enfin le jolie rôle de Sarah Forestier me semble un peu court. Une soirée de perdue! Et pauvre Melville qui doit se retourner dans sa tombe pour que l'on ose comparer cette balade nocturne insipide (qui n'a pas dû coûter cher au niveau du tournage, une voiture de location, et l'autorisation de filmer dans des boîtes parisiennes?) à ses grands classiques! Archi-nul!!
Une nuit de travail d'un commandant de la brigade mondaine. Le film quasi documentaire repose sur les épaules de Roschdy Zem, une sorte de Lino Ventura d'aujourd'hui. On suit pas à pas ses pérégrinations dans les boites de nuit et les discussions avec les patrons. Si ce film est fidèle à la réalité (vu le réalisateur c'est probable) cela nous apprend beaucoup de choses sur la vie nocturne; et aussi sur la brigade mondaine et son action au quotidien. Un excellent film.
Ce film suit un flic de la mondaine. S'ensuit un lot interminable de déplacements d'une boite de nuit à l'autre, d'un bar à l'autre, d'un club à l'autre. Peu réceptif à ce genre de film, j'ai vraiment pas accroché.
voila une police française que l'on connait pas le monde de la nuit, que tolere la police et que ne laisse t elle pas passer Merci Roschdy Zem pour ce film spoiler: la collègue de Zem va nous surprendre à la fin du film
Un policier bien mené, dans le Paris de la nuit. Une histoire assurée par Roschy Zem, un acteur de grand talent. Réalisation soignée donnant au film un extraordinaire réalisme.
Excellent film noir. Roschdy ZEM est magistral. Le fils souligne combien la limite est fine entre flic et voyou. Mais comment réussir contre cette mafia de la drogue et du sexe qui n'a plus de "Code d'honneur" autrement qu'en employant leurs méthodes, les menaces, la délation, la trahison. Et tout ceci n'aurait pas d'existence s'il n'y avait pas ces "notables" (ministre, avocat, huissier et bien d'autres encore) pour exprimer leurs vices.. mais ce ne sont pas eux (bien protégés par leur statut) qui sont poursuivis ce sont les flics parce que, c'est vrai, ils sont parfois à la limite. Et que dire de l'IGS et de ses méthodes ? En tous cas chacun sa façon d'appréhender la question, le film aura au moins ce mérite : celui de la poser.
L'exemple même du film noir à la française complétement raté. Le réalisateur prend un acteur, Roschdy Zem, une ville, Paris, un milieu, la nuit, un fil rouge, la voiture et de tout ça il ne sort absolument rien! Trop obnubilé par la volonté de produire une ambiance et un style, il en oublie le scénario (d'une banalité effrayante) ainsi que le souci de réalisme. C'est bien simple ce film est sans enjeu, tout est dit au bout des 10 premières minutes, le reste n'étant qu'une attente monotone vers le générique.