Avec à peine 1 million d’entrées en 4 semaines soit moitié moins que son concurrent direct Les cinq légendes, Les mondes Ralph pourra bientôt rejoindre La princesse et la grenouille dans le groupe des ratages de Disney, la faute au moins en partie à ses bande-annonces incompréhensibles et leurs doublages catastrophiques. J’ai moi-même traîné des pieds pour y aller et sans carte UGC j’aurais sans doute passé ce qui s’est révélé être un des meilleurs films de 2012, toutes catégories confondues, comme le prouve mon TOP 10 récemment publié.
Je ne suis pas spécialement fan de jeux-vidéos, j’ai bien sûr grandi avec Sonic et Street Fighter mais sans jamais devenir accro comme certains le sont aujourd’hui. Je comprend donc parfaitement que les affiches du film, présentants une ribambelle de personnages de jeux, puissent dissuader bon nombre de spectateurs d’aller voir le film, qui a pourtant bien plus à offrir.
Les mondes Ralph est un véritable concentré de pop-culture, on y croise donc Sonic, M. Bison et Zangief de Street Fighter mais les références sont aussi cinématographiques de Predator à Aliens en passant aussi par Hulk et Star Wars. Mentos, Nesquik mais aussi Coca-Cola sont aussi de la partie et se mêlent à tous ces symboles, personnages, univers qui font la culture contemporaine dans laquelle nous avons grandis.
Bien sûr du placement de marques et de multiples références ne suffisent pas à faire un bon film, mais ce Disney de Noël a tellement plus à offrir, plus que l’histoire assez simple annoncée dans les premières lignes de cet article. Dès l’apparition du logo Disney Animation Studios revu en version 8-bit le film nous emporte sans plus jamais nous lâcher avant la fin du générique final, car il ne s’agit pas seulement d’un personnage voulant changer d’identité, Les mondes Ralph multiplie les personnages, la complexité de leurs relations mais aussi des sous-intrigues qui trouvent chacune leur place dans cette aventure filant à 10 000 à l’heure.
Non seulement le film enchaine les décors plus sublimes, innovants et détaillés les uns que les autres, mais il change aussi d’ambiances. On commence dans une petite salle d’arcade pour passer au monde de Fix-It Felix Junior (le jeu d’où vient Ralph), puis viennent les courses automobiles et le tour de force de ce film, à savoir son hommage pas vraiment dissimulé au Aliens de James Cameron dont les séquences assez effrayantes, pour un film de ce type, prouvent tout la richesse de ce petit bijou.
Les mondes Ralph fait rire, mais il fait peur aussi par son antagoniste absolument terrifiant, il réjouit par son rythme effrénée et émeut grâce à des personnages touchants pleins d’humanité au-delà de leurs pixels.
En fait ce film, toujours à l’affiche, est un véritable feu d’artifice d’inventivité, de cinéma et de pop-culture à ne manquer sous aucun prétexte. Il plaira à tous, petits comme grands, chacun y trouvant son compte. Je ne peux conclure cet article sans évoquer la somptueuse bande originale composée par Henry Jackman dont je posterai sans doute un extrait dans les jours qui viennent.
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