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jclgro
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3,5
Publiée le 8 janvier 2012
Un bon polar qui nous ballade toute une nuit dans Paris by night. Roschdy Zem est assez convaincant dans ce film d'ambiance, il ne se passe pas grand chose mais l'intrigue prend forme petit à petit jusqu'au petit matin.
Itinéraire nocturne pour flic ripou en délicatesse avec l'IGS (et son chauffeur d'occasion) : on va donc suivre pendant "Une nuit" (prolongée cependant par le matin suivant) le commandant Simon Weiss (Roschdy Zem, masque d'airain) en immersion dans son univers quotidien de flic de la "Mondaine", de bar en club, dans un Paris interlope et pluvieux, tout entier à sa quête attaché (faire le ménage à sa façon parmi les voyous, sur fond de rivalité entre tenanciers de boîtes de nuit - Samuel Le Bihan et Jean-Pierre Martins), avec la jeune Laurence Deray (Sara Forestier, en suivante discrète) son garde du corps improbable. Ce polar atypique où le poids des mots remplace le choc des armes (quasiment pas un coup de feu tiré) respecte donc la règle classique des trois unités : de temps, de lieu et d'action, ce qui est à porter à son crédit - ainsi tous les événements, y compris le "twist" final, apparaissent rétrospectivement comme liés et nécessaires, dans ce qui s'avère être un jeu de dupes habilement scénarisé. Au débit cependant on notera la scénographie un peu trop "cliché" : pas une hôtesse "au bouchon" ne manque, pas un travesti (de préférence décati et pitoyable), ni aucune boîte échangiste et autre "donjon" SM ou officine gay, pas un drogué, ni même l'avocat marron de circonstance - si tout cela est vraisemblable, on est vite à saturation avec ce petit monde un brin convenu, voire caricatural. Retour mitigé donc au grand écran pour le vétéran Philippe Lefebvre ("Le Juge" date de 1984).
Excellente surprise, le film même s'il est très lent, tiens le spectateur en haleine pendant 1h40. Roschdy Zem dont je ne suis pas fan (Grosse déception dans Go Fast) m'a bien étonné par son jeu d'acteur. La prise de vu est excellente et on profite largement de ce monde qu'est Paris la nuit. Les films français de ce genre sont vraiment entrain de s'améliorer. Espéreront que cela continu dans ce sens
Le polar est sobre. Le film démarre dès les premières images. Pas d’artifices, pas “d’artillerie lourde”, pas de caricatures… C’est très efficace. Les scènes sont tournées dans les rues Parisiennes ainsi que dans les bars et boites de nuit parisiennes. Le réalisateur a voulu donner des faux airs de road movie à son film “Je trouvais intéressant de filmer cette déambulation comme un road-movie à travers des lieux qu’on n’est pas habitués à voir, qui vont du bar à prostituées avec trois tabourets à la boîte chic qui accueille jusqu’à 3500 personnes”. Le film se déroule en une nuit. On est dans les coulisses des personnes qui “font” la nuit : Un commandant de Police et un gérant de boites de nuit parisiennes, amis depuis de longues dates et les voyous.
Le scénario est co-signé par Simon Michaël et Philippe Isard. Le compositeur Olivier Floriot a signé la musique, il est connu notamment pour les musiques du film Les brigades du Tigre.
Le personnage de Simon est superbement interprété par Roschdy Zem. Un personnage complexe, traqué, pris entre Les voyous et ses “collègues”. La jeune femme qui l’accompagne cette nuit-là est Sara Forestier, étonnante de simplicité. Le réalisateur l’a choisie suite à sa prestation dans le nom des gens. Et le patron de boites est Samuel Le Bihan. Le casting est complété par Jean Pierre Martins, Jean-Paul Muel, Grégory Fitoussi et une petite apparition de Richard Bohringer.
C'est un grand film noir qui n'a pas eu le succès et la reconnaissance qu'il méritait lors de sa sortie. Roshdy Zem, dans un rôle assez comparable à celui de "Roubaix une lumière" pour lequel il a obtenu le César du meilleur acteur, méritait déjà la récompense 7 ans plus tôt. Il m'a beaucoup fait penser à Delon dans ce film. Paris et le monde de la nuit sont magnifiquement filmés tout au long de cette virée nocturne, Sara Forestier apporte une vraie touche de fraicheur dans un univers glauque, l'intrigue est bonne et l'ambiance très réussie. Excellent film.
prenez un flic de la mondaine faite lui faire une nuit de boulot complête et vous obtiendrais ce film assez ennuyeux, bizzarement tourné en fait, y'a Rochdy heureusement et une fin surprenante c'est pour ça qu'à défaut d'être réussi il n'est pas complêtement raté c'est déjà ça mais ce sera pas le film de l'année c'est suùr
Un bon film, avec des défauts. Un bon film néanmoins, avec une fin surprenante. C'est très bien filmé, mais c'est très répétitif : le flic de la mondaine va de boîte de nuit en boîte de nuit, connaît tout le monde, frise avec la légalité, d'ailleurs il est surveillé par l'IGS. Unité de temps : cela se passe en une seule nuit, un lieu presque unique : les rues de Paris la nuit. Nombreuses séquences dans une voiture qui circule dans Paris. Ce policier a l'air d'avoir des problèmes avec la pègre, on ne sait pas trop pourquoi, il y a de la trahison dans l'air. Un principe : un flic n'a pas d'ami. La fin du film rehausse l'ensemble. L'acteur Roschdy Zem est bien sûr excellent.
Une sorte de reportage journalistique au sein de la Brigade mondaine. Quant on pense à tout ce que l'on a lu ces derniers mois dans la presse sur certains réseaux mêlant hommes politiques et mafieux, ce film prend un relief très particulier. Roschdy Zem est une nouvelle fois impressionnant... quant à la fin, chacun jugera de son bien fondé...
Voilà un excellent polar atypique, filmé comme un reportage d’Envoyé Spécial, où l’on suit les pérégrinations nocturnes d’un flic de la mondaine dans le Paris des boîtes de nuits contrôlées par des criminels peu scrupuleux. Roschdy Zem est formidable en commissaire ripoux contenant tant bien que mal les débordements de ces redoutables tenanciers, et protégeant ses amis du milieu qui se montrent très généreux en retour. L’atmosphère de ce Paris nocturne et malsain sert de toile de fond à une réflexion plus profonde sur le métier de policier. L’efficacité est-elle possible sans une certaine connivence avec le banditisme, au risque de perdre ses repères et de piétiner une certaine déontologie ? Le personnage central du film n’est ni bon ni mauvais, il est juste contaminé par un métier destructeur. Le scénario a l’intelligence d’éviter tout jugement manichéen tout en démontant avec précision le mécanisme de la corruption policière. Une grande réussite.
C’est un policier ombrageux qu’incarne ROSHDY ZEM. Un flic de la brigade mondaine. Avec lui, le public entrevoit les nuitées glauques ou joyeuses, sombres ou lumineuses des lupanars et des boites de nuit. Le suspense monte crescendo. Le twist de fin est inattendu ! Je conseille ce film aux amateurs de polars...
Paris comme on ne le voit pas si souvent à travers une virée d'un commissaire de la Mondaine menacé de toutes parts. Une nuit de Philippe Lefebvre, c'est le crépuscule d'un flic entre chiens (l'IGS) et loups (les malfrats). Malgré un scénario un brin répétitif et embrouillé, le film installe une vraie atmosphère avec un réalisme teinté de nostalgie pour les grands films noirs français des années 50/60. Entre bars à hôtesses et boîtes de nuit, Roschdy Zem, qui a quelque chose en lui de Melvillien, évolue sur le fil du rasoir, dépassant plus d'une fois la ligne jaune. Il y a une vraie fascination à pénétrer dans ce monde interlope, nourri d'amitiés viriles et de trahisons sous-jacentes. Le violence est dans les mots, davantage que dans les poings et Lefebvre maintient une tension sourde jusqu'à l'épilogue, inattendu et qui justifie le personnage de Sara Forestier, qui joue l'effacement avec une présence étonnante, si l'on peut s'exprimer ainsi. Moyennant quoi, ce faux thriller, moderne et respectueux des recettes mitonnées à l'ancienne, se voit avec un curieux plaisir malsain.
Très bien joué ou l'on peut voir les " plaisirs " de la nuit parisienne de façon didactique ! prostitution,racket, mafia étrangère,violence,gay,travelots,folasses et corruptions à tout va ... classique non ?