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Acidus
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3,5
Publiée le 5 février 2016
"Argo" retrace librement la libération de six américains durant la crise iranienne résultant de l'assaut de l'ambassade américaine et d'une prise d'otages en 1979. En plus d'en occuper le premier rôle, c'est Ben Affleck qui se colle à la réalisation. Celle-ci est classique et sobre mais rend son histoire plus réaliste avec de véritables passages à tensions. Je laisse aux connaisseurs le soin de juger de la véracité des faits historiques mais on en ressent néanmoins le parti pris très "américain". Surcôté car bien trop convenu, "Argo" n'en demeure pas moins un bon film.
Bon film à suspense, à l'ancienne. Ben Affleck confirme ses talents d'artisan hollywoodien consciencieux, dans la lignée des Richard Thorpe et Don Siegel.
Honnête thriller américain avec les défauts et les qualités du genre. Le réalisateur a disposé des moyens techniques nécessaires à ses ambitions, une reconstitution plutôt bien faite des lieux et de l'époque. On est un peu plus gêné par l'aspect "Amérique triomphante", " honneur au drapeau", "nous vaincrons", et "tous des héros", dont la naïveté finit par nous gaver et par étouffer tout suspense. Le prologue indiquait pourtant avec une grande honnêteté, et un peu de pudeur quand même, le contexte historique et la responsabilité des Américains dans cette crise politique. Ben Affleck, héros modeste de cette Amérique schizophrène, est plutôt convaincant en espion qui résiste au réalisme et à la pusillanimité de ses chefs.
Film évènement surprise de cette fin d’année et grand favori aux prochains Oscars, "Argo" installe définitivement Ben Affleck comme l’un des grands réalisateurs du moment. Et pourtant, malgré les indéniables qualités du film, je trouve qu’il s’agit, à ce jour, de sa moins bonne réalisation. En effet, je n’ai retrouvé ni l’émotion de "Gone Baby Gone", ni la densité de "The Town" dans cette histoire d’exfiltration incroyable mais vraie. C’est d’ailleurs le sujet qui, à mon sens, empêche "Argo" de briller autant que ses prédécesseurs. Difficile, en effet, avec un sujet aussi original (la fausse production d’un film de science-fiction, monté de toutes pièces pour permettre l’exfiltration de diplomates américains cachés en Iran à l’occasion de faux repérages), de garder son attention braquer sur les personnages qui s’avèrent assez peu surprenants (l’expert en exfiltration est un héros américain pur jus avec des problèmes de famille, le producteur et le spécialiste des maquillages hollywoodiens sont excentriques, les diplomatiques retenus prisonniers sont craintifs mais vont révéler leur courage…). Résultat : le casting a beau être sans fausse note, il ne fait briller personne, de Ben Affleck à John Goodman en passant par Alan Arkin et Bryan Cranston ou encore Tate Donovan ou Victor Garber. Autre point un peu gênant : le choix du réalisateur de s’inspirer, tant sur le plan du rythme que sur le plan de la photographie, des thrillers politiques des années 70 (tels que "Les Hommes du Président") pour lesquels je n’ai jamais eu une grande passion. Le parti-pris est intéressant (et justifié) mais il m’a, là encore, empêché de m’emballer complètement pour le film… à l’inverse des critiques qui y ont visiblement trouvé leur compte. Il faut dire qu’à défaut de faire briller ses personnages, Ben Affleck a su adopter le ton juste (ni trop pro-US, ni trop pro-Iran) dans sa description du conflit en Iran, en mettant en avant la responsabilité du gouvernement américain dans la colère du peuple iranien (ses liens avec le Shah d’Iran et les exactions de ce dernier sont décortiqués dès l’introduction du film et permettent d’avoir un regard nouveau) sans pour autant excuser les débordements des intégristes. La subtilité de ce traitement est d’ailleurs le point fort de cet "Argo", qui réservent également quelques moments amusants (la préparation d’une mission de cette nature se prêtait bien à ces moments plus légers). Je suis, par contre, plus partagé sur le final du film (à savoir l’exfiltration) qui voit, certes, un emballement du rythme mais, surtout, qui abandonne le ton réaliste qui était le sien jusqu’à lors pour collectionner les grosses ficelles scénaristiques des blockbusters américains avec son suspens factice (surtout quand on connaît la conclusion de la mission) et ses rebondissements un peu artificiels. La subtilité et le réalisme un peu plan-plan font alors place à l’action à l’américaine, ce qui permet de tenir le spectateur en haleine met qui crée une rupture qui m’a un peu surpris. "Argo" est, donc, incontestablement, un film réussi mais qui ne mérite pas, non plus, les incroyables louanges dont il fait l’objet.
Ca commence bien : images "historiques", situation forte, rythme. Puis petit à petit ça dégénère dans un mauvais film américain, avec la dernière demi-heure pleine d'un suspense grotesque, aussi lourdement scénarisé que mis en scène, et bien sûr le happy ending où le héros retrouve femme et enfant après avoir retrouvé la reconnaissance de ses supérieurs hiérarchiques. On rêverait de voir ce scenario en or mis en scène par Michael Mann ou Spike Lee (tiens, au fait que devient-il ?). Mais non c'est la lourde patte de Ben Affleck qui gâche vraiment un matériau parfait. En résumé si vous voulez voir un bon film sortez discrètement de la salle une demi-heure avant la fin. Ainsi vous n'aurez vu que le bon et de toute façon vous savez que ça se finit bien.
Argo est le troisième film du très bon réalisateur Ben Affleck. Son troisième film mais également son plus mauvais. Non pas qu il n est pas de qualité, car l histoire est très intéressante et pourtant méconnue, mais à trop vouloir reconstituer l histoire et l époque, coller à la réalité, il perd en liberté artistique si bien qu il manque quelque chose pour qu on s intéresse vraiment à ces otages. Bien sûr la fin est connue et attendue, et il faut donc attendre les dernières minutes pour voir la tension réellement grimper. Au final, on s ennuierais presque dans les scènes en Iran alors qu on passe un meilleur moment aux Usa ou justement le réalisateur est plus libre de faire ce qu il veut. Notons également un manichéisme très poussé où les iraniens passent pour des sauvages alors qu il aurait pu être intéressant de nous faire comprendre leur point de vue. Ne ratez surtout pas le générique final, très intéressant pour le cachet historique.
Ben Affleck réalisateur, n'a déjà plus rien à prouver. Argo est un condensé solide d'une histoire vraie, démonstration du solide savoir-faire du directeur, avec un travail minutieux sur le casting, sur la reconstitution géographique, picturale et factuelle des faits qui se sont déroulés entre les USA et l'Iran en 1979. Manque juste un peu la maestria surprenant et plus trippant d'un film comme de The Town. Ici, le scénario, incroyablement bien écrit et fluide, parait un tout petit peu trop cadenassé.
Film basé sur un fait réel : la prise d'otages du personnel de l'ambassade américaine à Téhéran pendant la révolution islamique et la façon dont sic d'entre eux qui s'étaient réfugiés à la résidence personnel de l'ambassadeur du Canada seront exfiltrés par la CIA, qui va monter une vaste opération d'intox basée sur le tournage d'un pseudo film par des canadiens. Le film est très bien rythmé en alternant les points du vue des autorités américaines, des otages, des services iraniens, de l'agent chargé de l'exfiltration et surtout en montrant la folie intégriste et paranoïaque des islamistes iraniens qui n'est pas sans rappeler ce qui se passe actuellement en Syrie et en Irak. On est tenu en haleine jusqu'au bout, grâce au suspens de la course poursuite entre les fuyards et les services iraniens, dont on peut penser qu'il s'agit d'un rajout pour le cinéma par rapport à ce qui s'est passé dans la réalité.
Multiprimé notamment aux Oscars, Ben Affleck s'offre un vrai thriller d'espionnage de haute voltige, il sait en une scène basculé entre les émotions pour atteindre l'apogée du suspens sur la fin. Même si le film s'offre des approximations historiques, on ne retiendra que le spectacle maîtrisé et efficace !
Un film très proche du documentaire journalistique . Très réaliste et probablement bien documenté . Loin des films de divertissement . Et l'on se rend compte que déjà en 1979 le péril des extrémistes musulmans était déjà bien une réalité .
Un film prenant dans un contexte politique très tendu et qui fait preuve d'une belle efficacité! Maitrisé, doté d'une réalisation soignée et très bien interprété, "Argo" a été unanimement salué. Reste qu'il est difficile, après coup, d'accorder au film un crédit supérieur à l'anecdote qu'il propose, à savoir le plan invraisemblable échafaudé par la CIA pour exfiltrer des citoyens américains hors d'un Iran en pleine révolution. C'est tellement improbable que ça méritait bien un film! Et bien que celui-ci soit un thriller tendu des plus sérieux, il n'est pas interdit de sourire en guise de conclusion! Pas exactement l'effet recherché donc...
Après deux succès derrière la caméra, Gone Baby Gone et The Town, prouvant une fois pour toute qu’il a davantage de talent en tant que réalisateur qu’en tant qu’acteur, Ben Affleck récidive et tente la passe de trois avec Argo, reconstitution historique de la crise iranienne des otages durant laquelle la CIA tenta par tous les moyens de libérer ses consultants, réfugiés chez l’ambassadeur canadien pour ne pas tomber entre les mains des révolutionnaires issus du peuple. Métrage qui comme l’indique sa tagline, ne peut exister qu’au cinéma mais qui pourtant relate les faits historiques avec talent. Sachant que bien trop de métrages politiques deviennent rapidement confus en raison d’une présentation de départ trop brève ou d’un manque d’informations, Ben Affleck s’affaire à poser les bonnes bases dès le départ, fondations qui s’avéreront par la suite essentielles à la bonne compréhension des choses. Usant également d’un casting qui a déjà fait ses preuves (John Goodman reprend son rôle de The Artist, Bryan Cranston multiplie les productions, Clea DuVall commence à se faire un nom à Hollywood), et reconstituant parfaitement la tendance en ce début des années 80, -tant dans l’image qui adopte pour le coup la qualité de l’époque que dans l’apparence de nos protagonistes-, le réalisateur prouve son souci du détail. Rajoutant une bonne dose de tension sur la fin, toute aussi efficace que dans Midnight Express qui l’avait placée en début de film, Argo reste un métrage destiné aux adultes dont les genres s’entrecroisent puisqu’il a la particularité de montrer quelques images fortes tout en se permettant un humour intelligent. Un film qui devrait plaire aux amateurs de cinéma. Mais comme dirait John Chambers, si ce film ne te plaît pas, « Argo F*** Yourself »…
Pour sa troisième réalisation, Ben Affleck semble passer une étape. Si le Affleck réalisateur jouait déjà dans la cour des grands avec ses deux premiers longs-métrages très réussis que sont Gone baby Gone et The Town, il délaisse cette fois ci la fiction pure pour adapter un épisode de l'histoire contemporaine américaine. Des faits réels qui laissent présager le meilleur dans un contexte politique intense et avec une histoire de tentative d'extraction qui aurait pu sortir de l'esprit fertile des frères Coën: faire sortir d'Iran six diplomates américains réfugiés chez l'ambassadeur canadien avant que la population ne mette la main dessus et pour se faire, un plan à priori complètement improbable. Et bien pour ma part, Affleck n'aura pas le triplé gagnant car sa réalisation est en dessous de ces deux précédents films. Argo s'installe lentement. Si le contexte géopolitique est finement détaillé et le rendu des années 80 très réussi, le film ne parvient véritablement à nous captiver et à installer une tension que dans sa deuxième partie avec un jeu du chat et de la souris très bien mis en scène. Au delà de ça, il y a finalement très peu de choses à tirer du film qui reste malgré tout de bonne facture dans l'ensemble. Le casting est agréable, Affleck n'est pas mauvais ce qui aurait définitivement plombé le film tant son rôle est important. John Goodman et Bryan Cranston font leur travail avec des personnages pourtant bien minces. Bref, Argo est potable, en dessous de ce à quoi nous avait habitué Ben Affleck. Un film qui s'apprécie mais qui laisse un goût de "peu mieux faire".
un film sympathique où j'ai passé un bon moment bien que je l'ai trouvé un peu long, un début difficile à démarrer avec par la suite une remontée captivante des évènements historiques dans le milieu du film et avec les 40 derniere minutes superbe avec beaucoup de suspences et d'émotions que j'ai adoré.de bons acteurs et un bon scénario politique.mais j'ai préféré ses 2 précédents réalisations avec "the town" et "gone baby gone"